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Test du contrôleur autonome Denon DJ Prime 4 G2 - Est-ce que Denon aurait enfin atteint son prime ?

Rédigé par un humain
8/10

Aujourd’hui, l’équipe d’AF a le plaisir de passer au crible le tout nouveau contrôleur autonome conçu par Denon DJ, le bien nommé Prime 4 G2. À l’heure où la concurrence fait rage et présente des outils de plus en plus performants, cette machine, proposée au prix construc­teur annoncé de 2 699,99 €, saura-t-elle tirer son épingle du jeu et conquérir les cœurs ? C’est parti pour le test !

Test du contrôleur autonome Denon DJ Prime 4 G2 : Est-ce que Denon aurait enfin atteint son prime ?

Présen­ta­tion : Engine OS, Omni­source, inté­gra­tion du strea­ming et compa­ti­bi­lité logi­cielle

Descen­dant direct du Prime 4+, le Prime 4 G2 embarque avant tout un proces­­seur ARM à huit cœurs, accom­pa­gnés de 4 Go de mémoire RAM, et affiche une puis­sance de calcul près de quatre fois supé­rieure à son prédé­ces­seur. La bête tourne sur le système d’ex­ploi­ta­tion Engine OS, direc­te­ment hérité du célèbre logi­ciel Engine DJ, et la biblio­thèque de morceaux profite désor­mais du système Omni­source, inau­guré par le System One, qui vous permet­tra de créer des play­lists et de mixer des titres prove­nants de diffé­rents médias (clefs USB, carte SD, disque dur SSD installé en interne ou connecté en externe, plate­forme de strea­ming, cloud, ordi­na­teur, etc.) de manière tota­le­ment fluide, sans aucune latence addi­tion­nelle.

Denon DJ Prime 4 G2 : Plateformes de streaming

Au niveau des plate­formes de strea­ming, à l’heure où nous écri­vons ces lignes, vous aurez accès aux services Amazon Music Unli­­mi­­ted, Apple Music, Beat­­port, Sound­­Cloud Go+ et Tidal. Néan­moins, il est impor­tant de préci­ser que le proces­sus d’in­té­gra­tion de Spotify est d’ores et déjà en route et que l’ac­cès à la plate­forme devrait débar­quer d’ici quelques semaines pour les utili­sa­teur·ices du Prime 4 G2. Natu­rel­le­ment, ce contrô­leur pourra aussi travailler de pair avec les poids lourds du segment des logi­ciels DJ, grâce à une compa­ti­bi­lité tota­le­ment Plug & Play pour les réfé­rences Serato DJ Pro, Algo­­rid­­dim djay et VirtualDJ. Cerise sur le gâteau, l’ap­pa­reil est même certi­fié « Hard­ware Unlock » pour Serato DJ Pro, ce qui signi­fie tout simple­ment qu’une licence offi­cielle du fameux logi­ciel est préa­la­ble­ment déver­rouillée au sein du Prime 4 G2. Ainsi, il ne vous restera plus qu’à télé­char­ger gratui­te­ment Serato DJ Pro sur votre ordi­na­teur, puis à y bran­cher le contrô­leur pour profi­ter de la version complète du logi­ciel, sans aucune restric­tion parti­cu­lière.

Connec­tique du Prime 4 G2 : entrées, sorties, USB et stockage

En ce qui concerne les connexions, vous retrou­ve­rez en prio­rité deux entrées phono / ligne sur embases RCA, deux entrées micro / ligne sur embases combo XLR / TRS, un trio de sorties stéréo, avec d’abord les sorties Main sur embases XLR et RCA, puis les sorties Booth et Zone sur embases XLR, chacune propo­sée avec son contrôle de niveau dédié en haut à droite de l’écran central (la sortie Zone profite même d’un bouton de pré-écoute indé­pen­dant), et, pour termi­ner, une sortie DMX sur embase XLR à trois broches et enfin deux sorties casque redon­dantes (Jack / mini-Jack) situées sur la face avant. Les deux entrées micro / ligne disposent chacune de leur propre réglage de niveau et de deux égali­seurs à deux bandes (Low / High) indi­vi­duels, sans oublier un bouton d’ac­ti­va­tion / désac­ti­va­tion de la fonc­tion Talko­ver, mais aussi un bouton et un enco­deur dédiés à l’en­voi d’un effet (Mic FX On/Off et Mic FX Amount) avec deux algo­rithmes au choix : un délai ou une réverb.

