Avec le Party Mix III, Numark lance la troisième génération de son contrôleur DJ d’entrée de gamme avec jeu de lumières intégré. Outre une légère refonte technique, le fabricant propose également une interface utilisateur·ice repensée et un accès à de nouvelles fonctionnalités. Alors, simple gadget ou vrai parti pris destiné aux jeunes DJ et aux débutant·es ? C’est parti pour le test !
Déballage et premières impressions
Au déballage, outre le contrôleur en question, vous trouverez un câble USB-C, un câble mini-Jack / RCA, un support pour smartphone, une série d’autocollants, un feuillet de consignes de sécurité, un guide de démarrage rapide en cinq langues et une carte d’essai pour le logiciel d’éclairage Soundswitch. Le contrôleur est aussi livré avec des licences Serato DJ Lite et Algoriddim djay Pro, et le fabricant promet une compatibilité totale avec les plateformes macOS, Windows, iOS et Android. Clairement destinée aux DJ débutant·es, la bête est plutôt de belle facture pour son prix (149 €). La face supérieure, de couleur gris foncé, arbore des inscriptions parfaitement lisibles, tandis que le reste du châssis en plastique est de couleur crème. Des poignées encastrées à l’avant et sur les côtés facilitent le transport, et enfin quatre pieds de grande taille assurent une excellente stabilité sur le bureau. Pour conclure, ses dimensions sont de 339 × 205 × 47 mm pour un poids plume de 1,1 kg, ce qui en fait un instrument très facile à emmener partout avec soi.
Un premier essai à vide des jog wheels révèle une sensation agréable. Elles ne sont ni trop légères, ni trop lourdes, mais juste parfaites, ce qui est déjà un excellent point. Les encodeurs rotatifs de l’appareil, en revanche, sont un peu trop résistants à notre goût, mais après tout, mieux vaut ça que l’inverse. Les encodeurs dédiés aux deux égaliseurs et aux filtres possèdent un cran en position centrale, tout comme les curseurs de pitch de 45 mm. Les trois curseurs de la section mixage (curseurs de voix et crossfader) mesurent également 45 mm et glissent très facilement. Tous les boutons sont en plastique rigide, y compris les pads de performance. Dommage, mais soyons réalistes, les véritables pads en caoutchouc ne se trouvent que sur les appareils plus haut de gamme. À part ça, la bête est dotée d’une interface audio, et, outre un port USB-C, elle offre deux sorties stéréo (sortie master et sortie casque) qui proposent une résolution de 24-bit / 48 kHz. Pour terminer, trois LED (bleue, verte et rouge) créent un petit jeu de lumière pendant les sets, à l’arrière du contrôleur. Cet aspect un peu gadget pourrait facilement faire sourire, mais, après tout, il a sûrement de quoi séduire de nombreux·ses DJ débutant·es qui ne possèdent pas de système d’éclairage et qui souhaitent simplement animer une petite soirée privée.
Serato DJ Lite ou djay Pro : quel logiciel choisir ?
Une fois le logiciel DJ de votre choix ouvert sur votre ordinateur, le contrôleur est immédiatement reconnu et vous pouvez démarrer directement. Vous pourrez ensuite importer vos fichiers musicaux locaux ou utiliser un service de streaming comme Beatport, Tidal, Apple Music ou Spotify. Serato propose quelques morceaux prêts à l’emploi pour commencer, tandis que djay offre gratuitement des titres d’artistes célèbres en streaming via djay Music. Pour les utilisateur·ices de smartphone, en revanche, seul djay pourra être utilisé, car Serato est uniquement disponible sur PC et Mac. En comparant les fonctions disponibles avec Serato et djay, sur le contrôleur, il faut bien reconnaître que les deux programmes sont globalement équivalents, à l’exception du choix des effets et des différents modes de jeu liés aux pads de performance, bien entendu. Cependant, Serato DJ Lite est nettement moins riche en fonctionnalités que Serato DJ Pro (dont le test est à retrouver ici), notamment en termes d’effets et de réglages avancés. Ainsi, sur ce point précis, la licence djay Pro offerte proposera donc davantage de possibilités créatives.
