Clavia Nord Lead A1
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Clavia Nord Lead A1

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Nord Lead A1, Clavier synthétiseur à modélisation analogique de la marque Clavia appartenant à la série Nord Lead.


6 avis d'utilisateurs

test de la rédaction
Neuf à partir de 1 444 € prix moyen : 1 449 €
Occasion à partir de 950 € argus occasion : 910 €Attention, cote argus calculée sur un petit nombre d'annoncesAvertissement important

Test Clavia Nord Lead A1

Test du Nord Lead A1

Test du Nord Lead A1

Simply Red À peine le Nord Lead 4 en route vers le succès, Nord présentait le Lead A1 début 2014, un synthé VA embarquant un nouveau moteur et une approche simplifiée de la synthèse. Le rouge revisité ? Lire la suite…

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Fiche technique Clavia Nord Lead A1

  • Fabricant : Clavia
  • Modèle : Nord Lead A1
  • Série : Nord Lead
  • Catégorie : Claviers synthétiseurs à modélisation analogique
  • Fiche créée le : 20/01/2014

SPECIFICATIONS :
- Clavier 49 notes sensible à la vélocité
- Processeur de modélisation 96 kHz, 32 bit à
virgule "ottante
- Polyphonie 24 voies, multitimbral 4 parties
- Filtres Low Pass, High Pass, Band Pass, +
nouvelles modélisation "Ladder M" et "Ladder TB"
- 4 sorties séparées
- Port USB, MIDI in & out
- Entrées pour pédale de Sustain et pédale de
contrôle
- Poids & dims: 4.85 kg ; 802 x 92 x 260 mm

Distribué par audia

»

Avis utilisateurs Clavia Nord Lead A1

Note moyenne :5.0( 5/5 sur 6 avis )
 6 avis100 %
Alternatif9326/05/2018

L'avis de Alternatif93" Perle rouge "

Clavia Nord Lead A1
Il y a un peu plus d’un an, l’idée d’acquérir un nouveau synthétiseur commençait à germer dans ma tête. Possédant un petit home studio avec une MPC5000 plus d’autres sampleurs Akai ainsi que les workstations Roland XP-50, Yamaha moXF6...je voulais un synthétiseur ayant du grain, simple et qui sonne. Bon, j’admets que cette description se rapproche d’une machine ideale, mais voilà c’était un peu l’idée.
J’ai donc commencé mon travail d’investigation, puis mon choix s’est finalement arrêté sur deux bécanes : le Nord Lead A1 et le Access Virus ti2.
J’ai mis pratiquement dix mois à me décider et au final, après m’être dopé des heures durant aux vidéos des deux machines sur internet, après avoir lu un tas d’avis d’utilisateurs et après avoir testé...heu eh bien aucun des deux excepté le A1 au moment de l’achat, mon choix s’est porté sur le A1.
C’est ainsi qu’après une pratique d’environ 6 mois de ce fabuleux instrument je me sens enfin apte à rédiger un semblant d’avis. Évidemment cet avis ne reflète que mes propres impressions et est de ce fait forcément très subjectif. Il n’a rien d’une vérité absolue excepté les caractéristiques techniques de la bécane. Bien.

Le carton est assez petit et l’ensemble très léger. Une fois à la maison, j’ai pris le temps de prendre un café avant de le déballer. Un grand moment d’exaltation.
Une sorte de jouissance sadomasochiste.
Au déballage, la première chose qui m’a interpellé, c’est la beauté de ce synthé. Bah ouais quoi, il est vraiment beau et unique avec sa couleur rouge. Quand il est allumé avec ses leds vertes et rouges, on dirait un vrai sapin de noël. Là où cette beauté est le plus mise en relief, c’est dans la pénombre. Faites en l’expérience chers amis, ça mérite d’être vu!
En plus d’être beau, on se rend immédiatement compte de la qualité de construction. Châssis en métal, les potards bien solides, la molette de pitch-bend en bois(!) et pour finir, la molette de modulation en une espèce de pierre(!!). Cette dernière, comme tout le reste d’ailleurs est très agréable au toucher. Et comme si tout cela ne suffisait pas pour nous faire comprendre que nous sommes vraiment en face d’une machine de qualité, une inscription en petites lettres sur le côté droit de la façade « handmade in Sweden by Clavia... » se charge de nous le rappeler. C’est du robuste.