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Natu­rel­le­ment, le contrô­leur propose aussi cinq ports USB (quatre ports USB-A et un port USB-B), un lecteur de carte SD, une baie d’ac­cueil pour instal­ler un disque dur SATA de 2,5 pouces direc­te­ment au cœur de la bête, un routeur WiFi et un port Blue­tooth inté­grés. En bonus, le câble USB fourni possède une vis de verrouillage pour éviter le risque de débran­che­ment intem­pes­tif en plein milieu d’un set, et le fabri­cant a aussi eu la bonne idée de propo­ser une petite housse pour proté­ger l’écran lorsque la machine est au repos.

Hard­ware : plateaux, écran de contrôle et mixeur inté­grés

Jog Wheel

Par rapport au Prime 4+, les deux jog wheels ont gagné deux pouces de diamètre (huit pouces contre six pouces) et offrent donc un confort d’uti­li­sa­tion bien supé­rieur. En haut à gauche de chaque jog wheel se trouvent des enco­deurs rétroé­clai­rés conçus pour vous aidez à gérer vos boucles en direct, en modes auto­ma­tique (Auto Loop) ou manuel (Manual Loop), ainsi qu’un petit commu­ta­teur Slip qui vous permet­tra de lais­ser tour­ner un morceau, puis de le relan­cer instan­ta­né­ment à partir du point de départ choisi en relâ­chant le plateau concerné. À cela s’ajoutent les commandes clas­siques Censor et Reverse, qu’on ne présente plus, puis les boutons d’ac­cès aux quatre plateaux virtuels (Deck 1 / 3 à gauche et Deck 2 / 4 à droite). Cerise sur le gâteau, vous pour­rez aussi choi­sir d’as­si­gner un code couleur unique pour chaque plateau virtuel, qui illu­mi­nera chaque jog wheel et les enco­deurs concer­nés selon votre teinte favo­rite. Ensuite, en bas à gauche cette fois, vous retrou­ve­rez les commandes de trans­port habi­tuelles (Play / Stop, Cue, Track Skip, Sync et Beat Jump). Sur la partie de droite, vous décou­vri­rez le commu­ta­teur Vinyl, pour alter­ner entre les modes CD ou Vinyle sur chaque jog wheel, mais aussi deux boutons d’ac­cès rapide à la sépa­ra­tion des stems (Acapella / Instru­men­tal) et l’in­dis­pen­sable curseur linéaire de vitesse / Pitch.

