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Test de l'interface Audiofuse Studio Rev. 2 - Bientôt la maîtrise de la fusion ?

Rédigé par un humain
8/10

Bientôt dix ans d'Audiofuse ! L'anniversaire approchant, Arturia a peaufiné son interface audio à l'histoire déjà riche en développements : quatre préamplis, une connectique généreuse et des possibilités de monitoring très complètes. Pas besoin de vous dire qu'on était impatient de la tester...

Test de l'interface Audiofuse Studio Rev. 2 : Bientôt la maîtrise de la fusion ?

D’au­tant plus que l’in­ter­face qui avait tout inau­guré, j’ai nommé l’Audio­Fuse « mouture 1 » (puis sa rempla­çante, l’Audio­Fuse Rev2.), et qui avait reçu une bonne note à l’époque (mais n’avait pour­tant pas séduit tous les utili­sa­teurs, je vous laisse lire les commen­taires) s’est déve­lop­pée avec le temps : d’abord à travers son augmen­ta­tion sous la forme de la première Studio, puis à travers la gamme spéci­fique Mini­Fuse et enfin, sous la forme très abou­tie de son plus grand modèle, l’ex­cel­lente 16Rig, sans parler des éléments qui vinrent complé­ter l’ins­tal­la­tion, comme l’Au­dio­Fuse 8Pre (huit préam­plis) et les conver­tis­seurs de la série X8.

Arturia AudiofuseRev2Studio EncodeurArtu­ria est donc arrivé au point où son cata­logue propose de façon effec­tive tous les éléments néces­saires à la créa­tion d’une instal­la­tion de qualité pour (home-)studio et, avec l’Au­dio­Fuse Studio Rev.2, Artu­ria se trouve devoir à la fois confir­mer un savoir-faire que la marque a déjà établi et tenter de faire un pas en avant, avec l’amé­lio­ra­tion atten­due de ses préam­plis.

Présen­ta­tion de l’Au­dio­Fuse Studio Rev. 2 : commandes et connec­tique

Comme toujours, attar­­dons-nous d’abord sur les faces supé­rieure, avant et arrière pour présen­­ter succinc­­te­­ment, mais de façon aussi complète que possible, les fonc­­tions, entrées et sorties de la machine (toujours de gauche à droite). En gras, nous signa­lons les amélio­ra­tions appor­tées par la Rev.2.

On commence donc par la face supé­rieure, où se situent les contrôles :

  • Commandes des entrées 1 à 4 : quatre groupes iden­tiques compre­nant des voyants indi­quant la sélec­tion de source (Mic, Line, Inst), un poten­tio­mètre de gain, un indi­ca­teur de niveau à LED et des boutons permet­tant de déclen­cher l’ali­men­ta­tion fantôme, la sélec­tion de l’im­pé­dance pour instru­ment, l’at­té­nua­tion et l’in­ver­sion de phase. C’est l’élé­ment primor­dial sur lequel la Rev.2 devrait appor­ter une amélio­ra­tion par rapport à la 1 : les préam­plis Discre­te­PRO sont censés avoir été amélio­rés pour un meilleur recul du bruit de fond. Même si l’on ne pourra pas les compa­rer à la version précé­dente, on verra leur qualité au moment du bench­mark.
  • En bas de chaque tranche, on trouve un bouton « Listen » qui permet d’écou­ter indi­vi­duel­le­ment chaque entrée en signal direct.
  • Arturia AudiofuseRev2Studio MixCueSur la partie droite, en bas, on trouve les commandes des deux sorties casque : deux poten­tio­mètres de volume indé­pen­dants, deux boutons « Mono » et des boutons permet­tant de sélec­tion­ner la source (mélange « Main », « Cue 1 » ou « Cue 2 »).
  • Le bouton « Talk­back », tout à droite, active le micro­phone inté­gré pour commu­ni­quer avec les musi­ciens au moyen de leur circuit d’écoute.
  • Sur la partie supé­rieure, on trouve toutes les commandes de moni­to­ring pour les sorties ligne : l’en­co­deur de volume prin­ci­pal, cranté et très progres­sif, avec ses indi­ca­teurs de niveau à LED, et les boutons Dim, Mute et Mono, plus un sélec­teur pour choi­sir l’écoute sur les paires d’en­ceintes A ou B. On remarque aussi trois boutons permet­tant d’écou­ter, sur la sortie prin­ci­pale, soit le mix « Main », soit les mix secon­daires « Cue 1 » et « Cue 2 ». Très bonne idée, qui a rare­ment sa commande physique dédiée (on peut géné­ra­le­ment faire cela à travers le logi­ciel). Bravo Artu­ria pour cette bonne idée.
  • Tout en haut de la face supé­rieure, on trouve le bouton « Blue­tooth » qui active ou désac­tive la récep­tion audio sans fil et, à côté, les diffé­rents voyants de synchro­ni­sa­tion Word­clock et de connexion USB. Du côté du Blue­tooth aussi, la Rev.2 apporte son lot de chan­ge­ments, avec un nouveau module qui prend en charge les codecs AAC, aptX, aptX HD et aptX Low Latency., ce qui devrait permettre de réduire le délai de trans­mis­sion avec les appa­reils compa­tibles aptX Low Latency.

