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Tous les avis sur Behringer Neutron

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Test de la rédaction
  • 27/02/19Test du synthétiseur Behringer Neutron

    Test du synthétiseur Behringer Neutron - Amas de particules

    On pensait le Neutron constitué de trois quarks colorés, il est en vérité composé de particules sonores élémentaires bien plus petites et nombreuses, appelées modules, reliées par des cordons de brassage qui se connectent et déconnectent à volonté…

Avis des utilisateurs
dorianz29/08/2019

L'avis de dorianz"Très puissant "

Behringer Neutron
J’ai acheté le Neutron après le model D et j’ai les trouves complémentaires par ce que il sont très différents soniquement et avec le jack on peut controller un avec le lfo de l’autre.
Il faut l’étudier pour découvrir toutes ses possibilités mais ça veut la peine!
Mais vous pouvez écouter des enregistrements des concerts que j’ai fait avec (possiblement avec des bonnes enceintes pour avoir un effet physique avec le basses):


Ici avec un groupe, et le model D.
Toujours avec un Fender Rhodes:


computtterman11/04/2019

L'avis de computtterman"Du pur plaisir"

Behringer Neutron
Pour :

- le son : quelle rondeur, quel grain et quel plaisir, ça change vraiment du VA! je n'avais jamais pu comparer et bien maintenant je comprends cette différence, et puis il a une vraie personnalité

- les possibilités : pour 1/4 ou 1/5 du prix d'un MS20 d'occaz, on a son équivalent mais en 10x plus puissant, on sent qu'il y a de la ressource, du potentiel

- quel plaisir de bidouiller de chercher un son et de tomber sur un truc génial, de prendre le temps, d'experimenter

- le format et la qualité de fabrication, c'est fait pour durer et c'est assez ergonomique

- même si sans patch le son qui en sort est remarquable, en patchant on peut vraiment arriver des sons hallucinants

- le prix !


Contre :

- la sérigraphie..mais pourquoi ont il rajouté des fioritures, dessins sur le panel? ça rend la lecture difficile, heureusement qu'il existe des overlays (un peu chers mais bon...) très épurés

- les potards...ils ne sont pas très souples, faut vraiment y aller pour les tourner et comme ils glissent entre les doigts ça devient enervant rapidement (ils auraient pus les faire en plastique moins glissant ou en caoutchouc)

- il manque un arpeggiateur à mon goût

- il manque un ring modulator

- il m'est arrivé plusieurs fois d'être sur un son (séquence envoyée par FL studio) et d'un coup le son change et perd en intensité, je vais faire la MAJ en 2.0 j'espère que ça reglera le probleme

Alors oui c'est un mono, il n'y a pas de mémoires, il faut un temps de chauffe (même s'il s'autotune à l'allumage), mais ce synthé c'est une toile blanche, à toi d'en faire un tableau avec tes propres couleurs, palettes, pinceaux


liviou200407/03/2019

L'avis de liviou2004"D'excellentes choses...."

Behringer Neutron
J'utilise le Neutron conjointement avec le Moog Grandmother. Au départ mon objectif était de pouvoir ouvrir les possibilités de modulation pour le Moog (seconde enveloppe, second filtre, second LFO etc...) sans chercher vraiment une autre source sonore et surtout sans avoir à dépenser trois fois plus pour un équivalent Eurorack.
L'aspect compact du Neutron m'intéressait aussi.

Après plusieurs heures d'utilisation, le Neutron a bien rempli mon objectif initial et au-delà. L'écoute des différentes vidéos ne m'avait pas convaincu du son proprement dit du Neutron qui me paraissait aigre et acide. Et là, j'ai eu une très bonne surprise : sa versatilité est telle qu'on peut vraiment façonner un son à sa convenance. Bien sûr cela demande du temps pour obtenir ce qu'on veut et maîtriser l'engin, plus de temps d'ailleurs que le Grandmother.
Mais je trouve une réelle complémentarité sonore entre les deux machines.

Il faut dire aussi qu'avec la version 2.0 et le soft qui aide à l'accord des VCO, cela donne un certain confort.

Le filtre est tout à fait correct et remplit bien son office. J'ai lu beaucoup de gens se plaindre du circuit Overdrive et du circuit de Delay. En fait, je crois qu'on a tellement l'habitude des machines numériques qui font exactement ce qu'on attend d'elles, qu'on a oublié qu'un pur analogique a vraiment un "caractère" spécifique à chaque machine avec une certaine part d'aléatoire. Bref, ce côté un peu "rapeux" (je ne trouve pas de meilleur mot) est aussi ce qui fait le charme et l'intérêt de l'instrument. Sachant qu'en plus, grâce à la baie de patches, on peut trouver se passer de ces modules.