Niveau connectique c’est complet.
- Prise casque.
- 4 sorties assignable un peu comme on veut. Soit comme deux sorties stéréo, ou 4 sorties mono ou encore une stéréo et 2 mono. Chacun des 4 slots, qui représentent en gros les parties multitimbrales de la machine peut être envoyé vers l’une des 4 sorties.
- Midi in + Midi out
- USB
- Pédale de sustain
- Pedale d’expression

Donc, une fois l’interrupteur de mise en marche actionné, un petit « clic »se fait entendre et le A1 est prêt. En temps, cette mise en route dure moins de quatre secondes et une fois démarré on peut immédiatement commencer à triturer les potards et autres encodeurs.
Ce synthétiseur possède deux oscillateurs et 46 formes d’ondes réparties en catégories. On retrouve bien sûr les quatre ondes « classiques »: Sine, Triangle, Saw, Pulse mais aussi les formes d’onde digitales, d’autres formes d’onde analogiques, les drawbars, les formants, etc...
Au début, j’étais un peu désorienté face aux différentes pré-configurations des oscillateurs, mais une fois qu’on a compris la logique de la chose ça va tout seul et on finit même par en apprécier la simplicité.

Tout dans cette machine à été pensé et conçu pour faciliter la création.
Avec ce synthétiseur, on peut obtenir vraiment une large palette de sonorités. Je trouve pour ma part qu’il est particulièrement bon pour les nappes. Elles sont grasses à souhait et avec par exemple le mode "detune" plus la fonction unisson, en rajoutant un brin de reverb ou de delay, ça décolle littéralement. Bien sûr, on peut également créer des leads, des basses, des orgues en passant par les pianos électriques....
Il y a même de la FM pour les nostalgiques du DX7. Bien sur, en (beaucoup) plus simple et allégé par rapport à ce dernier, mais les connaisseurs apprécieront et les débutants pourront s’initier aux joies de cette synthèse.
D’ailleurs, comment sonne cette machine? Gras, épais, chaleureux... Selon les configurations des oscillateurs ( ne parlons même pas quand on fait jouer deux programmes simultanément ), on arrive à créer des sons tellement épais qu’ils donnent l’impression de modifier littéralement la résistance des touches du clavier(!)
C’est vraiment étonnant.
Petite information pour celles et ceux qui aiment les sons des années 80, le a1 est aussi à l’aise dans ce registre.
Pour nous faire une petite idée des possibilités de la bête, on dispose de 8 banques de 50 programmes, la huitième étant vide pour commencer à stocker ses propres créations, mais il est possible d’écrire dans n’importe quelle location.
Côté Performances on a 4x50 (200) locations.

La section effets est divisée en trois parties.
Une dans laquelle on choisit l’un des six effets disponibles ( chorus, ensemble, drive, phaser, flanger, ring modulator ), une pour le delay et une pour la reverb.
Pour la première partie, on dispose comme contrôle, en plus du bouton de sélection d’effet...d’un seul et unique potard. Pour les trois premiers effets ( chorus, ensemble et drive ) il joue sur le rapport Dry/Wet et sur les trois restant sur la vitesse de modulation.
Les paramètres de la reverb sont tout aussi épurés. En plus du bouton de choix parmi les 5 différents types de réverbération ( Stage 1 et 2, Hall 1 et 2, Room ) on dispose d’un potard Dry/Wet.
C’est le delay qu’est le plus garni. En plus du bouton Dry/Wet, on peut ajuster le tempo, le feed-back, choisir le mode ping-pong et il est également possible de synchroniser le delay sur le masterclock.
Dans l’ensemble, c’est quand même assez épuré et de ce fait je me permets d’émettre un petit bémol dessus, même si au final ce n’est pas si gênant. Plutôt que de considérer le verre à moitié vide, je préfère le voir à moitié plein et me dire qu’ils auraient pu ne pas être là ces petits effets. Vu qu’ils sont de bonne qualité, ils apportent quand on les active une touche très sympa au son.
Ils permettent aux formes d’ondes d’être utilisées telles quelles sans aucune édition plus poussée. On en choisit une, on ajoute un chorus, une reverb et c’est parti!

