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On Refait Le Patch #66 : Test de T-Racks 5

Test Collection pluginophile
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Rassemblant l’intégrale des plug-ins pour le mixage ou le mastering d’IK Multimedia, T-Racks nous revient dans une cinquième version pleine de nouveautés sur le fond comme la forme. De quoi en faire un indispensable ?

Comptant parmi les plus anciens produits d’IK Multimedia avec Amplitube, T-Racks n’était au départ qu’une suite de quelques effets à la personnalité Vintage. Près de 15 ans plus tard, le concept a toutefois fait du chemin et IK Multimedia s’étant efforcé de modéliser quantité d’effets et traitements de studio légendaires entre temps, ce sont désormais 37 plug-ins qui sont proposés dans la version Deluxe de T-Racks 5, accompagnés d’un logiciel hôte pensé pour le mastering.

S’il y a bien sûr quelques nouveaux venus parmi les traitements proposés, l’un des plus importants changement de cette v5 tient dans la refonte complète des interfaces graphiques qui, sans abandonner le parti pris photoréaliste qui est celui d’IK depuis le début, fait la part belle au responsive design. Du logiciel T-Racks aux différents plug-ins, tout est désormais librement redimensionnable de sorte qu’on peut tout à fait utiliser la surface complète de l’écran pour afficher un unique plug-in. Évidemment, l’éditeur en a profité pour mettre à jour les gestionnaires de presets qui sont également plus lisible que jamais même s’ils ne suivent pas le redimensionnement de l’interface.

Servant d’hôte virtuel pour les plug-ins de la suite qui, précisons-le, peuvent aussi être utilisés comme plug-ins indépendants, le logiciel T-Racks est lui même disponible en plug-in comme en application autonome. C’est toutefois cette dernière qui sera la plus intéressante vu qu’elle offre nettement plus de fonctions que la version plug-in et permet de réaliser un mastering d’un bout à l’autre, en gérant les différent morceaux composant un album (avec une chaine de traitement pour chaque), les éventuels fondus et l’export DDP.

C’est tout cela , en plus des nouveaux modules que sont One, Dyna-Mu, EQual & Master Match, que nous vous proposons de découvrir en vidéo.

Test vidéo

Conclusion

Il serait malvenu de ne pas saluer la réussite de cette cinquième version de T-Racks qui, outre son rapport quantité/qualité/prix, progresse tant sur l’ergonomie que sur la variété des traitements qu’elle propose et sort même un peu du marketing convenu de l’émulation où IK rivalise en termes de qualité avec les Slate (mais sans clé iLok), Universal Audio (mais sans carte DSP) et Waves (Mais sans politique commerciale piégeuse). Outre un Dyna-Mu qui manquait, l’ajout de Master Match, One, EQual et d’outils de visualisation bien pensés redonnent un peu de modernité à l’ensemble même si la collection de traitements proposée s’avère toujours aussi déséquilibrée car elle présente nombre de redondances sur le plan fonctionnel. Les deux tiers des plug-ins sont ainsi soit des EQ, soit des compresseurs ou des limiteurs. Et si ce parti-pris ravira sans doute les collectionneurs pluginophiles enthousiastes à l’idée d’empiler les légendes virtuelles dans leur répertoire VST, si cette accumulation peut se justifier par le fait que oui, un EQ n’a pas le même grain et comportement suivant qu’il est conçu par Neve, API ou SSL, ça ne suffit pas à faire oublier que nombre d’outils utiles pour le mixage ou le mastering pointent encore aux abonnés absents. On ne dispose ni de transient designer, ni d’EQ dynamique ou de processeur à convolution et les effets, pourtant utiles au mixage, sont toujours un sous-nombre : en dehors d’un écho à bande et d’une collection de réverb, on n’aura rien d’autre à se mettre sous la dent de ce côté.

On regrettra en outre le fait que la version autonome de l’application T-Racks ne gère pas automation, tandis que sa version plug-in qui les gère via la STAN ne propose pas le fameux Gain Matching qui permet de ne pas se faire abuser par le volume lors de la comparaison entre signal traité et signal non traité. Par rapport à un Ozone, on déplorera enfin l’impossibilité d’utiliser des plug-ins de tierce partie dans le logiciel qui demeure fermé sur lui-même.

Reste à parler du prix enfin, et qui, selon la version, selon qu’on achète le produit complet ou une mise à jour, et selon qu’on valorise ou non le nombre de plug-ins proposés, pourra sembler plus ou moins attractif. 38 plugins pour 650 euros dans la version Max, ça nous place le plug à 17 euros, ce qui n’a rien d’une mauvaise affaire. Reste qu’avec 27 EQ/compresseurs/limiteurs/tranche sur l’ensemble, il n’est pas sûr que tout le monde juge l’offre très intéressante. Chacun devra donc bien réfléchir à ce qui lui importe avant d’investir, en sachant que les promos sont courantes chez le développeur italien et qu’entre le T-Racks Custom Shop qui permet d’acheter module après module (mais c’est évidemment moins intéressant pécuniairement parlant) et le système de jampoint, il y a de quoi trouver chaussure à son pied. Il est en tout cas indubitable qu’IK nous livre là l’une des plus intéressantes évolution de T-Racks depuis son lancement en 1999. Ca mérite bien un coup de chapeau.

Notre avis :
Points forts Points faibles
  • Une mise à jour majeure
  • Interface ergonomique et redimensionnable
  • Outils de visualisation / analyse
  • Master Match
  • One, ou le mastering pour les nuls
  • Le Dyna-Mu : ça manquait
  • Rapport quantité/qualité/prix
  • Qui a besoin d’une douzaine d’EQ et d’une quinzaine de compresseurs ?
  • Pas d’EQ dynamique, de transient designer, de Distressor et pas d’effet en dehors des réverbes et de l’écho
  • Pas d’automation sur la version autonome de T-Racks Suite
  • Pas de Gain Matching sur la version plug-ins de T-Racks Suite
Pas de possibilité d’utiliser d’autres plug-ins VST dans le logiciel
  • Quelques bugs graphiques
  • One vraiment trop bourrin
À propos de nos tests
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