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Test du contrôleur autonome Denon DJ Prime 4 G2 - Est-ce que Denon aurait enfin atteint son prime ?

Rédigé par un humain
8/10

Aujourd’hui, l’équipe d’AF a le plaisir de passer au crible le tout nouveau contrôleur autonome conçu par Denon DJ, le bien nommé Prime 4 G2. À l’heure où la concurrence fait rage et présente des outils de plus en plus performants, cette machine, proposée au prix construc­teur annoncé de 2 699,99 €, saura-t-elle tirer son épingle du jeu et conquérir les cœurs ? C’est parti pour le test !

Test du contrôleur autonome Denon DJ Prime 4 G2 : Est-ce que Denon aurait enfin atteint son prime ?

Présen­ta­tion : Engine OS, Omni­source, inté­gra­tion du strea­ming et compa­ti­bi­lité logi­cielle

Descen­dant direct du Prime 4+, le Prime 4 G2 embarque avant tout un proces­­seur ARM à huit cœurs, accom­pa­gnés de 4 Go de mémoire RAM, et affiche une puis­sance de calcul près de quatre fois supé­rieure à son prédé­ces­seur. La bête tourne sur le système d’ex­ploi­ta­tion Engine OS, direc­te­ment hérité du célèbre logi­ciel Engine DJ, et la biblio­thèque de morceaux profite désor­mais du système Omni­source, inau­guré par le System One, qui vous permet­tra de créer des play­lists et de mixer des titres prove­nants de diffé­rents médias (clefs USB, carte SD, disque dur SSD installé en interne ou connecté en externe, plate­forme de strea­ming, cloud, ordi­na­teur, etc.) de manière tota­le­ment fluide, sans aucune latence addi­tion­nelle.

Denon DJ Prime 4 G2 : Plateformes de streaming

Au niveau des plate­formes de strea­ming, à l’heure où nous écri­vons ces lignes, vous aurez accès aux services Amazon Music Unli­­mi­­ted, Apple Music, Beat­­port, Sound­­Cloud Go+ et Tidal. Néan­moins, il est impor­tant de préci­ser que le proces­sus d’in­té­gra­tion de Spotify est d’ores et déjà en route et que l’ac­cès à la plate­forme devrait débar­quer d’ici quelques semaines pour les utili­sa­teur·ices du Prime 4 G2. Natu­rel­le­ment, ce contrô­leur pourra aussi travailler de pair avec les poids lourds du segment des logi­ciels DJ, grâce à une compa­ti­bi­lité tota­le­ment Plug & Play pour les réfé­rences Serato DJ Pro, Algo­­rid­­dim djay et VirtualDJ. Cerise sur le gâteau, l’ap­pa­reil est même certi­fié « Hard­ware Unlock » pour Serato DJ Pro, ce qui signi­fie tout simple­ment qu’une licence offi­cielle du fameux logi­ciel est préa­la­ble­ment déver­rouillée au sein du Prime 4 G2. Ainsi, il ne vous restera plus qu’à télé­char­ger gratui­te­ment Serato DJ Pro sur votre ordi­na­teur, puis à y bran­cher le contrô­leur pour profi­ter de la version complète du logi­ciel, sans aucune restric­tion parti­cu­lière.

Connec­tique du Prime 4 G2 : entrées, sorties, USB et stockage

En ce qui concerne les connexions, vous retrou­ve­rez en prio­rité deux entrées phono / ligne sur embases RCA, deux entrées micro / ligne sur embases combo XLR / TRS, un trio de sorties stéréo, avec d’abord les sorties Main sur embases XLR et RCA, puis les sorties Booth et Zone sur embases XLR, chacune propo­sée avec son contrôle de niveau dédié en haut à droite de l’écran central (la sortie Zone profite même d’un bouton de pré-écoute indé­pen­dant), et, pour termi­ner, une sortie DMX sur embase XLR à trois broches et enfin deux sorties casque redon­dantes (Jack / mini-Jack) situées sur la face avant. Les deux entrées micro / ligne disposent chacune de leur propre réglage de niveau et de deux égali­seurs à deux bandes (Low / High) indi­vi­duels, sans oublier un bouton d’ac­ti­va­tion / désac­ti­va­tion de la fonc­tion Talko­ver, mais aussi un bouton et un enco­deur dédiés à l’en­voi d’un effet (Mic FX On/Off et Mic FX Amount) avec deux algo­rithmes au choix : un délai ou une réverb.