« Mutate » et « Randomize » sont deux fonctions intéressantes permettant à coup sûr de stimuler la création et l’inspiration.
« Randomize Sound » ressemble un peu au petit dé sur Google Earth, c’est à dire destination au hasard. En appuyant sur la touche, le synthétiseur génère et attribue de façon aléatoire des valeurs aux différents paramètres ( filtres, effets, enveloppes, lfo...) pour un résultat...hasardeux. Pour l’expérimentation c’est assez efficace, même si les sons générés sont rarement utilisables en tant que tels. Ils nécessitent très souvent sinon systématiquement d’être ajustés. Néanmoins ils peuvent servir de point de départ. En ce qui me concerne, je trouve que c’est très utile pour créer des EFX.
La fonction « Mutate » elle, est beaucoup plus tempérée, et par la même occasion plus utilisable. Elle génère des « mutations » un peu plus soft en prenant comme base le son actuellement édité. Concrètement, on est entrain de créer une belle nappe et on arrive à un résultat qui nous plaît ( ou pas ) plus ou moins. En faisant appel à la fonction « Mutate Sound », le son obtenu sera une évolution ( ou régression suivant nos attentes et les goûts du moment ) de cette belle nappe. On peut répéter la manipulation autant de fois qu’on le souhaite, mais plus on le fait, plus on s’éloigne du son original.
Pour exploiter pleinement son potentiel et ne pas se perdre dans le labyrinthe créatif aux débouchées multiples, le A1 possède une sorte de fil d’Ariane permettant de sauvegarder dans une mémoire volatile, les différentes variantes du son que nous sommes entrain de créer.
C’est la fonction « Like ». Elle est très utile car elle permet d’explorer et de revenir en arrière à tout moment si la direction qu’on a pris s’avère ne pas être la bonne.
Il y a 50 emplacement pour stocker les « likes » et Ils ne sont pas conservés lors de l’extinction de l’appareil. Ainsi, il ne faudra pas oublier de sauvegarder le « heureux élu ».

Voilà un peu mon avis sur cette bécane. J’ai omis des choses ( arpeggiateur, lfo, morph, fonction hold, split, etc...) car il y a encore beaucoup à dire, mais je pense avoir réussi plus ou moins à exprimer ce qui me paraissait être le plus pertinent.
Je pense que ce synthétiseur fait partie des machines ayant réussi à allier de façon efficace simplicité et puissance. Il conviendra aussi bien aux confirmés qu’aux débutants souhaitant se familiariser avec la synthèse. Le son est d’une qualité remarquable et je peux dire sans hésitation que c’est le meilleur synthétiseur que j’ai eu.
Il ne possède pas d’écran, juste trois petits afficheurs. Et alors? serais-je tenté de dire. On fait de la musique avec ses oreilles et ce synthétiseur est avant tout là pour le Son. Pas de menu ou du menu du sous menu ou que sais-je. Tout est accessible rapidement et cette rapidité favorise la spontanéité et la créativité.
Il lui manque peut-être quelques Drum Kits. Certes il est possible de créer des éléments percussifs mais ce n’est pas vraiment sa tasse de thé.
En même temps, on peut pas tout avoir non plus.
Je referais ce choix sans hésitation.
Bonne musique à tous.
»
egoujou21/04/2018

L'avis de egoujou" Excellent Quadruple synthé"

Clavia Nord Lead A1
Utilisation:
Je l'utilise pour l'instant dans mon petit studio.
Ergonomie: excellente et rapide prise en main. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas joué avec un synthé et la prise en main a été très rapide. Produit solide, me donne confiance. Petite dimension, léger, je peux le transporter facilement si besoin.

Les plages sonores me semblent infinies, par la possibilité de créer des performances (ie 4 couches de synthése maximum). Vraiment belles tessitures à créer.

Avis très positif donc. A utiliser si possible avec une pédale de contrôle type EV 5. Tous les paramètres sont éditables et peuvent faire partie du morphing, lui même très simple à paramétrer.



