Roland D-50
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Roland D-50

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D-50, Clavier synthétiseur numérique de la marque Roland.


24 avis d'utilisateurs
Occasion à partir de 245 € argus occasion : 304 €Avertissement important

Fiche technique Roland D-50

  • Fabricant : Roland
  • Modèle : D-50
  • Catégorie : Claviers synthétiseurs numériques
  • Fiche créée le : 09/04/2004
Commercialisation :
  • A partir de 1987.
Caractéristiques :
  • Clavier : 61 touches, vélocité, ATM.
  • Type de Synthèse : Soustractive, Lecture d'échantillons PCM [= Synthèse L.A].
  • Formes d'Ondes : 128 formes d'ondes. Une résolution de 16 bits.
  • Polyphonie : 16 voix.
  • Nombre de Générateurs : 32 ("partiels").
  • LFO : 3 (par partiel).
  • Enveloppes : 3 (Pour le TVF et le TVA --> 5 T et 4 L; Pour la hauteur --> 4 T et 5 L).
  • Filtres : 1 PB.
  • Sons : 64 ou 128 presets ? + 64 prog.
  • Split : Oui.
  • Affichage : LCD (2 x 40 car) rétroéclairé.
  • Effets : Chorus stéréo, réverb, équaliseur.
  • Sorties Audio : Stéréo.
  • Stockage Externe: Carte (64 patchs, série des P-ND 5000), Sysex.
  • Séquenceur : Non.
  • Poids : 11,5 kg.
  • Dimensions : 97 x 33 x 9,5 (LxPxH en cm).
Autres Caractéristiques :
  • Multitimbralité : Un canal par côté de split.
  • Levier de pitch bend et de modulation.
  • Mode Double.
  • Joystick.
Remarques :
  • Le synthé de l'année 1987.
  • Il a mis fin a la suprématie du DX 7 grâce à son utilisation de la synthèse L.A.
  • Le D-50 fut le premier synthétiseur ayant de nombreux effets incorporés.
  • Il peut être programmé avec le PG 1000, qui peut éditer 4 partiels en même temps. La version expandeur est le D-550.

Source : Roland

Distribué par rolandcentraleurope

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Avis utilisateurs Roland D-50

Lleomax24/11/2018

L'avis de Lleomax"Cultissime ... et non sans raison !"

Roland D-50
Cet avis est un peu un "long overdue" comme disent les anglais ... une espèce de dette que l'on arrive pas à régler mais qui se rappelle à vous en permanence, un peu comme une dette d'honneur.

Cela faisait en effet quelques années que l'envie d'écrire un avis sur le D50 me démangeait mais à quoi bon, me disais-je, qui le lira ? Car voilà un clavier décoté, digital jusqu'au bout des ondes, le contraire d'un analo polyphonique prestigieux des seventies, le contraire de la dernière nouveauté du moment (ça c'est certain ... 31 ans quand même !), un clavier dont certains presets d'usine ont été usés jusqu'à la nausée au début des années 90 et qui, du coup, ne vaut pas plus qu'une bouchée de pain aujourd'hui, ... Car dans la conscience collective de 2018, le D50 joue souvent dans une catégorie bien particulière et peu enviée : le champion dépassé, le géant terrassé, en deux mots le l'ex-star devenu ringarde.

C'est pourquoi, il s'agit d'honneur. De son honneur. Il est question d'aider à corriger une injustice et de rétablir cette machine de rêve dans son bon droit ;=) C'est pourquoi, je me décide à écrire que je pense que ce clavier est une pure merveille, qu'il faut se dépêcher de le préserver de la disparition, et bien au contraire qu'il faut s'empresser de redécouvrir, d'autant plus que pour quelques centaines d'euros on se paye actuellement ce ticket permanent pour le bonheur.

D'abord parlons du feeling. Là soyons clair. D'emblée, le sentiment de qualité domine. Un clavier de pro, conçu pour vivre à la dure tout en restant un formidable instrument de musique. Petit format par rapport au standard de l'époque, avec un design moderne et épuré qui n'a pas trop vieilli en fait, mais surtout, construit comme un tank (et pesant presqu'autant ...), avec un chassis en métal bien lourd, une coque également en métal, des boutons et des curseurs qui 30 ans après fonctionnent sans jeu ni faux-contact et surtout un clavier de 5 octaves d'un confort de jeu exceptionnel, semi-lesté à la perfection, avec une course et une réponse des notes parfaites que l'on veuille jouer en staccato rapide ou planter des accords planants. Bien sûr, on est à l'époque où les curseurs et autres potentiomètres disparaissent des instruments électroniques et le D50 n'échappe pas à cette mode spartiate. Mais son interface reste cependant agréable, notamment grâce aux touches de fonction directement sous l'écran.