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Natu­rel­le­ment, le contrô­leur propose aussi cinq ports USB (quatre ports USB-A et un port USB-B), un lecteur de carte SD, une baie d’ac­cueil pour instal­ler un disque dur SATA de 2,5 pouces direc­te­ment au cœur de la bête, un routeur WiFi et un port Blue­tooth inté­grés. En bonus, le câble USB fourni possède une vis de verrouillage pour éviter le risque de débran­che­ment intem­pes­tif en plein milieu d’un set, et le fabri­cant a aussi eu la bonne idée de propo­ser une petite housse pour proté­ger l’écran lorsque la machine est au repos.

Hard­ware : plateaux, écran de contrôle et mixeur inté­grés

Jog Wheel

Par rapport au Prime 4+, les deux jog wheels ont gagné deux pouces de diamètre (huit pouces contre six pouces) et offrent donc un confort d’uti­li­sa­tion bien supé­rieur. En haut à gauche de chaque jog wheel se trouvent des enco­deurs rétroé­clai­rés conçus pour vous aidez à gérer vos boucles en direct, en modes auto­ma­tique (Auto Loop) ou manuel (Manual Loop), ainsi qu’un petit commu­ta­teur Slip qui vous permet­tra de lais­ser tour­ner un morceau, puis de le relan­cer instan­ta­né­ment à partir du point de départ choisi en relâ­chant le plateau concerné. À cela s’ajoutent les commandes clas­siques Censor et Reverse, qu’on ne présente plus, puis les boutons d’ac­cès aux quatre plateaux virtuels (Deck 1 / 3 à gauche et Deck 2 / 4 à droite). Cerise sur le gâteau, vous pour­rez aussi choi­sir d’as­si­gner un code couleur unique pour chaque plateau virtuel, qui illu­mi­nera chaque jog wheel et les enco­deurs concer­nés selon votre teinte favo­rite. Ensuite, en bas à gauche cette fois, vous retrou­ve­rez les commandes de trans­port habi­tuelles (Play / Stop, Cue, Track Skip, Sync et Beat Jump). Sur la partie de droite, vous décou­vri­rez le commu­ta­teur Vinyl, pour alter­ner entre les modes CD ou Vinyle sur chaque jog wheel, mais aussi deux boutons d’ac­cès rapide à la sépa­ra­tion des stems (Acapella / Instru­men­tal) et l’in­dis­pen­sable curseur linéaire de vitesse / Pitch.

Curseurs

Passons main­te­nant à la section centrale, qui regroupe l’écran de contrôle et la table de mixage. L’écran de contrôle LED HD tactile de 10,1 pouces est une vraie réus­site, et ressemble trait pour trait à ceux qu’on retrou­vait déjà sur les modèles Prime 4+, Alpha­Theta XDJ-AZ et Opus-Quad. En tous cas, il est parfai­te­ment lisible (même en plein jour) et surtout très réac­tif au toucher de l’uti­li­sa­teur·ice, ce qui est un excellent point. La table de mixage inté­grée propose quatre voies indé­pen­dantes. Chaque voie dispose d’un réglage de niveau accom­pa­gné d’un égali­seur à trois bandes (Low / Mid / High), d’un bouton de pré-écoute (Cue), d’un curseur linéaire « Dual Rail » et d’un enco­deur dédié au contrôle des algo­rithmes Sweep FX. Au milieu, outre les poten­tio­mètres rela­tifs aux réglages de la sortie casque (Cue Mix / Level), on retrouve deux boutons dédiés aux algo­rithmes Fader FX (A / B) et le cross­fa­der. Préci­sons que ce dernier dispose de deux vis de fixa­tion qui vous permet­tront de le démon­ter et de le chan­ger en cas d’usure préma­tu­rée, ou tout simple­ment pour le rempla­cer par un modèle plus en accord avec vos besoins person­nels. Un peu plus haut, on retrouve deux VU-mètres LED à dix segments, la commande View pour alter­ner entre les fenêtres de navi­ga­tion et de lecture, et le fameux JoyCo­der muni de quatre commandes de char­ge­ment (Load). Le JoyCo­der, présenté comme un hybride entre un enco­deur rota­tif cliquable clas­sique et un joys­tick, est l’une des autres nouveau­tés offertes par le Prime 4 G2, qui n’est pas sans rappe­ler les fameux Smart Rotary Selec­tor d’Al­pha­Theta. À l’usage, cet élément est vrai­ment très pratique, et, en combi­nai­son avec l’écran tactile, il offre une expé­rience de navi­ga­tion abso­lu­ment exem­plaire qui gagne­rait à se géné­ra­li­ser à l’en­semble des contrô­leurs DJ qui sorti­ront dans le futur.