    Arturia AudiofuseRev2Studio Affichage
  • Pour finir, en haut à gauche, le clas­sique bouton Audio­Fuse Studio qui permet d’ou­vrir ou de masquer le logi­ciel Audio­Fuse Control Center en un clic.

Sur la face avant, quatre entrées, quatre sorties, c’est très simple : 

  • Entrées analo­giques 1 à 4 : quatre prises combo XLR/jack 6,35 mm pour connec­ter des micro­phones, des instru­ments ou des sources de niveau ligne.

  • Sorties casque 1 et 2 : deux groupes de prises compre­nant chacun un jack 6,35 mm et un mini-jack 3,5 mm, pour connec­ter deux casques indé­pen­dam­ment.

Arturia AudiofuseRev2Studio COVER

Arturia AudiofuseRev2Studio Arrière2

Puis la face arrière : c’est là que se trouve tout le reste de la connec­tique.

  • Alimen­ta­tion : prise pour l’adap­ta­teur secteur continu fourni. Cette fois-ci, il est accom­pa­gné d’un bouton marche/arrêt et il n’est pas placé trop près de la connec­tique USB-C. De plus, il a un écrou de sécu­rité. Bref, Artu­ria a appris des erreurs commises sur sa première inter­face.
  • L’ha­bi­tuel hub USB qui fait la spéci­fi­cité de la marque : trois ports USB-A pour connec­ter des péri­phé­riques, dont deux ports four­nis­sant jusqu’à 1 A.
  • Les sorties enceintes A et B : deux paires de sorties jack 6,35 mm TRS.
  • Les sorties auxi­liaires ou de réamp au format jack 6,35 mm TRS.
  • Les inserts 1 à 4 pour inté­grer des proces­seurs externes au trajet analo­gique des entrées corres­pon­dantes.
  • Et les entrées ligne 5 à 8 sur jack 6,35 mm TRS, asso­ciées à deux prises RCA puisque les entrées 5 et 6 peuvent égale­ment rece­voir un signal phono (avec correc­tion RIAA inté­grée) avec la borne de masse adéquate.
  • Sur la zone supé­rieure, on trouve, toujours de gauche à droite, les entrées et sorties MIDI, puis les entrées et sorties coaxiales pour le signal de synchro­ni­sa­tion Word Clock et la connexion S/PDIF, suivies des entrées optiques au format TOSLINK pour les signaux numé­riques ADAT et S/PDIF.

Ouf ! On a fait le tour… Autant dire que c’est très complet et plutôt bien construit, même si les connec­teurs sont dans l’en­semble moins bien fixés (au châs­sis, s’en­tend) que sur la 16Rig. Ils béné­fi­cient cepen­dant d’un espa­ce­ment consé­quent et d’une dispo­si­tion globa­le­ment ergo­no­mique. Seul petit reproche : les connec­teurs pour les entrées et sorties numé­riques, situés au-dessus des connec­teurs analo­giques, risquent de rendre les chan­ge­ments de ces derniers un peu plus compli­qués pour ceux qui utilisent des instal­la­tions hybrides. Il est vrai, toute­fois, que le format desk­top permet poten­tiel­le­ment d’avoir un meilleur accès à la face arrière.

Par ailleurs, vous remar­que­rez que peu de phrases appa­raissent en gras dans la descrip­tion ci-dessus. En effet, la Rev.2 n’est pas un chan­ge­ment majeur par rapport à la 1, seule­ment (comme son nom l’in­dique) une révi­sion d’un modèle déjà établi. Soyons clair : cela ne consti­tue pas un point néga­tif, mais il nous semble impor­tant de le noter, de manière objec­tive.

