Fiche technique
- Fabricant : Roland
- Modèle : JUNO-2
- Série : Juno
- Catégorie : Claviers synthétiseurs analogiques
- Autres dénominations : juno 2, juno2, alpha juno2, alpha juno 2, juno alpha 2
Commercialisation :
- A partir de 1986.
Caractéristiques :
- Clavier : 61 touches, vélocité, ATM.
- Type de Synthèse : Soustractive.
- Polyphonie : 6 voix.
- Nombre de Générateurs : 1 DCO + 1 sub-oscillateur.
- LFO : 1.
- Enveloppes : 1.
- Filtres : PB/PH simplifié.
- Sons : 64 presets + 64 prog.
- Combis : Non.
- Split : Non.
- Affichage : LCD.
- Portamento : Oui.
- Effets : Chorus.
- Sorties Audio : Stéréo.
- Stockage Externe: Cartouche (64 sons). Sysex.
- Séquenceur : Non.
Remarques :
- C'est le grand frère du Juno 1.
- Il peut être programmé en utilisant le PG300 et la version expandeur est le MKS50.
- Il existe une version similaire, appelée HS 80, mais possédant un ampli et deux haut-parleurs incorporés.
Source : Roland
Distribué par rolandcentraleurope
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Avis utilisateurs
4.5/5(15 avis)
5
53 %
4
40 %
3
7 %
2
1
On le reprend 30 ans après et on se dit qu'il sonne bien.
Publié le 15/03/26 à 19:41Je compose de la musique atypique entre folk, jazz et rock progressif, un peu intemporel.
Je n'utilise que les sons d'usine. Les différents sons sysex que j'ai trouvé sur le net l'oriente techno alors que ce n'est pas son coeur de métier.
C'est un pur analogique chaud, un peu mou et particulier dédié nappes et petit lead avec un son soft. Et il a besoin d'effets derrière.
Les violons sont excellents. Si on les assemble avec ceux rustiques du JX3P, ça devient topissime.
Le clavier est effectivement pas terrible avec un aftertouch poussif. Mais en pilotant avec un bon clavier maître, ça le fait.
Et merci à Manfred Veber pour l'avoir bien retapé. Il faut notamment changé l'écran LCD...…
Je n'utilise que les sons d'usine. Les différents sons sysex que j'ai trouvé sur le net l'oriente techno alors que ce n'est pas son coeur de métier.
C'est un pur analogique chaud, un peu mou et particulier dédié nappes et petit lead avec un son soft. Et il a besoin d'effets derrière.
Les violons sont excellents. Si on les assemble avec ceux rustiques du JX3P, ça devient topissime.
Le clavier est effectivement pas terrible avec un aftertouch poussif. Mais en pilotant avec un bon clavier maître, ça le fait.
Et merci à Manfred Veber pour l'avoir bien retapé. Il faut notamment changé l'écran LCD...…
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Je compose de la musique atypique entre folk, jazz et rock progressif, un peu intemporel.
Je n'utilise que les sons d'usine. Les différents sons sysex que j'ai trouvé sur le net l'oriente techno alors que ce n'est pas son coeur de métier.
C'est un pur analogique chaud, un peu mou et particulier dédié nappes et petit lead avec un son soft. Et il a besoin d'effets derrière.
Les violons sont excellents. Si on les assemble avec ceux rustiques du JX3P, ça devient topissime.
Le clavier est effectivement pas terrible avec un aftertouch poussif. Mais en pilotant avec un bon clavier maître, ça le fait.
Et merci à Manfred Veber pour l'avoir bien retapé. Il faut notamment changé l'écran LCD d'origine qui est nul et sans rétro-éclairage.
Je n'en dirai pas plus. Les avis détaillés sur cette page sont justes.
Je n'utilise que les sons d'usine. Les différents sons sysex que j'ai trouvé sur le net l'oriente techno alors que ce n'est pas son coeur de métier.
C'est un pur analogique chaud, un peu mou et particulier dédié nappes et petit lead avec un son soft. Et il a besoin d'effets derrière.
Les violons sont excellents. Si on les assemble avec ceux rustiques du JX3P, ça devient topissime.
Le clavier est effectivement pas terrible avec un aftertouch poussif. Mais en pilotant avec un bon clavier maître, ça le fait.
Et merci à Manfred Veber pour l'avoir bien retapé. Il faut notamment changé l'écran LCD d'origine qui est nul et sans rétro-éclairage.
Je n'en dirai pas plus. Les avis détaillés sur cette page sont justes.
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Bon petit analogique polyphonique !
Publié le 31/03/24 à 18:15INTRODUCTION:
Avis en tant que possesseur du Juno-106 et du Juno-2 (et ancien possesseur d'un Juno-60).
Synthétiseur analogique polyphonique 6 voix, 64 presets d’usine (ROM), 64 presets utilisateur (RAM) et 64 presets externes (sur cartouche MC-64).
J’ai survolé les avis précédents et dans certains il y a quelques lacunes, je vais donc préciser quelques points pour les rectifier, d’une part, il ne possède qu’un DCO et seul le contrôle de cet oscillateur est numérique, le reste est purement et simplement analogique et d’autre part, il ne dispose que d’un seul et unique générateur d’enveloppe, commun pour le filtre, l’amplitude et le DCO… C’est un véritable polyphonique avec ses 6 circuits...…
Avis en tant que possesseur du Juno-106 et du Juno-2 (et ancien possesseur d'un Juno-60).