Écran

En termes de sensa­tions de jeu, cette machine est convain­cante et le toucher des jog wheel n’est pas désa­gréable. Cepen­dant, nous esti­mons qu’ils sont plus orien­tés pour le beat­mat­ching que pour les sessions de scratch virtuose, car, même s’ils sont plus impo­sants que ceux du Prime 4+, on aurait tout de même appré­cié qu’ils atteignent un diamètre de 10,1 pouces pour gagner un peu en confort et en mania­bi­lité. Cela étant dit, ils pour­ront très bien faire l’af­faire pour les amateur·ices de turn­ta­bl­sim pur et dur, même si d’autres options plus perti­nentes existent sur le marché actuel.

Isola­tion des stems : espace mémoire, modes de déclen­che­ment et fonc­tion Stem Level EQ

Grande première chez Denon DJ, la bête intègre enfin un algo­­rithme de sépa­­ra­­tion des stems moto­risé en interne par le fameux Engine OS, et que les utili­sa­teur·ices du logi­ciel Engine DJ connaissent déjà s’ils·elles ont l’oc­ca­sion de travailler avec ce dernier pour prépa­rer leurs sets sur ordi­na­teur. Or, par rapport à une utili­sa­tion sur ordi­na­teur, cette fonc­tion­na­lité inté­grée possède l’énorme avan­tage de ne pas utili­ser trop d’es­pace mémoire. Et pour cause, avec Engine DJ, lorsque vous isoler les stems depuis votre mac ou votre pc, les fichiers s’ac­cu­mulent et bouffent litté­ra­le­ment une place monu­men­tale sur votre disque dur. Sur le contrô­leur, c’est beau­coup plus simple, et seul le fichier du morceau origi­nal est conservé pour être traité en direct. Ainsi, vous pour­rez choi­sir d’iso­ler les parties a capella ou instru­men­tale direc­te­ment grâce aux boutons dédiés en haut à droite de chaque jog wheel, mais aussi et surtout accé­der au mode Stems proposé sur les pads de perfor­mance pour entrer un peu plus fine­ment dans les détails. Une fois ce mode activé, sur les quatre premiers pads, vous pour­rez succes­si­ve­ment isoler l’a capella (pad 1), la mélo­die prin­ci­pale (pad 2), la ligne de basse (pad 3) et la batte­rie (pad 4). Ensuite, les quatre pads infé­rieurs (pad 5, 6, 7 et 8) mettront tous à votre dispo­si­tion un effet que vous pour­rez déclen­cher à la volée de manière indi­vi­duelle pour chaque stem.

Mixeur 2

Et c’est loin d’être terminé, car, une fois ce mode enclen­ché, vous pour­rez aussi choi­sir d’ac­ti­ver la fonc­tion Stem Level EQ (via la combi­nai­son de touches Shift + Cue), qui vous permet­tra d’uti­li­ser les poten­tio­mètres d’éga­li­sa­tion de chacune des quatre voies pour ajus­ter sépa­ré­ment le volume des diffé­rents stems d’un morceau. Concrè­te­ment, le poten­tio­mètre High contrôle le niveau du stem a capella (High / Vocal), le poten­tio­mètre Mid contrôle le niveau des instru­ments mélo­diques (Mid / Melody), et enfin le poten­tio­mètre Low contrôle le niveau de la batte­rie (Low / Drums). Ce mode est abso­lu­ment génial, et déblo­quera pléthore de nouvelles possi­bi­li­tés pour créer des tran­si­tions origi­nales ou pour produire des remixes et des mashups complets, en quelques coups de cuillère à pot.

En tous cas, en pratique, c’est un régal et il faut bien recon­naître que l’al­go­rithme de sépa­ra­tion des stems est très perfor­mant, avec une qualité audio assez homo­gène, et, fina­le­ment, assez peu d’ar­te­facts indé­si­rables à déplo­rer sur chaque partie isolée. Ainsi, même si les résul­tats ne sont pas toujours parfaits (cela dépend vrai­ment du morceau), on comprend vite que cette tech­no­lo­gie a déjà bien progressé et que nous ne sommes plus très loin d’at­teindre un rendu opti­mal.