Audio­Fuse Control Center : le logi­ciel de mixage et de moni­to­ring

Le logi­ciel de mixage et de moni­to­ring clas­sique d’Ar­tu­ria a connu une révi­sion (on en est à la version 2.5) pour toutes les inter­faces de la gamme, et s’adapte de façon inté­res­sante à cette Studio Rev.2. On y recon­naît une esthé­tique globale que l’on avait trou­vée lors du test de la 16Rig, mais revi­si­tée selon une forme plus adap­tée à des utili­sa­teurs « amateurs » qui seront poten­tiel­le­ment moins habi­tués à la sobriété fonc­tion­nelle d’un logi­ciel pro souvent plus « spar­tiate ». Ici, on trouve donc des picto­grammes, illus­trant le type d’en­trée utilisé (ligne, micro, instru­ment…). La sélec­tion, comme dit précé­dem­ment, se fait auto­ma­ti­que­ment selon le bran­che­ment en XLR ou jack.

Mixer

L’in­ter­face utili­sa­teur se divise ainsi en trois grandes zones : en haut, les entrées analo­giques, le mixage de moni­to­ring au centre et, dans les zones infé­rieures, les sorties analo­giques et numé­riques. Chaque section permet de visua­li­ser les signaux et d’adap­ter la confi­gu­ra­tion aux besoins de la session. 

Pour commen­cer, la partie supé­rieure regroupe les entrées analo­giques et numé­riques. Elle sert surtout à contrô­ler visuel­le­ment les niveaux. Il est égale­ment possible d’ac­cé­der à diffé­rents réglages, notam­ment l’ac­ti­va­tion de l’at­té­nua­teur (Pad), de l’ali­men­ta­tion fantôme (48V), de l’im­pé­dance élevée pour instru­ments à cordes (Inst) et la rota­tion de phase à 180°. Les quatre premières entrées accueillent donc des signaux micro, ligne ou instru­ment, tandis que les entrées 5 à 8 sont desti­nées seule­ment aux sources à niveau ligne. Les entrées 5 et 6 peuvent égale­ment être employée comme entrée vers un préam­pli à correc­tion RIAA. C’est pour l’ins­tant très simple, mais la zone infé­rieure, repliable (voir carrou­sel d’image ci-dessous), permet d’al­ler plus loin en contrô­lant le mélange des diffé­rentes entrées.

Ainsi, la zone « Moni­to­ring Mix » permet de créer et de régler trois mixages distincts : le Main Mix, destiné à l’écoute prin­ci­pale, et deux Cue Mix indé­pen­dants, utiles pour prépa­rer des retours casque adap­tés aux musi­ciens. Chaque canal dispose de son propre réglage de niveau et de pano­ra­mique, ainsi que des fonc­tions « Solo » et « Mute » clas­sique. Il est égale­ment possible de renom­mer les canaux, de les orga­ni­ser et de les grou­per pour faci­li­ter la lecture d’une session. Le niveau géné­ral de chaque mixage se règle sépa­ré­ment (sur la droite) ce qui permet de propo­ser aux inter­prètes un équi­libre diffé­rent de celui utilisé en régie, sans modi­fier le mixage prin­ci­pal.

Pour finir, la partie infé­rieure sert à confi­gu­rer les desti­na­tions des signaux. Dans la partie dédiée à l’ana­lo­gique, on peut choi­sir le mix envoyé aux sorties prin­ci­pales et aux sorties auxi­liaires, ces dernières pouvant servir à alimen­ter une chaîne du son paral­lèle, à multi­plier les écoutes de moni­to­ring (dans ce cas, l’op­tion de liai­son stéréo permet d’uti­li­ser les sorties par paires), ou à réam­pli­fier le signal dans un ampli­fi­ca­teur guitare/basse (option réamp sélec­tion­nable). Quant aux sorties numé­riques, elles offrent une modu­la­rité compa­rable : les paires ADAT et la sortie S/PDIF peuvent rece­voir diffé­rentes sources, comme le Main Mix, l’un des Cue Mix ou des signaux prove­nant de l’or­di­na­teur et des entrées numé­riques. Enfin, la fonc­tion Loop­back permet de réin­jec­ter un signal audio dans l’or­di­na­teur, pratique pour enre­gis­trer ou diffu­ser le son d’ap­pli­ca­tions. Bref, le logi­ciel est assez complet.