Synthétiseur analogique polyphonique 6 voix, 64 presets d’usine (ROM), 64 presets utilisateur (RAM) et 64 presets externes (sur cartouche MC-64).
J’ai survolé les avis précédents et dans certains il y a quelques lacunes, je vais donc préciser quelques points pour les rectifier, d’une part, il ne possède qu’un DCO et seul le contrôle de cet oscillateur est numérique, le reste est purement et simplement analogique et d’autre part, il ne dispose que d’un seul et unique générateur d’enveloppe, commun pour le filtre, l’amplitude et le DCO… C’est un véritable polyphonique avec ses 6 circuits...…
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INTRODUCTION:
Avis en tant que possesseur du Juno-106 et du Juno-2 (et ancien possesseur d'un Juno-60).
Synthétiseur analogique polyphonique 6 voix, 64 presets d’usine (ROM), 64 presets utilisateur (RAM) et 64 presets externes (sur cartouche MC-64).
J’ai survolé les avis précédents et dans certains il y a quelques lacunes, je vais donc préciser quelques points pour les rectifier, d’une part, il ne possède qu’un DCO et seul le contrôle de cet oscillateur est numérique, le reste est purement et simplement analogique et d’autre part, il ne dispose que d’un seul et unique générateur d’enveloppe, commun pour le filtre, l’amplitude et le DCO… C’est un véritable polyphonique avec ses 6 circuits VCF/VCA (1 par voix), contrairement au Poly-800 qui lui est paraphonique.
Esthétiquement le Juno-2 semble vraiment chétif à côté du Juno-106 et c’est surprenant d’avoir un synthé analogique polyphonique dans un format aussi compact, d’autant plus qu’il en a sous le capot, et ce, même s’il n’embarque qu’un seul et unique DCO.
Il y a des différences majeures entre le Juno-1 et le Juno-2, le Juno-1 ne dispose que d’un clavier 4 octaves ne répondant ni à la vélocité ni à l’aftertouch (mais répond à ces messages en MIDI depuis un clavier maître ou un séquenceur), il n’offre pas la possibilité du stockage de presets sur cartouche externe, les dumps peuvent se faire soit à l’ancienne sur K7 (ou sur DAW) via l’entrée/sortie LOAD/SAVE soit en SysEx alors que pour le Juno-2 le transfert des presets ne se fait qu’en données SysEx (exit les sauvegardes sur K7) et la fonction de la pédale d’expression diffère entre les deux modèles (voir la partie qui concerne les connexions). Autrement ils partagent exactement le même moteur sonore.
UTLILISATION:
La programmation via des menus et les changements de valeurs via les curseurs/encodeurs fait partie de nos habitudes aujourd’hui, je vais donc mettre les choses dans le contexte de son achat en 1986 pour rédiger cet avis.
Le grand changement était du domaine de la prise en main avec cette ergonomie… Dans un passé pas si lointain, on sortait du schéma classique "1 bouton/1 fonction" qui offrait un contrôle direct et extrêmement intuitif pour entrer dans l’ère des interfaces de type calculette très en vogue en 84/85 (Project-100, Poly-61/800, AX-80, DK-80,…) avec l’arrivée massive des contrôles numériques dans nos instruments et le souci de la rationalisation des coûts pour les fabricants (fini les PCB’s coûteux remplis de switches, curseurs et potentiomètres ainsi que leurs boutons respectifs…).
C’était une révolution et les Juno-1 et Juno-2 n’ont pas échappé à la règle, on sélectionne un paramètre et on le modifie avec la molette. Soit on perdait du temps à naviguer entre les différents menus et on s’y habituait un peu à la fois, soit on prenait le PG-300 et là on retrouvait un très grand confort d’utilisation !
En ce qui concerne le clavier, je le trouve un peu mou mais globalement son toucher reste agréable, son aftertouch est assez dur et il faut appuyer fort sur les touches pour le déclencher, sur ce point on a heureusement fait des progrès considérables.
Si l’écran LCD a des dimensions modestes, les caractères sont de grande taille et bien lisibles (si tant est que le rétro-éclairage soit fonctionnel), c’est suffisant pour éditer les sons et on se fait très vite aux noms des paramètres abrégés.
Dommage qu’une seule banque de 64 presets soit à disposition pour sauvegarder ses propres presets (sauf utilisation d’une cartouche externe), ceci-dit avec le dump on peut facilement se constituer une belle bibliothèque sonore.
Le mode d’emploi est clair, chaque section y étant extrêmement bien détaillée avec des graphismes. On regrettera toutefois la faiblesse de la traduction, avec l’utilisation de termes inadéquats ou approximatifs ainsi que quelques erreurs et fautes, un comble pour une société comme Roland et leurs importateurs !
SONORITÉS:
C’était plutôt bon pour l’époque, avec en premier lieu la possibilité de changer la largeur d’impulsion de l’onde en dent-de-scie en plus de l’onde carrée et celle du sub-oscillateur (chose impossible sur les anciens Juno), certaines formes d’onde ont des valeurs prédéfinies et d’autres (comme Saw 03 et Pulse 03) disposent d’une largeur d’impulsion variable qu’on peut contrôler manuellement ou via le LFO, ce qui ouvre pas mal de perspectives et offre une palette sonore plus élargie !
