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Test du contrôleur DJ Numark Party Mix III - Simple gadget ou vrai party pris ?

Rédigé par un humain
7/10

Avec le Party Mix III, Numark lance la troisième génération de son contrôleur DJ d’entrée de gamme avec jeu de lumières intégré. Outre une légère refonte technique, le fabricant propose également une interface utilisateur·ice repensée et un accès à de nouvelles fonctionnalités. Alors, simple gadget ou vrai parti pris destiné aux jeunes DJ et aux débutant·es ? C’est parti pour le test !

Test du contrôleur DJ Numark Party Mix III : Simple gadget ou vrai party pris ?

Débal­lage et premières impres­sions

Au débal­lage, outre le contrô­leur en ques­tion, vous trou­ve­rez un câble USB-C, un câble mini-Jack / RCA, un support pour smart­phone, une série d’au­to­col­lants, un feuillet de consignes de sécu­rité, un guide de démar­rage rapide en cinq langues et une carte d’es­sai pour le logi­ciel d’éclai­rage Sound­switch. Le contrô­leur est aussi livré avec des licences Serato DJ Lite et Algo­rid­dim djay Pro, et le fabri­cant promet une compa­ti­bi­lité totale avec les plate­formes macOS, Windows, iOS et Android. Clai­re­ment desti­née aux DJ débu­tant·es, la bête est plutôt de belle facture pour son prix (149 €). La face supé­rieure, de couleur gris foncé, arbore des inscrip­tions parfai­te­ment lisibles, tandis que le reste du châs­sis en plas­tique est de couleur crème. Des poignées encas­trées à l’avant et sur les côtés faci­litent le trans­port, et enfin quatre pieds de grande taille assurent une excel­lente stabi­lité sur le bureau. Pour conclure, ses dimen­sions sont de 339 × 205 × 47 mm pour un poids plume de 1,1 kg, ce qui en fait un instru­ment très facile à emme­ner partout avec soi.

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Un premier essai à vide des jog wheels révèle une sensa­tion agréable. Elles ne sont ni trop légères, ni trop lourdes, mais juste parfaites, ce qui est déjà un excellent point. Les enco­deurs rota­tifs de l’ap­pa­reil, en revanche, sont un peu trop résis­tants à notre goût, mais après tout, mieux vaut ça que l’in­verse. Les enco­deurs dédiés aux deux égali­seurs et aux filtres possèdent un cran en posi­tion centrale, tout comme les curseurs de pitch de 45 mm. Les trois curseurs de la section mixage (curseurs de voix et cross­fa­der) mesurent égale­ment 45 mm et glissent très faci­le­ment. Tous les boutons sont en plas­tique rigide, y compris les pads de perfor­mance. Dommage, mais soyons réalistes, les véri­tables pads en caou­tchouc ne se trouvent que sur les appa­reils plus haut de gamme. À part ça, la bête est dotée d’une inter­face audio, et, outre un port USB-C, elle offre deux sorties stéréo (sortie master et sortie casque) qui proposent une réso­lu­tion de 24-bit / 48 kHz. Pour termi­ner, trois LED (bleue, verte et rouge) créent un petit jeu de lumière pendant les sets, à l’ar­rière du contrô­leur. Cet aspect un peu gadget pour­rait faci­le­ment faire sourire, mais, après tout, il a sûre­ment de quoi séduire de nombreux·ses DJ débu­tant·es qui ne possèdent pas de système d’éclai­rage et qui souhaitent simple­ment animer une petite soirée privée.

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Serato DJ Lite ou djay Pro : quel logi­ciel choi­sir ?

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Une fois le logi­ciel DJ de votre choix ouvert sur votre ordi­na­teur, le contrô­leur est immé­dia­te­ment reconnu et vous pouvez démar­rer direc­te­ment. Vous pour­rez ensuite impor­ter vos fichiers musi­caux locaux ou utili­ser un service de strea­ming comme Beat­port, Tidal, Apple Music ou Spotify. Serato propose quelques morceaux prêts à l’em­ploi pour commen­cer, tandis que djay offre gratui­te­ment des titres d’ar­tistes célèbres en strea­ming via djay Music. Pour les utili­sa­teur·ices de smart­phone, en revanche, seul djay pourra être utilisé, car Serato est unique­ment dispo­nible sur PC et Mac. En compa­rant les fonc­tions dispo­nibles avec Serato et djay, sur le contrô­leur, il faut bien recon­naître que les deux programmes sont globa­le­ment équi­va­lents, à l’ex­cep­tion du choix des effets et des diffé­rents modes de jeu liés aux pads de perfor­mance, bien entendu. Cepen­dant, Serato DJ Lite est nette­ment moins riche en fonc­tion­na­li­tés que Serato DJ Pro (dont le test est à retrou­ver ici), notam­ment en termes d’ef­fets et de réglages avan­cés. Ainsi, sur ce point précis, la licence djay Pro offerte propo­sera donc davan­tage de possi­bi­li­tés créa­tives.