»
Kaspar Hauser22/11/2017

L'avis de Kaspar Hauser" L’œuvre au rouge"

Clavia Nord Lead A1
Voulant étoffer mon petit home studio avec un synthé destiné à la création facile et rapide de sons de qualité, petit à petit, mon choix s'est porté sur la couleur rouge de ce petit A1, qui me faisait du charme.
En dehors de mes nombreux VST, c'est mon premier VA hardware. Je ne suis donc pas en territoire totalement nouveau, mais le fait de pouvoir agir sur des commandes de manière physique est, comme je m'y attendais, une véritable aide à la création.
Étant allergique aux menus et aux sous-menus imbriqués sur mes workstations, et n’étant pas franchement patient, le sound design était jusqu'alors trop laborieux pour être exploité de manière sérieuse.
Quant aux VST, fussent-ils aussi agréablement programmés que les synthés d'Urs Heckmann ou de Rob Papen, la synthèse à la souris ne fait pas non plus partie de mes petits plaisirs solitaires.
Le Nord Lead A1 semblait donc réunir à mes yeux toutes les conditions pour faire pencher la balance de son côté : simplicité d’utilisation poussée à son paroxysme tout en conservant l’excellence sonore, le sérieux et la réputation d’une marque aussi renommée que Clavia. J'ai donc fini par le commander…
Et grand bien m’en a pris.

En déballant le clavier, ce qui saute aux yeux en premier, c'est l'incroyable qualité de construction. Le synthé est de petite taille et très léger, mais s'avère robuste et particulièrement bien fini. Tout semble solide et taillé pour durer dans le temps, ce qui est rassurant face à la tendance actuelle du marché qui vise le jetable. Bon, on n'en est pas encore là avec les synthés, mais quand je compare la qualité de finition du p’tit rouge face à ses collègues nippons qui s'accrochent à mes stands, comment dire, il n'y a pas photo...

La prise en main de l’instrument est immédiate. Jusqu'à ce jour je n'ai eu à regarder que deux fois la notice : une fois pour comprendre comment changer la protection d'écriture en mémoire sur off et la seconde pour vérifier que l'horloge pouvait bien se synchroniser sur une source externe. Du coup, quand je songe à mes soirées passées à l'époque à étudier laborieusement les notices de mes workstation, ça me laisse songeur...
L'ergonomie est facile à apprivoiser. Les commandes sont placées de manière logique et l'utilisation de la touche shift devient de manière rapide une habitude, puis s'oublie.

Le A1 ne possède pas de véritable écran. Il y a, en revanche, des petits afficheurs qui sont au nombre de trois. Le premier reflète les principales données relatives aux numéros de programmes ou de performances, il permet de suivre en temps réel les valeurs des commandes utilisées, ainsi que les quelques options système, midi, etc. Un autre concentre les infos sur la partie oscillateur et le dernier affiche les formes d’ondes utilisées.
Mais cette absence n'est pas un handicap. D'une part, on est en plein dans l'esprit vintage, propre aux anciennes machines, et le parti pris par Clavia est clair là-dessus: tout est immédiatement à portée de main, donc pas besoin d’affichage dédié. D'autres parts, le logiciel librarian permet un classement et une navigation aisée dans les sonorités, ce qui se montre à l’usage encore plus pratique qu’un petit écran intégré.
La seule utilité réelle d'un hypothétique écran aurait été l’affichage d'un comparatif des valeurs des commandes durant l’édition mais, du coup, ça aurait probablement incité le fabriquant à faire des sacrifices dans l'ergonomie générale en truffant le clavier de menus et de sous-menus, histoire de rentabiliser l’investissement. Donc, très peu pour moi, merci !

Si tout le reste respire la qualité et la solidité, le clavier, à contrario, ne m'inspire vraiment pas confiance. Je trouve le touché un peu mou et à des années lumières de mon vénérable M1, qui est ma référence pour ce genre de comparatif. De plus, j'ai vraiment l'impression qu'il est excessivement fragile. J'espère sincèrement qu'il ne s'agit là que d'une impression, autrement il y aurait une faute de parcours assez impardonnable pour Clavia, surtout dans cette moyenne de prix. Je verrai à l’usage.

L'absence d'aftertouch, en revanche, n'est en soi pas un réel problème. La molette et la pédale d'expression font tellement bien le job que cette absence est compensée et acceptable. Puis, vu l’impression de fragilité du clavier, ça me ferait peur d’exercer de la pression supplémentaire sur les touches.
Maintenant, compte tenu de la réputation des synthés de cette marque, je pense que je me suis lancé dans une paranoïa injustifiée.

