Né il y a une quarantaine d'année, le MIDI a révolutionné la musique et se trouve sur scène comme en studio au coeur de l'équipement audio, d'où cette série d'articles pour vous éclairer sur cette norme incontournable...
Pour ceux qui ne le savent pas encore, le MIDI (abrégé de Musical Instrument Digital Interface) est une interface qui permet de communiquer entre plusieurs instruments, séquenceurs ou autres appareils électroniques reconnaissant cette norme.
Pour la petire histoire, c’est en 1982 qu’elle a vu le jour, les premiers instruments en bénéficiant étant le Prophet 600 de Sequential Circuit et le Jx-3p de Roland. Il n’y a rien d’exagéré à dire que le MIDI a bouleversé la façon de travailler des musiciens et donc de produire de la musique sur scène comme en studio, car cette norme fiable et simple a non seulement permis une certaine universalité entre les instruments de différentes marques, mais elle a aussi considérablement élargi le terrain de jeu : grâce au MIDI, on peut en effet transformer une partition en données numériques lisibles par tous les appareils compatibles, mais on peut aussi enregistrer, éditer et relire des séquences de notes ou d’événements. C’est cette capacité qui va notamment placer le séquenceur au coeur des studio et home studio, mais va développer également le concept d’automation sur les tables de mixage ou les effets numériques… voire les éclairages… Bref, c’est tout comme l’audionumérique une révolution : veillez toutefois à bien différencier les deux !
Le MIDI en théorie
Le MIDI est donc une interface série asynchrone et bidirectionnelle (c’est à dire qu’elle permet à chaque appareil compatible d’envoyer comme de recevoir des messages, sachant qu’il y a un cable par direction) et capable de supporter un débit de donnée de 31 250 bits/seconde. Ceci permet un transfert théorique de 3900 octets par seconde, ce qui est largement suffisant pour un instrument mais trouvera ses limites quand plusieurs instruments MIDI seront connectés ensemble : il est souvent recommandé de ne pas dépasser les 3 instruments sur la prise Thru, mais nous en reparlerons
Les informations MIDI sont transmises en binaire (des zéros et des uns, donc) et sont regroupées par octects. Chaque octet est composé d’un bit de start (représenté par un 0 logique) et d’un bit de stop (représenté par un 1 logique). Ceci permet à l’appareil récepteur d’identifier le début et la fin d’un octet, sachant qu’un message MIDI est donc constitué de 10 bits.
Qui dit norme, dit forcément connecteur. Voyons donc ce qu’il en est…
Le connecteur MIDI


MIDI IN, OUT & THRU
Chaque appareil MIDI dispose au minimum de deux prises : une prise d’entrée, la MIDI IN, et une prise de sortie, la MIDI OUT. La MIDI IN sert à recevoir les données provenant d’un autre appareil MIDI ou d’un séquenceur, tandis que la prise MIDI OUT transmet les données envoyés par l’appareil. Il est aussi courant de voir un troisième type de prise nommé MIDI THRU. Celle-ci permet de re-émettre les données MIDI provenant de la prise MIDI IN de l’appareil. La THRU et une copie de la IN en quelque sorte. Ceci permettra de brancher plusieurs appareils en serie avec une seule entrée MIDI.
Passons d’ailleurs au branchement de tout cela…
Les liaisons MIDI élémentaires



Les autres liaisons MIDI

La MIDI Thru Box est utilisé pour faire des branchements de type chain-daisy (en cascade). Le boitier d’une Thru Box est constitué d’une prise MIDI IN et d’un certain nombre de prises MIDI THRU. Elle évite de trop utiliser de prises Thru sur les appareils MIDI. L’avantage d’une telle boite c’est qu’il n’y a plus de dégradation du signal MIDI et que vous gagnez en clareté dans vos branchement.





