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Eventide Anthology XI
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Test Eventide Anthology XI

Autre pack d'effets et multi-effets de la marque Eventide

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37 réactions
Anthologie croix bâton
7/10
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Eventide revient avec la nouvelle version de son bundle logiciel qui d’Anthology X passe à Anthology XI. Au programme : l’ajout de la quasi totalité des plug-ins sortis ces dernières années, soit une bonne raison de faire le point sur ce qui se trouve sous le X.

Rappe­lons-le pour les plus néophytes : il y a dans l’his­toire de l’au­dio et du trai­te­ment du signal un avant et un après Even­tide, le construc­teur ayant boule­versé le petit monde de l’au­dio et de la musique avec ses fameux Harmo­ni­zers aux incroyables algos. Alors que les racks de série H figurent toujours en bonne place parmi le matos de réfé­rence de studio, la géné­ra­li­sa­tion du mixage ‘in the box’ (c’est à dire en ne recou­rant qu’à des logi­ciels) récla­mait qu’Even­tide propose ses outils sous forme logi­cielle, ce qui fut le cas dès le milieu des années 2000 pour Pro Tools puis aux formats natifs AU/VST en 2012.

C’est ainsi qu’est né le bundle Antho­logy X rassem­blant la quasi-tota­lité des logi­ciels édités par la marque. Au programme, on dispo­sait ainsi des harmo­ni­seurs et multief­fets H910, H910 Dual, H949, H949 Dual, H3000, H3000 Band Delays & Octa­vox, Quadra­vox, des effets à modu­la­tion Instant Phaser & Instant Flan­ger, du compres­seur Omni­pres­sor, de la réverb Ultra­Re­verb, des tranches de console Ultra­Chan­nel & EChan­nel, des modé­li­sa­tion d’éga­li­seurs Urei EQ45EQ65 et enfin de l’uti­li­taire Preci­sion Time Align.

Deux ans plus tard, Even­tide complète son offre avec six nouveaux plug-ins : Le multief­fet Fission, le delay Ultra­Tap et les réverbes Black­hole, Mangle­verb, 2016 Stereo Room et TVerb.

Si nous ne revien­drons pas sur cette dernière qui a fait l’objet d’un test détaillé par Nantho, les cinq autres plug-ins méritent indu­bi­ta­ble­ment un examen plus appro­fondi. C’est que nous vous propo­sons en vidéo avec ce nouvel épisode d’On Refait le Patch.

 Et pour ceux qui aiment la lecture, voici un petit brief sur les plug-ins les plus notables de ce nouveau bundle.

A room with a view

Il n’y a pas grand chose à dire sur cette réverbe qui modé­lise un clas­sique d’Even­tide toujours vendu 2500 euros. Pourquoi ? Parce que ses dix potards n’ont rien de bien surpre­nant mais que toute sa qualité réside dans son algo qui, contrai­re­ment à ce qu’on pour­rait croire, peut s’aven­tu­rer au-delà de la room pour aller vers des espaces plus grands. Ca sonne magni­fique­ment bien et ça se règle faci­le­ment : rien à dire, c’est de la belle ouvrage comment on l’en­tend sur ces extraits : 

 

Drum­sDry
00:0000:10
  • Drum­sDry 00:10
  • ROOM2016­drum­sNa­tu­ral­Room 00:10
  • ROOM2016­Gui­tar­Dry 00:21
  • ROOM2016­Gui­tar­Bi­gRoom 00:21
  • ROOM2016­Vo­calF­Dry 00:08
  • ROOM2016­Vo­calF­Shor­tRoom 00:08
  • ROOM2016­Vo­calM­Dry 00:08
  • ROOM2016­Vo­calM­Lar­ge­Room 00:08
  • Piano­Dry 00:10
  • ROOM2016­Pia­no­Hall 00:13