L'utilisation du stick en bois est, pour celui qui n’a pas l’habitude de la marque rouge, quelque peu déconcertante. Je ne m'attendais pas à autant de résistance. Aujourd’hui, après du temps passé dessus, je le trouve particulièrement bien réglé et, finalement, taillé pour une utilisation créative, notamment pour les effets « manuels » de vibratos. Le stick est judicieusement positionné à proximité de la molette ainsi que des touches utilisées le plus fréquemment, qui se placent naturellement sous les doigts. Un excellent point pour l’étude ergonomique.


Le niveau sonore en sortie est très correct et le son, en dehors de quelques exceptions, est équilibré sur la totalité des presets.
Les sonorités sont d'une finesse et d'une beauté comme j'en ai rarement entendu jusqu'à présent.
En parcourant rapidement les quelques 350 programmes et les 150 performances livrés d'usine, on est devant un panel impressionnant de couleurs sonores. Comme l'écrivait Synthwalker dans son test, on est face à un caméléon, à l'aise dans tous les genres musicaux et je le confirme haut et fort : la bestiole génère des sonorités si variées et si riches que l'on a du mal à croire qu'il n'y a qu'un seul LFO sous le capot ou que la partie oscillateurs est bridée.

Mais à ce niveau-là, le A1 cache encore bien son jeu. C'est en programmant soi-même ses sonorités que se dévoile tout le potentiel de cette machine.
Très sincèrement, je suis bluffé. Même si au départ je redoutais un peu de n'avoir pas fait le bon choix, notamment face à un Nord Lead 4, qui lui est totalement débridé, à l'usage, tous les doutes se sont dissipés et tous les petits points négatifs que je décris au fil de ces paragraphes s’envolent, balayés d’un revers de main.

La simplification des commandes opérée par Clavia n'entrave finalement que très peu les possibilités de création. Les préréglages couvrent déjà une grande partie des combinaisons qu'utilisent spontanément les musiciens et l'architecture de la machine offre une telle palette sonore que l'on oublie vite cette limitation, pour se concentrer sur le son lui-même.
Ce qui m'a véritablement impressionné dans le rendu du A1 c'est la chaleur et la diversité que l'on peut obtenir dans les timbres. Ils sont organiques, presque vivants et très musicaux. D’une finesse remarquable, ils tiennent la route, tête haute, face à n'importe quel VST au registre comparable, et supplantent haut la main les sons que j'ai réussi à tirer de mes autres bécanes hardware.
Attention toutefois, comme je disais plus haut, rebuté par les menus, je fais un piètre programmeur et il est fort à parier qu'un FA-06, entre des mains expertes, puisse donner dans l'absolu des sons d'un autre monde. Mais en tous cas, pas avec moi...

Je reste un peu dubitatif quant à la fonction qui permet de faire muter de manière aléatoire, intégralement ou partiellement un son. C’est amusant deux minutes exactement, mais on se rend vite compte que les mutations finissent toujours en une bouillie sonore inaudible, pas même exploitable en catégorie FX. Je me suis amusé à tester cette fonctionnalité sur plusieurs types de sons et sur une durée relativement importante. Je n’ai guère tiré plus de cinq-six sonorités intéressantes et surtout exploitables, et ça sur un bon nombre d’essais. Je trouve donc dommage de consacrer deux touches à cette fonction qui ne sera dans la pratique, de toute façon, que très rarement utilisée. A mon sens, il y a encore du pain sur la planche pour les codeurs, les algorithmes ne sont pas tout à fait au point. Il s’agit juste d’un gadget.

En revanche, l’idée de la mémoire « Like » qui permet de stocker en mémoire volatile cinquante variantes d’un son est très utile durant la phase de programmation et c’est là une belle trouvaille de Clavia. C’est probablement la fonction dont je me sers le plus pendant mes expérimentations sonores.