Parlons de la synthèse ensuite. A l'époque, pour la désigner, les as du marketing de Roland avait choisi "Linear Arithmetic" sans doute parce qu'au Japon, on pensait que cela fait rêver de faire de la musique avec des formules mathématiques. De quoi s'agit-il en fait dans le jargon contemporain de 2018 ? De deux techniques de synthèses combinables à l'envie : un Virtual Analog d'une part et de la lecture d'échantillon d'autre part. Le son du D50 a beaucoup marqué à l'époque à cause de la seconde : la lecture d'échantillon n'en était en effet qu'à ses début, et le D50 s'est massivement démarqué des sonorités dominantes d'alors, analogiques ou FM du DX7, par son aptitude à intégrer ces attaques très naturelles échantillonnées, notamment pour les percussions primitives, les choeurs, les ambiances, les bruitages, tout en fondant ces échantillons dans un parcours de synthèse de type analogique. Loin de moi l'idée de renier cette dimension majeure de l'aura digitale du D50 dans les années 1990, mais 30 ans après, ce qui m'impressionne le plus dans le D50, ce n'est évidemment pas cela : c'est bien davantage la qualité remarquable de son moteur de synthèse virtuelle analogique.

Il faut acheter le D50 pour ce moteur VA, programmé il y a 3 décennies, absolument bluffant tant dans ses caractéristiques brutes (jusqu'à quatre oscillateurs par patch) que par l'extrême musicalité des simulations de filtres, d'amplification et de modulations. Le tout transite ensuite dans un multi-effet numérique, grande première également en 1987, et permet d'ajouter au son si on le souhaite, chorus et réverbe, avec une signature sonore digitale très typée mais qui donne une belle coloration, presque chaleureuse, aux sonorités déjà fantastique qui sortent du VA. La richesse des paramètres est vaste et évidemment, l'interface réduite rend la programmation de sonorités assez fastidieuse sur le clavier lui-même, même si c'est objectivement infiniment plus faisable qu'avec un DX7. En revanche, si comme moi vous avez la chance d'avoir un PG 1000 (le programmateur optionnel), programmer le D50 redevient un vrai plaisir jouissif, avec à la clé une palette sonore extrêmement vaste, délivrée dans la chaîne sonore via des convertisseurs D/A d'une qualité et d'une dynamique remarquables. La présence du D50 dans le mix est vraiment impressionnante et on n'a pas besoin d'en rajouter, bien au contraire. Ainsi équipée, non seulement la qualité de son émulation analogique n'a vraiment rien à envier aux machines contemporaines, mais la pêche et la présence sonores sont nettement plus impressionnantes. Il faut juste contourner l'absence de potards, en utilisant par exemple des pédales pour jouer en direct avec le filtre, la résonance ou le fréquence des LFO pour aller jusqu'au bout du potentiel de l'émulation.

Alors ringard, dépassé le D50 ? Rien de plus injuste. C'était en fait le premier des Virtual Analogs, catégorie fort bien vivante aujourd'hui. Oubliez juste les presets d'usine et, si vous n'aimez pas programmer, procurez-vous une des innombrables banques sonores de qualité, comme l'exceptionnelle 'Analog Power' de Sven Godijn, et n'oubliez surtout pas de baisser les cursuers de monitoring car en une seconde, l'évidence s'imposera dans vos oreilles, dès que son écran LCD jaune se sera illuminé, et que vous aurez plaqué 3 accords. Et là je prends le pari que comme chacun redécouvrant un vrai D50, vous n'êtes pas prêt de laisser vos doigts quitter son clavier et que vous aurez du mal à vous empêcher de sourire de plaisir grâce à sa présence, sa dynamique et sa musicalité intemporelle !

Cultissime. Tout court et non sans raison !
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sechouille08/04/2018

L'avis de sechouille"un synthé qui a marqué son epoque"

Roland D-50
Ah le D50…ça fait des lustres que je l’ai, et je n’avais jamais donné d’avis sur cette vieille machine vintage.
Le 1er vrai synthé numérique, a synthèse soustractive, qui tienne la route (je ne parle pas de yamaha DX et casio CZ, que je ne considère pas trop) avec sa double synthèse :
-un vrai synthé numérique avec des formes d’ondes classiques carré et dent de scie (DW), ancêtre des Virtual Analog commercialisés fin des années 90…quoique avec le PG-1000, le concept reste identique.
-un Rompleur, limité, puisque les échantillons (PCM) ne passent pas a travers le filtre.
Il a une architecture de dingue pour l’époque avec ses 3 LFO et ses effets intégrés.

Le D50 est solide, tout en métal, agréable à utiliser (clavier semi lesté), alimentation intégrée, et il a un look spatial.

D’un point de vue architecture, c’est du classique Roland : 4 oscillateurs (en mode 2 layers Upper & Lower), On peut, sur un même layer, mixer les 2 types de synthèses (DW et PCM), suivant 7 algorithmes différents.
La polyphonie est de 16 notes lorsqu'on utilise 1 seul des 2 layers, mais celle ci tombe à 8 notes lorsqu'on utilise les 2 layers en même temps.
Le filtre n’est pas multimode, c’est un filtre Passe Bas résonant, à 4 pôles, qui ne fonctionne qu’avec les 2 Digital Wave.
La « matrice de modulation », limitée, mais normale pour l'epoque, est assurée par 3 LFO, assignables et proposants les formes d’ondes classiques dent de scie, triangle, carré et random
Le filtre et l’amplificateur possèdent des enveloppes à 5 segments, A noter que chaque oscillateur possède sa propre enveloppe, soit un total de 4 enveloppes pour le filtre, et 4 autres pour l’amplificateur
La section effet, propose 32 reverbs et 7 chorus.

