Fiche technique
- Fabricant : Moog Music
- Modèle : Prodigy
- Catégorie : Claviers synthétiseurs analogiques
- Autres dénominations : prodigy
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Moog Prodigy une prodigieuse découverte qui laisse sans voix …
Publié le 23/12/25 à 07:16Background :
Tout d’abord je ne me considère pas du tout comme clavieriste. Mon domaine étant plus les sampleurs/séquenceurs vintages type Akai Mpc60/3000, Emu Sp12/1200, Sequential Studio 440, Ensoniq Asr10, Roland Mv8000 pour le plus récent. Je possède aussi quelques sampleurs rack de divers fabricants qui vont et viennent mais avec moins d’affinités que les modèles précités qui pour moi sont le summum de l’outil de production tel que je le conçois même si j'ai un petit faible pour les Akai S950 et S3000.
Ainsi que des synthétiseurs Rompler d’un peu toutes les principales marques Korg Triton extrême avec Moss, Roland xv5050 avec une carte orchestrale et Ethnic, Yamaha Motif première...…
Tout d’abord je ne me considère pas du tout comme clavieriste. Mon domaine étant plus les sampleurs/séquenceurs vintages type Akai Mpc60/3000, Emu Sp12/1200, Sequential Studio 440, Ensoniq Asr10, Roland Mv8000 pour le plus récent. Je possède aussi quelques sampleurs rack de divers fabricants qui vont et viennent mais avec moins d’affinités que les modèles précités qui pour moi sont le summum de l’outil de production tel que je le conçois même si j'ai un petit faible pour les Akai S950 et S3000.
Ainsi que des synthétiseurs Rompler d’un peu toutes les principales marques Korg Triton extrême avec Moss, Roland xv5050 avec une carte orchestrale et Ethnic, Yamaha Motif première...…
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Background :
Tout d’abord je ne me considère pas du tout comme clavieriste. Mon domaine étant plus les sampleurs/séquenceurs vintages type Akai Mpc60/3000, Emu Sp12/1200, Sequential Studio 440, Ensoniq Asr10, Roland Mv8000 pour le plus récent. Je possède aussi quelques sampleurs rack de divers fabricants qui vont et viennent mais avec moins d’affinités que les modèles précités qui pour moi sont le summum de l’outil de production tel que je le conçois même si j'ai un petit faible pour les Akai S950 et S3000.
Ainsi que des synthétiseurs Rompler d’un peu toutes les principales marques Korg Triton extrême avec Moss, Roland xv5050 avec une carte orchestrale et Ethnic, Yamaha Motif première gen, Ensoniq Mr rack avec toutes les cartes sauf la piano, Emu Esynth rack avec une Rom Emu.
Ce qui fait que j’ai quand même les oreilles éduquées pour reconnaître certaines qualités inhérentes aux instruments de musiques électroniques.
Je possède aussi un parc assez condensé de certains synthétiseurs analogiques à mémoire au format rack qui sont pour ne pas les citer principalement le Studio Electronics se1x qui est une sorte de Minimoog à mémoire midifié hyper complet avec une matrice de modulations avancée mais qui nécessite une bonne familiarisation avec la gestion des programmes mais aussi la gestion de quelques sous menus même si il y’a pas mal de contrôles en façade et que ça reste très gérable bref une grosse tuerie, un Novation Bass Station Rack qui est plus proche d’un Roland Sh1 dans les possibilités avec dco, et un Super Bass Station rack que j’utilise comme un Juno 60 mono tout deux donc des synthétiseurs monophoniques à mémoires et un Novation DrumStation émulation Asm de TR 808/909 avec distorsion issu du circuit pompé encore une fois sur le Juno. Ainsi qu’un synthétiseur italien polyphonique en rack 6 voies programmable par matrice encore une fois à mémoires en la personne du Crumar Bit01 donc un analogique qui permet de jouer des accords chose assez rare.
Ceci me permet donc d’avoir une grosse puissance de synthèse analogique. Et de pouvoir si besoin rappeler des patchs instantanément mais cette facilité peut aussi être un piège puisqu’elle me permet de passer en revue un catalogue de sons et de ne modifier que peu de paramètres quand celui-ci est trouvé car les presets rom sont d’un niveau avancé et donc moins de sound design et recherches sonores que prévus.
Ce qui en fait à la longue atrophie ma compréhension de la synthèse soustractive.
Bénéfice d’un Prodigy :
Avec le Prodigy qui n'a aucune mémoire c'est tout l'inverse chaque boutons une fonction on sculpte ce que l'on entends à chaque fois impossible d'y couper et tant mieux.
Donc une très bonne surprise qui s’est offerte à moi un peu par hasard au gré d’une occasion que je ne pouvais rater.
Car avec le Moog Prodigy l’approche est hautement différente déjà c’est un vrai synthétiseur vintage pur jus et première pression un peu comme l’huile d’olive extra vierge de chez Puget. Ici pas de mémoires donc pas d'attentat à la pile ni de sous menus que du gras avec un côté immédiat indéniable, le clavier 32 touches qui est loin d’être aussi pourri que ce que j’ai pu lire même si il ne réagit pas à la vélocité et un son à tomber par terre. L’attaque est très percusive on peut sans problème faire des kicks avec ou des snares. J’ai lu un peu partout qu’il n’y avait qu’un Adr et non Adsr pour l’enveloppe ce qui est factuelement erroné il y’a juste un paramètre d’enveloppe partagé commutable par un bouton donc les réglages de chacune sont effectuables aisément.
Certains diront que ce n’est pas aussi complet qu’un Minimoog qui reste le King de la portée mais j’ai déjà un Se1x qui est déjà basé sur le Minimoog avec un tas de fonctions supplémentaires donc pas spécialement besoin de ce que pourrait m’apporter un Minimoog même si je suis conscient de la supériorité de ce denier sur le Se1x niveau filtre, attaque, et puissance sonore générale le Minimoog Model D reste un Monstre entendons-nous bien,
qui d’ailleurs a juste un oscillateur en plus qui est commutable en Lfo si j’ai bien compris alors que le Prodigy possède un Lfo dédié qui ne bypasse pas l’oscillateur. Je pense à terme me reprendre un autre synthé avec 1 seul osc peut-être pour complet avec mon Prodigy à voir avec des fonctions manquantes comme le noise, sample & hold et une matrice de modulation plus poussée le choix est large de ce côté. Plutôt que de tout mettre dans un Model D qui vaut son poids en or de nos jours.