Les pads de perfor­mance : sections Clas­sic, MPCe et Ligh­ting

Première mondiale sur un contrô­leur DJ, les seize pads de perfor­­mance multi­­zone MPCe, répar­tis en deux banques de huit pads, sont direc­te­ment héri­tés des dernières séries MPC du fabri­cant Akai (notam­ment les modèles MPC XL et MPC Live III). Ils offrent un rétroé­clai­rage de très bonne qualité et surtout un toucher 3D exem­plaire, sensible à la vélo­cité, orga­nisé autour d’un axe X / Y central qui offre jusqu’à quatre zones de déclen­che­ment distinctes. Ce qui nous donne un total de soixante-quatre zones de jeu diffé­rentes, qui vous permet­tront d’as­si­gner ou de modu­ler simul­ta­né­ment plusieurs fonc­tions ou effets. Les deux banques de huit pads sont livrées avec un total de dix-neuf modes de jeu distincts, répar­tis en trois sections diffé­rentes : Clas­sic, MPCe et Ligh­ting.

Pads

En section Clas­sic, vous retrou­ve­rez les modes Hot Cues (saut instan­tané vers les points Cue), Saved Loop (déclen­che­ment des boucles prédé­fi­nies), Auto Loop (créa­tion de boucles à la volée), Roll (roule­ments avec huit divi­sions ryth­miques au choix), Slicer (décou­page et accès direct à huit temps en lecture conti­nue), Slicer Loop (décou­page et accès direct à huit temps en boucle), Sampler (déclen­che­ment d’échan­tillons) et Stems (isola­tion des stems). En section MPCe, vous retrou­ve­rez les modes Filter Roll (roule­ment avec filtre coupe-haut ou coupe-bas), Auto Loop Stems (déclen­che­ment de boucles instru­men­tales ou a capella), Hot Cue Stems (saut instan­tané vers les points Cue avec isola­tion des parties instru­men­tales ou a capella), Hot Cue Roll (saut instan­tané vers les points Cue avec déclen­che­ment d’un roule­ment selon quatre divi­sions ryth­miques au choix), XY FX (huit effets acces­sibles et modi­fiables en instan­tané : Filter Echo, LFO Filter, Flan­ger, Filter Gate, Filter Dub Echo, LFO Echo, Phaser et Noise Gate) et Roll FX (un roule­ment combiné à une trans­po­si­tion de hauteur et un effet). Enfin, en section Ligh­ting, vous retrou­ve­rez les modes Perfor­mance, Color / Posi­tion, Auto­loop Controls, Auto­loop Select et Static Looks, qui vous permet­tront de gérer votre jeu de lumière de manière dyna­mique.

À l’usage, ces pads sont tous simple­ment parfaits, et permettent d’ef­fec­tuer des figures de style impos­sibles à réali­ser jusqu’alors. D’ailleurs, les amateur·ices de Finger Drum­ming pour­ront s’en donner à cœur joie. Certes, ces pads néces­si­te­ront quelques heures de pratique pour en tirer le plein poten­tiel, mais ils ajoutent de nouvelles possi­bi­li­tés d’ex­pres­sion qui offrent l’avan­tage d’étof­fer la palette créa­tive de l’uti­li­sa­teur·ice, tout en renfor­çant la dimen­sion visuelle de la perfor­mance pour le public.

Les effets : Main FX, Touch FX, Fader FX et Sweep FX

Pour cette nouvelle géné­ra­tion, l’in­té­gra­tion des effets a, elle aussi, profité d’une impor­tante mise à jour avec pas moins de vingt-six Main FX, dix Touch FX, quatre Fader FX et quatre Sweep FX. Par ailleurs, le fabri­cant précise que l’en­semble des algo­rithmes ont été retra­vaillés de fond en comble par rapport à la géné­ra­tion Prime 4+, et, selon nous, nombre d’entre eux sont direc­te­ment inspi­rés du splen­dide System One. Les sections Main FX 1 et 2, répar­ties de part et d’autre de l’écran, disposent chacune d’une gâchette de déclen­che­ment, accom­pa­gnée de deux boutons dédiés au rappel des favo­ris (Favo­rite FX A / B) et de quelques commandes pour régler chaque effet à votre guise (Beats / Para­me­ter / Amount). Au niveau des algo­rithmes, vous pour­rez profi­ter des options suivantes : Echo, Echo Out, Swell Verb, Delay, Flan­ger, Phaser, Hold Echo, Ping Pong, Recy­cler, Roll, Stut­ter Out, Riser, Pitch Down, Scale Down, Reverb, LFO Verb, Reverb Drop, Reverse Verb, Reverb Rise, Flan­ger (-), Flex Gate, Beat­Break, LFO Filter, Backs­pin, Brake et Crush.

