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Test de la BMX de Behringer - Le vélo de sa grand-mère ?

Rédigé par un humain
8/10

Après le clonage de la LinnDrum, Behringer s’attaque à la DMX, une BAR à Eprom du tout début des 80’s signée Oberheim, ajoutant des facultés d’échantillonnage. Cette nouvelle BMX va-t-elle mettre la LmDrum sur la sellette ?

Test de la BMX de Behringer : Le vélo de sa grand-mère ?

En 1981, Tom Oberheim présente la DMX, une BAR à sons « réels » échan­tillon­nés, en réponse à la LM-1 de Roger Linn. Elle affiche un tarif moins prohi­bi­tif mais certains compro­mis : 8 voix maxi­mum, un simple contrôle du volume de chaque voix, 3 instru­ments non simul­ta­nés par voix, un pano­ra­mique gravé dans le marbre, un pitch modi­fiable par des ajus­tables inter­nes… mais un son 8 bits très punchy. Moins pres­ti­gieuse que la Linn­Drum, la DMX donne du clap sur Blue Monday de New Order, Rock It de Herbie Hancock, Rock Box de Run DMC, One for the Treble ou the DMX Will Rock de Davy DMX et bon nombre de produc­tions hip-hop des 80’s. Comme dirait un pote musi­cien, elle sonne bien mais est plus passe-partout (moins marquante) que la Linn­Drum.

BMX 2tof 25 Both MXOn peut toute­fois rempla­cer les sons internes en chan­geant les Eprom, tout en respec­tant les diffé­rents types de carte fille, dont la confi­gu­ra­tion des compo­sants défi­nit les varia­tions des 3 instru­ments embarqués : 3 niveaux de volume (kick et caisse claire), 3 niveaux de pitch (toms et congas), 3 niveaux de déclin, etc. Les cartes peuvent accueillir 1, 2 ou 8 Eprom (pour les cymbales crash et ride), d’autres des VCF CEM3320 (pour les sons à trans­po­ser vers les graves). Elles sont donc quasi-dédiées et le chan­ge­ment d’une Eprom signi­fie souvent le rempla­ce­ment de la carte fille complète, néces­si­tant d’ou­vrir la machine, d’ar­ra­cher la carte (qui tient bien), de sortir l’Eprom… et d’avoir une réserve de cartes filles pour couvrir les diffé­rentes confi­gu­ra­tions… toute une époque ! Après la LmDrum, Behrin­ger a décidé de s’at­taquer au clonage de la DMX. Voyons si sa BMX s’éman­cipe des contraintes des 80’s pour sortir un peu du cadre, est capable de lâcher les freins, tout en conser­vant l’ADN et le grain de son ancê­tre…

Une BAR de bonne dimen­sion avec les commandes essen­tielles en façade

BMX 2tof 03 GaucheLa BMX partage le boitier des LmDrum, RD-8 et RD-9 (48 × 26 cm pour 3,1 kg), avec un dessous en métal et tout le reste en plas­tique épais d’ une rigi­dité satis­fai­sante. Les commandes sont franches et agréables à manier, les pads répondent mieux que ceux de la LmDrum que nous avions testée, qui deman­daient à être bien centré pour entrer en action (les avis semblent hété­ro­gènes sur la qualité des pads d’une machine à l’autre). Ils sont sensibles à la vélo­cité, mais la valeur n’est pas enre­gis­trée dans le séquen­ceur interne. L’écran LED de 128×64 pixels blancs sur fond noir est lisible sous des angles raison­nables, mais ce n’est pas un OLED. L’agen­ce­ment des pads et des commandes de mixage est large­ment inspiré de la DMX, tout comme les codes couleur (hormis ce fond anthra­cite maison bien moins élégant que le noir profond).
BMX 2tof 06 Partie gaucheLa surface de contrôle est confor­table et les nombreuses commandes bien espa­cées. On comprend vite l’or­ga­ni­sa­tion de la machine en diffé­rentes sections : mixage des voix (pano­ra­mique, volume, assi­gna­tion des sons aux pads, sélec­tion d’une voix de 3 sons), 3 lignes de 8 pads (jeu en temps réel, sélec­tion des banques de sons / motifs / morceaux, sélec­tion / isola­tion / coupure des sons, program­ma­tion en pas à pas), tempo, effets, volumes (métro­nome, entrée audio, sortie prin­ci­pale, sortie casque), modes de jeu, navi­ga­tion dans les menus (4 flèches en croix + 1 enco­deur pous­soir), trans­port du séquen­ceur… pas de quoi se perdre. La navi­ga­tion dans les menus est simple et l’in­ter­face graphique claire, que ce soit pour les réglages sonores par pad (dispo­nibles dans la plupart des modes), l’édi­tion des samples ou l’édi­tion globale. Malgré cette impres­sion de déjà-vu, on trouve quelques nouveau­tés et amélio­ra­tions inté­res­santes dont nous parle­rons au fur et à mesure du test.