Les six voix sont générées par un unique DCO (MB87123PG), donc différent des 3 circuits (MC5534A) qui équipent le Juno-106.
Le filtre (LPF) est plus proche de celui du JX-8P (IR3R05 - VCF/VCA) que de celui du Juno-106 (80017A - VCF/VCA), ce n’est pas mauvais en soi, c’est juste différent et le seul point commun entre ces modules VCF/VCA et DCO est que ce sont des circuits propriétaires Roland…
On trouve aussi un filtre Passe-Haut (HPF), dommage que celui-ci ne propose que des réglages prédéfinis (00 = boost des basses fréquences et les valeurs 02 ou 03 qui sont deux points fixes de coupure des basses fréquences). Par contre la plage de réglages du filtre passe-bas (LPF) allant de 0 à 127 évite l’effet d’escalier que l’on rencontre avec d’autres modèles sortis à cette période lorsqu’on balaie la fréquence de coupure, ici c’est fluide…
L’unique générateur d’enveloppe dispose de paramètres de volumes pour les étapes Attack et Decay ainsi qu’un paramètre de temps pour le Sustain en plus des paramètres habituels, il s’agît d’une enveloppe nouvelle génération dite "Multi-Segments" (T1/L1/T2/L2/T3/L3/T4) qu’on a ensuite retrouvée sur le JD-800 ou le D-50 (pour ne citer que les plus connus). La cerise sur le gâteau par rapport aux anciens Juno, c’est que cette enveloppe peut avoir le DCO comme destination en plus du VCF et du VCA et ça, ben ça fait vraiment "TOUTE" la différence, bénéficier de ce type d’enveloppe permet d’avoir des sons beaucoup plus évolutifs et vivants, que ce soit au niveau du filtre, de l’amplitude ou pour la dérive de la hauteur du DCO.
En fin de chaîne on trouve un chorus, plutôt agréable et vraiment "très typé" Roland (à base de MN3009 et MN3101 comme sur le 106) avec en plus un paramètre de contrôle manuel de la vitesse de l’effet en lieu et place des switches classiques "OFF", "I" et "II".
CONNEXIONS:
On trouve le classique trio MIDI In/Out/Thru, les entrées PEDAL HOLD et PEDAL SW respectivement pour le Sustain et le changement de preset (pédales switch) et une entrée EXP PEDAL pour une pédale d’expression (attention il y a une petite particularité pour cette dernière, car avec le Juno-2 elle ne contrôle que le volume, alors qu’avec le Juno-1 elle peut contrôler un paramètre que l’on peut définir), pour finir les jacks pour la sortie Mono/Stereo et la sortie casque.
QUALITÉ DE FABRICATION:
Niveau construction ça fait un peu cheap par rapport à ses prédécesseurs: Plastique moulé pour les flancs, de la tôle pour une partie de la façade et le fond de caisse, un plastique épais en guise de membrane pour les switches (du genre Prophet-600, ATC-1,…). Il fait jouet et est assez fragile comparativement aux Juno-6, 60 et 106 qui sont plus "Mastoc" à côté !
Je termine cet avis en faisant le point sur les quelques problèmes récurrents (et qu’il vous faut vérifier avant achat): Le film de rétro-éclairage du LCD qui finit par tomber en rade, des sifflements qui peuvent provenir du transfo du rétro-éclairage, l’aftertouch qui fonctionne mal (voire plus du tout) à cause d’un problème de liaison entre le ruban d’aftertouch et son petit connecteur, des contact rubbers moins durables que ceux du Juno-106… Ceci-dit, la plupart des composants et des pièces détachées sont encore disponibles et il est relativement aisé de le (faire) restaurer (excepté pour le DCO MB87123PG ainsi que les 2 Gate Array qui sont des circuits Roland, introuvables sauf cannibalisation d’un autre exemplaire).
EN RÉSUMÉ:
C’est un synthé qui, même s’il est très basique, a tout d’un grand et on arrive à le faire sonner rapidement. Malgré la différence de DCO, de VCF/VCA et de son architecture, on retrouve bien cette finesse "caractéristique" et même si les basses sont (un peu) moins profondes et grasses, ça sonne incontestablement Juno. Le Juno-2 n’a pas à rougir face à ses aînés car il possède des atouts qui lui permettent d’aller beaucoup plus loin en terme de son en utilisant les différentes combinaisons de formes d’onde, en jouant sur la largeur d’impulsion de certaines de ces ondes manuellement et sur le routing du générateur d’enveloppe, il y a de quoi faire… Le fameux son "Hoover" en est l’un des exemples les plus parlants !
Pour répondre à ceux qui s’en posent la question, le Juno-2 ne fait pas "doublon" avec un Juno-106 (ou un modèle précédent), je dirais qu’ils sont complémentaires…
Ce n’est pas une bête de course en terme de sound-design (un seul DCO, matrice de modulation limitée, pas de section d’effets hormis le chorus,…). Pour qui désire s’équiper d’un analogique polyphonique facile à programmer, passe partout et abordable c’est un excellent choix. À l’heure actuelle on le trouve encore assez facilement à un prix très correct et chose étrange, sa côte est moindre par rapport à sa version expandeur le MKS-50.
