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Randall RG80
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Randall RG80

Ampli combo à transistors pour guitare de la marque Randall appartenant à la série RG

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« Avis partagé »

Publié le 25/11/15 à 23:23
Rapport qualité/prix : Correct
Cible : Les débutants
Habitué et fervent défenseur des amplis à lampes, je me suis laissé tenter par ce petit combo à transistors Randall « retour aux sources » selon le fabriquant, notamment grâce à l’utilisation de transistors FET et circuits d’époque. Pantera, y es-tu ?

Design : Randall propose ici un combo équipé d’un HP 12 pouces (marque Randall) assez compact et pas si lourd. Facile donc à emporter partout avec soi, surtout que les 80w annoncés devrait permette de jouer avec un batteur sans trop de problèmes. Le design est sobre, assez « in your face » avec sa grille. La typo rappelle la série de l’ampli : RG, et se garde de toutes extravagances douteuses : l’ampli s’adresse aux metalleux. Le vinyl noir semble être de qualité. L’ensemble est bien finit pour du made in china.
+ Robustesse, finition, sobriété
- la grille n’est pas du plus bel effet


Utilisation : À priori assez simple : 2 canaux avec une EQ, presence et reverb commune. Chaque canal dispose de son propre master ainsi que son réglage de gain. Le canal 1 dispose d’un switch « bright », l’EQ commune à deux switchs : « bass boost » et « mid scoop ». On retrouve aussi une entrée « stereo input media » pour y brancher son mp3 ainsi qu’une sortie pour headphone, pratique pour s’entrainer en silence. À l’arrière, on retrouve le send et le return de la boucle d’effet, la prise de footswitch, une sortie emulated avec switch « ground-lift » pour se brancher sur une carte son.
Là où ça se corse c’est sur les réglages pour arriver à son sweet spot. La course des potards n’est pas du tout régulière et l’EQ est active (12h correspond à 0) alors que la présence est passive (12h correspond à 5)…
[rappel pour ceux qui ne savent pas ce que c’est : La grande majorité des amplis proposent une égalisation passive. C’est à dire qu’on ne peut qu’enlever les fréquences concernées par le potard qu’on tourne : à fond, nous avons le signal complet, à 12h, la moitié du signal. Une égalisation active permet d’enlever ou de rajouter de la fréquence concernée : à 12h nous avons le signal complet, au delà on rajoute en « artificiellement », en dessous on enlève à la manière d’une eq passive.]
Globalement le dernier quart des potards (surtout de l’EQ) exagère le réglage, quand la course de 0 à 12h ne change pas grand chose… Exception pour les master volume qui passent de « silence » à « intervention de la police » entre 0 et 0,5.
+ simplicité des réglages proposés
- course des potards, actif-passif