Une archi­tec­ture sonore repre­nant hélas certaines limites de la DMX

BMX 2tof 07 Partie droiteLa BMX reprend un peu bête­ment l’ar­chi­tec­ture sonore de la DMX. S’il y a maxi­mum 24 instru­ments dispo­nibles simul­ta­né­ment, il n’y a que 8 voix de poly­pho­nie parta­geant 3 pads/sons. Autre­ment dit, on ne peut pas faire sonner les 3 pads d’une voix en même temps. De même, le pano­ra­mique, le volume de tranche, la sortie indi­vi­duelle et le routage vers les effets sont communs aux 3 sons d’une voix. Pire, le rôle de chaque voix est prédé­fini : 3 volumes diffé­rents pour le kick et la snare, 3 fréquences pour les toms, diffé­rentes combi­nai­sons de volumes et fréquences pour les autres percus­sions… Il y a des fois où la recherche ultime d’au­then­ti­cité (ou le repom­page) méri­te­rait un peu plus de discer­ne­ment, d’au­tant que les voix ne semblent pas filtrées ou enve­lop­pées indi­vi­duel­le­ment (contrai­re­ment à la LmDrum). On aurait vrai­ment préféré une archi­tec­ture ouverte et des réglages indé­pen­dants. On peut toute­fois en « rattra­per » certains dans les réglages par pad, mais pas pour le pano­ra­mique ou les assi­gna­tions aux effets.
BMX 2tof 20 ConnectCôté connec­tique enfin, on est assez gâté : sorties stéréo gauche/droite + casque, entrée sampling mono, sorties indi­vi­duelles pour les 8 voix, tout cela au format jack 6,35. Viennent ensuite 3 sorties trig­ger assi­gnables à n’im­porte quel pad via le menu / l’ap­pli Synth­tribe (mini-jack), un couple d’en­trée/sortie synchro (mini-jack), un trio Midi DIN, une prise USB-B (notes/CC/synchro Midi, trans­fert des échan­tillons, sauve­garde des mémoires, micro­lo­gi­ciel) et une borne pour alimen­ta­tion externe (bloc central 12V/2A) flanquée de son petit inter­rup­teur pous­soir. Les sorties indi­vi­duelles ne sont pas affec­tées par le mixeur (volume/pano­ra­mique), ni par les effets ; de plus, insé­rer un câble dans l’une d’entre elles ne coupe pas les voix concer­nées du mixage stéréo. Côté quali­ta­tif, on peut regret­ter la mobi­lité des prises non vissées, talon d’Achille de pas mal de produits de cette gamme.

