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Pédago
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Stem un peu, beaucoup, à la folie ! Séparation des stems en DJing : fonctionnement, logiciels et conseils pratiques

Rédigé par un humain

Depuis 2025, l’écrasante majorité des éditeurs de logiciels DJ ont mis leurs créations à jour en implémentant une fonction de séparation automatique des stems d’un morceau. Mais même si c’est un outil assez révolutionnaire et très utile, plusieurs questions demeurent : comment ça marche ? Comment optimiser son utilisation ? Faut-il préparer les stems en amont d’un set ou en direct ? C’est parti !

Séparation des stems en DJing : fonctionnement, logiciels et conseils pratiques : Stem un peu, beaucoup, à la folie !

Qu’est-ce qu’un stem ?

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En audio, les stems sont les diffé­rents groupes de pistes qui composent un morceau : la voix lead, la mélo­die instru­men­tale, la suite d’ac­cords qui pose l’har­mo­nie, la ligne de basse, la batte­rie, etc. C’est un angli­cisme issu des disci­plines bota­niques, qu’on pour­rait traduire litté­ra­le­ment par les mots tiges ou branches. Or, ces groupes de pistes, combi­nés lors de la phase de produc­tion musi­cale pour créer un titre complet, peuvent désor­mais être extraits et isolés par des logi­ciels DJ tels que VirtualDJ, Serato DJ Pro, djay Pro ou bien encore rekord­box.

Natu­rel­le­ment, cette nouvelle fonc­tion­na­lité de sépa­ra­tion des stems ouvre un champ de possi­bi­li­tés créa­tives inédites, comme l’in­ter­pré­ta­tion a cappella ou pure­ment instru­men­tale d’un titre. De plus, elle est très simple d’uti­li­sa­tion, car le logi­ciel gère auto­ma­tique­ment la sépa­ra­tion des groupes en ques­tion et propose un résul­tat clé en main.

Mashups, remixes et tran­si­tions : les possi­bi­li­tés créa­tives des stems

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L’in­ven­tion de la fonc­tion de sépa­ra­tion des stems a permis de résoudre de nombreux problèmes tech­niques auxquels les DJs étaient confron­tés depuis des années, surtout lorsqu’ils·elles souhai­taient jouer unique­ment une sélec­tion de pistes isolées d’un titre. Certes, quelques enre­gis­tre­ments équi­va­lents aux stems actuels étaient parfois dispo­nibles dans de très rares maga­sins de disques, ou pire, sur des sites web douteux. Mais dans la plupart des cas, ils restaient abso­lu­ment introu­vables et inac­ces­sibles.

Grâce aux logi­ciels actuels, il est possible de se procu­rer des extraits audio parfai­te­ment exploi­tables issus de quasi­ment n’im­porte quel morceau, sans aucun effort. Et natu­rel­le­ment, après extrac­tion, ils peuvent être faci­le­ment super­po­sés sur des grilles ryth­miques ou voir leur tona­lité modi­fiée au sein du même logi­ciel. Pratique !

Cette fonc­tion ne sert pas seule­ment à créer des sons a cappella, et donc à faci­li­ter la produc­tion de mashups et de remixes, elle offre égale­ment de nombreuses autres possi­bi­li­tés pour imagi­ner des tran­si­tions créa­tives ou pour dyna­mi­ser des enre­gis­tre­ments plus anciens, qui sonne­raient de manière un peu datée par rapport aux stan­dards d’aujour­d’hui.

Utili­sa­tion en temps réel

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Autre atout, la fonc­tion de sépa­ra­tion des stems s’uti­lise aussi très faci­le­ment en temps réel. D’un simple clic dans le logi­ciel, ou en appuyant sur les commandes dédiées d’un contrô­leur DJ, il est possible d’iso­ler et de mixer ces pistes vocales ou instru­men­tales, en un instant. Les fichiers stems ainsi obte­nus sont immé­dia­te­ment prêts à être mixés et trai­tés avec un ensemble d’ef­fets.