Je ne vais pas passer en revue toutes les caractéristiques du Neutron, un grand professionnel de l'exercice a déjà fait parfaitement cela, comme à son habitude (je veux parler de Synthwalker bien sûr !).
Toutefois je voulais mentionner un point qui m'avait échappé de son essai : à savoir que les cricuits VCF et OD provoquent une baisse de volume de signal assez sensible. ça n'est pas, en soi, un énorme obstacle.

Un second point qui ne figure pas, sauf erreur, dans l'essai, est un bug de calibrage de la sortie Assign Out. J'ai écrit un post à ce sujet : https://fr.audiofanzine.com/rack-analogique/behringer/neutron/forums/t.687243,sortie-assign-out-et-calibration.html

Malgré ce petit bug, je ne regrette en aucune manière cet achat. Ce Neutron a un rapport qualité/prix absolument inégalé.
KaeRZed14/02/2019

L'avis de KaeRZed"Analogique, Semi-Modulaire et pas cher !"

Behringer Neutron
Je fais de la musique électronique instrumentale (sans forcément faire du "DanceFloor" et autres joyeusetés dansantes) et je possède déjà quelques machines. Après visionnages et lectures d'avis et de tests, j'ai décidé de tenter l'ajout du Neutron à mon Setup.

Même si mon matériel actuel est principalement composé de synthétiseurs numériques (VA et autres...), j'ai tout de même possédé et utilisé pas mal de machines analogiques : Roland Juno 2/106, SH-101, MC-202, Sequencial Pro-One, Yamaha CS15, Oberheim Matrix 6.
Tout ça pour dire que l'achat d'un synthé analogique est plus un retour aux sources qu'une réelle découverte d'un monde inexploré. Je n'avais cependant jamais possédé/utilisé de machines modulaires ou semi-modulaires (à part mon Clavia Nord Modular mais son concept hybride logiciel/matériel le classe un peu à part...).

A réception, l'impression générale est assez bonne : la qualité de fabrication semble tout-à-fait correcte (surtout pour une machine à 299€), n'en déplaise aux détracteurs inconditionnels de la marque germanique à l'oreille sur fond jaune. Seule l'alimentation externe pourrait me faire un peu tiquer mais je pense que la compatibilité Eurorack n'y est pas pour rien... Bref, je le trouve assez joli (100% subjectif...) et il m'inspire confiance.
Le branchement se fait sans souci : choix du canal de réception Midi avec les petits switchs à l'arrière, un Jack Mono, une Din Midi et c'est parti.

Je ne le possède que depuis quelques jours mais il me plait : je redécouvre avec joie le son analogique, vivant et vibrant comme je l'aime. Le grain est certes totalement différent des machines analogiques déjà possédées mais pas de doute : ça oscille, la_dedans !!
J'aime les VCOs tantôt gras, tantôt acidulés, j'aime le VCF qui a un sacré caractère et l'overdrive qui est là pour ajouter du grain si besoin.
Certaines fonctionnalités sont vraiment sympa, telles que le passage progressif des formes d'ondes(pour les VCOs et le LFO) ou encore le paramètre "Assign" qui, comme son nom l'indique, peut être paramétré au choix (ModWheel, AfterTouch, VCO CV, et autres). De quoi utiliser simplement quelques contrôleurs MIDI afin de faire encore un peu plus bouger le son...

Bref : j'ai passé quelques heures dessus et je me suis déjà amusé à faire quelques basses, leads, sons de synchro, avec ou sans utilisation du patchbay.... et j'accroche.
Pour le prix, il me donne entière satisfaction et, indépendamment du prix, il peut sortir des sons vraiment bons. Je me suis même déjà surpris à penser quelles machines pourraient le compléter : Model D de la même marque, Arturia MiniBrute 2, Moog Mother32, un petit case Eurorack...
Mon dieu !! Aurais-je déjà été contaminé par la fameuse fièvre du modulaire ?? :bravo:
Phi.fr16/11/2018

L'avis de Phi.fr"Un Neutron m'a frolé..."

Behringer Neutron
C'est bien la 1ere fois que je publie un avis négatif. Si je fait çà, c'est que je pense que Behringer n'est pas la petite boite créative qui va vite corriger le tir, et que vu le prix de vente au plus bas et la richesse théorique de l'engin, il risque d'y avoir pas mal de déconvenues sur la version actuelle.
Je trouve les fonctionnalités du Neutron super bien pensées. Pour pas cher, on a un synthé original, un assemblage de modules très complet, avec une route par défaut intelligente et une baie de patch bien fournie qui n'oublie pas les utilitaires, le tout avec une finition plutôt pas mal (pour le prix).
L’intérêt des semi-modulaires est exponentielle au fur et à mesure qu'on en additionne, on multiplie les possibilités. J'ai déjà dans mon set de tout les jours un Mother32, un 0-Coast, un Nyx, et j'ai pensée que çà allait leur faire plaisir l'arrivé d'un 4ème...
J'ai eu d'abord un 1er exemplaire foireux, renvoyé pour échange standard, puis un 2ème que j'ai pris le temps de bien tester en trois jours de pluie.
Le problème vient je pense d'une conception électronique baclée avec pour résultat des modules très inégaux et un tout peu exploitable. Certains problèmes du 1er se retrouvent sur le second, et d'autres nouveaux sont apparus...