Des échan­tillons issus des BAR des 80’s, avec un son pêchu et cracra

BMX 2tof 23 ArtTout comme la LmDrum faisait soigneu­se­ment l’im­passe sur les sons de DMX, la BMX est dépour­vue des sons de Linn­Drum, histoire de pous­ser à la roue. Au menu, les sons emblé­ma­tiques des DMX/DX (pas tous), ainsi que des percus­sions afri­caines, latines, un kit élec­tro­nique (d’ori­gine incon­nue, ça sent parfois le Fair­light et la SDS) et deux kits pop (certains parlent de RX5 Yamaha, à voir…). Au total, 121 percus­sions d’usine qui sonnent globa­le­ment pêchu et cracra, avec pas mal de bruits para­sites sur certains samples longs (compres­sion). Certaines (snare, toms, cymba­les…) sortent plus fort que sur la LmDrum, d’autres plus brillants (les toms, appa­rem­ment non filtrés ici). Du coup, la BMX ressort plus brillante, la LmDrum plus sombre mais mieux équi­li­brée. Le set d’usine fourni est à notre goût en-deçà de celui de la LmDrum et manque de carac­tère au-delà des sons de DMX/DX. Heureu­se­ment, on peut impor­ter ou sampler ses propres sons, comme nous le verrons plus tard.
BMX 2tof 13 ArtVient alors l’ul­time ques­tion : est-ce que sa grand-mère fait du vélo ? Autre­ment dit, comment la BMX se compare-t-elle à la véné­rable DMX ? Notre DMX sortant tout juste de révi­sion des 100.000 km, nous avons bran­ché les deux BAR côte à côte. On retrouve bien le kick un peu sombre, la caisse claire bien fat, le clap qui cogne dur, le hi-hat court scin­tillant, les 6 toms très secs… Sur des sons pris sépa­ré­ment, ça sonne très proche. Mais sur un motif complet « out of the box », force est de consta­ter que la mamie DMX sonne plus punchy, large, aérée et équi­li­brée, il n’y a pas photo. La petite ne démé­rite pas, mais il y a une marche, notam­ment dans la projec­tion sonore. Les 48 motifs d’usine, très anec­do­tiques, sont quant à eux juste là pour prou­ver la filia­tion à la DMX et démon­trer les nouvelles fonc­tion­na­li­tés. Vu que la mémoire interne n’est pas très géné­reuse, on récu­pé­rera sans regret ces empla­ce­ments comme une manne pour sauve­gar­der ses propres motifs.

BMX_1audio 01 All 80
00:0001:27
  • BMX_1audio 01 All 8001:27
  • BMX_1audio 02 Indus Trial00:56
  • BMX_1audio 03 Rev&Filter01:28
  • BMX_1audio 04 Grandma Pumper00:52
  • BMX_1audio 05 Ooozzy Thing01:45

 

Un échan­tillon­neur mono 12bits/24kHz orienté percus­sions

BMX 2tof 11 NavigationLa BMX contient 16 banques de 127 empla­ce­ments pour les samples. 8 banques sont prépro­gram­mées avec 7 kits prêts à l’em­ploi et un kit conte­nant tous les samples d’usine. Ces derniers sont verrouillés et ne peuvent être expor­tés. Les empla­ce­ments libres dans les banques d’usine peuvent être utili­sés pour stocker les samples utili­sa­teur, tout comme les 127 empla­ce­ments dans les 9 banques utili­sa­teur. Pour chaque son, on peut régler sur une page écran unique le niveau de distor­sion, le sens de lecture (avant, avant bouclé, arrière, arrière bouclé), le déclin (10 ms à 10 s), l’ac­cor­dage (+/-24 demi-tons avec réglage gros­sier ou fin) et le niveau. On peut enfin modi­fier le point de départ, la longueur et le point de bouclage du sample (réglages non destruc­tifs). En appuyant sur l’en­co­deur, on accède à la visua­li­sa­tion de la forme d’onde, utile pour ces trois derniers réglages. Toutes ces valeurs sont sauve­gar­dées dans les banques d’échan­tillons, pas dans les motifs. Acces­sible via le menu, un réduc­teur de bits permet de bais­ser la réso­lu­tion des samples de 12 à 1 bit, par type d’ins­tru­ment, histoire de salir encore plus les sons. Les valeurs de réso­lu­tion sont sauve­gar­dées avec les motifs. Ce serait bien que le construc­teur en fasse de même pour tous les réglages des sons, plutôt que dans les banques.
BMX 2tof 12 SamplingAllez, passons au sampling. On peut impor­ter des samples de 682 Ko maxi­mum en WAV 12 bits / 24 kHz mono (valeurs fixes par défaut). La mémoire totale dispo­nible pour les samples utili­sa­teur étant de 14,5 Mo, soit 316 secondes (5’16’’). On peut aussi échan­tillon­ner direc­te­ment à partir de la BMX, via l’en­trée audio (mais pas en rééchan­tillon­nant direc­te­ment ses sorties audio). Une fois la source raccor­dée et le niveau réglé, on déclenche l’échan­tillon­nage à la main ou à partir d’un seuil audio à défi­nir. On peut choi­sir entre le contrôle auto­ma­tique du gain à l’en­trée, l’auto-norma­li­sa­tion ou le son sans correc­tion. Une fois l’échan­tillon capturé, il est très facile de le pré-écou­ter, le décou­per (avec zoom de la forme d’onde pour visua­li­ser les points début/fin), le nommer, le sauve­gar­der (ce n’est pas très rapide) et l’as­si­gner à l’un des pads. Ce sont donc là des fonc­tions très basiques, on ne trouve pas de trai­te­ments numé­riques avan­cés, la BMX reste une BAR orien­tée percus­sions ou phrases courtes, pas une unité de trai­te­ment audio avec décou­page auto­ma­tique en tranches multiples. On trouve un certain nombre de fonc­tions pour gérer les banques et les samples, collec­ti­ve­ment ou indi­vi­duel­le­ment : sélec­tion de tous les samples, sélec­tion des samples utili­sés dans la banque, déchar­ge­ment de la banque, rempla­ce­ment de samples…