Les +:
+: Le son "Typique" de la série Juno.
+: La largeur d’impulsion variable (Saw 03 et Pulse 03).
+: Le générateur d’enveloppe Multi-Segments.
+: Le contrôle du VCO par le générateur d’enveloppe.
+: La qualité des filtres (LPF et HPF).
+: La fluidité du réglage de la fréquence de coupure du LPF (pas d’effet d’escalier).
+: La profondeur et la couleur du chorus.
+: Le réglage manuel de la vitesse de l’effet chorus.
+: La réponse aux messages de Vélocité et d’Aftertouch.
+: La simplicité d’utilisation.
+: Le stockage sur cartouches externes.
+: Le faible encombrement.
+: Le poids relativement léger.
Les -:
-: Absence de réglages fins dans la section de filtre HPF (réglages prédéfinis).
-: Matrice de modulation très simpliste.
-: Une seule banque utilisateur, les presets d’usine ne sont pas ré-inscriptibles.
-: L’ergonomie (manque de contrôles directs en façade).
-: La qualité de construction un peu légère, surtout les flancs qui sont fragiles.
-: L’aftertouch est un peu dur, il faut appuyer assez fort (quand il fonctionne).
-: La localisation en Français du mode d’emploi laisse à désirer, à la lecture ça pique les yeux !!!
La note que je lui attribue tient compte de ses possibilités au regard de son année de fabrication. Évidemment, aujourd'hui on fait beaucoup mieux question ergonomie, performances, matrices de modulation excessivement plus poussées, etc....
.
Avis en tant que possesseur du Juno-106 et du Juno-2 (et ancien possesseur d'un Juno-60).
Synthétiseur analogique polyphonique 6 voix, 64 presets d’usine (ROM), 64 presets utilisateur (RAM) et 64 presets externes (sur cartouche MC-64).
J’ai survolé les avis précédents et dans certains il y a quelques lacunes, je vais donc préciser quelques points pour les rectifier, d’une part, il ne possède qu’un DCO et seul le contrôle de cet oscillateur est numérique, le reste est purement et simplement analogique et d’autre part, il ne dispose que d’un seul et unique générateur d’enveloppe, commun pour le filtre, l’amplitude et le DCO… C’est un véritable polyphonique avec ses 6 circuits VCF/VCA (1 par voix), contrairement au Poly-800 qui lui est paraphonique.
Esthétiquement le Juno-2 semble vraiment chétif à côté du Juno-106 et c’est surprenant d’avoir un synthé analogique polyphonique dans un format aussi compact, d’autant plus qu’il en a sous le capot, et ce, même s’il n’embarque qu’un seul et unique DCO.
Il y a des différences majeures entre le Juno-1 et le Juno-2, le Juno-1 ne dispose que d’un clavier 4 octaves ne répondant ni à la vélocité ni à l’aftertouch (mais répond à ces messages en MIDI depuis un clavier maître ou un séquenceur), il n’offre pas la possibilité du stockage de presets sur cartouche externe, les dumps peuvent se faire soit à l’ancienne sur K7 (ou sur DAW) via l’entrée/sortie LOAD/SAVE soit en SysEx alors que pour le Juno-2 le transfert des presets ne se fait qu’en données SysEx (exit les sauvegardes sur K7) et la fonction de la pédale d’expression diffère entre les deux modèles (voir la partie qui concerne les connexions). Autrement ils partagent exactement le même moteur sonore.
UTLILISATION:
La programmation via des menus et les changements de valeurs via les curseurs/encodeurs fait partie de nos habitudes aujourd’hui, je vais donc mettre les choses dans le contexte de son achat en 1986 pour rédiger cet avis.
Le grand changement était du domaine de la prise en main avec cette ergonomie… Dans un passé pas si lointain, on sortait du schéma classique "1 bouton/1 fonction" qui offrait un contrôle direct et extrêmement intuitif pour entrer dans l’ère des interfaces de type calculette très en vogue en 84/85 (Project-100, Poly-61/800, AX-80, DK-80,…) avec l’arrivée massive des contrôles numériques dans nos instruments et le souci de la rationalisation des coûts pour les fabricants (fini les PCB’s coûteux remplis de switches, curseurs et potentiomètres ainsi que leurs boutons respectifs…).
C’était une révolution et les Juno-1 et Juno-2 n’ont pas échappé à la règle, on sélectionne un paramètre et on le modifie avec la molette. Soit on perdait du temps à naviguer entre les différents menus et on s’y habituait un peu à la fois, soit on prenait le PG-300 et là on retrouvait un très grand confort d’utilisation !
En ce qui concerne le clavier, je le trouve un peu mou mais globalement son toucher reste agréable, son aftertouch est assez dur et il faut appuyer fort sur les touches pour le déclencher, sur ce point on a heureusement fait des progrès considérables.
Si l’écran LCD a des dimensions modestes, les caractères sont de grande taille et bien lisibles (si tant est que le rétro-éclairage soit fonctionnel), c’est suffisant pour éditer les sons et on se fait très vite aux noms des paramètres abrégés.
Dommage qu’une seule banque de 64 presets soit à disposition pour sauvegarder ses propres presets (sauf utilisation d’une cartouche externe), ceci-dit avec le dump on peut facilement se constituer une belle bibliothèque sonore.