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Sur cette machine, Numark a opté pour une confi­gu­ra­tion clas­sique compo­sée de deux plateaux et d’une table de mixage. La partie centrale du contrô­leur offre une expé­rience de mix complète avec trois bandes d’éga­li­sa­tion (Low, Mid, High), ainsi qu’un filtre bipo­laire coupe-bas / coupe-haut, un curseur linaire de niveau, mais malheu­reu­se­ment, aucun bouton de pré-écoute en accès direct. De même, aucune commande de gain n’est dispo­nible, il vous faudra donc régler ce dernier direc­te­ment dans votre logi­ciel ou acti­ver la compen­sa­tion auto­ma­tique de gain pour enchaî­ner vos titres sans prise de tête. Le cross­fa­der, lui aussi, pourra profi­ter d’une pente réglable via le logi­ciel DJ choisi par vos soins. Enfin, la table propose égale­ment un contrôle de niveau pour les sorties master et casque, mais aussi un enco­deur pour navi­guer dans la biblio­thèque, accom­pa­gné de deux boutons « Load » pour char­ger les titres dans chaque platine virtuelle. En combi­nai­son avec chaque logi­ciel, les commandes dédiées à l’éga­li­seur et au filtre fonc­tionnent très bien, et, comme toujours, vous pour­rez aussi lier des effets spéci­fiques au cross­fa­der (Fade FX), ce qui vous permet­tra de créer des tran­si­tions origi­nales pour votre set.

Jog wheels, beat­mat­ching et jeu de lumières

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En termes de beat­mat­ching, outre la synchro­ni­sa­tion auto­ma­tique, le contrô­leur permet égale­ment d’ef­fec­tuer un calage manuel des rythmes, vous offrant ainsi l’op­por­tu­nité d’af­fi­ner votre oreille de DJ. Natu­rel­le­ment, le curseur de pitch, la fonc­tion CUE et les jog wheels sont essen­tiels pour une exécu­tion précise. D’ailleurs, le curseur de pitch, avec ses LED d’ali­gne­ment ryth­mique dédiées, vous permet­tra d’ajus­ter le tempo des morceaux avec préci­sion. Ensuite, les jog wheels pour­ront être utili­sées en mode clas­sique ou en mode vinyle. Ce dernier vous offrira la possi­bi­lité de scrat­cher, de faire des backs­pins et d’en­voyer des frappes de grosse caisse à la volée. Avec un diamètre total de 110 mm et une surface de contact utile de 90 mm, les jog wheels offrent un confort d’uti­li­sa­tion opti­mal et le plateau procure une excel­lente sensa­tion lors de la lecture. Bien entendu, chaque jog wheel permet égale­ment d’avan­cer et de recu­ler rapi­de­ment dans un morceau. En bref : le calage manuel des rythmes est un jeu d’en­fant avec le Party Mix III.

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Avec Serato, vous pour­rez même contrô­ler les lumières inté­grées selon deux modes diffé­rents, synchro­ni­sés au rythme de la musique : un mode chenillard et un mode « all in » avec toutes les lumières allu­mées en même temps. En revanche, le manuel ne donne aucune préci­sion sur les perfor­mances des LED choi­sies, mais, pour une petite soirée entre amis, l’ef­fet créera indé­nia­ble­ment une ambiance festive, toujours parfai­te­ment calée sur le rythme de la musique.

Sépa­ra­tion des stems et pads de perfor­mance

Commençons par les stems, pour les isoler, vous dispo­se­rez ici unique­ment de deux boutons dédiés aux parties a capella et instru­men­tales, situés juste au-dessus des pads de perfor­mance. C’est un excellent point pour un appa­reil d’en­trée de gamme, car cela faci­lite et encou­rage la créa­tion de mixages origi­naux et de mashups inédits (de plus, certains contrô­leurs beau­coup, beau­coup plus onéreux, ne proposent toujours pas cette fonc­tion deve­nue pour­tant essen­tielle de nos jours).

Une autre option de mixage des stems est propo­sée sur les huit pads de perfor­mance, via l’un des cinq modes de jeu dispo­nibles, mais c’est là que djay et Serato diffèrent en pratique, car, dans Serato Lite, les diffé­rents modes de pads sont vrai­ment trop limi­tés.

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D’ailleurs, en ce qui concerne les pads de perfor­mance, outre une construc­tion 100% plas­tique pas toujours très agréable à mani­pu­ler, il faudra se passer d’éclai­rage RGB et d’une illu­mi­na­tion diffé­rente selon le mode de jeu choisi (ici, ils ne s’illu­minent qu’en rouge). Il ne s’agit donc pas de véri­tables pads, mais plutôt des boutons rigides de 15 mm de diago­nale. Malgré cela, ils restent réac­tifs et sauront trou­ver leur utilité.

Extraits sonores

djay – fade FX
00:0000:53
  • djay – fade FX00:53
  • djay – filtre00:56
  • djay – pad FX00:38
  • Serato – fade FX00:52
  • Serato – filtre00:39
  • Serato – pad FX00:55

 

Notre avis : 7/10

Avec le Party Mix III, Numark propose une mise à jour de son contrô­leur DJ d’en­trée de gamme et offre une solu­tion complète clef en main pour les débu­tant·es. La connec­ti­vité simpli­fiée avec le maté­riel actuel grâce au port USB-C, mais aussi les modes de perfor­mance et les boutons dédiés aux stems sont de vrais plus. De plus, le contrô­leur est parfai­te­ment compa­tible avec la plupart des logi­ciels DJ et son inter­face audio inté­grée offre un résul­tat sonore tout à fait correct en sortie master, mais égale­ment un volume suffi­sant pour une utili­sa­tion au casque.

En résumé, c’est un bon point d’en­trée pour s’ini­tier au DJing et s’en­traî­ner à la maison, avec une petite touche visuelle supplé­men­taire plutôt sympa­thique. En tous cas, pour un budget infé­rieur à 150 €, ce contrô­leur livré avec deux logi­ciels DJ de premier plan (Serato DJ Lite et djay Pro) reste une option à la fois ludique et abor­dable qui a le mérite d’exis­ter.

Points forts

  • Rapport qualité/prix
  • Logiciels fournis
  • Séparation des stems

Points faibles

  • Pads de performance en plastique
  • Absence de boutons de pré-écoute et de gain dédiés
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