Des motifs évolu­tifs avec proba­bi­li­tés, poly­mé­trie et ratchets

BMX 2tof 14 ArtLa BMX orga­nise ses motifs en 8 morceaux (Song) de 24 motifs (Pattern). Un motif comprend un lien vers une banque de samples (un kit), mais pas les réglages des sons, qui sont liés à la banque. C’est une limite contrai­gnante, notam­ment pour le mixage des sons, aucune amélio­ra­tion n’ayant été faite depuis la LmDrum. Chaque motif peut conte­nir de 1 à 64 pas. Mieux, chaque piste d’ins­tru­ment possède une longueur indé­pen­dante (poly­mé­trie), ce qui permet de créer des motifs chao­tiques diffé­rents à chaque bouclage. Encore mieux, on peut défi­nir une lecture aléa­toire pour chaque instru­ment sur chaque pas, ainsi que des fla (au global, par morceau ou par motif). Il est facile d’iso­ler ou couper un pas et un (des) instru­ment(s) en temps réel grâce aux boutons de sélec­tion des instru­ments dans la partie mixeur. Les adeptes du jeux live appré­cie­ront la touche de répé­ti­tion de pas à la volée (1–2–4–8 pas) en main­te­nant un bouton dédié et en choi­sis­sant le nombre de répé­ti­tions avec les 4 flèches, ou encore la répé­ti­tion de note (ratchet) à la volée (1–2–4–8 fois) sur le même prin­cipe, avec assi­gna­tion au choix des percus­sions à répé­ter. Sans oublier la fonc­tion Auto­fill permet­tant de lancer un motif prédé­fini en appuyant sur la touche idoine, la BMX reve­nant auto­ma­tique­ment au motif précé­dent après lecture dudit motif, une fonc­tion bien connue sur les arran­geurs.
BMX 2tof 17 TransportCôté program­ma­tion, la BMX peut enre­gis­trer des motifs en pas à pas (avec les 24 pads et les touches de sélec­tion d’ins­tru­ments) ou en temps réel (direc­te­ment avec les pads). Hélas, si les pads sont dyna­miques, la vélo­cité n’est pas enre­gis­trée en interne. Un mode chro­ma­tique permet de jouer les sons à partir des pads orga­ni­sés en mini-clavier trans­po­sable sur 4 octaves ou via un clavier Midi externe (sur un canal Midi séparé pour chaque famille d’ins­tru­ments), les varia­tions de hauteur étant alors mémo­ri­sées dans les motifs. Les concep­teurs ont prévu le micro-timing et la quan­ti­fi­ca­tion, globale ou par instru­ment, top ! En revanche, il n’y a pas d’au­to­ma­tion pour les para­mètres sonores (volume, pano­ra­mique, déclin, distor­sion, sens de lecture, points de lectu­re…), dommage. Seule la fréquence de coupure du filtre global (cf. plus bas) peut être réglée pour chaque pas. La fonc­tion Swing (25–75%) n’a pas été oubliée. Il est possible de copier un motif vers un autre, mais pas un bout de motif vers lui-même (à la fin ou en inser­tion), ni globa­le­ment, ni par instru­ment.