Black­hole sonne

Blackhole

Émana­tion logi­cielle de la pédale d’ef­fet pour guitare Space Reverb sortie en 2011 (repre­nant elle-même des algos du H8000FW), le plug-in Black­hole est spécia­lisé dans les réverbes ‘hénaur­mes’, du genre à faire passer les cathé­drales pour des cages d’as­cen­seurs. Outre cette capa­cité à simu­ler les grands espaces, on notera trois fonc­tions origi­nales et offrant bien des possi­bi­li­tés pour peu qu’on joue avec elles via des auto­ma­tions. Gravity permet ainsi d’in­ver­ser plus ou moins le déclin de la réverb (et c’est ce plus ou moins qui est origi­nal), le bouton Kill permet de ‘muter’ le signal entrant pour n’en­tendre que la réverbe, et le bouton Freeze suspend l’ef­fet. Voyez ce que tout cela donne sur une batte­rie et un piano :

 

Drum­sDry
00:0000:10
  • Drum­sDry 00:10
  • BLACK­HO­LE­Drum­sbig­space 00:13
  • BLACK­HO­LE­Drum­sfil­ter­like 00:10
  • BLACK­HO­LE­Drum­spul­sar 00:10
  • BLACK­HO­LE­Drum­stank­drum 00:10
  • Piano­Dry 00:10
  • BLACK­HO­LE­pia­no­loop 00:13
  • BLACK­HO­LE­pia­no­Trace 00:10
  • BLACK­HO­LE­pia­no­Vio­lin 00:10

Rien qu’avec tout cela, cette Black­hole a déjà de quoi plaire. Si ce n’est pas le genre de plug-in qu’on sortira à l’heure du mixage, c’est en effet un superbe outil de Sound Design pour le son à l’image comme pour la musique, qu’on utili­sera autant pour figu­rer l’acous­tique d’un énorme vais­seau spatial bourré d’aliens que pour compo­ser des drones ou des pads éthé­rés grâce à ses réver­bé­ra­tions semblent pouvoir s’étendre à l’in­fini. Et pour ne rien gâcher, Even­tide a très bien bossé l’er­go­no­mie : les réglages, rela­ti­ve­ment peu nombreux et très effi­caces, prennent place au sein d’une inter­face lisible et bien pensée qui nous réserve encore deux petites surprises.

C’est ainsi que via le bouton Hots­witch, on peut stocker deux états de réglages à l’in­té­rieur d’un même preset, pour passer bruta­le­ment de l’un à l’autre (ce qui produira souvent des ´swi­chhhh’ très inté­res­sants) et que via un ruban situé au bas de l’in­ter­face, on peut encore passer, mais progres­si­ve­ment cette fois, entre deux autres réglages diffé­rents. Si vous comp­tez bien, on dispose donc de quatre sous-presets pour chaque preset : deux entre lesquels on alter­nera bruta­le­ment, et deux autres entre lesquels on alter­nera progres­si­ve­ment, ce qui s’avère très inté­res­sant pour obte­nir des réverbes complexes, que ce soit via des automs ou en live.

Ce système est d’au­tant plus impor­tant qu’on le retrouve dans deux des autres plug-ins ajou­tés à ce bundle : Mangle­verb et Ultra­Tap. Tant qu’on est dans la réverb, on jettera d’abord une oreille sur le premier des deux.

L’ap­pé­tit vient en Manglant

Tout le monde le sait bien : il ne faut jamais mettre un proces­seur de distor­sion après une réverbe. Sauf que comme tout le monde le sait, c’est souvent en faisant ce qu’il ne faut pas faire qu’on accouche de grandes idées. Et Mangled­verb, issu de la plate­forme H9 d’Even­tide, est là pour en témoi­gner.

Mangledverb

Amateur de post-rock brui­tiste ou de noise, cet effet est pour vous car en combi­nant un proces­seur de réverb capable de réverbes courtes comme longues avec une disto bien agres­sive, Even­tide nous propose d’ac­cé­der à un vaste éven­tail de sons : de la simple petite salis­sure du signal à des textures complè­te­ment chao­tiques.