Donc les deux machines restent assez proches en possibilités et son même si le Roi Lion reste le Minimoog j’ai mon petit Scar de côté plus vicieux, dark et nerveux…
Car ne pas s’y tromper cette bécane est un vrai Moog est ça s’entend. Bob Moog n’est certes intervenu à aucun moment dans sa conception directe mais indirectement dans la conception des circuits qui le composent qui sont repris du Minimoog donc évidemment que je prends !!! L’ingénieur qui a designer ce Prodigy est un génie (du mal), il a fait un concentré de Minimoog pour une fraction du prix avec un son légèrement différent un peu plus Japonisant si je puis dire Korgien façon MS, surtout au niveau de la résonance du filtre appelée ici emphasis qui quand on la monte réduit le bas du spectre plus que sur un Minimoog un peu comme un filtre Hpf d’ailleurs c’est considéré comme un bug et Bob Moog aurait émis un correctif simple à appliquer en changeant un condensateur même chose chez les micro/multimoogs ce qui permettrait de retrouver la résonance du Minimoog qui reste plus constante sur ce point ce qui reste donc une qualité musicale et un gage de stabilité qui contribue à cette impression de puissance maîtrisée sur le Prodigy ça fait un effet HPF qui module le son car le bas revient dès que l’on baisse la résonance qui est une emphase sur les hautes fréquences donnant un bump un comportement sauvage que j'aime bien mais d’une certaine façon non désiré. Mon se1x sonne plus large au niveau du filtre mais beaucoup moins incisif et ne possède pas ce potard de contour. Le filtre Moog installé sur le Prodigy est un vrai design Moog très spécifique de type Ladder on pourra vous dire que vous avez un filtre de type moog sur un clone mais en avoir un vrai c’est différent surtout combiné à la résonance particulière et à aux enveloppes rapides et snappy un cocktail détonnant pour pas dire Molotov.
Le Prodigy sonne donc très très bien une alternative au Minimoog sans le remplacer bien sûr avec un oscillateur en moins et une architecture simplifiée qui mène à l’essentiel l’élaboration de sons et c’est fou comme tout sonne naturellement bon sur cette bécane surtout avec son mode Osc Sync imparable pas présent chez Big Brother Mini.
Construction :
Le synthé reste très bien construit même si c’est une version économique il vient de 1979 carcasse métallique pliée solide sobre et dégagée sans luxe, sujette à la corrosion certes car pas en aluminium non plus avec bois couleur Olivier, des plastiques qui ne jaunissant pas trop malgré l'approche de la cinquantaine au moment où j'écris ces lignes et environ 8kg sur la balance pour ce gros bébé prodige qui est presque né en sachant parler comme un apôtre ou un prophète (lol ça c'est plus pour le Pro one dont il a été l'inspiration majeure) c'est vraiment du lourd une sorte de Mustang américaine qui pompe du 10 litre au 100km.
Le clavier est qualitatif beaucoup moins cheap que les productions des 2000’s vers l’infini n’en déplaise à Pierre Paul et Jacqueline celui là est insensible à la vélocité on se concentre donc sur les variations dans le jeux et contrôle des bends de pitch et modulations et paramètres d’influence sur le son volume des oscilos et le le fameux master les potentiomètres ne sont pas là pour la déco pas de boutons on/off des oscilos ou autre tout est toujours vivant une fois allumé et chaque élément ne demande qu'à être libéré au moment opportun de la composition un peu comme le filtre sa résonance et son maton de contour qui lui sert de garde fou. Pas de finesse de la pression pas d’afrertouch non plus, donc plein de tricks en perspective pour ceux qui pratiquent leurs synthés comme un art martial les doigts sont utilisés comme dans Hokuto Shinken.
Les composants sont discrets donc traversants rien à voir niveau maintenance avec les nouvelles productions en smc pour surface mounted components difficilement réparables en cas de pannes et moins robustes avec des cartes circuits imprimées qui claquent quand une pile ou un condo bave un peu trop j’essaie de virer ce type de design un maximum de mon studio je préfère les composants soudés par pattes que les micro composants attachés par brasure.
J'en suis arrivé à un stade où je considère les micro IC (integrated circuits) comme des émulations des anciens design d'IC full size même chose pour les dsp trop nombreux dans la chaîne sonore je m'en méfie comme la peste. De toute façon nous sommes dans une époque avancée d’obsolescence programmée depuis les années 2000’s.
Je n’aime pas les commutateurs triangulaires blancs je les trouve un peu imprécis et je pense qu'ils renforcent subliminalement cette perception cheap de l'instrument qui est en fait hyper fiable sachant que beaucoup partaient en tournée, il ne me disaient rien en photo et en ayant la machine depuis peu j’ai du mal à identifier leurs positions clairement et même dans les vidéos de démos sur le net c'est compliqué de déterminer leurs positions je suis tenter de les retirer et de les remplacer à terme par des commutateurs métalliques à bascule de type cut de table de mixage battle style Dmc Pmx 2 pro en 2 et 3 postions un peu ce que l’on trouve sur les Rogue et Realistic mg1. Beaucoup plus pratiques et jouissifs à l’usage je pense avec le clique caractéristique du métal contre métal tel un Jedi.
J’aime bien les capuchons de potentiomètres rotatifs ils sont certes en plastique brut sans reflets métalliques mais ça le fait bien pas de faute de goût de ce côté là et il se peut d’ailleurs que je m’en prenne quelques-uns en plus car ce Prodigy est hautement customisable et dégagé niveau agencement carcasse j’ai regardé un peu à droite à gauche pour les modifications certaines sont très intéressantes et elles peuvent même aller jusqu’à le transformer en quasi synthétiseur ultime et oui ce synthé n’est qu’à un osc et bruit de la perfection sur papier à savoir son grand frère… à voir pour plus tard. Le mien est la version mk1 mais a déjà été agrémenté d'une entrée Osc, et de 2 jacks CV/gate in et out bref très bon début. Je l'ai testé avec ma mpc3000 et novation bass station rack pour convertir du midi au cv/gate c'est très prometteur il réagit au quart de tour. Le clavier du Prodigy ne retransmet rien mais il est totalement pilotable par mon triton ou asr10 avec plus d'octave et bizarrement quand j'appuie sur une touche du prodigy il transpose les notes à partir de la note de base touchée je ne connaissait pas du coups les séquences de ma mpc3000 deviennent aléatoire si besoin sans que ça soit destructif car ça n'entache pas l'édition existante dans mes séquences donc incroyablement créatif pour des variations live.
Le Minimoog est beaucoup moins customisable et vu la valeur de ce dernier qui avoisine les 7,5/10K pour un model D d'époque c’est inenvisageable surtout pour mon utilisation qui consiste à inclure ce synthétiseur dans un set déjà bien fourni en capitalisant sur ses points forts ses faiblesses étant compensés par mes autres modules alors que le Prodigy a plus de potentiel vu son statut d’entrée de gamme cheap même si il a tout d’un grand c'est un véritable Trickster qui cache bien son jeux.