Un mode Song qui permet d’as­sem­bler les motifs en morceaux complets

BMX 2tof 15 ArtTout comme les LmDrum, RD-8 et RD-9, la BMX possède un mode Song à 8 mémoires permet­tant d’en­chaî­ner jusqu’à 16 étapes de motifs. Chaque étape contient un numéro de motif issu de la Song active et un nombre de répé­ti­tions (1 à 255, ou à l’in­fini tant qu’on ne bascule pas manuel­le­ment à l’étape suivante). Une fois la première étape termi­née, on passe à la suivante et ainsi de suite. On peut défi­nir si le morceau s’ar­rête après la dernière étape, reboucle sur le dernier motif ou reboucle au début. On aurait bien aimé pouvoir utili­ser l’en­semble des motifs en mémoire pour créer un morceau plutôt qu’être limité aux 24 motifs de la Song active. De même, on aurait souhaité avoir plus de 16 étapes par morceau et plus de morceaux en mémoire (64 par exemple).
BMX 2tof 05 DroitePour contour­ner cette limite, on peut enchai­ner plusieurs morceaux (mode Setlist). L’unique liste se construit avec les morceaux comme les morceaux avec les motifs, hormis la répé­ti­tion à l’in­fini pour chaque étape qui ici n’est pas permise. On peut choi­sir ce qui se passe à la fin de la liste : arrêt pur et simple, bouclage après le dernier morceau ou bouclage inté­gral, sympa. Tout comme les motifs, les morceaux peuvent être expor­tés vers une STAN (Midi dump) ou via l’ap­pli Synth­tribe. La grande force de la BMX, c’est d’en­re­gis­trer des motifs dans deux modes sépa­rés, puis de les assem­bler en morceaux, sans arrê­ter le flux créa­tif.

Des effets analo­giques stéréo pour trai­ter les voix de percus­sions

BMX 2tof 16 FXLa BMX reprend les deux effets analo­giques stéréo en série de la LmDrum, permet­tant de router les voix de son choix (une voix = 3 sons routés en même temps). Le pano­ra­mique des voix trai­tées est main­tenu. Le premier effet est une enve­loppe attaque / main­tien, permet­tant de compres­ser les attaques et d’ob­te­nir des effets de pompage. Son action varie en fonc­tion de ce qu’on y injecte et il faut bien avouer que nous n’avons pas réussi à en tirer des choses probantes, si ce n’est du bruit de fond en exagé­rant le réglage du main­tien. Les voix envoyées dans ce compres­seur sont ensuite routées vers le filtre analo­gique.
BMX 2tof 10 ModulesIl s’agit d’un VCF réso­nant à 2 pôles, capable de fonc­tion­ner en mode passe-bas ou passe-haut. Rappe­lons que l’on peut enre­gis­trer la valeur de la fréquence de coupure dans chaque pas (pour chaque motif, chaque Song ou globa­le­ment), unique­ment via le menu ou en mode pas à pas, ce qui manque de souplesse. On peut aussi pilo­ter la fréquence de coupure par CC Midi (tout comme la fréquence de chaque famille de percus­sions). Le filtre ne peut entrer en auto-oscil­la­tion, ce qui n’est pas trop un problème compte tenu de l’orien­ta­tion BAR de la machine. La qualité de ce filtre est très correcte, il permet de modi­fier le son de la BMX de manière subtile ou radi­cale compte tenu de la plage de réglages offerte. Tout comme le compres­seur, le VCF est stéréo, ce qui signi­fie que le pano­ra­mique des voix routées est main­tenu.

Notre avis : 8/10

La BMX s’ins­crit dans la droite ligne de la LmDrum. Elle en reprend la concep­tion globale (sons échan­tillon­nés 12 bits punchy et cracra, motifs 64 pas avec poly­mé­trie, assem­blage en morceaux) et copie en grande partie l’er­go­no­mie de son ancêtre, la DMX d’Obe­rheim. C’est là que le bât blesse, puisqu’elle reprend aussi les limites d’une tech­no­lo­gie vieille de 45 ans : 24 sons arran­gés en 8 voix maxi­mum avec certains réglages communs, prédé­fi­ni­tion du rôle des pads pour chaque voix, pads enre­gis­trés sans vélo­ci­té… Pire, la BMX n’a pas les sons d’usine de la LmDrum, tout comme la LmDrum n’a pas les sons d’usine de la BMX, ah bravo ! Heureu­se­ment, elle permet d’im­por­ter de nouveaux samples, ce qui pallie le côté conven­tion­nel « authen­tique 80’s » des sons d’usine.

