Dévoilé au mois de mars 2026, le MG-50Li est le tout dernier multieffet numérique de chez nUX. Avec son châssis en aluminium, ses trois processeurs et ses possibilités de capture d’amplis et de pédales de saturation, il a, à priori, tout ce qu’il faut pour venir titiller ses concurrents directs et leur faire de l’ombre. Dans ce test, nous allons voir (et entendre) si ce nouveau multieffet phare de nUX tient toutes ses promesses.
Le tour du propriétaire : présentation détaillée du MG-50Li


À l’arrière de ce beau bébé sont regroupées les différentes connectiques. De gauche à droite, on trouve : l’entrée sur Jack, deux boucles d’effets sur Jack (Send 1, Return 1, Send 2 et Return 2), deux sorties sur Jack (L/Mono et R), les sorties sur XLR avec leur réglage de niveau dédié (DI Out Level) et leur switch de mise à la terre, une fiche TRS pour une pédale d’expression externe, une entrée AUX, une sortie casque, des fiches MIDI IN et MIDI OUT (toutes les quatre sur mini-Jack 3.5mm), un port USB-C pour l’adaptateur Bluetooth fourni, un port USB pour connecter le pédalier à un ordinateur, le bouton ON/OFF et la fiche d’alimentation. Si l’arrière du MG-50Li est facilement lisible et compréhensible, l’utilisation du pédalier en lui-même est un peu plus complexe. Un temps d’apprentissage conséquent sera nécessaire pour effectuer toutes les opérations de réglage rapidement. C’est d’ailleurs souvent le cas avec les produits nUX qui sont systématiquement accompagnés d’un logiciel d’édition très agréable à utiliser, heureusement.
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Les fonctions clés du MG-50Li : technologie TS/AC-4K, capture Image et Cyber-IR
Pour son dernier pédalier en date, nUX a utilisé sa technologie TS/AC-4K (True Simulation of Analog Circuit, 4K) qui reproduit numériquement chaque composant d’un ampli afin d’en obtenir une modélisation dynamique très détaillée. Le MG-50Li est équipé de trois processeurs NXP RT ce qui lui permet de gérer des chaînes comptant jusqu’à quatorze blocs avec trois options de routage : en série, en parallèle et en Split. Cette puissance de calcul produit une latence de 3ms que je n’ai pas perçue en jouant. Au-delà de la modélisation maison TS-AC-4K, nUX a intégré un nouveau procédé de capture d’amplis et de pédales de saturation à son multieffet. Dénommé Image, il permet de réaliser une version numérique d’un ampli analogique. Cette opération nécessite un logiciel dédié, nUX Image, sur lequel on peut réaliser une Image (une seule capture), une Deep Image (plusieurs captures avec des réglages différents de gain pour créer une Deep Image) et importer un fichier NAM dans le pédalier. Le dernier onglet du logiciel, dénommé Device permet d’importer les fichiers IMAGE dans le MG-50Li.
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Le multieffet fonctionne à une fréquence d’échantillonnage de 48kHz à 32 bit. Il peut évidemment servir d’interface audio USB-C 48kHz / 24 bit ce qui toujours bien pratique pour enregistrer à la maison en toute simplicité. Ce pédalier phare de nUX est fourni avec vingt-huit modélisations d’amplis TS/AC-4K et trente amplis Image dont nUX a réalisé les captures. On bénéficie également de trente emplacements pour capturer nos propres amplis. Pour les besoins de ce test, j’ai effectué une capture de mon fidèle Marshall 1987x (Plexi 50 Watts), j’y reviendrai. En plus des possibilités de capture d’amplis et d’imports de fichiers NAM, le MG-50Li intègre également la nouvelle technologie Cyber-IR qui peut fonctionner en Mono ou Stéréo. On peut en effet choisir une réponse impulsionnelle différente pour les canaux gauche et droit ce qui créé un son très large. Pour chaque canal, on pourra ajuster le niveau, appliquer des filtres (passe-bas et passe-haut) et choisir sa position dans l’espace stéréo. Quarante-deux réponses impulsionnelles sont intégrées à l’appareil et trente emplacements permettent d’importer les nôtres.
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Cela n’aura échappé à personne, le MG-50Li porte le suffixe « Li » qui signifie « Lithium ». L’appareil est en effet équipé d’une batterie rechargeable au Lithium qui offre jusqu’à six heures d’autonomie avec une charge de cinq heures. C’est une fonction très appréciable si on souhaite jouer dans des endroits sans accès à l’électricité. Toujours au chapitre des bonnes nouvelles, le MG-50Li est fourni avec tout le matériel nécessaire à son bon fonctionnement. Le grand carton contient :
- Le pédalier multieffets
- Sa housse de transport très costaud (très bon point)
- Un câble USB-C – USB-C
- Deux câbles mini-Jack (mâle) vers connecteur DIN à cinq broches
- L’adaptateur secteur (12 Volts, 1.5 Ampère)
- Deux « Pedal toppers » (petits capuchons orange à placer sur les footswitches)
- L’adaptateur Bluetooth NBT-1 pour éditer les sons depuis un smartphone (très bon point)
- Un convertisseur USB-A vers USB-C
Ce n’est pas tout puisque le MG-50Li intègre un Looper stéréo ce qui est toujours bien pratique. Au déballage, le pédalier est recouvert d’un cache en plastique transparent qui indique la fonction de chaque bouton et encodeur. C’est une délicate attention, mais qui n’aide pas tellement à y voir plus clair. Après avoir sorti l’appareil de son carton et l’avoir connecté à mon matériel habituel, je me rue sur l’application nUX Audio et commence à concocter quelques présets.
Test des sons : nos impressions sur les amplis et effets modélisés
Ayant déjà eu quelques produits nUX entre les pattes, je suis familier avec la technologie TS/AC-HD mais j’ai découvert la TS/AC-4K avec ce nouveau MG-50Li. Dès les premiers présets concoctés avec les amplis modélisés, j’ai été très agréablement surpris par leur réalisme et leur dynamique. On sent et on entend que la marque a bien retravaillé ses algorithmes de modélisations qui sont beaucoup plus agréables à jouer et à écouter. Le caractère et la personnalité de chaque ampli modélisé transparaissent bien et les sons donnent globalement envie de jouer, ce qui est une bonne chose. On pourra même régler le Bias de chaque ampli modélisé et même choisir sa technologie d’ampli de puissance : EL84, EL34, 6V6, 6L6 et Solid State. Le système L/R Cyber IR est bien pensé et permet d’obtenir un son bien large dans la mesure où on peut utiliser deux réponses impulsionnelles en même temps, une à gauche et une à droite. Les effets modélisés sont eux aussi plus réussis que sur les autres pédaliers de chez nUX que j’ai pu tester. Les effets de saturation réagissent bien au toucher et les réverbes et délais sont très agréables. Seuls quelques effets de modulation, comme l’Uni’Vibe sont un peu moins réussis, selon moi. Le MG-50Li est fourni avec une collection de 13 pédales de saturation capturées grâce au procédé « Image ». Cela étend le nombre d’effets disponibles et donne accès à des pédales assez peu habituelles, comme l’OCD Germanium de Fulltone ou encore la Heavy Metal HM-2 de Boss. Un autre point qui m’a beaucoup plu est l’absence systématique de Noise Gate lorsque l’on crée un préset ; si on veut un Noise Gate, on le place nous-mêmes contrairement à d’autres nombreux pédaliers multieffets sur lesquels un Noise Gate est actif en permanence.