Le mode d’emploi est clair, chaque section y étant extrêmement bien détaillée avec des graphismes. On regrettera toutefois la faiblesse de la traduction, avec l’utilisation de termes inadéquats ou approximatifs ainsi que quelques erreurs et fautes, un comble pour une société comme Roland et leurs importateurs !
SONORITÉS:
C’était plutôt bon pour l’époque, avec en premier lieu la possibilité de changer la largeur d’impulsion de l’onde en dent-de-scie en plus de l’onde carrée et celle du sub-oscillateur (chose impossible sur les anciens Juno), certaines formes d’onde ont des valeurs prédéfinies et d’autres (comme Saw 03 et Pulse 03) disposent d’une largeur d’impulsion variable qu’on peut contrôler manuellement ou via le LFO, ce qui ouvre pas mal de perspectives et offre une palette sonore plus élargie !
Les six voix sont générées par un unique DCO (MB87123PG), donc différent des 3 circuits (MC5534A) qui équipent le Juno-106.
Le filtre (LPF) est plus proche de celui du JX-8P (IR3R05 - VCF/VCA) que de celui du Juno-106 (80017A - VCF/VCA), ce n’est pas mauvais en soi, c’est juste différent et le seul point commun entre ces modules VCF/VCA et DCO est que ce sont des circuits propriétaires Roland…
On trouve aussi un filtre Passe-Haut (HPF), dommage que celui-ci ne propose que des réglages prédéfinis (00 = boost des basses fréquences et les valeurs 02 ou 03 qui sont deux points fixes de coupure des basses fréquences). Par contre la plage de réglages du filtre passe-bas (LPF) allant de 0 à 127 évite l’effet d’escalier que l’on rencontre avec d’autres modèles sortis à cette période lorsqu’on balaie la fréquence de coupure, ici c’est fluide…
L’unique générateur d’enveloppe dispose de paramètres de volumes pour les étapes Attack et Decay ainsi qu’un paramètre de temps pour le Sustain en plus des paramètres habituels, il s’agît d’une enveloppe nouvelle génération dite "Multi-Segments" (T1/L1/T2/L2/T3/L3/T4) qu’on a ensuite retrouvée sur le JD-800 ou le D-50 (pour ne citer que les plus connus). La cerise sur le gâteau par rapport aux anciens Juno, c’est que cette enveloppe peut avoir le DCO comme destination en plus du VCF et du VCA et ça, ben ça fait vraiment "TOUTE" la différence, bénéficier de ce type d’enveloppe permet d’avoir des sons beaucoup plus évolutifs et vivants, que ce soit au niveau du filtre, de l’amplitude ou pour la dérive de la hauteur du DCO.
En fin de chaîne on trouve un chorus, plutôt agréable et vraiment "très typé" Roland (à base de MN3009 et MN3101 comme sur le 106) avec en plus un paramètre de contrôle manuel de la vitesse de l’effet en lieu et place des switches classiques "OFF", "I" et "II".
CONNEXIONS:
On trouve le classique trio MIDI In/Out/Thru, les entrées PEDAL HOLD et PEDAL SW respectivement pour le Sustain et le changement de preset (pédales switch) et une entrée EXP PEDAL pour une pédale d’expression (attention il y a une petite particularité pour cette dernière, car avec le Juno-2 elle ne contrôle que le volume, alors qu’avec le Juno-1 elle peut contrôler un paramètre que l’on peut définir), pour finir les jacks pour la sortie Mono/Stereo et la sortie casque.
QUALITÉ DE FABRICATION:
Niveau construction ça fait un peu cheap par rapport à ses prédécesseurs: Plastique moulé pour les flancs, de la tôle pour une partie de la façade et le fond de caisse, un plastique épais en guise de membrane pour les switches (du genre Prophet-600, ATC-1,…). Il fait jouet et est assez fragile comparativement aux Juno-6, 60 et 106 qui sont plus "Mastoc" à côté !
Je termine cet avis en faisant le point sur les quelques problèmes récurrents (et qu’il vous faut vérifier avant achat): Le film de rétro-éclairage du LCD qui finit par tomber en rade, des sifflements qui peuvent provenir du transfo du rétro-éclairage, l’aftertouch qui fonctionne mal (voire plus du tout) à cause d’un problème de liaison entre le ruban d’aftertouch et son petit connecteur, des contact rubbers moins durables que ceux du Juno-106… Ceci-dit, la plupart des composants et des pièces détachées sont encore disponibles et il est relativement aisé de le (faire) restaurer (excepté pour le DCO MB87123PG ainsi que les 2 Gate Array qui sont des circuits Roland, introuvables sauf cannibalisation d’un autre exemplaire).
EN RÉSUMÉ:
C’est un synthé qui, même s’il est très basique, a tout d’un grand et on arrive à le faire sonner rapidement. Malgré la différence de DCO, de VCF/VCA et de son architecture, on retrouve bien cette finesse "caractéristique" et même si les basses sont (un peu) moins profondes et grasses, ça sonne incontestablement Juno. Le Juno-2 n’a pas à rougir face à ses aînés car il possède des atouts qui lui permettent d’aller beaucoup plus loin en terme de son en utilisant les différentes combinaisons de formes d’onde, en jouant sur la largeur d’impulsion de certaines de ces ondes manuellement et sur le routing du générateur d’enveloppe, il y a de quoi faire… Le fameux son "Hoover" en est l’un des exemples les plus parlants !