Petite précision je n’aime pas non plus les boutons du Minimoog que je n’ai jamais possédé mais j’ai eu en ma pocession un clone Behringer Model D revendu au passage qui permettra à un grand nombre de se familiariser avec le design propre au Blueprint des synthétiseurs claviers analogiques avec les contrôles et un peu le son même si ce n’est pas aussi décoiffant qu’un vrai moog cette histoire de composants discrets vs smc a son importance on l'a bien vu avec les tentatives de clones de la sp1200 seules la Rossum est conforme car un respect scrupuleux du cahier des charges lié au design à composants traversants pas de mystère on occulte pas les loi de la physique aussi facilement par soucis de marketing. En gros : gros composants dédiés avec gros voltage = gros son. Et c’est encore plus vrai dans le monde des synthétiseurs analogiques où les formes d’ondes sont tout simplement du courant électrique oscillant Vco modulés en amplitude Vca, que façonne des modulateurs de fréquence Lfo, sur lequel intervient le filtre Vcf etc...
Une ergonomie au top : tout est sous la main et aligné dans un ordre extrêmement logique quand on sait que le Minimoog qui est l’aîné de cet enfant prodige est le premier synthétiseur au format compacte le design de l’un et de l’autre est une leçon de pertinence…
Son
Un synthé qui reprends les bases donc posées par son grand frère le Mini comme certains leurs balloches de façon impertinente vis à vis de leurs aînés armoires à glaces modulaires … vielles grands mères ouai !!! . Le son est totalement monstrueux on se croirait dans un Terminator ou un Predator les 1 bien sûr, il est à ce point proche du Minimoog original d’ailleurs il y a un mec qui a les deux sur YouTube et qui passe de l’un à l’autre avec de très légère différences le son est similaire à 95% hallucinant l'osc 3 en moins pourtant. Après le Minimoog permet de faire d’autres sons qui ne sont pas réalisables avec le Prodigy et l’inverse aussi même si moins vrai.
Ne pas oublier que certains synthétiseurs comme le Arp Axxe ou le Korg ms10 sont parfois plus réputés sur certains sons que leurs aînées respectifs à savoir l’Odyssey et le Ms20 même si moins complexes. Et que bien souvent il y’a plus d’avantage à avoir un peu de toutes les meilleures marques avec des modèles basiques hérités des flagships plutôt que de se ruiner en voulant absolument le synthé phare que tout le monde s’arrache à prix d’or alors qu’il a tant de petits frères orphelins qui ne demandent qu’à être adoptés et joués.
C’est une version qui peut paraître light en comparaison mais qui recèle d’un certains nombre d’avantages le rendant plus qu’attachant et poussant à des envies compulsives d’adoption immédiates.
Comme dit précédemment c’est un Moog et le plus proche du Minimoog avec un oscillateur en moins certes mais un Lfo dédié contrairement à la version commutable du Minimoog qui fait que celui-ci prends la place du 3eme oscillateur une fois engagé d’ailleurs le lfo pour low frequencies oscilator n’est pas nommé comme ça sur la carrosserie la machine étant sortie en 1979 c’est le terme modulation qui est utilisé ce qui est certes plus vague mais hautement plus logique à une époque où tout n’était pas standardisé niveau conventions car comme sur le grand frère il n’y a avait pas de précédents avant vu que les armoires modulaires n’avaient pas ce genre de sérigraphies destinées au commerce de masse pour que le profane puisse comprendre où il met les doigts car avant d’être un instrument élitiste le Minimoog était un produit de vulgarisation bourré de compromis par rapport à ses grands mères de grands modulaires d’1 tonne. D’ailleurs j’ai oui dire que même Bob Moog n’était pas fan du Minimoog lol sacrilège.
Conclusion :
Le moog prodigy me permet donc du fait de son architecture hyper logique par blocks et son absence de mémoires et de sous-menus de faire des sons de A à Z tout en ayant des limites qui poussent à la créativité, des contrôles dédiés : 1 bouton 1 fonction, un impact direct des boutons actionnés c’est exactement ce qui me manquait.
Combien de fois est-on tombé sur du hardware ou software emulant l’analogique que ce soit Sampleur avancé, Va ou software en étant incapable de comprendre les fonctions décrites du fait du manque d’éducation dans le monde réel vis à vis de certains mécanisme donc en gros on se retrouve avec plein de noms de fonctions dont on ne connaît pas l’application sur le son du fait de paramètre noyés ou du manque d’expérience et d’application.
Un synthé comme le Moog Prodigy est un professeur prodigieux pour qui conque souhaite les substilités de la synthèse soustractive.
Je ne regrette absolument pas cette rencontre un clavier beau, solide, pratique, efficace, avec un vrai son et qui réagit bien au control externe avec tout ce côté didacto-créatif tout en restant abordable.
Le mélange parfait pour moi et mon utlisation dans mon setup il a tout son sens.
Les sons et fonctions déchirent et il m’aide même à comprendre certains de mes rack plus ésotériques.
Bref que du bonheur de Prodigy.
Tout d’abord je ne me considère pas du tout comme clavieriste. Mon domaine étant plus les sampleurs/séquenceurs vintages type Akai Mpc60/3000, Emu Sp12/1200, Sequential Studio 440, Ensoniq Asr10, Roland Mv8000 pour le plus récent. Je possède aussi quelques sampleurs rack de divers fabricants qui vont et viennent mais avec moins d’affinités que les modèles précités qui pour moi sont le summum de l’outil de production tel que je le conçois même si j'ai un petit faible pour les Akai S950 et S3000.
Ainsi que des synthétiseurs Rompler d’un peu toutes les principales marques Korg Triton extrême avec Moss, Roland xv5050 avec une carte orchestrale et Ethnic, Yamaha Motif première gen, Ensoniq Mr rack avec toutes les cartes sauf la piano, Emu Esynth rack avec une Rom Emu.
Ce qui fait que j’ai quand même les oreilles éduquées pour reconnaître certaines qualités inhérentes aux instruments de musiques électroniques.