Alors fonction par fonction :

Bouton marche arrêt (bin oui, c'est le 1er truc par qui tout commence) : Au moins il existe, mais sur mon 2ème exemplaire, ne fonctionne pas immédiatement après branchement du transfo. Parfois, démarre avec sans doute une tension pas bien stabilisé et la procédure de startup part dans les choux. En attendant 10 secondes après branchement pour démarrer, çà se passe normalement. Pas très grave mais pas très rassurant...

VCO: Çà sonne... Bien vu les formes d'onde dont le morphing est adressable en CV via la baie de patch. Plus classique, le facteur de forme PWM (appelé Width) sur les deux VCO offre de belles combinaisons. Outre l’échelle 8', 16', 32', une échelle libre sur 10 octaves intéressera les « bruitistes » (combiné au bias et au LFO à large bande, il y a de quoi discuter avec les extra-terrestres).
Par contre, il y a des problèmes :
- L'autotunning annoncé dans le manuel ne fonctionne pas, ni sur mon exemplaire no 1, ni sur le 2. Il faut attendre au moins 20mn de chauffe avant de relancer le démarrage pour être juste d'une octave sur l'autre, puis accorder manuellement.
- Quand 2 oscillos sont à peu prés accordés il se produit un battement normal plus ou moins lent selon la précision d'accordage. Le problème, c'est que si la forme d'onde est la même sur les 2 VCO, ce battement produit un volume nul au creux de la vague, contrairement à tout les autres synthés que j'ai pu avoir qui avaient sans doute des formes d'ondes plus fluctuantes. En synchronisant les oscillateurs, si le tunning de l'oscillo 1 est verrouillé, il faut impérativement désaccorder légèrement pour avoir du son. Inversion de phase entre osc 1 et 2 ?
- Au lieu d'un bouton de volume pour chaque VCO, on a un bouton de mix. Çà peut sembler équivalent, mais non : il se produit souvent une saturation du filtre, pas forcément harmonieuse selon le réglage de se dernier. Un réglage de volume permettrait de régler çà. On peut s'en sortir via la baie de patch en passant par un atténuateur.

VCF : Cà, c'est selon les goûts de chacun. Implémentation basique mais complète. L'auto-oscillation arrive vite. Sature un peu vite selon moi comme dit avec les vco, et comme un peu chaque étage du Neutron d'ailleurs. C'est moyen pour moi, mais bon, j'ai du moog et du dreadbox à coté, alors il faut relativiser selon le prix.

LFO : Ah, voilà un LFO qu'il est beau, morphable, synchronisable sur le gate, qui descend bien bas et monte bien dans l'audio.

Enveloppes : 2 ADSR classiques, rebouclable (une seule à la fois) en bidouillant la baie de patch. Sur mon 2ème exemplaire, j'ai l'impression qu'il y a des sauts de niveaux entre les différents segments d'enveloppe 2, selon le réglage. Audible quand on fait swepper le filtre avec. Je n'avais pas remarqué çà sur le 1er exemplaire. Tiens, en rebouclant l'enveloppe, je m’aperçois que le segment decay ne marche pas dans certaines config (echange-sur-des-patchs-astuces, posts 12-15), le release qui est normalement désactivé si le sustain est nul (partant de zéro, c'est un peu normal) dans ce cas prend le relai du decay qui a disparu. Bizarre...

Overdrive : Cà, c'est selon les goûts de chacun, mais pour moi, le grain est très laid.

Delay : Hier çà sonnait lisse et plutôt clair. Aujourd'hui, j'ai de la saturation et du gras, inexploitable sauf pour une bande son de l’intérieur de vaisseau spatial. D’après le manuel, on peut régler çà par une résistance ajustable en ouvrant le synthé, mais si çà doit bouger tout seul, il va falloir sortir des fils. Et après quelques heures d'utilisation supplémentaire, la perte de bande passante est vraiment prononcé, çà sature à fond, le delay devient inexploitable sauf pour faire du bruit. BBD foireux ?

S&H : Cool, le glide qui permet d'adoucir les transitions. Cool l'entrée S&H de la baie de patch en plus de la clock. C'est un vrai S&H, pas une fonction random déguisée.