Pour répondre à ceux qui s’en posent la question, le Juno-2 ne fait pas "doublon" avec un Juno-106 (ou un modèle précédent), je dirais qu’ils sont complémentaires…
Ce n’est pas une bête de course en terme de sound-design (un seul DCO, matrice de modulation limitée, pas de section d’effets hormis le chorus,…). Pour qui désire s’équiper d’un analogique polyphonique facile à programmer, passe partout et abordable c’est un excellent choix. À l’heure actuelle on le trouve encore assez facilement à un prix très correct et chose étrange, sa côte est moindre par rapport à sa version expandeur le MKS-50.
Les +:
+: Le son "Typique" de la série Juno.
+: La largeur d’impulsion variable (Saw 03 et Pulse 03).
+: Le générateur d’enveloppe Multi-Segments.
+: Le contrôle du VCO par le générateur d’enveloppe.
+: La qualité des filtres (LPF et HPF).
+: La fluidité du réglage de la fréquence de coupure du LPF (pas d’effet d’escalier).
+: La profondeur et la couleur du chorus.
+: Le réglage manuel de la vitesse de l’effet chorus.
+: La réponse aux messages de Vélocité et d’Aftertouch.
+: La simplicité d’utilisation.
+: Le stockage sur cartouches externes.
+: Le faible encombrement.
+: Le poids relativement léger.
Les -:
-: Absence de réglages fins dans la section de filtre HPF (réglages prédéfinis).
-: Matrice de modulation très simpliste.
-: Une seule banque utilisateur, les presets d’usine ne sont pas ré-inscriptibles.
-: L’ergonomie (manque de contrôles directs en façade).
-: La qualité de construction un peu légère, surtout les flancs qui sont fragiles.
-: L’aftertouch est un peu dur, il faut appuyer assez fort (quand il fonctionne).
-: La localisation en Français du mode d’emploi laisse à désirer, à la lecture ça pique les yeux !!!
La note que je lui attribue tient compte de ses possibilités au regard de son année de fabrication. Évidemment, aujourd'hui on fait beaucoup mieux question ergonomie, performances, matrices de modulation excessivement plus poussées, etc....
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Tout ce qu'on attend d'un Juno analogique
Publié le 26/03/24 à 15:15Hello à tous,
J'ai eu la chance et le privilège de pouvoir acquérir ce bel instrument en état collector. Il est très bien finit, une armature en métal vraiment solide, le touché du clavier est très agréable.
Au niveau du son, c'est un clavier qui est très polyvalent, petite mention forcément pour les Bass, Brass et Pad qui nous envoie au 7ème ciel avec le chorus analogique, c'est magique ! Le son est quand même assez Fat et Costaud, un poil moins qu'un Juno 60 mais le grain, la chaleur et l'identité sonore sont bien là, c'est un rêve qui s'accomplit enfin.
Au niveau de l'édition sonore avec l'Alpha Dial je dois avouer que ce n'est pas le système le plus pratique contrairement aux...…
J'ai eu la chance et le privilège de pouvoir acquérir ce bel instrument en état collector. Il est très bien finit, une armature en métal vraiment solide, le touché du clavier est très agréable.
Au niveau du son, c'est un clavier qui est très polyvalent, petite mention forcément pour les Bass, Brass et Pad qui nous envoie au 7ème ciel avec le chorus analogique, c'est magique ! Le son est quand même assez Fat et Costaud, un poil moins qu'un Juno 60 mais le grain, la chaleur et l'identité sonore sont bien là, c'est un rêve qui s'accomplit enfin.
Au niveau de l'édition sonore avec l'Alpha Dial je dois avouer que ce n'est pas le système le plus pratique contrairement aux...…
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Hello à tous,
J'ai eu la chance et le privilège de pouvoir acquérir ce bel instrument en état collector. Il est très bien finit, une armature en métal vraiment solide, le touché du clavier est très agréable.
Au niveau du son, c'est un clavier qui est très polyvalent, petite mention forcément pour les Bass, Brass et Pad qui nous envoie au 7ème ciel avec le chorus analogique, c'est magique ! Le son est quand même assez Fat et Costaud, un poil moins qu'un Juno 60 mais le grain, la chaleur et l'identité sonore sont bien là, c'est un rêve qui s'accomplit enfin.
Au niveau de l'édition sonore avec l'Alpha Dial je dois avouer que ce n'est pas le système le plus pratique contrairement aux fader d'un 6, 60 ou 106 mais c'est bon de noter qu'on peut le gérer via un contrôle hardware ou même un contrôleur virtuel et là ça devient un monstre facile d'accès. On retrouve alors cette gratification casi instantané d'obtenir des sons somptueux en très peu de temps. Ce "Désavantage" peut être vu comme un côté positif car le synthé est beaucoup plus compacte que ses grands frères.
Si vous chercher le son Juno analogique à un prix bien plus abordable, je ne peux que vous conseiller de foncer.
Mention un peu anecdotique mais le synthé dégage une odeur de plastique neuf/composant électronique très similaire à la Nintendo Nes, ça nous renvoie dans le passé c'est fabuleux, en plus du plaisir auditif, du touché et visuel on a même un petit plaisir olfactif.