Touch FX 1

La section Touch FX, acces­sible direc­te­ment sur l’écran central, trans­for­mera ce dernier en gigan­tesque pad X / Y. Son fonc­­tion­­ne­­ment est simple, l’axe hori­­zon­­tal sert à caler l’ef­­fet sur huit divi­­sions ryth­­miques diffé­­rentes, et l’axe verti­­cal permet de doser l’in­­ten­­sité du trai­­te­­ment appli­­qué, à choi­sir parmi les options suivantes : LFO Echo, Filter Roll, Filter Echo, Filter Dub Echo, Filter Gate, Noise Gate, Filter Reverb, Flan­ger, LFO Filter et Filter. Enfin, la section Fader Fx regroupe deux slots d’ef­fet acces­sibles grâce aux boutons A / B situés au-dessus du cross­fa­der. Outre quatre algo­rithmes dispo­nibles (Fader Echo, Echo Down, Stut­ter Verb et Reverb Down), vous pour­rez choi­sir direc­te­ment sur l’écran central si vous souhai­tez les déclen­cher via les curseurs de voies, le cross­fa­der, ou les deux en même temps, mais aussi accé­der à quelques para­mètres, comme la divi­sion ryth­mique de synchro­ni­sa­tion et le taux de Feed­back, réglable de 0 à 100 %. On termine par la section Sweep Fx, qui dispose de quatre algo­rithmes (Filter, Noise, Wash et Verb) sélec­tion­nables via les boutons dédiés placés en dessous des VU-mètres et pilo­tables direc­te­ment grâce aux enco­deurs indi­vi­duels, posi­tion­nés au-dessus de chaque curseur de voie.

La qualité des algo­rithmes est excel­lente, et on sent bien qu’ils ont été confi­gu­rés pour permettre aux DJ d’ob­te­nir des résul­tats instan­ta­nés et surtout très grati­fiants sur le plan créa­tif. Soyons clairs, jusqu’ici, Alpha­Theta possé­dait l’avan­tage par rapport à la concur­rence sur la qualité des effets, mais, depuis quelque temps (notam­ment depuis la sortie du System One), ce mono­pole est tout simple­ment terminé.

Engine Ligh­ting : le contrô­leur d’éclai­rage DMX inté­gré

Engine Lighting

Comme le System One, le modèle Prime 4 G2 fait aussi office de contrô­­leur d’éclai­­rage et dispose en interne du fameux moteur Engine Ligh­ting, compa­­tible avec le proto­cole DMX et livré avec une sortie « Ligh­ting » dédiée sur embase XLR à trois broches, située à l’ar­rière de la bête. Ce moteur est dérivé du célèbre logi­ciel Sound­S­witch, et permet­tra aux pres­ta­taires d’évè­ne­ments d’as­su­rer un show « son et lumière » complet à partir du Prime 4 G2, sans avoir besoin de passer par une inter­face DMX supplé­men­taire.

Outre les modes Ligh­ting déve­lop­pés pour les pads et évoqués plus haut (Perfor­mance, Color / Posi­tion, Auto­loop Controls, Auto­loop Select et Static Looks), vous retrou­ve­rez un ensemble de fonc­tion­na­li­tés qui vous permet­tront de conce­voir une créa­tion lumière en temps réel, parfai­te­ment synchro­ni­sée à votre DJ set, sans jamais passer par un ordi­na­teur. En pratique, Engine Ligh­ting va détec­ter le tempo du set et aligner les effets lumi­neux direc­te­ment sur la grille des titres en cours, puis vous donner accès à diffé­rents para­mètres pour modi­fier le tout en temps réel.