- Deluxe Reverb Spring reverb (model)00:55
- Deluxe Reverb (image) + Comp (cory wong style)00:51
- Twin Reverb (model) + Klon (image)01:04
- Tone King Falcon + Plate01:22
- AC30 (model) + TS9 (image)01:01
- Bassman (model) + Deluxe Tweed (model)01:04
- JCM800 (model) + spring reverb01:26
- Hot Rod Deluxe (image) + chorus + tape delay + plate01:11
- Friedman HBE (image)01:26
- 5150 (image) + octaver + digital delay00:57
- Rivera Knucklehead + Soldano SLO100 (Mick Mars Style) + Chorus02:20
- Randall Satan (image)01:38
Les applications nUX Audio pour PC/Mac et smartphone fonctionnent très bien et sont bien conçues. La création et l’édition de présets sont beaucoup plus aisées en passant par une de ces applications, l’ergonomie du pédalier n’étant clairement pas son plus gros point fort. Sa pédale d’expression est néanmoins très solide et inspire confiance et robustesse. Une fois les présets et scènes confectionnés, le pédalier remplit très bien son office et reste agréable à utiliser dans des conditions de scène.
Capture Image et Deep Image : notre test avec un ampli Marshall Plexi
Pour capturer son propre matériel, deux choix s’offrent à l’utilisateur: Image et Deep Image. Le premier, comme son nom l’indique, crée une image très fidèle de l’ampli ou de la pédale qu’on a branchée au pédalier. L’opération demande deux minutes environ et elle est très simple à réaliser. Le procédé Deep Image permet d’améliorer le réalisme de la capture et offre une version numérique du matériel dont on peut ajuster le gain. Pour ce test, j’ai réalisé une Deep Image de mon Marshall 1987x à partir d’images avec le volume I à 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10. Le MG-50Li a ensuite assemblé ces différentes images pour créer une Deep Image plus fidèle et agréable à jouer. En effet, si les amplis Image offrent déjà des sons et sensations de jeu très agréables, les amplis Deep Image sont un cran au-dessus, selon moi. Avec plusieurs images du même ampli, le pédalier peut déterminer son comportement en fonction de la position du réglage de gain et ainsi obtenir une capture finale plus vivante et détaillée. L’opération Deep Image est aussi simple que l’Image mais prend nécessairement plus de temps.

- Marshall Plexi (Deep Image)01:29
- Marshall Plexi (deep image) + Uni’Vibe01:22
