J'ai eu la chance et le privilège de pouvoir acquérir ce bel instrument en état collector. Il est très bien finit, une armature en métal vraiment solide, le touché du clavier est très agréable.
Au niveau du son, c'est un clavier qui est très polyvalent, petite mention forcément pour les Bass, Brass et Pad qui nous envoie au 7ème ciel avec le chorus analogique, c'est magique ! Le son est quand même assez Fat et Costaud, un poil moins qu'un Juno 60 mais le grain, la chaleur et l'identité sonore sont bien là, c'est un rêve qui s'accomplit enfin.
Au niveau de l'édition sonore avec l'Alpha Dial je dois avouer que ce n'est pas le système le plus pratique contrairement aux fader d'un 6, 60 ou 106 mais c'est bon de noter qu'on peut le gérer via un contrôle hardware ou même un contrôleur virtuel et là ça devient un monstre facile d'accès. On retrouve alors cette gratification casi instantané d'obtenir des sons somptueux en très peu de temps. Ce "Désavantage" peut être vu comme un côté positif car le synthé est beaucoup plus compacte que ses grands frères.
Si vous chercher le son Juno analogique à un prix bien plus abordable, je ne peux que vous conseiller de foncer.
Mention un peu anecdotique mais le synthé dégage une odeur de plastique neuf/composant électronique très similaire à la Nintendo Nes, ça nous renvoie dans le passé c'est fabuleux, en plus du plaisir auditif, du touché et visuel on a même un petit plaisir olfactif.
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Simple et funky
Publié le 05/04/18 à 17:16A l'affut d'un synthé analo polyphonique abordable je suis tombé sur un Juno 2 à 250e sur le bon coin. Rdv fut pris à Bézier, quartier pavillonnaire mois de Juin grand soleil, je tombe sur un mec hyper sympa il me raconte que ses parents lui ont payé le Juno quand il à eu son bac en 1986 alors passionné par la vague synthé pop et new wave il s'était fait plaisir. Il me sort la facture jaunie par le temps de chez DM paris, 6890Francs ttc. Après quelques années d'utilisation il est passé à autre chose et le synthé est resté pas moins de 25 ans au placard.
Effectivement je constate que le synthé est impeccable: état collection, même le retro éclairage fonctionnait encore, je teste les...…
Effectivement je constate que le synthé est impeccable: état collection, même le retro éclairage fonctionnait encore, je teste les...…
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A l'affut d'un synthé analo polyphonique abordable je suis tombé sur un Juno 2 à 250e sur le bon coin. Rdv fut pris à Bézier, quartier pavillonnaire mois de Juin grand soleil, je tombe sur un mec hyper sympa il me raconte que ses parents lui ont payé le Juno quand il à eu son bac en 1986 alors passionné par la vague synthé pop et new wave il s'était fait plaisir. Il me sort la facture jaunie par le temps de chez DM paris, 6890Francs ttc. Après quelques années d'utilisation il est passé à autre chose et le synthé est resté pas moins de 25 ans au placard.
Effectivement je constate que le synthé est impeccable: état collection, même le retro éclairage fonctionnait encore, je teste les touches, boutons, molette, le son parfait R.A.S. Donc on fait affaire et puis on discute un moment de musique 80ies et du bon vieux temps, le mec était enthousiaste de redonner une 2ème vie à son synthé, je suis repartiavec une pile de CD Pet Shop Boys, Cure, JM Jarre, Bill Laswell... et un mug Goldorak en prime ! Bref sympathique escapade à Bézier si bien que quand j'allume ce Juno j'imagine toujours la joie de ce mec qui viens d'avoir le bac été 86, Papa Don't Preach de Madonna et Kiss de Prince tournent en boucle à la radio, il reçoit son Juno tout neuf... ça me replonge dans un ambiance 80ies j'adore !
Sorti en 1986 le Juno Alpha 2 est une version upgradé du Juno Apha 1(1985) avec clavier 61 touches avec vélocité et after touch, et un port cartouche mémoire.
Le Roland MKS50 est la version Rack.
Le Roland HS-80 est un Juno alpha avec des hauts parleurs intégrés.
Le son
De nos jours un Juno alpha 2 en bon état entre 200e et 300e représente un fantastique rapport qualité/prix pour qui recherche un synthé analo polyphonique, programmable et MIDI de surcroit !. Le rendu sonore est dingue : présence, dynamique, épaisseur. les basses sont remarquables, ya un grain et une challeur qu'on retrouve pas dans les analo modernes comme mon A4 dont le rendu est neutre et sans grain ou identité particulière.
Au niveau des timbres, il faut signaler que les Juno 1&2 sont célèbre pour les sons type "Hoover" décliné abondamment dans les styles hardcore, rave, drum n bass.
Dans les presets d'origine apparaitle son "Scratchin" utilisé par Daft Punk dans leur titre Rolling & Scratchin.
Hormis quelques autre effets FX originaux, on retrouve toute la gamme des timbres analo à base de forme d'onde simple (Saw, Square, Triangle, Pulse ...)