Je tire mon chapeau pour la qualité des filtres. Ils sont au nombre de six, assez remarquables dans l'ensemble et bien modélisés. J'apprécie particulièrement le rendu de l'émulation du Mini et le Lp12. Encore que, en pinaillant un peu j’aurais tendance à les trouver un poil trop « sages ». J’ai en mémoire les quelques fois où j’avais taquiné une vieille bécane analogique, et ce grain d’époque ainsi que cette subtile imperfection ne peut, à mon sens, être reproduite ou modélisée sur du numérique. C’est en quelque sorte de l’âme de ces machines que l’on parle, et une âme, par essence, relève du transcendantal. On parlerait donc d’électroésotérisme à propos d’un synthé numérique qui se comporterait comme un vrai analogique, non ? Mais je divague.

Toutefois, dans un contexte d’une machine à 1400€, il est indéniable que chacun des filtres du A1 apporte à sa manière une nouvelle source d’inspiration et tous trouvent bien leur place dans l’esprit de ce synthé, résolument orienté « retour-aux-sources-vintage-analogue-style ».

D’ailleurs, pour nous conforter dans cet esprit, Clavia a sélectionné judicieusement un panel d’effets, eux-aussi orientés vintage. Ils sont de très bonne facture et se composent d’un premier processeur pilotant un chorus, un ensemble, un phaser, un flanger, un drive et un ring modulator. Un autre processeur est dédié au delay et encore un troisième à la réverbe. Les trois sont utilisables simultanément.
C’est le delay qui bénéficie des réglages les plus poussés, mais cela ne veut pas dire que les autres ne sonnent pas. Ils jouent bien leur rôle et sont optimisés pour s’intégrer convenablement dans la chaîne sonore du A1. C’est aussi pour la première fois qu’une réverbe intégrée m’emballe autant : bien dosée, elle sait colorer le son avantageusement, sans lui voler la vedette.

Bon point aussi pour Clavia en ce qui concerne les formes d’ondes disponibles dans la section des oscillateurs : le choix est assez large. Les quatre formes incontournables : triangle, sinus, dent de scie et carré, sont au rendez-vous. Elles sont suivies de formes analogiques étendues, puis par 3 PWM fixes, mais aussi des ondes numériques, pianos électriques, cloches, orgues et autres formants de voix.
On peut toujours rouspéter sur le : « ils ont mis trop de ci et pas assez de ça… » mais, au final, ce panel est suffisamment large pour contenter le plus grand nombre d’utilisateurs. Par ailleurs, ça permet aussi de sortir des sentiers battus d’un VA classique et de s’attaquer à des univers sonores plus larges, notamment, avec la présence de la FM et l’AM dans le panel des préréglages des oscillateurs. Stratégie marketing oblige pour positionner avantageusement le A1 face à la concurrence.

De manière générale, la section oscillateur propose des configurations à un seul oscillateur, un seul doublé par une sorte de clone virtuel, un plus du bruit et des combinaisons de deux oscillateurs, avec des variations préprogrammées pour le second, qui peut notamment se comporter comme un sub. Pour terminer, il y a aussi plusieurs variantes pour la FM et l'AM, ce qui complète à merveille les possibilités sonores.
Un potentiomètre permet de doser l’amplitude de l’interaction entre les deux oscillateurs ou entre l’oscillateur et son clone, s’adaptant à chaque fois à la configuration en cours. Ça paraît peu, ça semble limitatif et au départ j’étais méfiant.
Mais après quelques jours d’utilisation, j’ai radicalement changé d’avis. Tous ces réglages couvrent une grande majorité de combinaisons possibles et laissent entrevoir tant de possibilités de création que chacun y trouvera son compte. Puis, ça oblige finalement à sortir des sentiers battus et à se livrer à une expérimentation qui est des plus agréables et surprenantes.
Je regrette quand même un peu que Clavia ne sépare pas son générateur de bruit, pour libérer l'un des deux oscillateurs de cette tâche. Après tout, d'autres y arrivent en l'ajoutant dans la partie du mixer des oscillos, mais il me semble que le NL4 souffre lui aussi de cette restriction.
Changeons de fonction.

J’aime bien l’option Unisson. Elle a trois positions. Elle épaissit efficacement le son. C’est assez incroyable d’ailleurs, car en deux temps, trois mouvements, en choisissant une simple forme d’onde à dents de scie, un mode oscillateur Detune ou Shape, en ajoutant un chouïa d’unisson et une pincée d’effets, ce n’est même plus la peine de sculpter votre son à coup de filtres, LFO et d’enveloppes, le A1 sonne tout seul !