Je possède aussi un parc assez condensé de certains synthétiseurs analogiques à mémoire au format rack qui sont pour ne pas les citer principalement le Studio Electronics se1x qui est une sorte de Minimoog à mémoire midifié hyper complet avec une matrice de modulations avancée mais qui nécessite une bonne familiarisation avec la gestion des programmes mais aussi la gestion de quelques sous menus même si il y’a pas mal de contrôles en façade et que ça reste très gérable bref une grosse tuerie, un Novation Bass Station Rack qui est plus proche d’un Roland Sh1 dans les possibilités avec dco, et un Super Bass Station rack que j’utilise comme un Juno 60 mono tout deux donc des synthétiseurs monophoniques à mémoires et un Novation DrumStation émulation Asm de TR 808/909 avec distorsion issu du circuit pompé encore une fois sur le Juno. Ainsi qu’un synthétiseur italien polyphonique en rack 6 voies programmable par matrice encore une fois à mémoires en la personne du Crumar Bit01 donc un analogique qui permet de jouer des accords chose assez rare.
Ceci me permet donc d’avoir une grosse puissance de synthèse analogique. Et de pouvoir si besoin rappeler des patchs instantanément mais cette facilité peut aussi être un piège puisqu’elle me permet de passer en revue un catalogue de sons et de ne modifier que peu de paramètres quand celui-ci est trouvé car les presets rom sont d’un niveau avancé et donc moins de sound design et recherches sonores que prévus.
Ce qui en fait à la longue atrophie ma compréhension de la synthèse soustractive.
Bénéfice d’un Prodigy :
Avec le Prodigy qui n'a aucune mémoire c'est tout l'inverse chaque boutons une fonction on sculpte ce que l'on entends à chaque fois impossible d'y couper et tant mieux.
Donc une très bonne surprise qui s’est offerte à moi un peu par hasard au gré d’une occasion que je ne pouvais rater.
Car avec le Moog Prodigy l’approche est hautement différente déjà c’est un vrai synthétiseur vintage pur jus et première pression un peu comme l’huile d’olive extra vierge de chez Puget. Ici pas de mémoires donc pas d'attentat à la pile ni de sous menus que du gras avec un côté immédiat indéniable, le clavier 32 touches qui est loin d’être aussi pourri que ce que j’ai pu lire même si il ne réagit pas à la vélocité et un son à tomber par terre. L’attaque est très percusive on peut sans problème faire des kicks avec ou des snares. J’ai lu un peu partout qu’il n’y avait qu’un Adr et non Adsr pour l’enveloppe ce qui est factuelement erroné il y’a juste un paramètre d’enveloppe partagé commutable par un bouton donc les réglages de chacune sont effectuables aisément.
Certains diront que ce n’est pas aussi complet qu’un Minimoog qui reste le King de la portée mais j’ai déjà un Se1x qui est déjà basé sur le Minimoog avec un tas de fonctions supplémentaires donc pas spécialement besoin de ce que pourrait m’apporter un Minimoog même si je suis conscient de la supériorité de ce denier sur le Se1x niveau filtre, attaque, et puissance sonore générale le Minimoog Model D reste un Monstre entendons-nous bien,
qui d’ailleurs a juste un oscillateur en plus qui est commutable en Lfo si j’ai bien compris alors que le Prodigy possède un Lfo dédié qui ne bypasse pas l’oscillateur. Je pense à terme me reprendre un autre synthé avec 1 seul osc peut-être pour complet avec mon Prodigy à voir avec des fonctions manquantes comme le noise, sample & hold et une matrice de modulation plus poussée le choix est large de ce côté. Plutôt que de tout mettre dans un Model D qui vaut son poids en or de nos jours.
Donc les deux machines restent assez proches en possibilités et son même si le Roi Lion reste le Minimoog j’ai mon petit Scar de côté plus vicieux, dark et nerveux…
Car ne pas s’y tromper cette bécane est un vrai Moog est ça s’entend. Bob Moog n’est certes intervenu à aucun moment dans sa conception directe mais indirectement dans la conception des circuits qui le composent qui sont repris du Minimoog donc évidemment que je prends !!! L’ingénieur qui a designer ce Prodigy est un génie (du mal), il a fait un concentré de Minimoog pour une fraction du prix avec un son légèrement différent un peu plus Japonisant si je puis dire Korgien façon MS, surtout au niveau de la résonance du filtre appelée ici emphasis qui quand on la monte réduit le bas du spectre plus que sur un Minimoog un peu comme un filtre Hpf d’ailleurs c’est considéré comme un bug et Bob Moog aurait émis un correctif simple à appliquer en changeant un condensateur même chose chez les micro/multimoogs ce qui permettrait de retrouver la résonance du Minimoog qui reste plus constante sur ce point ce qui reste donc une qualité musicale et un gage de stabilité qui contribue à cette impression de puissance maîtrisée sur le Prodigy ça fait un effet HPF qui module le son car le bas revient dès que l’on baisse la résonance qui est une emphase sur les hautes fréquences donnant un bump un comportement sauvage que j'aime bien mais d’une certaine façon non désiré. Mon se1x sonne plus large au niveau du filtre mais beaucoup moins incisif et ne possède pas ce potard de contour. Le filtre Moog installé sur le Prodigy est un vrai design Moog très spécifique de type Ladder on pourra vous dire que vous avez un filtre de type moog sur un clone mais en avoir un vrai c’est différent surtout combiné à la résonance particulière et à aux enveloppes rapides et snappy un cocktail détonnant pour pas dire Molotov.
Le Prodigy sonne donc très très bien une alternative au Minimoog sans le remplacer bien sûr avec un oscillateur en moins et une architecture simplifiée qui mène à l’essentiel l’élaboration de sons et c’est fou comme tout sonne naturellement bon sur cette bécane surtout avec son mode Osc Sync imparable pas présent chez Big Brother Mini.
Construction :
Le synthé reste très bien construit même si c’est une version économique il vient de 1979 carcasse métallique pliée solide sobre et dégagée sans luxe, sujette à la corrosion certes car pas en aluminium non plus avec bois couleur Olivier, des plastiques qui ne jaunissant pas trop malgré l'approche de la cinquantaine au moment où j'écris ces lignes et environ 8kg sur la balance pour ce gros bébé prodige qui est presque né en sachant parler comme un apôtre ou un prophète (lol ça c'est plus pour le Pro one dont il a été l'inspiration majeure) c'est vraiment du lourd une sorte de Mustang américaine qui pompe du 10 litre au 100km.
Le clavier est qualitatif beaucoup moins cheap que les productions des 2000’s vers l’infini n’en déplaise à Pierre Paul et Jacqueline celui là est insensible à la vélocité on se concentre donc sur les variations dans le jeux et contrôle des bends de pitch et modulations et paramètres d’influence sur le son volume des oscilos et le le fameux master les potentiomètres ne sont pas là pour la déco pas de boutons on/off des oscilos ou autre tout est toujours vivant une fois allumé et chaque élément ne demande qu'à être libéré au moment opportun de la composition un peu comme le filtre sa résonance et son maton de contour qui lui sert de garde fou. Pas de finesse de la pression pas d’afrertouch non plus, donc plein de tricks en perspective pour ceux qui pratiquent leurs synthés comme un art martial les doigts sont utilisés comme dans Hokuto Shinken.