Les basses sont vraiment à tomber de même que les pads, strings, brass analo vraiment une joie de plaquer des accords d'autant que l'expressivité et la sensibilité à la vélocité sont parfaite. Le LFO permet de faire de super effet de Sweep balayage. Globalement les timbres sont très proche de ceux des Juno 6, 60, et 106. Relativement bon marché les juno alpha 1&2 ont été massivement utilisé début 90 par les producteurs House, techno, break beat comme Drexciya que j'affectionne particulièrement.
Synthèse
Coté synthèse il s'agit d'un analo soustractif avec une architecture basique:
- 1 OSC proposant 6 formes d'onde (Pulse, Saw Down, Saw Up, Square, Triangle, White Noise)
- 2 enveloppe ADSR (Filtre et VCA)
- 1 Filtre multimode résonant (24dB Slope (4-pole), High Pass, Low Pass) avec freq/env/res/lfo/kybd track.
- 1 Hi pass filter
- 1 LFO
- 1 Chorus remarquable.
Les points positifs
- Le son : timbres et rendu sonore.
- 6 voies de polyphonie.
- Expressivité (clavier/vélocité/aftertouch)
- Filtre résonnant
- Ergonomie pas horrible (bouton + jog wheel)
- Bon clavier.
- Générateur d'accord programmable (1 seule mémoire)
- Chorus excellent
- Mémoire 2 Bank de 64 patches.
- Port cartouche mémoire additionnelle (Type M-64C)
- Contrôlable par contrôleur Midi Sysex (Bitstream, kenton...)
- Éditable via Midi et soft (Midiquest ou autre...)
- Midi in/Out/Thru
- Porte partition.
Les points négatifs
- Pour être mesquin le petit écran.
Voici 2 bonnes démo dans des styles très différents:
Effectivement je constate que le synthé est impeccable: état collection, même le retro éclairage fonctionnait encore, je teste les touches, boutons, molette, le son parfait R.A.S. Donc on fait affaire et puis on discute un moment de musique 80ies et du bon vieux temps, le mec était enthousiaste de redonner une 2ème vie à son synthé, je suis repartiavec une pile de CD Pet Shop Boys, Cure, JM Jarre, Bill Laswell... et un mug Goldorak en prime ! Bref sympathique escapade à Bézier si bien que quand j'allume ce Juno j'imagine toujours la joie de ce mec qui viens d'avoir le bac été 86, Papa Don't Preach de Madonna et Kiss de Prince tournent en boucle à la radio, il reçoit son Juno tout neuf... ça me replonge dans un ambiance 80ies j'adore !
Sorti en 1986 le Juno Alpha 2 est une version upgradé du Juno Apha 1(1985) avec clavier 61 touches avec vélocité et after touch, et un port cartouche mémoire.
Le Roland MKS50 est la version Rack.
Le Roland HS-80 est un Juno alpha avec des hauts parleurs intégrés.
Le son
De nos jours un Juno alpha 2 en bon état entre 200e et 300e représente un fantastique rapport qualité/prix pour qui recherche un synthé analo polyphonique, programmable et MIDI de surcroit !. Le rendu sonore est dingue : présence, dynamique, épaisseur. les basses sont remarquables, ya un grain et une challeur qu'on retrouve pas dans les analo modernes comme mon A4 dont le rendu est neutre et sans grain ou identité particulière.
Au niveau des timbres, il faut signaler que les Juno 1&2 sont célèbre pour les sons type "Hoover" décliné abondamment dans les styles hardcore, rave, drum n bass.
Dans les presets d'origine apparaitle son "Scratchin" utilisé par Daft Punk dans leur titre Rolling & Scratchin.
Hormis quelques autre effets FX originaux, on retrouve toute la gamme des timbres analo à base de forme d'onde simple (Saw, Square, Triangle, Pulse ...)
Les basses sont vraiment à tomber de même que les pads, strings, brass analo vraiment une joie de plaquer des accords d'autant que l'expressivité et la sensibilité à la vélocité sont parfaite. Le LFO permet de faire de super effet de Sweep balayage. Globalement les timbres sont très proche de ceux des Juno 6, 60, et 106. Relativement bon marché les juno alpha 1&2 ont été massivement utilisé début 90 par les producteurs House, techno, break beat comme Drexciya que j'affectionne particulièrement.
Synthèse
Coté synthèse il s'agit d'un analo soustractif avec une architecture basique:
- 1 OSC proposant 6 formes d'onde (Pulse, Saw Down, Saw Up, Square, Triangle, White Noise)
- 2 enveloppe ADSR (Filtre et VCA)
- 1 Filtre multimode résonant (24dB Slope (4-pole), High Pass, Low Pass) avec freq/env/res/lfo/kybd track.
- 1 Hi pass filter
- 1 LFO
- 1 Chorus remarquable.
Les points positifs
- Le son : timbres et rendu sonore.
- 6 voies de polyphonie.
- Expressivité (clavier/vélocité/aftertouch)
- Filtre résonnant
- Ergonomie pas horrible (bouton + jog wheel)
- Bon clavier.
- Générateur d'accord programmable (1 seule mémoire)
- Chorus excellent
- Mémoire 2 Bank de 64 patches.
- Port cartouche mémoire additionnelle (Type M-64C)
- Contrôlable par contrôleur Midi Sysex (Bitstream, kenton...)
- Éditable via Midi et soft (Midiquest ou autre...)
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