Curseurs

Passons main­te­nant à la section centrale, qui regroupe l’écran de contrôle et la table de mixage. L’écran de contrôle LED HD tactile de 10,1 pouces est une vraie réus­site, et ressemble trait pour trait à ceux qu’on retrou­vait déjà sur les modèles Prime 4+, Alpha­Theta XDJ-AZ et Opus-Quad. En tous cas, il est parfai­te­ment lisible (même en plein jour) et surtout très réac­tif au toucher de l’uti­li­sa­teur·ice, ce qui est un excellent point. La table de mixage inté­grée propose quatre voies indé­pen­dantes. Chaque voie dispose d’un réglage de niveau accom­pa­gné d’un égali­seur à trois bandes (Low / Mid / High), d’un bouton de pré-écoute (Cue), d’un curseur linéaire « Dual Rail » et d’un enco­deur dédié au contrôle des algo­rithmes Sweep FX. Au milieu, outre les poten­tio­mètres rela­tifs aux réglages de la sortie casque (Cue Mix / Level), on retrouve deux boutons dédiés aux algo­rithmes Fader FX (A / B) et le cross­fa­der. Préci­sons que ce dernier dispose de deux vis de fixa­tion qui vous permet­tront de le démon­ter et de le chan­ger en cas d’usure préma­tu­rée, ou tout simple­ment pour le rempla­cer par un modèle plus en accord avec vos besoins person­nels. Un peu plus haut, on retrouve deux VU-mètres LED à dix segments, la commande View pour alter­ner entre les fenêtres de navi­ga­tion et de lecture, et le fameux JoyCo­der muni de quatre commandes de char­ge­ment (Load). Le JoyCo­der, présenté comme un hybride entre un enco­deur rota­tif cliquable clas­sique et un joys­tick, est l’une des autres nouveau­tés offertes par le Prime 4 G2, qui n’est pas sans rappe­ler les fameux Smart Rotary Selec­tor d’Al­pha­Theta. À l’usage, cet élément est vrai­ment très pratique, et, en combi­nai­son avec l’écran tactile, il offre une expé­rience de navi­ga­tion abso­lu­ment exem­plaire qui gagne­rait à se géné­ra­li­ser à l’en­semble des contrô­leurs DJ qui sorti­ront dans le futur.

Écran

En termes de sensa­tions de jeu, cette machine est convain­cante et le toucher des jog wheel n’est pas désa­gréable. Cepen­dant, nous esti­mons qu’ils sont plus orien­tés pour le beat­mat­ching que pour les sessions de scratch virtuose, car, même s’ils sont plus impo­sants que ceux du Prime 4+, on aurait tout de même appré­cié qu’ils atteignent un diamètre de 10,1 pouces pour gagner un peu en confort et en mania­bi­lité. Cela étant dit, ils pour­ront très bien faire l’af­faire pour les amateur·ices de turn­ta­bl­sim pur et dur, même si d’autres options plus perti­nentes existent sur le marché actuel.

Isola­tion des stems : espace mémoire, modes de déclen­che­ment et fonc­tion Stem Level EQ

Grande première chez Denon DJ, la bête intègre enfin un algo­­rithme de sépa­­ra­­tion des stems moto­risé en interne par le fameux Engine OS, et que les utili­sa­teur·ices du logi­ciel Engine DJ connaissent déjà s’ils·elles ont l’oc­ca­sion de travailler avec ce dernier pour prépa­rer leurs sets sur ordi­na­teur. Or, par rapport à une utili­sa­tion sur ordi­na­teur, cette fonc­tion­na­lité inté­grée possède l’énorme avan­tage de ne pas utili­ser trop d’es­pace mémoire. Et pour cause, avec Engine DJ, lorsque vous isoler les stems depuis votre mac ou votre pc, les fichiers s’ac­cu­mulent et bouffent litté­ra­le­ment une place monu­men­tale sur votre disque dur. Sur le contrô­leur, c’est beau­coup plus simple, et seul le fichier du morceau origi­nal est conservé pour être traité en direct. Ainsi, vous pour­rez choi­sir d’iso­ler les parties a capella ou instru­men­tale direc­te­ment grâce aux boutons dédiés en haut à droite de chaque jog wheel, mais aussi et surtout accé­der au mode Stems proposé sur les pads de perfor­mance pour entrer un peu plus fine­ment dans les détails. Une fois ce mode activé, sur les quatre premiers pads, vous pour­rez succes­si­ve­ment isoler l’a capella (pad 1), la mélo­die prin­ci­pale (pad 2), la ligne de basse (pad 3) et la batte­rie (pad 4). Ensuite, les quatre pads infé­rieurs (pad 5, 6, 7 et 8) mettront tous à votre dispo­si­tion un effet que vous pour­rez déclen­cher à la volée de manière indi­vi­duelle pour chaque stem.