BMX 2tof 22 ConnectLa mémoire de motifs reste insuf­fi­sante, puisqu’on se limite à 8 morceaux de 24 motifs, sans la possi­bi­lité d’uti­li­ser tous les motifs pour tous les morceaux. Côté program­ma­tion, on appré­cie les 64 pas par motif, les proba­bi­li­tés, la poly­mé­trie et les ratchets. On appré­cie égale­ment les commandes temps réel, pour mixer ou modi­fier les motifs à la volée. Comme tous les produits de la marque, la BMX est propo­sée à un tarif très agres­sif, compa­rable à celui de la LmDrum, qui n’a pour sa part rien à lui envier, avec des samples d’usine supé­rieurs à notre goût, mais une archi­tec­ture sonore prédé­ter­mi­née un peu plus contrai­gnante. La BMX est taillée pour les incon­di­tion­nels des BAR à Eprom des 80’s avec le sampling maison sur le porte-bagages.

  • BMX 2tof 25 Both MX
  • BMX 2tof 01 Face
  • BMX 2tof 02 Face
  • BMX 2tof 03 Gauche
  • BMX 2tof 04 Droite
  • BMX 2tof 05 Droite
  • BMX 2tof 06 Partie gauche
  • BMX 2tof 07 Partie droite
  • BMX 2tof 08 Mixeur
  • BMX 2tof 09 Pads
  • BMX 2tof 10 Modules
  • BMX 2tof 11 Navigation
  • BMX 2tof 12 Sampling
  • BMX 2tof 13 Art
  • BMX 2tof 14 Art
  • BMX 2tof 15 Art
  • BMX 2tof 16 FX
  • BMX 2tof 17 Transport
  • BMX 2tof 18 Arrière
  • BMX 2tof 19 Arrière
  • BMX 2tof 20 Connect
  • BMX 2tof 21 Connect
  • BMX 2tof 22 Connect
  • BMX 2tof 23 Art
  • BMX 2tof 24 Art

 

  • Recréation réussie du grain des BAR des 80’s
  • Sampling 12 bits et import de samples
  • Surface de contrôle confortable
  • VCF stéréo avec assignation de chaque voix
  • Différents modes d’enregistrement des motifs
  • Probabilités et ratchets par instrument
  • Polymétrie totale par piste
  • Mode chromatique par instrument
  • Mode Song avec Setlist
  • Commandes de volume et de panoramique
  • Sorties individuelles par voix
  • Excellent rapport qualité/prix

  • Comportement des voix prédéfini (volume, hauteur des 3 sons)
  • Certains réglages communs aux 3 sons d’une voix
  • Mémoire interne limitée à 8 morceaux de 24 motifs
  • Réglages sonores sauvegardés dans les kits plutôt que dans les motifs
  • Mémoire d’échantillonnage limitée à 14,5 Mo
  • Absence de rééchantillonnage direct des sorties audio
  • Edition du séquenceur perfectible (copie, insertion, collage)
  • Pas d’enregistrement de la vélocité des pads
Pays de fabrication : Chine
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    Maxxou32

    Maxxou32

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    Je poste, donc je suis
    Membre depuis 13 ans
    Commentaires sur le test : Test de la BMX de Behringer
    Excellent article merci de ce test que j'attendais !
    Au moins on sait à quoi s'en tenir mais l'écoute des démos me confirme ce son crunchy 80 que j'adore (ah ce bass drum et cette snare) !
    :humm:

    Je suis un fan inconditionnel de ce son (et des TR808/909, CR78, Simmons SDS, Yamaha RX5, Korg mini pops) !
    Je viens juste de commander la LM Drum et comme pour ce test de BMX de derrière le skate park, je sais ce que j'achète, un retour vers le futur !
    Skate-Park---Le-Havre--1-.jpg

    Le son est toujours plus sympa que sur ma Spark d'Arturia déjà ancienne ou que dans ma bibliothèque de samples + Emulator IV. Là au moins, on peut manipuler, improviser et profiter des sorties séparées pour utiliser un bon vieux mixage old school avec insert/FX, panoramique, gain, volume.
    Bref, on retrouve les avantages d'une BAR dédiée à faire ce pour quoi on l'achète.

    Old School et Electronica

    Deux filles Arc en Ciel

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