Tiens, en parlant de sculpter le son, lorsque j’utilise les enveloppes je suis encore un peu désorienté. Alors certes Clavia a fait un travail remarquable de simplification, dépouillant l’ADSR classique de son S-ustain. Enfin, pas exactement en dépouillant, disons plutôt en mixant le Decay avec le Sustain. Du coup, mon conditionnement de Pavlov me pousse à chercher parfois en vain le Sustain, alors qu’il suffit de tourner à fond le potentiomètre du Decay pour qu’il se transforme en Sustain, et de finir avec le Release. Mais bon, c’est un peu capilotracté quand même, hein…

Et en plus, les deux enveloppes disponibles sur le A1 suivent ce même principe. Bon, c’est un coup à prendre. Ça nous fait quand même perdre un léger potentiel de modélisation sonore, tant pis.
Autant l’oscillateur préconfiguré ne m’a pas gêné, autant là, ça coince très légèrement. On verra après quelques mois d’utilisation.

Pour continuer à ronchonner un tout petit peu parlons du LFO. Déjà qu’il est unique sur cette machine, il a été livré là dans sa plus simple expression. Il y a cinq formes d’ondes disponibles. Que du basique ici : carré, triangulaire, dents de scie, dent de scie inversé et le S/H classique. Tout cela assaisonné par des options de modulation relativement simples du filtre et des oscillateurs. Après, à l’usage, il faut quand même rendre à Clavia ce qui lui appartient, il est efficace et fait bien le job. Mais quand même, ça aurait mérité un tout petit peu plus d’options disponibles ; « Ok, on a un seul LFO, mais regardez, il est survitaminé ». Bon, je m’égare de nouveau, après tout, à y regarder de plus près le marché des synthétiseurs, il y en a un paquet qui n'offrent qu'un seul LFO.
Poursuivons le tour du propriétaire.

Je ne parlerai de l’arpeggiateur que de manière très succincte, je ne m’y suis pas encore réellement penché dessus mais, en écoutant les sons en mode performance où il est souvent utilisé, je constate qu’il est possible de l’exploiter de manière très surprenante. Il faut souligner là le talent des sound designers qui ont travaillé sur les presets d’usine : ils ont accompli un travail fort remarquable où toutes les facettes du A1 ont été judicieusement exploitées pour nous en mettre plein les oreilles. Il me semble quand même que l’arpeggiateur est réduit, lui aussi, à sa plus simple expression. Une remarque cependant, en réaction à ce que j'ai pu lire sur le fait que l'A1 fait mieux que le Nord Lead 4, car pour ce dernier, l'utilisation de l'arpeggiateur monopolise l'un des deux LFO. En fait, heureusement qu'il ne s'appuie pas sur le LFO pour piloter les arpèges, sans quoi on n'aurait plus de LFO du tout... Par contre, ça présage une bonne nouvelle pour le successeur du NL4, un hypothétique NL5 qui, du coup, pourra bénéficier de la technologie du A1 pour libérer ses LFO de cette tâche.

Je passerai aussi sur le côté multitimbral à quatre parties qui tire bien son épingle du jeu avec les 26 voies de polyphonie et je terminerai ce tour d’horizon par le Morphing.

Alors là, j’adore ! Si le Nord Lead 4 propose un mode similaire bien plus étoffé, le A1 tire bien son épingle du jeu. Le morphing permet de passer progressivement d’un ensemble de réglages qui constituent votre son, à un autre réglage qui peut soit enrichir subtilement, soit changer radicalement votre preset. Amusez-vous, en mode performance, à empiler quatre timbres différents, avec des morphings différents et vous obtiendrez un effet redoutable.
On peut utiliser à peu près tous les paramètres de synthèse, à l’exception des formes d’ondes et du réglage des oscillateurs ainsi que des paramètres qui s'activent par pression d'un bouton (je ne pense pas en oublier). On fait cela en les assignant à la molette de modulation/pédale d’expression et à la vélocité. Il suffit ensuite d’agir sur la molette, sur la pédale, ou sur la force de frappe sur le clavier pour modifier le rendu sonore de votre timbre. Le résultat est vraiment convainquant.
De plus, assigner les paramètres est un véritable jeu d’enfant. On clique sur le bouton correspondant à la destination (molette/pédale ou vélocité) et on tourne le ou les potentiomètres de votre choix. Comme à chaque fois il y a une petite lumière verte qui s’allume sous la commande utilisée (pour signifier qu’une mutation est dispo pour un son), suivant les presets, lorsqu'il y a beaucoup de mutations sur une sonorité, votre A1 ressemble plus à un sapin de noël qu’à un synthétiseur.