Mixeur 2

Et c’est loin d’être terminé, car, une fois ce mode enclen­ché, vous pour­rez aussi choi­sir d’ac­ti­ver la fonc­tion Stem Level EQ (via la combi­nai­son de touches Shift + Cue), qui vous permet­tra d’uti­li­ser les poten­tio­mètres d’éga­li­sa­tion de chacune des quatre voies pour ajus­ter sépa­ré­ment le volume des diffé­rents stems d’un morceau. Concrè­te­ment, le poten­tio­mètre High contrôle le niveau du stem a capella (High / Vocal), le poten­tio­mètre Mid contrôle le niveau des instru­ments mélo­diques (Mid / Melody), et enfin le poten­tio­mètre Low contrôle le niveau de la batte­rie (Low / Drums). Ce mode est abso­lu­ment génial, et déblo­quera pléthore de nouvelles possi­bi­li­tés pour créer des tran­si­tions origi­nales ou pour produire des remixes et des mashups complets, en quelques coups de cuillère à pot.

En tous cas, en pratique, c’est un régal et il faut bien recon­naître que l’al­go­rithme de sépa­ra­tion des stems est très perfor­mant, avec une qualité audio assez homo­gène, et, fina­le­ment, assez peu d’ar­te­facts indé­si­rables à déplo­rer sur chaque partie isolée. Ainsi, même si les résul­tats ne sont pas toujours parfaits (cela dépend vrai­ment du morceau), on comprend vite que cette tech­no­lo­gie a déjà bien progressé et que nous ne sommes plus très loin d’at­teindre un rendu opti­mal.

Les pads de perfor­mance : sections Clas­sic, MPCe et Ligh­ting

Première mondiale sur un contrô­leur DJ, les seize pads de perfor­­mance multi­­zone MPCe, répar­tis en deux banques de huit pads, sont direc­te­ment héri­tés des dernières séries MPC du fabri­cant Akai (notam­ment les modèles MPC XL et MPC Live III). Ils offrent un rétroé­clai­rage de très bonne qualité et surtout un toucher 3D exem­plaire, sensible à la vélo­cité, orga­nisé autour d’un axe X / Y central qui offre jusqu’à quatre zones de déclen­che­ment distinctes. Ce qui nous donne un total de soixante-quatre zones de jeu diffé­rentes, qui vous permet­tront d’as­si­gner ou de modu­ler simul­ta­né­ment plusieurs fonc­tions ou effets. Les deux banques de huit pads sont livrées avec un total de dix-neuf modes de jeu distincts, répar­tis en trois sections diffé­rentes : Clas­sic, MPCe et Ligh­ting.

Pads

En section Clas­sic, vous retrou­ve­rez les modes Hot Cues (saut instan­tané vers les points Cue), Saved Loop (déclen­che­ment des boucles prédé­fi­nies), Auto Loop (créa­tion de boucles à la volée), Roll (roule­ments avec huit divi­sions ryth­miques au choix), Slicer (décou­page et accès direct à huit temps en lecture conti­nue), Slicer Loop (décou­page et accès direct à huit temps en boucle), Sampler (déclen­che­ment d’échan­tillons) et Stems (isola­tion des stems). En section MPCe, vous retrou­ve­rez les modes Filter Roll (roule­ment avec filtre coupe-haut ou coupe-bas), Auto Loop Stems (déclen­che­ment de boucles instru­men­tales ou a capella), Hot Cue Stems (saut instan­tané vers les points Cue avec isola­tion des parties instru­men­tales ou a capella), Hot Cue Roll (saut instan­tané vers les points Cue avec déclen­che­ment d’un roule­ment selon quatre divi­sions ryth­miques au choix), XY FX (huit effets acces­sibles et modi­fiables en instan­tané : Filter Echo, LFO Filter, Flan­ger, Filter Gate, Filter Dub Echo, LFO Echo, Phaser et Noise Gate) et Roll FX (un roule­ment combiné à une trans­po­si­tion de hauteur et un effet). Enfin, en section Ligh­ting, vous retrou­ve­rez les modes Perfor­mance, Color / Posi­tion, Auto­loop Controls, Auto­loop Select et Static Looks, qui vous permet­tront de gérer votre jeu de lumière de manière dyna­mique.