Les composants sont discrets donc traversants rien à voir niveau maintenance avec les nouvelles productions en smc pour surface mounted components difficilement réparables en cas de pannes et moins robustes avec des cartes circuits imprimées qui claquent quand une pile ou un condo bave un peu trop j’essaie de virer ce type de design un maximum de mon studio je préfère les composants soudés par pattes que les micro composants attachés par brasure.
J'en suis arrivé à un stade où je considère les micro IC (integrated circuits) comme des émulations des anciens design d'IC full size même chose pour les dsp trop nombreux dans la chaîne sonore je m'en méfie comme la peste. De toute façon nous sommes dans une époque avancée d’obsolescence programmée depuis les années 2000’s.
Je n’aime pas les commutateurs triangulaires blancs je les trouve un peu imprécis et je pense qu'ils renforcent subliminalement cette perception cheap de l'instrument qui est en fait hyper fiable sachant que beaucoup partaient en tournée, il ne me disaient rien en photo et en ayant la machine depuis peu j’ai du mal à identifier leurs positions clairement et même dans les vidéos de démos sur le net c'est compliqué de déterminer leurs positions je suis tenter de les retirer et de les remplacer à terme par des commutateurs métalliques à bascule de type cut de table de mixage battle style Dmc Pmx 2 pro en 2 et 3 postions un peu ce que l’on trouve sur les Rogue et Realistic mg1. Beaucoup plus pratiques et jouissifs à l’usage je pense avec le clique caractéristique du métal contre métal tel un Jedi.
J’aime bien les capuchons de potentiomètres rotatifs ils sont certes en plastique brut sans reflets métalliques mais ça le fait bien pas de faute de goût de ce côté là et il se peut d’ailleurs que je m’en prenne quelques-uns en plus car ce Prodigy est hautement customisable et dégagé niveau agencement carcasse j’ai regardé un peu à droite à gauche pour les modifications certaines sont très intéressantes et elles peuvent même aller jusqu’à le transformer en quasi synthétiseur ultime et oui ce synthé n’est qu’à un osc et bruit de la perfection sur papier à savoir son grand frère… à voir pour plus tard. Le mien est la version mk1 mais a déjà été agrémenté d'une entrée Osc, et de 2 jacks CV/gate in et out bref très bon début. Je l'ai testé avec ma mpc3000 et novation bass station rack pour convertir du midi au cv/gate c'est très prometteur il réagit au quart de tour. Le clavier du Prodigy ne retransmet rien mais il est totalement pilotable par mon triton ou asr10 avec plus d'octave et bizarrement quand j'appuie sur une touche du prodigy il transpose les notes à partir de la note de base touchée je ne connaissait pas du coups les séquences de ma mpc3000 deviennent aléatoire si besoin sans que ça soit destructif car ça n'entache pas l'édition existante dans mes séquences donc incroyablement créatif pour des variations live.
Le Minimoog est beaucoup moins customisable et vu la valeur de ce dernier qui avoisine les 7,5/10K pour un model D d'époque c’est inenvisageable surtout pour mon utilisation qui consiste à inclure ce synthétiseur dans un set déjà bien fourni en capitalisant sur ses points forts ses faiblesses étant compensés par mes autres modules alors que le Prodigy a plus de potentiel vu son statut d’entrée de gamme cheap même si il a tout d’un grand c'est un véritable Trickster qui cache bien son jeux.
Petite précision je n’aime pas non plus les boutons du Minimoog que je n’ai jamais possédé mais j’ai eu en ma pocession un clone Behringer Model D revendu au passage qui permettra à un grand nombre de se familiariser avec le design propre au Blueprint des synthétiseurs claviers analogiques avec les contrôles et un peu le son même si ce n’est pas aussi décoiffant qu’un vrai moog cette histoire de composants discrets vs smc a son importance on l'a bien vu avec les tentatives de clones de la sp1200 seules la Rossum est conforme car un respect scrupuleux du cahier des charges lié au design à composants traversants pas de mystère on occulte pas les loi de la physique aussi facilement par soucis de marketing. En gros : gros composants dédiés avec gros voltage = gros son. Et c’est encore plus vrai dans le monde des synthétiseurs analogiques où les formes d’ondes sont tout simplement du courant électrique oscillant Vco modulés en amplitude Vca, que façonne des modulateurs de fréquence Lfo, sur lequel intervient le filtre Vcf etc...
Une ergonomie au top : tout est sous la main et aligné dans un ordre extrêmement logique quand on sait que le Minimoog qui est l’aîné de cet enfant prodige est le premier synthétiseur au format compacte le design de l’un et de l’autre est une leçon de pertinence…
Son
Un synthé qui reprends les bases donc posées par son grand frère le Mini comme certains leurs balloches de façon impertinente vis à vis de leurs aînés armoires à glaces modulaires … vielles grands mères ouai !!! . Le son est totalement monstrueux on se croirait dans un Terminator ou un Predator les 1 bien sûr, il est à ce point proche du Minimoog original d’ailleurs il y a un mec qui a les deux sur YouTube et qui passe de l’un à l’autre avec de très légère différences le son est similaire à 95% hallucinant l'osc 3 en moins pourtant. Après le Minimoog permet de faire d’autres sons qui ne sont pas réalisables avec le Prodigy et l’inverse aussi même si moins vrai.
Ne pas oublier que certains synthétiseurs comme le Arp Axxe ou le Korg ms10 sont parfois plus réputés sur certains sons que leurs aînées respectifs à savoir l’Odyssey et le Ms20 même si moins complexes. Et que bien souvent il y’a plus d’avantage à avoir un peu de toutes les meilleures marques avec des modèles basiques hérités des flagships plutôt que de se ruiner en voulant absolument le synthé phare que tout le monde s’arrache à prix d’or alors qu’il a tant de petits frères orphelins qui ne demandent qu’à être adoptés et joués.
C’est une version qui peut paraître light en comparaison mais qui recèle d’un certains nombre d’avantages le rendant plus qu’attachant et poussant à des envies compulsives d’adoption immédiates.