Sur cette machine, Numark a opté pour une configuration classique composée de deux plateaux et d’une table de mixage. La partie centrale du contrôleur offre une expérience de mix complète avec trois bandes d’égalisation (Low, Mid, High), ainsi qu’un filtre bipolaire coupe-bas / coupe-haut, un curseur linaire de niveau, mais malheureusement, aucun bouton de pré-écoute en accès direct. De même, aucune commande de gain n’est disponible, il vous faudra donc régler ce dernier directement dans votre logiciel ou activer la compensation automatique de gain pour enchaîner vos titres sans prise de tête. Le crossfader, lui aussi, pourra profiter d’une pente réglable via le logiciel DJ choisi par vos soins. Enfin, la table propose également un contrôle de niveau pour les sorties master et casque, mais aussi un encodeur pour naviguer dans la bibliothèque, accompagné de deux boutons « Load » pour charger les titres dans chaque platine virtuelle. En combinaison avec chaque logiciel, les commandes dédiées à l’égaliseur et au filtre fonctionnent très bien, et, comme toujours, vous pourrez aussi lier des effets spécifiques au crossfader (Fade FX), ce qui vous permettra de créer des transitions originales pour votre set.
Jog wheels, beatmatching et jeu de lumières
En termes de beatmatching, outre la synchronisation automatique, le contrôleur permet également d’effectuer un calage manuel des rythmes, vous offrant ainsi l’opportunité d’affiner votre oreille de DJ. Naturellement, le curseur de pitch, la fonction CUE et les jog wheels sont essentiels pour une exécution précise. D’ailleurs, le curseur de pitch, avec ses LED d’alignement rythmique dédiées, vous permettra d’ajuster le tempo des morceaux avec précision. Ensuite, les jog wheels pourront être utilisées en mode classique ou en mode vinyle. Ce dernier vous offrira la possibilité de scratcher, de faire des backspins et d’envoyer des frappes de grosse caisse à la volée. Avec un diamètre total de 110 mm et une surface de contact utile de 90 mm, les jog wheels offrent un confort d’utilisation optimal et le plateau procure une excellente sensation lors de la lecture. Bien entendu, chaque jog wheel permet également d’avancer et de reculer rapidement dans un morceau. En bref : le calage manuel des rythmes est un jeu d’enfant avec le Party Mix III.
Avec Serato, vous pourrez même contrôler les lumières intégrées selon deux modes différents, synchronisés au rythme de la musique : un mode chenillard et un mode « all in » avec toutes les lumières allumées en même temps. En revanche, le manuel ne donne aucune précision sur les performances des LED choisies, mais, pour une petite soirée entre amis, l’effet créera indéniablement une ambiance festive, toujours parfaitement calée sur le rythme de la musique.
Séparation des stems et pads de performance
Commençons par les stems, pour les isoler, vous disposerez ici uniquement de deux boutons dédiés aux parties a capella et instrumentales, situés juste au-dessus des pads de performance. C’est un excellent point pour un appareil d’entrée de gamme, car cela facilite et encourage la création de mixages originaux et de mashups inédits (de plus, certains contrôleurs beaucoup, beaucoup plus onéreux, ne proposent toujours pas cette fonction devenue pourtant essentielle de nos jours).
Une autre option de mixage des stems est proposée sur les huit pads de performance, via l’un des cinq modes de jeu disponibles, mais c’est là que djay et Serato diffèrent en pratique, car, dans Serato Lite, les différents modes de pads sont vraiment trop limités.
D’ailleurs, en ce qui concerne les pads de performance, outre une construction 100% plastique pas toujours très agréable à manipuler, il faudra se passer d’éclairage RGB et d’une illumination différente selon le mode de jeu choisi (ici, ils ne s’illuminent qu’en rouge). Il ne s’agit donc pas de véritables pads, mais plutôt des boutons rigides de 15 mm de diagonale. Malgré cela, ils restent réactifs et sauront trouver leur utilité.
Extraits sonores

- djay – fade FX00:53
- djay – filtre00:56
- djay – pad FX00:38
- Serato – fade FX00:52
- Serato – filtre00:39
- Serato – pad FX00:55