Slew rate limiter : un glide (portamento time) des oscillos, plus un glide (slew) de ce qu'on veut via baie de patch. Bon, je trouve ce Neutron rapeux mais entre le S&H et ce Slew, il sent bon la savonnette …

Attenuators : Merci, on en manque toujours. Et puis le routage par défaut LFO-Att2-Osc Width est bien vu.

Baie de patch : Bien garnie, mais en quelques heures d'utilisation de mon No2, j'ai déjà l'entrée FreqMod qui répond aléatoirement, puis plus du tout. Par ailleurs, entre certaines prises curieusement placés (genre Invert ; In en haut, Out au milieu), et la notation sous le jack et non pas au-dessus comme sur mes autres semi-modulaires, je trouve la prise en main un peu pénible. Mes autres machines sont plus rationnelles, chacune à sa façon.

Bilan : Un sale caractère. Le son un peu cracra plaira à certains, mais pour moi ne pas pouvoir l'adoucir est un gros défaut. J'ai utilisé un miniBrute ou un MS20 (mini aussi) plutôt grincheux par nature, mais on peut facilement faire autre chose avec. Idem pour d'autres synthés plus doux qu'on peut faire gueuler. Avec le Neutron, j'ai l'impression d'être confiné à un territoire sonore plutôt grunge.
Il y a par ailleurs des défauts, sans doute lié à la conception électronique, qui sont assez insupportable. Ceci dit, vu le nombre de modules patchables, çà reste un jouet pas cher pour qui veut tâter du modulaire.
Pour ceux qui sont branchés noise, c'est le top, j'ai passé quelques heures à bien m'amuser dans une foret de câbles de patch. Mais ce n'est pas dans mon projet musical, il repart d'où il est venu.
KaOsphere05/10/2018

L'avis de KaOsphere"Oui,mais..."

Behringer Neutron
- Pour quels styles de musique et dans quel contexte (studio, concert, etc.) utilisez-vous ce synthétiseur ?

En home studio essentiellement, il me semble assez difficile de l'emmener et de le repatcher en live malheureusement...

- Vous semble-t-il solide et bien fini ? Sa prise en main et son ergonomie sont-elles simples ?

Behringer a fait bcp de progrès ces dernières années et commence à faire oublier ses productions "discount" des années 90... Le neutron est plutôt joli ( plus que sur les photos d'ailleurs qui lui donnent un côté rouge clavia alors qu'il est plus sombre, et plus discret ) et globalement semble bien construit, le chassis est correctement fini et les potards semblent assez solides avec une résistance agréable.

La prise en main est extrêmement rapide pour qui connait un peu la synthèse standard type : osc -> filtre -> vca. Les connections hard par defaut son bien pensées et permettent de sortir du son instantanément pour peu que l'on comprenne que le volume de la disto sert également de vca !!!???
La matrice de patch est très complète avec des entrées/sorties pour quasi tout...
2 Enveloppes, un lfo, S&H, attenuateurs, slew...Il y a de quoi faire...
Mode paraphonique, super.
Discute parfaitement avec d'autre machines type Pyramid,Analog Key,Touché,Nord modular et bien sûr tout l'eurorack...Je n'ai pas fait de test sur le tracking du pitch des oscillateurs en cv, il faudrait vérifier sur combien d'octaves ils sont justes...
Les jumpers pour choisir le canal midi ne sont pas hyper pratiques mais ils ont mais ils ont le mérite de ne pas être obligé de se trimbaler un ordianteur pur flasher le canal midi et ça c'est pas mal vu !
La taille et le poids sont chouettes, on peut partir jammer avec sous le bras presque.
Format eurorack; bon c'est le standard qui a le moins de standard mais ça rentre dans un case au moins...:)

Cependant...

Ma plus grosse critique reste, que l'ensemble est peu pratique à patcher...
Les label sont abrégés, tout petits, et ça devient vide le boxon, difficile de suivre son patch...Je suis assez client des patchpoints direct, sous les potards avec offsets et atténuateurs. Bon le prix aurait probablement été plus importants et celui des câbles aussi...

De plus, grâce, ou à cause d'un phénomène bien connu, la gravité, les câbles ont tendance à plier vers le sol, quelle bonne idée d'avoir mis tout les textes sous les entrées, pour être sur qu'on ne puisse plus les lire une fois patchées...

Ayant passé quelques années avec 9uX140hp de modulaire, des petits détails de ce genre font la différence entre un système dont on se sert et un système qu'on regarde prendre la poussière.

C'est idiot, mais le DFAM par exemple a bien les noms de sa matrice au dessus, ils ont un peu plus d'expérience sur ce type de produit chez Moog...

Au final, je pensais que cette machine serait un super outil pour le live mais en fait je mets au défi quiconque de le repatcher dans des conditions de jeu avec peu de lumière...
Du coup, j'ai fini par le revendre...Le son est bon ! Voire très bon, pour un synthé dans cette gamme de prix, mais je possède déjà mille manières de faire quelque chose de similaire...Malgré le caractère unique de chaque synthé analo je lui ai toujours préféré une autre source...Et s'il est cantonné au studio, le format semble moins intéressant tout d'un coup...