  • ESMixer
  • CueMix
  • MixerParamètres

Remar­quons au passage qu’Ar­tu­ria a fait le choix assez justi­fié (pour un appa­reil qui se veut facile à prendre en main) de ne pas multi­plier les sous-menus ou les onglets. Globa­le­ment, tout est acces­sible depuis la fenêtre prin­ci­pale, et le menu « Para­mètres » permet de complé­ter – et de spéci­fier – les éléments secon­daires. Le logi­ciel est donc assez touffu, mais avec des picto­grammes et une archi­tec­ture lisible : les zones ont des titres, par exemple, et le logi­ciel se struc­ture selon une logique claire (avec une divi­sion haut-bas dans laquelle s’opère des sous-divi­sions droite-gauche). Dit comme ça, cela peut paraître confus, mais le résul­tat réel est tout à fait clair et permet un contrôle visuel rapide de toutes les voies. Un bon point !

Direc­tion les mesu­res…

Bench­mark de l’Au­dio­Fuse Studio Rev. 2 : mesures à l’APx515

Préci­­­­sons-le d’abord, l’Au­dio­Fuse Studio Rev.2 travaille dans une réso­­­­lu­­­­tion max de 24 bits/192 kHz. Un petit tour du côté de RTL Utility nous apprend que la latence totale est la suivante :

LatenceAfin de tester l’in­­ter­­face, nous avons fait un bench­­mark avec notre fidèle APx515 d’Au­­dio Preci­­sion. Comme d’ha­­bi­­tude, nous publions les résul­­tats obte­­nus en THD, THD+N, dévia­­tion des voies et IMD (sauf pour la sortie casque), puis la réponse en ampli­­tude de chaque canal mesuré.

1 – Entrées ligne : dévia­tion, THD+N et inter­mo­du­la­tion

  • Arturia AudiofuseRev2Studio LineIn ASIO Relative Level (1,00000 kHz)
  • Arturia AudiofuseRev2Studio LineIn ASIO THD+N Ratio
  • Arturia AudiofuseRev2Studio LineIn ASIO THD Ratio
  • Arturia AudiofuseRev2Studio LineIn ASIO SMPTE Distortion Product Ratio

Dévia­­tion : ±0,03 dB (fréquence de réfé­­rence : 1 kHz)

THD+N : –99 dB / THD : –100 dB (@ 1 kHz)

Distor­­sion d’in­­ter­­mo­­du­­la­­tion : –93,5 dB (type SMPTE, @ 1 kHz)

En ampli­­tude, on mesure : 

  • Arturia AudiofuseRev2Studio LineIn ASIO RMS Level
  • Arturia AudiofuseRev2Studio LineIn ASIO Level THD+N Ratio
  • Arturia AudiofuseRev2Studio LineIn ASIO Level THD Ratio

2 – Entrées micro : mesures et gain maxi­mal

  • Arturia AudiofuseRev2Studio MicIn ASIO Relative Level (1,00000 kHz)
  • Arturia AudiofuseRev2Studio MicIn ASIO THD+N Ratio
  • Arturia AudiofuseRev2Studio MicIn ASIO THD Ratio
  • Arturia AudiofuseRev2Studio MicIn ASIO SMPTE Distortion Product Ratio

Dévia­­tion : ±0,09 dB (fréquence de réfé­­rence : 1 kHz)

THD+N : –102 dB / THD : –109 dB (@ 1 kHz)

Distor­­sion d’in­­ter­­mo­­du­­la­­tion : –99,6 dB (type SMPTE, @ 1 kHz)

En ampli­­tude :

  • Arturia AudiofuseRev2Studio MicIn ASIO RMS Level
  • Arturia AudiofuseRev2Studio MicIn ASIO Level THD+N Ratio
  • Arturia AudiofuseRev2Studio MicIn ASIO Level THD Ratio

Gain max : 67.5 dB (entrée micro, @ 1kHz)

3 – Sortie casque : mesures et limites

  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO HPOut Relative Level (1,00000 kHz)
  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO HPOut THD+N Ratio
  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO HPOut THD Ratio

Dévia­­tion : ±0,32 dB (fréquence de réfé­­rence : 1 kHz)

THD+N : –69 dB / THD : –71 dB (@ 1 kHz)

Une petite note pour éclai­rer le résul­tat obtenu sur les courbes de THD(+N) : nous avons super­posé les résul­tats avec le gain à 10h et à 14h. On remarque que la distor­sion augmente sur tout le spectre sonore (cf. courbe de THD) lorsque le niveau d’am­pli­fi­ca­tion augmente, en plus de présen­ter un profil « en pente », avec une THD plus élevée dans l’aigu que dans le grave. On remarque aussi que le bruit plan­cher est bien visible (-72 dB) lorsque l’on baisse le gain. On sera donc avisé d’em­ployer le casque à des volumes raison­nables lors d’écoutes critiques (et ce sera mieux pour nos oreilles).