À l’usage, ces pads sont tous simple­ment parfaits, et permettent d’ef­fec­tuer des figures de style impos­sibles à réali­ser jusqu’alors. D’ailleurs, les amateur·ices de Finger Drum­ming pour­ront s’en donner à cœur joie. Certes, ces pads néces­si­te­ront quelques heures de pratique pour en tirer le plein poten­tiel, mais ils ajoutent de nouvelles possi­bi­li­tés d’ex­pres­sion qui offrent l’avan­tage d’étof­fer la palette créa­tive de l’uti­li­sa­teur·ice, tout en renfor­çant la dimen­sion visuelle de la perfor­mance pour le public.

Les effets : Main FX, Touch FX, Fader FX et Sweep FX

Pour cette nouvelle géné­ra­tion, l’in­té­gra­tion des effets a, elle aussi, profité d’une impor­tante mise à jour avec pas moins de vingt-six Main FX, dix Touch FX, quatre Fader FX et quatre Sweep FX. Par ailleurs, le fabri­cant précise que l’en­semble des algo­rithmes ont été retra­vaillés de fond en comble par rapport à la géné­ra­tion Prime 4+, et, selon nous, nombre d’entre eux sont direc­te­ment inspi­rés du splen­dide System One. Les sections Main FX 1 et 2, répar­ties de part et d’autre de l’écran, disposent chacune d’une gâchette de déclen­che­ment, accom­pa­gnée de deux boutons dédiés au rappel des favo­ris (Favo­rite FX A / B) et de quelques commandes pour régler chaque effet à votre guise (Beats / Para­me­ter / Amount). Au niveau des algo­rithmes, vous pour­rez profi­ter des options suivantes : Echo, Echo Out, Swell Verb, Delay, Flan­ger, Phaser, Hold Echo, Ping Pong, Recy­cler, Roll, Stut­ter Out, Riser, Pitch Down, Scale Down, Reverb, LFO Verb, Reverb Drop, Reverse Verb, Reverb Rise, Flan­ger (-), Flex Gate, Beat­Break, LFO Filter, Backs­pin, Brake et Crush.

Touch FX 1

La section Touch FX, acces­sible direc­te­ment sur l’écran central, trans­for­mera ce dernier en gigan­tesque pad X / Y. Son fonc­­tion­­ne­­ment est simple, l’axe hori­­zon­­tal sert à caler l’ef­­fet sur huit divi­­sions ryth­­miques diffé­­rentes, et l’axe verti­­cal permet de doser l’in­­ten­­sité du trai­­te­­ment appli­­qué, à choi­sir parmi les options suivantes : LFO Echo, Filter Roll, Filter Echo, Filter Dub Echo, Filter Gate, Noise Gate, Filter Reverb, Flan­ger, LFO Filter et Filter. Enfin, la section Fader Fx regroupe deux slots d’ef­fet acces­sibles grâce aux boutons A / B situés au-dessus du cross­fa­der. Outre quatre algo­rithmes dispo­nibles (Fader Echo, Echo Down, Stut­ter Verb et Reverb Down), vous pour­rez choi­sir direc­te­ment sur l’écran central si vous souhai­tez les déclen­cher via les curseurs de voies, le cross­fa­der, ou les deux en même temps, mais aussi accé­der à quelques para­mètres, comme la divi­sion ryth­mique de synchro­ni­sa­tion et le taux de Feed­back, réglable de 0 à 100 %. On termine par la section Sweep Fx, qui dispose de quatre algo­rithmes (Filter, Noise, Wash et Verb) sélec­tion­nables via les boutons dédiés placés en dessous des VU-mètres et pilo­tables direc­te­ment grâce aux enco­deurs indi­vi­duels, posi­tion­nés au-dessus de chaque curseur de voie.

La qualité des algo­rithmes est excel­lente, et on sent bien qu’ils ont été confi­gu­rés pour permettre aux DJ d’ob­te­nir des résul­tats instan­ta­nés et surtout très grati­fiants sur le plan créa­tif. Soyons clairs, jusqu’ici, Alpha­Theta possé­dait l’avan­tage par rapport à la concur­rence sur la qualité des effets, mais, depuis quelque temps (notam­ment depuis la sortie du System One), ce mono­pole est tout simple­ment terminé.