On le comprend en détaillant les contrôles, il s’agit bien d’une distor­sion dans une réverbe et non l’in­verse : la plupart des para­mètres concernent en effet la partie réverbe tandis que la distor­sion ne se gère qu’avec un seul et unique potard. Si ce dernier est très effi­cace et permet d’al­ler du subtile à l’ul­tra sauvage, on aurait appré­cié d’avoir plusieurs types de satu­ra­tion, d’au­tant que c’est la première incur­sion d’Even­tide dans le domaine. On appré­ciera en revanche la présence du réglage Wobble qui permet d’ef­fec­tuer des dérives tonales dans les réflexions, de sorte qu’au chaos distordu s’ajoute la disso­nance. Or, comme pour Black­hole, on dispose des boutons Hots­witch et du ruban pour ajou­ter du mouve­ment dans tout cela et pronon­cer un peu plus le côté orga­nique de l’ef­fet.

Drum­sDry
00:0000:10
  • Drum­sDry 00:10
  • MANGLED­VERB­Drum­sNuke 00:10
  • MANGLED­VERB­Drum­sGhost 00:10
  • MANGLED­VERB­Drum­sRez 00:10
  • MANGLED­VERB­Drum­sRe­Groove 00:10
  • Piano­Dry 00:10
  • MANGLED­VERB­Pia­no­Ghost 00:10
  • MANGLED­VERB­Pia­no­Dis­to­Lay 00:10
  • MANGLED­VERB­Pia­no­Trem 00:10

Certes, ce n’est pas le plug-in que vous utili­se­rez au quoti­dien, d’au­tant que Mangled­verb a vite fait de remplir l’es­pace sonore avec son déluge de satu­ra­tion, mais ça n’en est pas moins une brillante réus­site qui conci­lie simpli­cité, effi­ca­cité, origi­na­lité et nous rappelle qu’Even­tide n’a pas son pareil pour imagi­ner des effets impro­bables et pour­tant très cohé­rents.

On en dira d’ailleurs autant du nouveau delay Ultra­Tap.

Et tu tap, tap, tap

UltraTap

Issu lui aussi des algos du H9, Ultra­Tap est, comme son nom l’in­dique un Tap Delay… en mode Ultra ! Pas moins de 64 répé­ti­tions du signal peuvent ainsi être géné­rées, lais­sant à penser qu’on n’est pas loin d’une réverbe. Si l’on peut certes tirer Ultra­Tap vers ce côté sage, ce n’est pas sur ce point qu’il sera le plus inté­res­sant mais plutôt pour aller vers le glitch, comme on l’en­tend dans la vidéo. Les contrôles ont en outre l’avan­tage d’être extrê­me­ment simple à prendre en main, avec notam­ment Spread qui gère l’es­pa­ce­ment des taps, et qui en conjonc­tion avec la longueur des répé­ti­tions et les sympa­thiques possi­bi­li­tés de modu­la­tions situées à l’étage du dessous permettent d’ob­te­nir une belle pallette d’ef­fets.

Mais le mieux, c’est encore d’écou­ter ce que cela peut donner sur notre même batte­rie et notre même piano :

Drum­sDry
00:0000:10
  • Drum­sDry 00:10
  • ULTRA­TAP­Drum­sRoll 00:10
  • ULTRA­TAP­Drum­sRe­Groove 00:10
  • ULTRA­TAP­Drum­sPercu 00:10
  • ULTRA­TAP­Pia­no­Si­mi­li­Verb 00:10
  • Piano­Dry 00:10
  • ULTRA­TAP­Pia­no­Grain 00:10
  • ULTRA­TAP­Pia­no­Frog 00:10
  • ULTRA­TAP­Drum­sBass 00:10
 

Troubles de la physion

Dernier ajout à cette antho­lo­gie, Physion (autre­fois appelé Fission et renommé récem­ment ainsi pour des raisons de copy­right proba­ble­ment) est sans conteste l’ef­fet qui semblait le plus promet­teur sur le papier. L’idée de base est de sépa­rer les tran­si­toires du contenu harmo­nique d’un signal pour soumettre chacune de ces deux parties à une section d’ef­fets : delay, tap delay, compres­seur, phaser, réverbe et Gate+EQ pour ce qui est des tran­si­toires d’un côté, et delay, compres­seur, pitcher, chorus, réverbe, trémolo et EQ pour ce qui est du contenu harmo­nique de l’autre côté.