Voilà pour cette petite visite et mes impressions très subjectives concernant cette machine. J’ai laissé de côté un certain nombre d’autres paramètres comme le vibrato, le glide, etc, mais vous conviendrez que j’ai été déjà trop bavard. Il y a sans doute de la redite par rapport à ce qui a déjà été écrit sur ce clavier ici ou ailleurs, mais bon, je pense que ça peut toujours trouver son utilité auprès de quelqu’un qui hésite à acheter ce synthétiseur. Personnellement, ce sont les avis des internautes qui m’ont aiguillés et aidé à franchir le pas pour cet achat. Un achat que je ne regrette vraiment pas !
Alors oui, le A1 est un synthé simple mais diablement efficace. C'est une véritable alchimie sonore, à l'aise dans tous les registres. Il sera un compagnon idéal pour les paresseux comme moi, qui veulent obtenir vite un son splendide ou deviendra un mentor efficace pour ceux qui souhaitent approfondir leur initiation en synthèse. Et encore une fois : mais quelle claque sonore !
»
Oliver Sp@rk09/08/2017

L'avis de Oliver Sp@rk" Déroutant au début mais sonorités au TOP ! "

Clavia Nord Lead A1
C'est mon premier clavier NORD après des années sur Roland / Korg / Technics

Si comme moi vous n'avez JAMAIS eu de véritable synthé, mais plutôt des workstation ou des arrangeurs, vous risquez d'être un peu perdu au début ...car il n'y a pas de classification par instrument, ce n'est pas le but de ce synthé: vous devez CREER votre propre sonorité à partir d'une forme d'onde que l'on va moduler en tournant tous les boutons ...et ce n'est pas du tout le même délire que de simplement choisir une sonorité de "piano" en poussant sur 1 seul bouton :-)

Vu que tout se fait intuitivement, on part avec juste un son de type 'biiiiip' ou 'buuuup', ou 'zouuuuu' (pour schématiser) ... et on ne sait pas vers quel son on va arriver au final :-)

la partie FX est très simple d'utilisation (délai, drive, flanger, etc) ... mais je dois encore passer du temps sur le fonctionnement du morphing et des autres possibilités de ce synthé ...

Mais ce qui est incroyable, c'est qu'au final, on arrive à des sonorités inédites, géniales, souvent très musicales ET utilisables...en un temps record !!! C'est fun et rapide !! le mode performance permet de superposer plusieurs sonorités...et ça sonne juste énorme, la qualité du son est bluffante !

Il y a de nombreuses sonorités téléchargeables sur le site de nord, et sur le forum dédié... dans un premier temps, c'est vraiment utile pour comprendre son fonctionnement.

Le touché du clavier est très bien, rapide et agréable. la finition est exemplaire !

Les presets d'usines sont utilisables, et je trouve qu'il est indispensable d'utiliser le logiciel afin d''organiser' ses banques de sonorités (strings, orgues, pulsating...ou ce que vous voulez) ...car en live il va falloir mémoriser les numéros des présets dans votre tête ! (il faudrait limite une application ipad pour pouvoir gérer les banques en live)

Le seul truc qui manque : c'est un bouton transpose par 1/2 tons !! (on sait juste monter ou descendre à l'octave, mais pas par 1/2 tons) et le fait qu'on ne sait pas importer de sample.

pour le reste, c'est que du bonheur !

note : il faut considérer ce synth comme un 2eme clavier, car pour les sonorités d'instruments de bases, il vaut mieux un clavier plus traditionnel (où alors vous achetez directement un nord stage 3 ... )

cette vidéo vous parlera nettement plus :


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News Clavia Nord Lead A1

[NAMM][VIDEO] Clavia Nord Lead A1

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Clavia nous a gratifié d’une présentation du tout nouveau synthé à modélisation sur son stand au NAMM Show 2014.

[NAMM] Clavia présente le Nord Lead A1

122 Publiée le 20/01/14

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