Alors qu’un DJ set « clas­sique » consiste la plupart du temps à trai­ter chaque morceau avec un égali­seur ou un filtre, puis à les enchaî­ner tels quels, le mixage par stems offre une palette de possi­bi­li­tés bien plus riche et permet un travail des sono­ri­tés beau­coup plus précis. On pense, par exemple, à la possi­bi­lité de suppri­mer instan­ta­né­ment des parties problé­ma­tiques entre deux titres afin d’évi­ter qu’elles entrent en conflit (deux batte­ries qui ne vont pas ensemble, deux suites d’ac­cords aux tona­li­tés disso­nantes, deux lignes de basses qui s’an­nulent l’une et l’autre, etc.).

De plus, c’est aussi un formi­dable outil de sauve­tage en live. Si, par exemple, les parties vocales de deux morceaux se heurtent en plein mix, vous pouvez rapi­de­ment (et assez préci­sé­ment) corri­ger le tir et sauver le set avec élégance. Il y a encore quelque temps, sans la fonc­tion Stems, seules une coupure rapide ou une tenta­tive de rattra­per le coup avec l’éga­li­seur permet­taient de résoudre ce type de problèmes.

Limites et qualité sonore des stems auto­ma­tiques

La fonc­tion de sépa­ra­tion des stems semble donc être l’ou­til créa­tif idéal pour les DJs, mais, comme souvent, il y a un hic. Et pas des moindres, car la qualité sonore obte­nue avec cette méthode est loin d’éga­ler celle des pistes indi­vi­duelles enre­gis­trées en studio. Après tout, ce n’est pas très surpre­nant, étant donné qu’en arrière-plan, il s’agit d’al­go­rithmes sophis­tiqués qui tentent d’iso­ler des parties indi­vi­duelles d’une struc­ture musi­cale complexe et unifiée en une seule forme d’onde.

Il ne faut donc pas commettre l’er­reur de consi­dé­rer ces pistes sépa­rées comme des produc­tions audio léchées, mais plutôt toujours les consi­dé­rer comme des outils de mix et les écou­ter dans le contexte d’un set avec d’autres morceaux. Certes, en pleine pres­ta­tion, les imper­fec­tions sonores sont souvent imper­cep­tibles pour le public, mais soyons clairs, les algo­rithmes de sépa­ra­tion des stems en temps réel sont encore en cours de déve­lop­pe­ment et possèdent toujours une très grande marge de progres­sion. D’ailleurs, les mises à jour récentes des prin­ci­paux logi­ciels de la disci­pline ont déjà montré que nous pouvons nous attendre à d’énormes amélio­ra­tions sur le plan sonore dans les années qui viennent.

CPU : le nerf de la guerre

Un autre aspect très impor­tant à prendre en compte est la puis­sance de calcul requise pour que ces algo­rithmes puissent exécu­ter leur tâche sans encombre. À l’heure actuelle, la fonc­tion de sépa­ra­tion des stems en temps réel reste extrê­me­ment gour­mande en ressources CPU, et les exigences en matière de maté­riel infor­ma­tique sont, par consé­quent, très élevées. Certains fabri­cants, par exemple, recom­mandent les ordi­na­teurs de la marque à la pomme avec, au moins, un proces­seur M1 et 16 Go de RAM, et pour Windows, un Intel i9 de huitième géné­ra­tion ou un AMD Ryzen 7 de série 5000 ou plus, toujours avec 16 Go de RAM au mini­mum.

Donc, si votre ordi­na­teur est un peu trop lent, certaines fonc­tion­na­li­tés risquent d’être indis­po­nibles, et dans le pire des cas, vous pour­riez rencon­trer des bugs, des para­sites, voire des plan­tages du système, qui s’es­souf­fle­rait trop rapi­de­ment en tentant d’ac­com­plir son œuvre. Ainsi, afin d’évi­ter tout désa­gré­ment lors d’une pres­ta­tion en direct, il est forte­ment conseillé de tester très minu­tieu­se­ment les capa­ci­tés de votre ordi­na­teur au préa­lable, et, si néces­saire (et si possible), de le rempla­cer par un modèle plus perfor­mant.