Comme dit précédemment c’est un Moog et le plus proche du Minimoog avec un oscillateur en moins certes mais un Lfo dédié contrairement à la version commutable du Minimoog qui fait que celui-ci prends la place du 3eme oscillateur une fois engagé d’ailleurs le lfo pour low frequencies oscilator n’est pas nommé comme ça sur la carrosserie la machine étant sortie en 1979 c’est le terme modulation qui est utilisé ce qui est certes plus vague mais hautement plus logique à une époque où tout n’était pas standardisé niveau conventions car comme sur le grand frère il n’y a avait pas de précédents avant vu que les armoires modulaires n’avaient pas ce genre de sérigraphies destinées au commerce de masse pour que le profane puisse comprendre où il met les doigts car avant d’être un instrument élitiste le Minimoog était un produit de vulgarisation bourré de compromis par rapport à ses grands mères de grands modulaires d’1 tonne. D’ailleurs j’ai oui dire que même Bob Moog n’était pas fan du Minimoog lol sacrilège.
Conclusion :
Le moog prodigy me permet donc du fait de son architecture hyper logique par blocks et son absence de mémoires et de sous-menus de faire des sons de A à Z tout en ayant des limites qui poussent à la créativité, des contrôles dédiés : 1 bouton 1 fonction, un impact direct des boutons actionnés c’est exactement ce qui me manquait.
Combien de fois est-on tombé sur du hardware ou software emulant l’analogique que ce soit Sampleur avancé, Va ou software en étant incapable de comprendre les fonctions décrites du fait du manque d’éducation dans le monde réel vis à vis de certains mécanisme donc en gros on se retrouve avec plein de noms de fonctions dont on ne connaît pas l’application sur le son du fait de paramètre noyés ou du manque d’expérience et d’application.
Un synthé comme le Moog Prodigy est un professeur prodigieux pour qui conque souhaite les substilités de la synthèse soustractive.
Je ne regrette absolument pas cette rencontre un clavier beau, solide, pratique, efficace, avec un vrai son et qui réagit bien au control externe avec tout ce côté didacto-créatif tout en restant abordable.
Le mélange parfait pour moi et mon utlisation dans mon setup il a tout son sens.
Les sons et fonctions déchirent et il m’aide même à comprendre certains de mes rack plus ésotériques.
Bref que du bonheur de Prodigy.
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Moog vintage d'entrée de gamme
Publié le 17/05/18 à 11:06J'ai acheté ce Moog aux USA en 2006 par l'intermédiaire d'un ami claviériste de studio pour un prix dont on ne peut que rêver en ces jours où les prix de l'analogique ont atteint des valeurs peu raisonnables.
Je l'ai payé 250$ avec environ encore une fois bien 150$ de frais pour le transport de la bestiole dans son flightcase.
Le Moog Prodigy est clairement un synthétiseur analogique monophonique entrée de gamme de chez Moog. Il n'était déjà pas trop cher lors de sa sortie en 1979 et est resté longtemps abordable jusqu'il y a une bonne dizaine d'année.
Il y a eu deux versions du Moog Prodigy. Une première ne possédant qu'une connectique limitée à une seule sortie audio, la seconde...…
Je l'ai payé 250$ avec environ encore une fois bien 150$ de frais pour le transport de la bestiole dans son flightcase.
Le Moog Prodigy est clairement un synthétiseur analogique monophonique entrée de gamme de chez Moog. Il n'était déjà pas trop cher lors de sa sortie en 1979 et est resté longtemps abordable jusqu'il y a une bonne dizaine d'année.
Il y a eu deux versions du Moog Prodigy. Une première ne possédant qu'une connectique limitée à une seule sortie audio, la seconde...…
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J'ai acheté ce Moog aux USA en 2006 par l'intermédiaire d'un ami claviériste de studio pour un prix dont on ne peut que rêver en ces jours où les prix de l'analogique ont atteint des valeurs peu raisonnables.
Je l'ai payé 250$ avec environ encore une fois bien 150$ de frais pour le transport de la bestiole dans son flightcase.
Le Moog Prodigy est clairement un synthétiseur analogique monophonique entrée de gamme de chez Moog. Il n'était déjà pas trop cher lors de sa sortie en 1979 et est resté longtemps abordable jusqu'il y a une bonne dizaine d'année.
Il y a eu deux versions du Moog Prodigy. Une première ne possédant qu'une connectique limitée à une seule sortie audio, la seconde version sortie en 1980 possédait déjà la connectique suivante: S-trig in/out, KYBD in/out, OSC in, VCF in, SYNC in. C'est cette seconde version qui est en ma possession.
Le Moog Prodigy est équipé de deux VCO proposant les formes d'ondes saw, triangle et PWM. Le filtre est le très classique Moog Ladder Filter en 24 dB/oct, filtre que l'on retrouve sur pratiquement toute la palette Moog, mais qui ne sonne quand même pas exactement de la même manière d'un synthé à un autre. L'enveloppe est uniquement A/D/S, le Release n'étant que commutable en On/Off. Le LFO intégré est très simple (square et triangle) et peut être routé au VCO ou au VCF (ou les deux en même temps). En matière de contrôle, on y retrouve les deux fameuses pitch et mod wheels, avec l'absence de ressort de retour pour le pitch. Le clavier de 32 touches est de piètre qualité.
Pour des raisons d'économie, on y trouve ni séquenceur, ni arpégiateur et les possibilités de modulation sont très, très limitées. En comparaison, un Sequential Pro One va NETTEMENT plus loin...
Venons-en aux qualités de cet instrument:
- Le son. C'est du Moog pur jus, qui permet de belles grosses basses, des leads bien amples et des sons de Sync absolument classes. Le VCF entre en résonnance et permet d'obtenir des FX sympas, bien que limités.
- Il est relativement compact, léger et fiable. Je l'ai utilisé sur scène durant près de 10 ans, à raison d'une vingtaine de concerts par an. Aucun problème de fiabilité et son transport est aisé.
- Il est estampillé Moog, il sonne Moog et cela lui assure une bonne acceptation dans de nombreux styles musicaux.
- Comme son électronique est uniquement à base de composants traversants, une remise en état est aisée et pas trop chère.
- Il est très simple d'utilisation, très intuitif.
J'en viens maintenant aux points négatifs:
- La qualité de construction est très légère. Les potards n'inspirent pas confiance, bougent sur leur axe. Le clavier fait beaucoup de bruit quand on le joue et n'est pas de bonne qualité. Équivalent à ce que l'on trouve sur un Korg MS-20/10.
- Les possibilités de modulation sont très limitées. En conséquence, les possibilités sonores le sont également et se cantonnent aux classiques basses, leads, etc...
- Le temps de chauffe. Il nécessite bien 15 minutes avant d'être parfaitement stable.
Au niveau du grain sonore, oui...il sonne Moog. Mais n'allez pas le comparer avec un Minimoog ou un Moog Voyager. Ces deux synthés monophoniques qui proviennent également de chez Moog se battent dans une toute autre catégorie sonore, là il n'y a aucun doute. Mais il faut être prêt à y mettre le prix.