Physion

Or, si l’idée est excel­lente et si l’or­ga­ni­sa­tion rela­ti­ve­ment claire du plug-in lais­sait espé­rer le meilleur, on s’aperçoit vite que Physion n’est pas aussi perti­nent que son concept le lais­sait suppo­ser. Première chose déce­vante, les deux sections d’ef­fets respec­tives ne permettent d’uti­li­ser qu’un seul et unique effet : vous ne pour­rez par exemple pas appliquer un tap delay et un phaser aux tran­si­toires, ou un EQ et un compres­seur sur le contenu harmo­nique. Il faudra à chaque fois choi­sir entre l’un ou l’autre des effets. Voilà qui restreint signi­fi­ca­ti­ve­ment les champs du possible en termes de sound design, d’au­tant qu’on aurait souhaité avoir deux sections d’ef­fets plus complètes et cohé­rentes : on ne dispose d’au­cune disto nulle part et le phaser n’est dispo­nible que sur les tran­si­toires par exemple. Les effets eux-même sont aussi rudi­men­taires : on ne dispose pas de presets les concer­nant, et certains réglages manquent : nous propo­ser trois voies de trans­po­si­tion avec pitch est inté­res­sant, sauf qu’on ne peut pas doser le volume de chaque voie et qu’on n’a pas la main sur les formants. Enfin, aucun LFO, Step Sequen­cer ou suiveur d’en­ve­loppe n’a été prévu pour créer des modu­la­tions complexes. Bref, il y avait large­ment mieux à faire du côté effets.

Mais il ne s’agit pas de juger Physion sur ce seul aspect car au-delà du pur côté créa­tif de ce qu’on atten­dait comme un multief­fet origi­nal, Even­tide parle de l’in­té­rêt plus utili­taire du plug-in pour les tâches d’ac­cor­dage de batte­rie, de dees­sing, de restau­ra­tion audio, et de trai­te­ment des tran­si­toires.

Pourquoi pas. Le seul problème tient dans le fait que l’er­go­no­mie comme l’algo de la partie sensée sépa­rer les tran­si­toires du reste ne sont pas plei­ne­ment convain­cants. À l’usage, on se rend compte que lorsqu’on arrive à isoler les tran­si­toires d’un côté, ce n’est pas pour autant que ces dernières dispa­raissent de l’autre côté et que le slider qu’on avait bête­ment prix pour une sorte de cross­fa­der a un fonc­tion­ne­ment bien plus ésoté­rique que ce à quoi l’on s’at­ten­dait. Le manuel du plug parle de dépla­cer l’éner­gie vers les tran­si­toires ou l’har­mo­nique, de sorte que son usage est assez dérou­tant : plus vous allez vers la partie tran­si­toires, et plus en fait, vous isolez les harmo­niques… sans pour autant isoler les tran­si­toires ! Et le pire, c’est que lorsque vous allez au bout du fader tran­si­toires, le contenu harmo­nique qui est progres­si­ve­ment isolé finit par dispa­raître. Bref, c’est assez mal pensé en termes d’in­ter­face et ce n’est pas le seul problème.