L’al­ter­na­tive : une utili­sa­tion en home studio

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En alter­na­tive à une sépa­ra­tion des stems en direct, parfois risquée, vous pouvez extraire chaque groupe de pistes à l’aide d’un logi­ciel DJ, bien au chaud dans votre home studio, puis les sauve­gar­der pour une utili­sa­tion ulté­rieure dans un set. Ainsi, vous ne serez pas aussi dépen­dant·e de la puis­sance de calcul de votre ordi­na­teur, ou des aléas du firm­ware de votre contrô­leur, et vous pour­rez prépa­rer et répé­ter chaque élément de votre mix à l’avance.

Enfin, si vous utili­sez des lecteurs multi­mé­dias ou des logi­ciels DJ qui ne proposent pas d’al­go­rithme de sépa­ra­tion des stems, il existe quelques solu­tions alter­na­tives. Donc, n’hé­si­tez pas à tester de nombreux outils, comme RipX ou Ulti­mate Vocal Remo­ver, qui permettent de géné­rer des stems a cappella et autres, en un seul clic, tout en offrant une qualité sonore assez impres­sion­nante, il faut bien l’avouer.

La suite au prochain épisode !

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    Coramel

    Coramel

    8138
    8138 posts au compteur
    Administrateur·trice du site
    Membre depuis 23 ans
    Commentaires sur le dossier : Séparation des stems en DJing : fonctionnement, logiciels et conseils pratiques
    Très intéressant ! Merci :bravo:

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    • J’adore
    1 réaction
    • Mix Jagger
    Alligator427

    Alligator427

    376
    376 posts au compteur
    Posteur·euse AFfamé·e
    Membre depuis 21 ans
    Le djing, je ne connais pas. Pour les stem, pas de souci, c'est la base du mix. Par contre, j'ai un peu de mal à comprendre l'histoire du temps de décodage. J'utilise Spectralayers assez souvent, et c'est en général long même avec un CPU de bon niveau, même sur un seul stem. Le résultat est généralement plutôt bon mais, bien sur, de nombreux paramètres sont susceptibles d'influer sur celui-ci. Alors du coup je me demande comment ils font pour arriver à une séparation aussi rapide. Surtout que je considère que Spectralayers est tout en haut du panier. Alors parle t'on réellement de la même chose? L'optique du décodage est elle réellement la même (j'imagine des choix algorithmiques différents)? La qualité du rendu est elle vraiment l'objectif? Le style de musique est il pris en compte?
    Bon ce n'est pas vraiment un gros problème (si, si, si, on veut on bonne grosse polémique, il est pas drôle, lui) et ce n'est pas follement intéressant mais je me suis juste posé la question, j'ai trouvé ça un peu bizarre.

     

    SONMI451

    SONMI451

    221
    221 posts au compteur
    Posteur·euse AFfiné·e
    Membre depuis 2 ans
    La plupart des logiciels de mixs te proposent différents niveaux de décodages, à gérer en fonction de la presta que tu fais.
    par exemple sur un mix très lounge (mix d'écoute) ou à la radio, tu peux pousser le niveau plus haut, car la qualité sera appréciée et le reflet de ton travail, et les sets étant plus "posés", préparés, et moins sur le qui vive, le temps d'analyse n'est pas forcément handicapant.
    à l'inverse, sur des soirées mainstream en boite avec 800/1000 personnes, où tu peux changer de track 15 secondes avant d'envoyer, le curseur au mini pour privilégier le temps de décodage, le mashup en live fait vraiment la dif, et personne ne relève la qualité moindre. En tout cas je procède comme ça.

    petit truc, si tu prévois de mixer ton morceau à partir d'un hotcue/loop, vas y directement, comme ça l'analyse commence à partir de ce point et non du début (si ton hotcue/loop est loin dans le morceau, t'es quand meme opérationnel très rapidement au lieu d'attendre que l'analyse arrive jusque là depuis le début).
    DuckJohn

    DuckJohn

    1
    1 post au compteur
    Nouvel·le AFfilié·e
    Membre depuis 1 mois
    Bonjour à tous
    J’ai une question de néophyte :
    Tout ces extraits sonores que vous utilisez pour faire votre musique sont prélevés avec le consentement de créateurs, vous leurs payez des royalties ?
    • J’adore
    1 réaction
    • Lestien

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