Quand je vois les prix auxquels sont vendus les Moog Prodigy en occasion de nos jours (printemps 2018), il me semble que c'est disproportionné par rapport aux possibilités de l'instrument. Pour moins de 1'000 Euros, il y a un Moog Grandmother qui sera mis sur le marché tout prochainement, qui propose un grain sonore bien "moogish" et bien plus de possibilités au niveau des modulations grâce à sa conception semi-modulaire.
Donc à moins d'en trouver un pour 500 - 600 Euros, le prix est bien trop élevé. Mais le Moog Prodigy reste un synthétiseur très attachant et super simple d'utilisation.
Je l'ai payé 250$ avec environ encore une fois bien 150$ de frais pour le transport de la bestiole dans son flightcase.
Le Moog Prodigy est clairement un synthétiseur analogique monophonique entrée de gamme de chez Moog. Il n'était déjà pas trop cher lors de sa sortie en 1979 et est resté longtemps abordable jusqu'il y a une bonne dizaine d'année.
Il y a eu deux versions du Moog Prodigy. Une première ne possédant qu'une connectique limitée à une seule sortie audio, la seconde version sortie en 1980 possédait déjà la connectique suivante: S-trig in/out, KYBD in/out, OSC in, VCF in, SYNC in. C'est cette seconde version qui est en ma possession.
Le Moog Prodigy est équipé de deux VCO proposant les formes d'ondes saw, triangle et PWM. Le filtre est le très classique Moog Ladder Filter en 24 dB/oct, filtre que l'on retrouve sur pratiquement toute la palette Moog, mais qui ne sonne quand même pas exactement de la même manière d'un synthé à un autre. L'enveloppe est uniquement A/D/S, le Release n'étant que commutable en On/Off. Le LFO intégré est très simple (square et triangle) et peut être routé au VCO ou au VCF (ou les deux en même temps). En matière de contrôle, on y retrouve les deux fameuses pitch et mod wheels, avec l'absence de ressort de retour pour le pitch. Le clavier de 32 touches est de piètre qualité.
Pour des raisons d'économie, on y trouve ni séquenceur, ni arpégiateur et les possibilités de modulation sont très, très limitées. En comparaison, un Sequential Pro One va NETTEMENT plus loin...
Venons-en aux qualités de cet instrument:
- Le son. C'est du Moog pur jus, qui permet de belles grosses basses, des leads bien amples et des sons de Sync absolument classes. Le VCF entre en résonnance et permet d'obtenir des FX sympas, bien que limités.
- Il est relativement compact, léger et fiable. Je l'ai utilisé sur scène durant près de 10 ans, à raison d'une vingtaine de concerts par an. Aucun problème de fiabilité et son transport est aisé.
- Il est estampillé Moog, il sonne Moog et cela lui assure une bonne acceptation dans de nombreux styles musicaux.
- Comme son électronique est uniquement à base de composants traversants, une remise en état est aisée et pas trop chère.
- Il est très simple d'utilisation, très intuitif.
J'en viens maintenant aux points négatifs:
- La qualité de construction est très légère. Les potards n'inspirent pas confiance, bougent sur leur axe. Le clavier fait beaucoup de bruit quand on le joue et n'est pas de bonne qualité. Équivalent à ce que l'on trouve sur un Korg MS-20/10.
- Les possibilités de modulation sont très limitées. En conséquence, les possibilités sonores le sont également et se cantonnent aux classiques basses, leads, etc...
- Le temps de chauffe. Il nécessite bien 15 minutes avant d'être parfaitement stable.
Au niveau du grain sonore, oui...il sonne Moog. Mais n'allez pas le comparer avec un Minimoog ou un Moog Voyager. Ces deux synthés monophoniques qui proviennent également de chez Moog se battent dans une toute autre catégorie sonore, là il n'y a aucun doute. Mais il faut être prêt à y mettre le prix.
Quand je vois les prix auxquels sont vendus les Moog Prodigy en occasion de nos jours (printemps 2018), il me semble que c'est disproportionné par rapport aux possibilités de l'instrument. Pour moins de 1'000 Euros, il y a un Moog Grandmother qui sera mis sur le marché tout prochainement, qui propose un grain sonore bien "moogish" et bien plus de possibilités au niveau des modulations grâce à sa conception semi-modulaire.
Donc à moins d'en trouver un pour 500 - 600 Euros, le prix est bien trop élevé. Mais le Moog Prodigy reste un synthétiseur très attachant et super simple d'utilisation.
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Un moog bien ennuyeux….
Publié le 20/10/11 à 11:03Synthé analogique basique signé Moog, portable, léger et spécialisé dans les basses.
Architecture simpliste, tout est sous la main et très didactique.
C'est un mono évidemment et uniquement pilotable via le CV/gate.
en revanche le clavier est très 'cheap' juste un cran au dessus d'un Prophet One c'est pour dire.
UTILISATION
Au niveau utilisation c'est très bien, tout est devant soi donc 1 potard=1 fonction.
A ce niveau on peut dire que le prodigy tout comme beaucoup de mono analogique de cette époque (début 80's) est ultra simple.
SONORITÉS
Alors sur ce point, autant le dire tout de suite, c'est franchement le basique de Moog. Le filtre est très agréable et les enveloppes sont de...…
Architecture simpliste, tout est sous la main et très didactique.
C'est un mono évidemment et uniquement pilotable via le CV/gate.
en revanche le clavier est très 'cheap' juste un cran au dessus d'un Prophet One c'est pour dire.
UTILISATION
Au niveau utilisation c'est très bien, tout est devant soi donc 1 potard=1 fonction.
A ce niveau on peut dire que le prodigy tout comme beaucoup de mono analogique de cette époque (début 80's) est ultra simple.
SONORITÉS
Alors sur ce point, autant le dire tout de suite, c'est franchement le basique de Moog. Le filtre est très agréable et les enveloppes sont de...…
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Synthé analogique basique signé Moog, portable, léger et spécialisé dans les basses.
Architecture simpliste, tout est sous la main et très didactique.
C'est un mono évidemment et uniquement pilotable via le CV/gate.
en revanche le clavier est très 'cheap' juste un cran au dessus d'un Prophet One c'est pour dire.
UTILISATION
Au niveau utilisation c'est très bien, tout est devant soi donc 1 potard=1 fonction.
A ce niveau on peut dire que le prodigy tout comme beaucoup de mono analogique de cette époque (début 80's) est ultra simple.