Sur le papier, le D50 est un joli bébé, full option pour l’époque, mais assez compliqué à programmer sans le PG 1000, car il faut passer de menus en menus, et chaque page propose plusieurs paramètres a modifier. Avec le PG-1000, plus d’inquiétudes de ce coté là.
Le D50 est un Must à avoir, et il est extrêmement abordable de nos jours. Reste a en trouver un en bon état.
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Deesnay26/03/2018

L'avis de Deesnay"LE synthé de la fin des 80's"

Roland D-50
Ce synthé, c'était du lourd.
La synthèse pouvait se faire à partir de formes d'ondes basiques à modeler, ou à partir de samples, un patch pouvant combiner quatre sons. Cela donnait de grandes possibilités de synthèse, que ce soit pour reproduire des sons existants ou pour en créer de nouveaux.
Ceci dit, malgré sa banque d'échantillons, le D-50 ne permettait pas vraiment de reproduire des sons acoustiques : aucun piano ni piano électrique digne de ce nom, par exemple.
Il s'agissait je crois d'un des premiers synthés intégrant des effets tels que chorus et réverb. Il proposait également différents modes d'accordage, y compris une échelle inversée, avec les graves à droite et les aigus en bas.
Certains sons d'usine étaient mythiques et reconnaissables dans les productions de l'époque.
On pouvait stocker 64 patches supplémentaires sur une carte mémoire (hors de prix par rapport à sa capacité de stockage en Ko...), mais c'était une autre époque. Dans des magazines ou des livres spécialisés, on trouvait des programmes, imprimés, à saisir soi-même pour obtenir des nouveaux sons : des données informatiques diffusées sur support papier !
L'ergonomie était assez bien faite, avec un écran large, et quelques boutons qui permettaient de se promener assez facilement dans les multiples sous-menus.
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MrFlanger11/11/2016

L'avis de MrFlanger"L ours cajoline de mon home studio"

Roland D-50
Acquis il y a peu par “pulsion collectionatoire”, je me suis surpris à aimer ce synthé au-delà de ce que je pouvais imaginer.

J’ai eu la chance de tomber sur un exemplaire sans défaut ( si ce n’est l aftertouch capricieux). La finition semble robuste, et le clavier est très agréable.

Ce qui a motivé mon achat, en dehors du fait que je réalisais un rêve d’ado attardé, c’est la démo de la banque Linear Universe. On peut définitivement faire sonner ce machin de manière très actuelle.
Etant dans un créneau musical genre « ambient-schulze-musique molle et planante » le D50 a trouvé naturellement sa place.

Evidemment j’ai écouté les sons d’usine, mais là, ça fait du mal quand-même. Ultra vieilli, ultra joué, et somme toute très loin de ce que ce truc a dans le ventre.

Evidemment je me suis fait un délire regressif jarresque. 95% de l’album Revolution provient d’un D50. Dans le genre « je prends 5 presets et je fais un album »…hein…bon…

Remis dans le contexte de l’époque, ça ressemble à ce qui se faisait de mieux. Forcément la comparaison ne tient plus face à des machines plus actuelles.

Ce qui bloque le plus : l’interface utilisateur.
Définitivement la maladie de cette fin d années 80 début 90. Pu…n ce que c’est chiant maintenant qu’ on a gouté à des machines redevenues « simples ». L’architecture est pourtant simple si on connait la synthèse soustractive, et qu’on fait fi des nomencaltures de merde de l’époque (spontanément, un « partial » ça n’est pas très explicite). Par contre la navigation est lourde et, de mon point de vue, interdit d’accéder à toute la puissance de la machine. À moins d’être en prison avec et de n’avoir que ça à penser…


Néanmoins, armé de mon fidèle iPad 2 et de l appli iPG800, ainsi que de Midiquest, on accède de manière conviviale aux entrailles du monstre et on en tire de belles choses. Je me suis fait de jolis sons persos en partant de la banque LinearUniverse, et de celle de CarlJohnson. Et je prends beaucoup de plaisir à entendre ces jolis pads évoluer.

Le chorus « à la Roland » est très sympa. Les reverbérations participent aussi bcp au son, mais rendent le mixage compliqué. C’est vite « fouilli ». Mais tout seul comme ça, ça le fait bien.

Le filtre ne tranche pas bcp, mais autorise des balayages sirupeux très jolis. Les enveloppes sont assez complexes, il y a 3 LFO pour moduler tout ce monde-là, bref ils avaient mis quand-même le paquet ! A noter les différentes « structures » qui gèrent la relations entre les oscillateurs. Certaines proposent de la modulation en anneaux. Pour l’époque, rien à redire !

En fait je trouve que ce synthé propose des choses très douces et apaisantes. C’est quasi hypnotique. En tout cas ça « match » très bien avec de l’ambient, et surtout avec ce que je fait!

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