En ampli­­tude :

  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO HPOut RMS Level
  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO HPOut Level THD+N Ratio
  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO HPOut Level THD Ratio

On remarque encore un compor­te­ment parti­cu­lier lorsque l’on augmente l’am­pli­tude du signal en entrée : avec un gain réglé à 10h, la THD baisse progres­si­ve­ment avec l’aug­men­ta­tion du signal, jusqu’à atteindre –75 dB pour un signal de – 15 dBFS, mais elle remonte ensuite jusqu’à un bien moins accep­table –50 dB au fond d’échelle. Atten­tion donc, pour les écoutes au casque, de ne pas mixer trop prêt de 0 dBFS.

4 – Sortie ligne : plage dyna­mique et distor­sion

Plage dyna­­mique : 110,6 dB (AES-17, pondé­­ra­­tion A)

  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO LineOut Relative Level (1,00000 kHz)
  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO LineOut THD+N Ratio
  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO LineOut THD Ratio
  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO LineOut SMPTE Distortion Product Ratio

Dévia­­tion : ±0,07 dB (fréquence de réfé­­rence : 1 kHz)

THD+N : –96 dB / THD : –110 dB (@ 1 kHz)

Distor­­sion d’in­­ter­­mo­­du­­la­­tion : –99,2 dB (type SMPTE, @ 1 kHz)

En ampli­­tude : 

  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO LineOut RMS Level
  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO LineOut Level THD+N Ratio
  • Arturia AudiofuseRev2Studio ASIO LineOut Level THD Ratio

Notre avis : 8/10

Je mettrais 8,5 si je le pouvais, le demi-point en dessous de 9 ne servant qu’à noti­fier la supé­rio­rité objec­tive (car l’in­ter­face est néces­sai­re­ment plus « haut de gamme ») de l’Au­dio­Fuse 16Rig, à laquelle j’avais mis 9. Mais, à n’en pas douter, l’Au­dio­Fuse Studio Rev.2 permet à Artu­ria de vrai­ment peau­fi­ner une inter­face déjà bien conçue origi­nel­le­ment. Vu la qualité de la version 1, cela ne peut qu’abou­tir à une inter­face vrai­ment très attrac­tive. La connec­tique géné­reuse, les commandes physiques bien pensées et le logi­ciel Audio­Fuse Control Center, à la fois lisible et complet, en font une solu­tion parti­cu­liè­re­ment poly­va­lente pour le studio, et facile à prendre en main. Les mesures confirment par ailleurs le sérieux des étages d’en­trée, avec une distor­sion très faible, ainsi que les bonnes perfor­mances des sorties ligne, qui seront bien adap­tées aux travaux de mixage exigeants. Les préam­plis micro offrent par ailleurs une réserve de gain confor­table. Alors, bien sûr, tout n’est cepen­dant pas irré­pro­chable : la fixa­tion des connec­teurs pour­rait être un peu plus robuste et leur dispo­si­tion arrière moins super­po­sée. Surtout, dans notre instal­la­tion de test, la sortie casque montre quelques limites lorsque le gain ou le niveau du signal augmente, ce qui invite à la prudence en écoute critique. Cela étant dit, l’Au­dio­Fuse Studio Rev.2 nous a paru être une inter­face complète et convain­cante, qui ne devrait pas lais­ser les home-sudistes indif­fé­rents.

Points forts

  • Connectique très complète
  • Connecteurs bien espacés et disposition globalement ergonomique.
  • Commandes physiques nombreuses, bonne ergonomie là aussi
  • Les petits plus intéressants : Hub USB intégré, entrées phono avec correction RIAA et sorties de réamping.
  • Logiciel AudioFuse Control Center clair, lisible et riche en options
  • Entrées ligne et micro aux performances mesurées solides : réponse linéaire et faible distorsion.
  • Sorties ligne performantes, avec une plage dynamique de 110,6 dB et une distorsion harmonique très faible.

Points faibles

  • Positionnement des connecteurs numériques au-dessus des connecteurs analogiques susceptible de compliquer les manipulations.
  • Performances de la sortie casque un peu en retrait par rapport aux autres étages
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