Au menu des regrets le circuit de disto ne me semble pas indispensable et aurait pu être avantageusement remplacé par du waveshaping/wavefolding en laissant la distortion a des unité spécialisées. On aurait ainsi pu router le lfo dessus pourquoi pas...
Deux oscillo identiques oui mais deux oscillos au caractère différent, c'est mieux...
Il aurait également été intéressant de ne pas s'encombrer d'un delay de médiocre qualité et de bosser un peu plus sur les oscillo avec par exemple plusieurs sorties pour différentes formes d'onde ou sur le filtre avec un multibande progressif et pas un switch...
Différents type de noise aurait étés également bienvenus...

- Quel est votre avis sur le son de manière globale ? Que pensez-vous des sons d’usine ?

Son de qualité ! C'est suffisamment épais, ça sonne au niveau des oscillos.
Le delay n'est pas terrible et la disto pas indispensable mais correcte.
Le filtre manque de rondeur pour mon goût personnel, je le trouve assez agressif, mais bon, les filtres chacun le sien !il fait le taff en tout cas...

- Que pensez-vous des possibilités d’édition et de traitement ?

Plutôt bon, pas mal de chose à sortir de cette bête et des territoires d'exploration nombreux si on prend la peine de chercher et d'être délicat dans ses réglages...

- Quelles sont les choses que vous appréciez le plus et le moins ?

Il est indéniable que le son et le prix sont les deux plus grandes qualités de ce synth.Autant de fonctions dans une petit boite à ce prix...Aucun concurrent sur le segment...
D'autant que l'on a pas à faire, pour une fois, à un clone mais bien à une conception originale de behringer...( Si tant est que l'on puisse considérer que brancher un oscillo dans un filtre, puis un vca puisse être original...)
Donc le Neutron ne cherche pas à être quelqu'un d'autre, il ne sonne que comme lui-même et dans ce monde où les tr808 se vendent à des prix qui permettraient de stopper la famine dans le monde, proposer une petite porte d'entrée dans le modulaire à ce prix et avec un caractère personnel reste une bouffée d'air frais dans un marché tourné vers la glorification du passé...
Vous voulez sonner comme personne ? Alors le Neutron est là !

Mes regrets : la conception aurait pu être plus précise et éviter de se trimbaler des modules inutiles ( voir plus haut ) pour se concentrer sur le cœur de la bête, car dès que l'on voudra faire quelque chose de sérieux avec le Neutron, on lui adjoindra vite quelques boites supplémentaire derrière dont probablement un delay et une disto !
Le droning avec un Neutron seul, vous fera vite tourner en boucle...Et le lfo en séquenceur avec s&h sur le pitch, on a peut-être fait le tour non ?
Donc prévoyez à minima un petit séquenceur pour tirer un bon profit du Neutron. Pkwa pas un sq1 ?

En conclusion, un beau coup de la part de B. qui d'après moi, s'adresse à ceux qui hésitent à franchir le pas ou qui ont peu de sources sonores en leur proposant un sacré petit synthé qui fera trembler les murs pour un budget très serré.

Pour ceux qui ont déjà pléthore de modules ou de synthés, c'est un objet attachant mais je ne pense pas pas qu'il soit nécessaire... Après, achète-t'on uniquement ce qui est nécessaire ? Chacun jugera !

Soft_Knee22/07/2018

L'avis de Soft_Knee"Canif en Forme de Cran d'Arrêt"

Behringer Neutron
màj 27/07/18

Sérendipité

J'étais passé au magasin voir le Model D, et par pur hasard de sérendipité, je suis reparti avec le Neutron. Quelle bonne idée!

Ma référence aux synthés est celle des polyphoniques des années 80 (analogiques comme numériques, à l'époque et aussi dans le contexte contemporain), et dans les mois passés j'ai vendu un 01/W (pourtant extra pour ses nappes à waveshaping), retourné un Deepmind12 (trop chimique), tiré un trait sur le Rev 2 (trop sage), et fait la moue devant le Prologue (trop froid). Je n'ai pas d'expérience du modulaire, et j'ai fait une découverte fortuite et bienheureuse du JX-3P en 2018 (le vrai avec la résonance qui peut auto-osciller.) Assez pour le background du point de vue.

Cru et Sauvage

Le Neutron frappe immédiatement par le caractère cru et sauvage de ses oscillateurs, au point qu'il est très facile de se méprendre et de trouver que ça sonne brouillon et crado. C'est très acide très vite, d'autant que le circuit d'overdrive, le délai BBD, et surtout la résonance du filtre, apportent beaucoup d'harmoniques en excédant, sous différentes formes de distorsion et de salissure du signal.