Denon DJ Prime 4 G2 : Conclusion.001

Notre avis : 8/10

Ce contrô­leur auto­nome mérite une mention spéciale pour sa capa­cité à mixer quatre morceaux en simul­tané, mais aussi pour son ergo­no­mie exem­plaire, son large écran tactile parfai­te­ment réac­tif, ses JoyCo­der, la qualité de ses pads de perfor­mances et son très vaste choix d’ef­fets, tous très quali­ta­tifs et vrai­ment grati­fiants sur le plan créa­tif.

Néan­moins, selon nous, le choix des éléments hard­ware (jog wheels, curseurs linéaires et cross­fa­der) s’adresse en prio­rité aux DJ spécia­li­sé·es en beat­mat­ching plutôt qu’aux amou­reux·ses des disci­plines DMC, mais aussi aux pres­ta­taires d’évè­ne­ments indé­pen­dant·es et aux salles de petite à moyenne capa­cité qui recherchent un outil tout en un, à la fois facile à déployer et très pratique à utili­ser.

Au final, contre vents et marées, force est de consta­ter que la poli­tique du groupe InMu­sic commence véri­ta­ble­ment à porter ses fruits, grâce à la syner­gie de ses diffé­rentes marques (Akai Profes­sio­nal, Rane, Denon DJ, Sound­switch, etc.) qui permet d’in­té­grer des éléments aupa­ra­vant exclu­sifs à telle ou telle machine (pads MPCe, système d’ex­ploi­ta­tion Engine OS, système Omni­source, etc.), au sein d’un nouvel instru­ment très complet qui saura sans aucun doute trou­ver son public.

Points forts

  • Quatre plateaux accessibles en pleine autonomie
  • Engine OS et système Omnisource très performants
  • Variété et qualité des algorithmes d’effets
  • Pads de performance MPCe
  • Écran tactile et JoyCoder très agréables à manipuler
  • Engine Lighting intégré en bonus
  • Licence Serato DJ Pro déverrouillée (« Hardware Unlock »)

Points faibles

  • Jogwheels, curseurs linéaires et crossfader pas inoubliables
  • Ticket d’entrée relativement élevé
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    Coramel

    Coramel

    8265
    8265 posts au compteur
    Administrateur·trice du site
    Membre depuis 23 ans
    Commentaires sur le test : Test du contrôleur autonome Denon DJ Prime 4 G2
    Belle machine. Merci pour ce test :bravo:

    Présentez vous sur AudioFanzine

    • J’adore
    1 réaction
    • Mix Jagger
    Din Amo

    Din Amo

    133
    133 posts au compteur
    Posteur·euse AFfiné·e
    Membre depuis 12 ans
    Merci pour le test :bravo:

    J'ai découvert l'écosystème Engine à travers les SC6000M, venant du vinyle je souhaitais conserver ce feeling.
    Je trouve le matos Denon de très bonne qualité et leur soft est très bon.
    Nous verrons bien si ce contrôleur trouve son public.
    • J’aime
    • J’adore
    2 réactions
    • VE
    • Mix Jagger
    SONMI451

    SONMI451

    243
    243 posts au compteur
    Posteur·euse AFfiné·e
    Membre depuis 2 ans
    Merci pour la présentation, comme toujours très honnête.

    N'ayant pas testé ce contrôleur, il manque dans le test un petit mot pour parler du temps d'analyse des morceaux (beatgrid, wavecolor, stems), compte tenu de la nature du contrôleur (qui se veut autonome).

    En tout cas bravo à DENON pour cette nouvelle version, le PRIME 4 était déjà un beau produit, celui là semble vraiment passer un cap.
    Mix Jagger

    Mix Jagger

    857
    857 posts au compteur
    Administrateur·trice du site
    Membre depuis 1 an
    Citation de SONMI451 (voir le message) :
    Merci pour la présentation, comme toujours très honnête.

    N'ayant pas testé ce contrôleur, il manque dans le test un petit mot pour parler du temps d'analyse des morceaux (beatgrid, wavecolor, stems), compte tenu de la nature du contrôleur (qui se veut autonome).

    En tout cas bravo à DENON pour cette nouvelle version, le PRIME 4 était déjà un beau produit, celui là semble vraiment passer un cap.


    Bonsoir SONMI451,

    merci pour votre message.

    Le temps d’analyse et de traitement complet d’un titre en interne est extrêmement rapide, de l’ordre de quelques secondes (2 ou 3 secondes en fonction de la durée du morceau).

    Quant aux stems, une fois le titre analysé et chargé sur un Deck, ils sont accessibles instantanément.

    À bientôt sur AF :clin:

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