Si le plug peut effec­ti­ve­ment s’avé­rer inté­res­sant malgré son ergo­no­mie dérou­tante, pour travailler par exemple la réso­nance d’un fût, on est vite confronté aux limites de son algo sur des sources plus complexes : quand on passe un mix dedans ou une texture un peu complexe, on a vite fait de chop­per des glitches dans tous les sens, avec un résul­tat qui est loin d’être aussi probant que ce qu’on obtient avec le petit DrumEx­tract de Yellow Noise Audio, certes extrê­me­ment rudi­men­taire, mais nette­ment plus intui­tif et vendu bien moins cher…

Et même si effec­ti­ve­ment, Physion demeure utili­sable dans les situa­tions pres­crites par l’édi­teur, on se dit que ce serait bien se compliquer la vie de passer par lui quand il existe pour le trai­te­ment des tran­si­toires, la restau­ra­tion audio, le dees­sing ou l’ac­cor­dage de fût bien des solu­tions plus simples et tout aussi effi­caces.

Bref, si le concept de Physion demeure excellent, s’il n’est pas inin­té­res­sant en l’état, il y aurait un énorme travail à faire, tant sur les fonc­tion­na­li­tés que sur l’er­go­no­mie, pour qu’il atteigne son plein poten­tiel. 

Tout a un prix

Si l’on atten­dait plus de Physion qui n’est certai­ne­ment pas la révo­lu­tion annon­cée, les autres nouveaux venus dans cette antho­lo­gie valent assu­ré­ment le détour pour leur origi­na­lité, leur effi­ca­cité et leur simpli­cité. En marge de l’ex­cel­lente 2016 Stereo Room qui modé­lise un grand clas­sique du construc­teur, Even­tide prouve une fois de plus son savoir-faire dans la concep­tion d’ef­fets avec Black­hole, Mangled­verb, TVerb et Ultra­Tap que l’on recom­man­dera à tous ceux qui cherchent des outils créa­tifs et inspi­rants.

Ceci étant dit, il reste à appré­cier cette Antho­logy XI dans son ensemble, sachant qu’avec ces 6 nouveaux plug-ins, son prix public grimpe de 600 $ pour atteindre 1800 $. Pas de cadeau donc : il y a plus de choses dans le paquet mais c’est plus cher, au mépris des usages marke­ting en vogue sur le marché de la MAO, où l’on est habi­tué à en avoir plus pour le même prix pour nous moti­ver à mettre à jour. Trop cher ? Tout dépend de la façon dont on consi­dère les choses.

Plaçant le prix unitaire du plug-in à 78 $ contre 70,50$ aupa­ra­vant (soit une augmen­ta­tion de 9,6%), le tarif est certes en hausse mais n’a rien de déli­rant si l’on songe au coût des équi­va­lents maté­riels à ces plug-ins. Rien qu’avec les Harmo­ni­zers et les réverbes, on est déjà gagnant. Si l’on compare en revanche à l’offre concur­rente dans le domaine du logi­ciel, force est d’ad­mettre qu’Even­tide n’est pas le cham­pion du rapport qualité/prix, loin de là, d’au­tant que les reproches que nous adres­sions au bundle lors de notre précé­dent test sont toujours de mise.

Au-delà de certains manques (rien qui soit dédié à la satu­ra­tion en dehors de Mangled­verb), on regret­tera toujours l’in­ter­face et l’er­go­no­mie vieillotte du H3000 tandis qu’au­cun travail n’a été fait sur le respon­sive design : sur des moni­teurs en haute réso­lu­tion, certains plugs sont ainsi minus­cules.

presets

Sur le pur plan fonc­tion­nel, on pourra encore repro­cher bien des lacunes à l’en­semble : pas de M/S, pas de gestion du multi­ca­nal et une gestion des presets vrai­ment oldschool, sans aucun système de tags ou moteur de recherche, avec une orga­ni­sa­tion parfois dénuée de sens pratique. Clas­ser les presets par sound desi­gner sur la Black­hole ou la Stereo Room 2016, quel inté­rêt cela peut-il avoir pour l’uti­li­sa­teur ? On a beau comprendre qu’Even­tide est très fier de ses sound desi­gners parmi lesquels figurent des stars (Joe Chic­ca­relli, Richard Devine, George Massen­burg, Dave Pensado, Vernon Reid, etc.), il y avait sans doute mieux à faire.