SONORITÉS
Alors sur ce point, autant le dire tout de suite, c'est franchement le basique de Moog. Le filtre est très agréable et les enveloppes sont de bonnes facture mais rien de transcendant. On peut dire que le son est au rendez vous et on retrouve les basses 80's de pleins de groupes electro pop mais passé cette constatation on s'ennuie ferme. Son registre de 'machine à basse' (même si on peut se permettre quelques lead ou fx de ci de là) le contraint à une utilisation très limitée et c'est bien ça le problème. Point de modulation délirantes, de séquenceur groovy ou de possibilité d'extension en semi-modulaire. Non rien de rien! L'entrée de gamme de la marque ni plus ni moins.
Mais il faut rester lucide sur sa fonction première (bass) et sur l'époque à laquelle il a été construit. Sûrement très pertinent à sa sortie (un clavier Moog léger et portable!!) mais aujourd'hui carrément dépassé quant à ce qui se fait dans cette gamme et surtout au prix proposé en occase qui relève de la pure spéculation quand c'est pas clairement de l'arnaque.
Il n'a rien à voir avec un Prophet One par exemple (son concurrent directe de l'époque) qui lui, à contrario, se révèle tout à fait passionnant dans son exploration et dont le son reste bien difficile à égaler.
AVIS GLOBAL
C'est un synhé que j'aime bien mais je déteste la plus value faite parce qu'il y a marqué Moog dessus. Quand je vois des prix à 900€ et +, je me demande ce qui peut justifier une telle envolée sur une machine aussi restreinte. Pour ma part je l'avais acheté 500€ (ce qui me semble déjà bien trop cher payé) et revendu le même prix à un ami qui l'a gonflé avec 2 moog fooger pour ne pas tourner en rond. Eh bien au final ça fait une belle addition pour un synthé de ce type.
Et en toute honnêteté un Moog Little Phatty/Slim Phatty fera la même chose (avec un peu moins de patate et de grain) avec + des possibilités, d'extension, de mis à jour et des connectiques midi/usb.
Quand on voit ce que les constructeurs d'aujourd'hui sont capable de produire on se dit que la mode du 'vintage' est quand même une belle fumisterie.
Vous voilà prévenu!
Architecture simpliste, tout est sous la main et très didactique.
C'est un mono évidemment et uniquement pilotable via le CV/gate.
en revanche le clavier est très 'cheap' juste un cran au dessus d'un Prophet One c'est pour dire.
UTILISATION
Au niveau utilisation c'est très bien, tout est devant soi donc 1 potard=1 fonction.
A ce niveau on peut dire que le prodigy tout comme beaucoup de mono analogique de cette époque (début 80's) est ultra simple.
SONORITÉS
Alors sur ce point, autant le dire tout de suite, c'est franchement le basique de Moog. Le filtre est très agréable et les enveloppes sont de bonnes facture mais rien de transcendant. On peut dire que le son est au rendez vous et on retrouve les basses 80's de pleins de groupes electro pop mais passé cette constatation on s'ennuie ferme. Son registre de 'machine à basse' (même si on peut se permettre quelques lead ou fx de ci de là) le contraint à une utilisation très limitée et c'est bien ça le problème. Point de modulation délirantes, de séquenceur groovy ou de possibilité d'extension en semi-modulaire. Non rien de rien! L'entrée de gamme de la marque ni plus ni moins.
Mais il faut rester lucide sur sa fonction première (bass) et sur l'époque à laquelle il a été construit. Sûrement très pertinent à sa sortie (un clavier Moog léger et portable!!) mais aujourd'hui carrément dépassé quant à ce qui se fait dans cette gamme et surtout au prix proposé en occase qui relève de la pure spéculation quand c'est pas clairement de l'arnaque.
Il n'a rien à voir avec un Prophet One par exemple (son concurrent directe de l'époque) qui lui, à contrario, se révèle tout à fait passionnant dans son exploration et dont le son reste bien difficile à égaler.
AVIS GLOBAL
C'est un synhé que j'aime bien mais je déteste la plus value faite parce qu'il y a marqué Moog dessus. Quand je vois des prix à 900€ et +, je me demande ce qui peut justifier une telle envolée sur une machine aussi restreinte. Pour ma part je l'avais acheté 500€ (ce qui me semble déjà bien trop cher payé) et revendu le même prix à un ami qui l'a gonflé avec 2 moog fooger pour ne pas tourner en rond. Eh bien au final ça fait une belle addition pour un synthé de ce type.
Et en toute honnêteté un Moog Little Phatty/Slim Phatty fera la même chose (avec un peu moins de patate et de grain) avec + des possibilités, d'extension, de mis à jour et des connectiques midi/usb.
Quand on voit ce que les constructeurs d'aujourd'hui sont capable de produire on se dit que la mode du 'vintage' est quand même une belle fumisterie.
Vous voilà prévenu!
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Publié le 05/06/09 à 12:43
Clavier au touché merdique et bruyant.
sinon tout est dit.
UTILISATION
Tout a porter de mains,un potard une fonction.
l'editon des sons est ont ne peut plus simple.
pas besoin de manuel.
seul regret l'ADS et non ADSR et pas assez de possibilité en modulation.
la aussi tout est dit.
SONORITÉS
Basses profonde et bien grasses,leads genereux
le tout a la sauce old school les oscillateurs derive, le son est baveux
AVIS GLOBAL
Synthé simple d'utilisation
Sons gras typique moog des années 70's 80's…
sinon tout est dit.
UTILISATION
Tout a porter de mains,un potard une fonction.
l'editon des sons est ont ne peut plus simple.
pas besoin de manuel.
seul regret l'ADS et non ADSR et pas assez de possibilité en modulation.
la aussi tout est dit.
SONORITÉS
Basses profonde et bien grasses,leads genereux
le tout a la sauce old school les oscillateurs derive, le son est baveux
AVIS GLOBAL
Synthé simple d'utilisation
Sons gras typique moog des années 70's 80's…
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Clavier au touché merdique et bruyant.
sinon tout est dit.
UTILISATION
Tout a porter de mains,un potard une fonction.
l'editon des sons est ont ne peut plus simple.
pas besoin de manuel.
seul regret l'ADS et non ADSR et pas assez de possibilité en modulation.
la aussi tout est dit.
SONORITÉS
Basses profonde et bien grasses,leads genereux
le tout a la sauce old school les oscillateurs derive, le son est baveux
AVIS GLOBAL
Synthé simple d'utilisation
Sons gras typique moog des années 70's 80's
sinon tout est dit.
UTILISATION
Tout a porter de mains,un potard une fonction.
l'editon des sons est ont ne peut plus simple.
pas besoin de manuel.
seul regret l'ADS et non ADSR et pas assez de possibilité en modulation.
la aussi tout est dit.
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