Son : J’étais assez curieux de voir ce que pouvais donner cet ampli, notamment pour m’approcher des sons Panteresque de la force. J’ai effectué mes tests avec une Jackson SLS3 à micro passif (Seymour Duncan 59’).
Le son clair est un point fort sur cet ampli. Bien qu’assez droit, il possède un bonne définition et est cristallin. Le switch « bright » apporte beaucoup. Il évite au canal de sonner trop sourd et (mais) rajoute du volume. On pourrait dire qu’il agit comme un clean boost, rendant le son clair plus dynamique et moins plat. Attention à ne pas trop forcer sur l’attaque au médiator sinon ça grésille . Par contre, gain à fond, on dispose d’un son crunchy assez agréable et chantant. Toutes proportions gardées. Et attention tout de même car le gain du canal clair augmente beaucoup le volume… Il devient assez difficile de gérer le master.
Le canal saturé EQ à midi sonne plutôt sourd et baveux. Du coup l’EQ active est une vrai bénédiction. Elle permet d’éclaircir le son et de gagner un brin de précision. Le gain entre 0 et 12h est strictement le même et se met à saturer façon high gain seulement sur la toute fin de la course. Globalement j’ai mis du temps à trouver des réglages convaincant. Je suis plus souvent tombé sur des réglages assez grossiers. L’ampli à énormément de basses qui sont difficilement contrôlables et contribuent notamment à son côté sourd et plutôt boueux. Les middle rajoutent du volume, ce qui est assez normal car cette fréquence fait ressortir du mix et donne une impression de jouer plus fort, à ceci près qu’ici on joue vraiment plus fort. Les aigus permettent de rattraper les basses envahissantes, si bien que je me suis souvent retrouvé à les laisser en fin de courses. La présence s’accompagne bien des aigus pour éclaircir l’ensemble. Le switch bass boost rajoute de façon exagérée des basses, à bannir… Le switch Mid Scoop est lui intéressant, il coupe les mediums à la façon d’un EQ en V et permet, associé au middle, d’accentué le coté creusé-metal. Attention toutefois à ne pas l’enclencher et baisser les middles, le son est ridiculement creusé et… sourd ! L’intérêt de l’association est plutôt de l’enclencher et de rajouter des middles, car creuser les mediums avec le potard ou le switch ne donne pas le même rendu et sonne de façon différente, plus subtil avec le switch. On peut donc avoir un EQ en V et ressortir du mix grace au potard.
De façon général le high gain sonne assez baveux, un poil fuzzy et demande du temps pour trouver un son convaincant… mais ce n’est pas impossible ! Le saturation à transistors ne permet pas la compression naturelle apportée par les lampes et le son à tendance à s’aplatir et s’assourdir avec l’attaque. Sans pour autant être froid, il en ressort une certaine rigidité. Je pense qu’une guitare équipé de micro actif permettra de contenir son coté boueux, en tout cas mieux qu’une passive.
La reverb est une reverb à ressort. Ça aurait put être un bon point mais force est de constater qu’elle ne donne pas un impression de grand espace mais plus d’une petite résonance assez étroite. De plus le potard sert plus de level pour l’effet que de longueur de reverb. Il sera préférable d’en avoir une format pédale à mettre dans la boucle.
Je pensais/avais entendu qu’un ampli à transistor sonnait « mieux » à faible volume qu’un ampli à lampe. Ce n’est pas vraiment le cas, en tout cas sur ce modèle, le son est sourd à faible volume mais gagne en précision et clarté en le montant. Cependant il devient aussi très agressif voir désagréable. Attention car comme mentionné plus haut, la course des potards de Master est difficile à gérer et sonne vite trop fort… J’ai aussi noté beaucoup de souffle même sur le son clair à bas volume.
+ le son clair
- son sourd et boueux, souffle


Pour finir : Pantera est plus loins que ce que j’espérais ^^ finalement même si on pressent un lien de parenté sonore, on en sera plus proche avec un ampli à lampes… Ou avec la version tête mise sur un 412. Il serait ridicule d’ailleurs de faire une comparaison avec un ampli à lampes tant les deux sont éloignés. Il faut aussi rappeler que c’est un ampli d’entrée de gamme fabriqué en chine, n’espérons pas de miracles !
Globalement ce n’est pas un si mauvais ampli, il faut bien se mettre en tête ses défauts et qualités pour en tirer le meilleurs. On peut par exemple n’utiliser que le canal clair et avoir une pédale de disto (certes un peu dommage vu le prix total que ça couterait et la vocation de l’ampli). Il peut en tout cas servir de bonne base pour des pédales, surtout avec sa boucle d’effets. Je aussi entendu que certain jazzeux apprécient les amplis à transistors, notamment pour leur coté étouffé, à voir… Il pourra aussi convenir à un débutant, car simple d’utilisation.
Ce n’est pas un choix que je referait, et je conseillerais plutôt aux guitaristes intéressés de bien évaluer leurs besoins et d’essayer le bestiaux avec leur(s) guitare(s) et effet(s) avant de se décider. Il reste tout de même un ampli relativement abordable, avec un son clair très exploitable et un son saturé « particulier ». À bon entendeur.