Dial back

Lors de l'essai dans le magasin, je ne me suis pas tellement inquiété du fouillis sonore sur lequel je suis arrivé très vite en manipulant les boutons du Neutron, ni de la difficulté à en sortir, je sais d'expérience qu'il est souvent plus facile de faire mal sonner un synthé analogique en tripotant ses boutons sans le connaître encore, que l'inverse. Au casque, j'ai trouvé des timbres très gras, un filtre à la résonance grosse de clipping assourdissant, un délai (très) mono immédiatement dans le territoire du dub, et une overdrive qui permet de ranger au placard toute idée de coller une overdrive en sortie (à peine peut-être un chorus stéréo peut-il s'avérer utile parfois) - le Neutron a tout ce qu'il faut en lui-même pour tenir l'autonomie.

Une fois rentré à la maison, les paramètres remis à plat et tout baissé d'un ton, dans l'air à travers les moniteurs, un tout autre caractère qu'au casque s'est manifesté : les modulations du LFO, des enveloppes, dégagent une richesse sonore impressionnante, à mesure que le LFO part vers la modulation de fréquence et que l'on ajuste le filtre, oublier réverbe et toute idée de processeur annexe, l'autonomie se confirme, grosse sensation physique, et le gros son, avec toute la réserve des différents artifices pour le magnifier, le grossir davantage, jusqu'à faire hurler le Neutron.

Décisions Heureuses du Design

Je note quelques caractéristiques qui ressortent très vite (au moins pour ce qui est de mon expérience) :

màj- les variables SHAPE de formes des ondes des oscillateurs, par le caractère fluctuant des oscillateurs (même à minima), permet d'obtenir un subtil battement, presque un LFO, qui rend le son vivant quoi que l'on fasse. Il n'y a pas de PWM sur la façade du Neutron mais l'ATTENUATOR 2 est câblé en interne par défaut pour faire varier les deux largeurs d'impulsion (WIDTH) des oscs sur le ryhtme du LFO, indépendamment du MOD DEPTH, ce qui donne une sorte de PWN cyclique. Comme ils croisent sur le zéro des phases des oscs entre eux, on obtient ainsi très facilement des motifs de battements selon diverses courbes en fonction des formes d'
ondes sélectionnées, avant même d'avoir commencé à toucher au filtre et aux modulations. Appréciable.

- Le mode paraphonique ouvre un territoire de jeu au clavier, impossible sur un monophonique pur, puisque l'on peut travailler les variations harmoniques du son lui-même (filtre, résonance, interaction des oscs), à partir d'une diaphonie. Le Neutron est une sorte d'accordéon diatonique dans ce sens, c'est tout de suite plus riche, et on s'emploie en contrepoints, à la fugue, à des tensions, et leur résolutions : il y a de quoi faire pour le claviériste.

- Le VCA BIAS est un paramètre qui permet de contrôler la quantité totale du son qui sera affecté par l'enveloppe 1 (VCA), autrement dit poussé à fond le Neutron sort tout le son qu'il crée en bypassant l'enveloppe d'amplitude, ceci permet d'en "jouer" même sans clavier, et en dosant, d'enrichir le jeu de cet arrière fond sonore dronesque. C'est une sorte de fonction HOLD variable et progressive.

- Le TONE de la section OVERDRIVE fait office de filtre passe bas de sortie, il est très utile comme il permet de tamiser les crètes (clipping) de l'overdrive et de la résonance du filtre, et d'éviter de se retrouver tout le temps avec des éclats de verre tranchant dans les oreilles, tout en maintenant le niveau souhaité d'harmoniques apportées par ces enjoliveurs sonores. En fait, l'ensemble de la section OVERDRIVE fonctionne vraiment comme une section de préampli de guitare avec overdrive, gain et volume, indépendamment du volume master. Çà tombe bien parce que c'est la seule façon d'obtenir des sons drivés sans exploser le volume sonore général.

- Le générateur de bruit NOISE est très efficace même quand le contrôle TONE et le filtre sont réduits, de sorte que NOISE devient vite un osc auxiliaire qui s'offre à merveille aux transitions et autres inflexions d'un drone ou d'une séquence.

- Le LFO descend très bas et monte très haut dans les tours. Tout en bas on est dans le domaine bien dessous du Hz, et en haut on déboule dans le domaine de l'audible largement, de sorte que l'on puisse faire chanter le Neutron comme un robot façon talkbox, ou obtenir des timbres métalliques typiques de la FM. Une des fonctions cachée permet d'avoir un continuum de variation de la forme du LFO (au passage, la même fonction existe pour la forme des oscs) plutôt qu'un toggle, et cette fonction est modifiable à la volée sans devoir éteindre-rallumer le synthé (et reste activée au rallumage.)