Engine Ligh­ting : le contrô­leur d’éclai­rage DMX inté­gré

Engine Lighting

Comme le System One, le modèle Prime 4 G2 fait aussi office de contrô­­leur d’éclai­­rage et dispose en interne du fameux moteur Engine Ligh­ting, compa­­tible avec le proto­cole DMX et livré avec une sortie « Ligh­ting » dédiée sur embase XLR à trois broches, située à l’ar­rière de la bête. Ce moteur est dérivé du célèbre logi­ciel Sound­S­witch, et permet­tra aux pres­ta­taires d’évè­ne­ments d’as­su­rer un show « son et lumière » complet à partir du Prime 4 G2, sans avoir besoin de passer par une inter­face DMX supplé­men­taire.

Outre les modes Ligh­ting déve­lop­pés pour les pads et évoqués plus haut (Perfor­mance, Color / Posi­tion, Auto­loop Controls, Auto­loop Select et Static Looks), vous retrou­ve­rez un ensemble de fonc­tion­na­li­tés qui vous permet­tront de conce­voir une créa­tion lumière en temps réel, parfai­te­ment synchro­ni­sée à votre DJ set, sans jamais passer par un ordi­na­teur. En pratique, Engine Ligh­ting va détec­ter le tempo du set et aligner les effets lumi­neux direc­te­ment sur la grille des titres en cours, puis vous donner accès à diffé­rents para­mètres pour modi­fier le tout en temps réel.

Denon DJ Prime 4 G2 : Conclusion.001

Notre avis : 8/10

Ce contrô­leur auto­nome mérite une mention spéciale pour sa capa­cité à mixer quatre morceaux en simul­tané, mais aussi pour son ergo­no­mie exem­plaire, son large écran tactile parfai­te­ment réac­tif, ses JoyCo­der, la qualité de ses pads de perfor­mances et son très vaste choix d’ef­fets, tous très quali­ta­tifs et vrai­ment grati­fiants sur le plan créa­tif.

Néan­moins, selon nous, le choix des éléments hard­ware (jog wheels, curseurs linéaires et cross­fa­der) s’adresse en prio­rité aux DJ spécia­li­sé·es en beat­mat­ching plutôt qu’aux amou­reux·ses des disci­plines DMC, mais aussi aux pres­ta­taires d’évè­ne­ments indé­pen­dant·es et aux salles de petite à moyenne capa­cité qui recherchent un outil tout en un, à la fois facile à déployer et très pratique à utili­ser.

Au final, contre vents et marées, force est de consta­ter que la poli­tique du groupe InMu­sic commence véri­ta­ble­ment à porter ses fruits, grâce à la syner­gie de ses diffé­rentes marques (Akai Profes­sio­nal, Rane, Denon DJ, Sound­switch, etc.) qui permet d’in­té­grer des éléments aupa­ra­vant exclu­sifs à telle ou telle machine (pads MPCe, système d’ex­ploi­ta­tion Engine OS, système Omni­source, etc.), au sein d’un nouvel instru­ment très complet qui saura sans aucun doute trou­ver son public.

Points forts

  • Quatre plateaux accessibles en pleine autonomie
  • Engine OS et système Omnisource très performants
  • Variété et qualité des algorithmes d’effets
  • Pads de performance MPCe
  • Écran tactile et JoyCoder très agréables à manipuler
  • Engine Lighting intégré en bonus
  • Licence Serato DJ Pro déverrouillée (« Hardware Unlock »)

Points faibles

  • Jogwheels, curseurs linéaires et crossfader pas inoubliables
  • Ticket d’entrée relativement élevé
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    Coramel

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    Commentaires sur le test : Test du contrôleur autonome Denon DJ Prime 4 G2
    Belle machine. Merci pour ce test :bravo:

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    • Mix Jagger

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