Bref, il y a à redire sur tout un tas de petites choses, et comme le tarif est élevé, on est forcé­ment moins tolé­rant, ce qui n’en­lève rien à l’ex­cel­lence de certains plug-ins propo­sés dans ce bundle.

Conclu­sion

Origi­naux et simples à utili­ser pour la plupart, les nouveaux plug-ins proposé dans cette Anth­logy XI valent assu­ré­ment le détour. Mangled­Verb, Black­hole et Ultra­Tap ravi­ront notam­ment ceux qui sont à la recherche d’ou­tils créa­tifs simples et effi­cients. Du coup, même si Physion n’est pas aussi perti­ne­net qu’on pouvait l’es­pé­rer, on serait tenté de mettre une très bonne note à ce bundle.

Hélas, si Even­tide assure désor­mais la compa­ti­bi­lité de ses plugs avec le format NKS, l’édi­teur n’a pas jugé utile de mettre à jour certains plug-ins qui ont vrai­ment mal vieilli en termes d’in­ter­face comme d’er­go­no­mie et qui néces­si­te­raient pour certains une refonte complète (le H3000 notam­ment). Hélas encore, Even­tide n’a pas jugé utile de propo­ser l’in­té­gra­lité de ses plug-ins dans son bundle, oubliant le récent EQui­vo­cate et son récent limi­teur orienté vers le maste­ring qui auraient pour­tant comblé certaines lacune de l’offre. Et tout ceci est d’au­tant plus regret­table que le prix réclamé pour l’en­semble, qui n’était déjà pas donné sur l’Anth­logy X, en profite pour faire un fameux bond. Avec 35% de plug-ins en plus (on passe de 17 à 23), le prix augmente de 50 % en passant de 1200 à 1800 $. 

Or, si 1800 $ ne sont pas cher en regard des effets maté­riels du construc­teurs, ils demeurent une sacrée somme en regard des tarifs pratiqués sur le marché de la MAO. Les pros ravis de mettre la main sur les Harmo­ni­zers et quelques splen­dides réverbes ne se pose­ront donc peut-être pas trop de ques­tions pour ache­ter l’en­semble ou les mises à jour, mais les autres passe­ront sans doute leur tour en atten­dant les promos ou allant voir ce qui se fait chez d’autres. Pour ce prix, on peut par exemple se payer l’in­té­gra­lité des plug-ins Melda (soit 105 plugs autre­ment plus variés dont le XXX qui n’a rien à envier au bon vieux H3000), ou encore les inté­grales de Valhalla, Sound­Toys et Fabfil­ter. D’où ce 3,5 qui aurait été un 4 si le prix était resté à 1200 $, ou si Even­tide avait eu la bonne idée de propo­ser des bundles théma­tiques plus acces­sibles plutôt que cette inté­grale ressem­blant des choses dont tout le monde n’aura pas forcé­ment besoin. 

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7/10
Points forts
  • MangledVerb, Blackhole et Tverb : des réverbes sans réel équivalent
  • ...et bien complétées par UltraTap et la Stereo Room 2016
  • Les Harmonizers, toujours aussi fascinants
  • La bonne idée du hotswitch et des rubans
  • Le principe de Physion
  • Des tonnes de presets excellents
  • Compatibilité NKS
  • Prix par rapport à un H8000
Points faibles
  • Hausse du prix de 50% par rapport à Anthology X pour 35% de plug-ins en plus
  • Prix par rapport au monde du plug-in
  • ...d’autant que cette anthologie n’est pas une intégrale
  • ...et que ce n’est pas le bundle le plus polyvalent qui soit
  • Physion décevant par certains aspects
  • Certaines interfaces vieillottes et pas de responsive design
  • Gestion de presets old school (pas de recherche par tags)
Auteur de l'article Los Teignos

Si j'avais eu le physique, nul doute que j'aurais fait un grand Sumo, mais vu que je ne pèse que 80 kg, j'occupe mon temps comme je peux entre musique et littérature.


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