- Le délai BBD est une petite merveille. Il est plutôt très crado, mais tout dépend de ce qui y entre. Il bouffe vraiment toute la partie pointue du spectre sonore, et donne immédiatement une patine roots et dub au son, et aussi vintage si l'on veut. Sur des valeurs courtes il permet de placer le son dans l'espace à minima, de sorte que le synthé ne sonne pas sec même sans réverbe/délai externe. Sur des valeurs longues on déboule dans un monde de feedback jusqu'à saturation complète du buffer, et comme cette saturation du buffer est liée au temps du délai, elle est modulable, on peut allonger le temps pour remplir le BBD, puis le vider en raccourcissant le temps, et le regonfler en le remontant - tout ceci lors même que le synthé ne sonne plus : le délai dispose d'un buffer qui peut s'auto-entretenir pour donner tour à tour, selon l'usage, une sorte d'oscillateur bis, un LFO extérieur, le moteur d'une séquence, ou le contrôle ultime et progressif d'un drône, qui peut prendre le relai de façon à modifier le patch sous-jacent sans interruption, une sorte de "patch remain" manuel et analogique, et qui ne demande pas d'effort de prise en main, on y est tout de suite!

- La résonance du filtre est très riche, la plupart du temps à partir de mi-course on en obtiendra une saturation naturelle, et qui nourrira l'overdrive de la plus belle des façons. Le KEY TRACK de la résonance, qui permet de faire suivre chromatiquement la résonance, offre encore un boost en quelque sorte, puisqu'il déborde le voile sourd à travers le plafond de la fréquence du filtre, de sorte que l'on puisse se servir de ce toggle KEY TRACK pour atteindre un pallier plus haut vers l'extase au fil d'un patch évolutif, par exemple.

Instrument du Live

D'une manière générale, s'il y a mille usages d'un tel synthé, bien sûr il peut servir de façon traditionnelle pour alimenter un sampler, quand on enregistre un à un des éléments d'un kit de drums électro, ou bien encore pour un tracking précis dans un séquenceur, quant on enregistre les parties une à une.

Mais le Neutron met à disposition bien mieux que cela pour le jeu live et la construction de séquences, et leur évolution vers des paysages de crêtes harmoniques. C'est LE point fort qu'apportent une série de décisions bienvenues dans le design de ce synthé à mon avis. Souvent sur des synthés analogiques en ce sens on ne dispose pas d'une très grande marge de manoeuvre pour créer des paliers, une fois le filtre ouvert, le LFO en place, la résonance engagée, souvent il ne reste plus qu'à redescendre, ou alors basculer en gate, ou bien il faut des traitements externes.

Avec le Neutron, tout l'inverse, si l'on commence doucement avec une interaction des oscs via le SHAPE, puis que l'on monte suivant l'ordre plus ou moins des paramètres que je viens de décrire, et en tirant avantage de leurs apports respectifs, on peut franchir palier après palier, et partir très loin sans devoir faire machine arrière, d'autant plus qu'en sortie, il y a encore l'OVERDRIVE qui peut repousser plusieurs fois le mur du son, comme on la réajuste à mesure des nouveaux plateaux établis.

C'est cela la force de ce synthé : la tessiture sonore et dynamique est très très, très large, la générosité des oscillateurs (+ paraphonie), la gestion des enveloppes (VCA BIAS et ENV DEPTH), du LFO (ATTENUATOR 2 et MOD DEPTH), la latitude du filtre et de la brillance (FREQ, RES et TONE), fournissent au couple OVERDRIVE et DELAY (ensemble ou séparément), tout le matériau nécessaire à de vastes progressions séquentielles.

Ailleurs, au loin le Pouët-Pouët

A vrai dire, je n'ai pas encore passé beaucoup de temps dessus, mais au moins en quelques dizaines de minutes je peux dire ceci : en lui-même et de façon autonome ce synthé apporte une grande réserve de possibilités pour faire décoller l'auditoire (à mes oreilles au moins), et l'emporter vers ailleurs.

Dans le contexte d'un set avec d'autres synthés, son autonomie sonore et son caractère cru et sauvage, en font une lame pour trancher au dessus d'une nappe ou d'une atmosphère, même d'une atmosphère déjà lourdement chargée en overdrive et saturation, délais et réverbes ultra longues. Il coupe à travers les nuages, et si ses leads ne sont pas aussi polis et propres que ceux d'un Model D par exemple, au moins ont-ils le mérite de ne pas se noyer dessous la vague ambiante.

Le Neutron surnage, il écrête au dessus de la vague, c'est un synthé ultra expressif dans ce contexte quand il faut ajouter une forme au dessus d'un paysage existant, on l'entend facilement (et sans devoir réduire le reste pour y parvenir.)

Mais il est aussi un synthé rythmique qui s'anime dès que l'on commence à lui brancher des câbles.

R2D2 dans la Baie d'Acapulco

La patchbay, via le module Sample&Hold, est un abime délirant de création aléatoire (et hasardeuse..) Pour l'instant je m'y perds, je branche, j'essaie de piger ce que je fais, et le Neutron part très vite au large dans la baie, dans une grande conversation avec lui-même et la contingence de l'univers. Très intéressant, cf. l'extrait "musical", où je me suis contenté d'allumer l'enregistreur (il y a un chorus stéréo sur la sortie du Neutron, c'est tout.) A ce stade il me reste 2 câbles patches fournis sur les 6. Il est évident que le moindre mouvement sur le clavier ou sur les paramètres bouleverserait cet équilibre en roue libre d'autant, introduisant pour le coup une vraie créativité musicale. Tout un monde.

Le patch de l'extrait : S&H -> Osc2
Osc2 -> Delay Time
LFO Uni -> LFO Shape
LFO -> Osc1+2

Désincarcérateur de K.Dick

màj- Je n'ai pas beaucoup parlé du patchbay, ni (quasiment) des 3 sections à gauche de celui-ci. D'autres s'en chargeront. Le patchbay à lui tout seul, plus que parfait, est un gage d'évolutions multiples, y compris sur le long terme, et les 6 câbles offerts permettent de faire monter la sauce encore au cube. Ce qu'il faut comprendre avec le patchbay, pour débuter, c'est qu'il s'agit de prendre le signal ici pour le porter là, et ensuite de ce nouveau point de départ, le porter encore ailleurs. C'est à dire que souvent il ne se passe rien si l'on ne connecte qu'un seul câble, out le fun est dans les combinaisons à partir de deux. Le manuel fournit des exemples et des astuces utiles, et à mesure que l'on comprend ce qui se passe, viennent des idées de nouveaux patches. Un contre-exemple de patch qui produit des effets avec un seul branchement, la sortie S&H vers l'entrée FREQ MOD, qui permet de faire usage du module Sample & Hold du Neutron (ce module n'est accessible que par le patchbay du reste, et il est la base de beaucoup du fun de la modularité, parce qu'il introduit de l'aléatoire.) On s'inquiète au début de la limitation des câblage, mais plusieurs entrées/sorties sont dédiées à la démultiplication des signaux, et c'est juste une question d'imagination et de savoir faire pour trouver comment réaliser l'idée de routage complexe que l'on a en tête (avant éventuellement de devoir utiliser des dédoubleurs de câbles par exemple.) Une sortie assignable enfin permet notamment d'introduire vélocité et aftertouch (mais pas les deux ensemble.) C'est vraiment très complet, et avec d'autres modules en dehors, les possibilités s'ouvrent encore davantage.

màj- Le Neutron est aussi ouvert sur l'audio, via une entrée Audio IN à l'arrière qui prend des signaux plutôt chauds (pour en tirer le meilleur souvent +6 à 12dB, fonction du niveau et de l'impédance du signal.) Il faut ouvrir le filtre et l'enveloppe pour laisser passer le signal audio, et il faut donc accepter des compromis entre le son du synthé et le résultat de l'audio entrant, si l'on veut les jouer ensemble. Sur une BAR ou un dispositif rythmique, l'audio IN est vraiment intéressante et permet de jouer le synthé en même temps, via une séquence ou au clavier. Pour traiter le signal seul, il faut porter les OSCs en dehors du spectre audio, tout en bas ou tout en haut, une fois cela établi, l'ensemble des commandes du Neutron (hormis la section OSCs donc) est dédié au traitement du signal audio entrant. Autres entrées audio dans le patch bay, le VCF IN, l'OD IN, le DELAY IN, qui shuntent le synthé d'autant, mais qui sont plus souples et permettent des routages à la carte.

Un mot sur la finition et les aspects matériels : j'aime le bouton de volume du casque à l'arrière, indépendant du volume de sortie (qui permet de cherche un patch dans son casque sans devoir le faire publiquement, idéal sur scène!), la sortie MIDI THRU qui évite un hub USB, les DIP switches à l'arrière qui permettent par combinaison de régler le synthé sur un canal MIDI de 1à 16 (sans devoir passer par l'envoi de SYSEX par exemple.)

Voilà, bon, je me suis encore laissé emporter par l'enthousiasme! Le Neutron ressemble comme ça de loin à un petit canif qui ne paye pas de mine avec ses deux oscillos et son prix d'ami, mais il se révèle à l'usage un cran d'arrêt à la lame luisante, au dos en dents de requin, que dis-je, une machette!, la pince à désincarcérer des pompiers, quoi mais non! Plutôt la tête foreuse de la mine du Cartel B. sur la Mars aux moutons électriques d'un K. Dick!