Tout à fait d'accord !
Je ne dénigre pas ce motif musical, que j'aime souvent en fait, mais il y a une forte tendance à l'utiliser par facilité, en raison de son efficacité ; de même qu'il y a des procédés visuels qui sont systématisés dans le cinéma actuel et qui tournent au gimmick.
(je me souviens d'une musique signée John Williams sur un excellent western décalé avec Marlon Brando et ce bon John est carrément à côté de la plaque sur tout le film, alors qu'un Morricone aurait fait ça les doigts dans le nez. Question de second degré sans doute, que Williams n'a jamais trop eu)
Ah ben pas d'accord !
Le western en question, c'est Missouri Breaks d'Arthur Penn (1976), avec Nicholson et Brando, et la musique de Williams est vachement bien vue, alors que Morricone aurait, me semble-t-il, trop joué la carte décalée, devenant du coup pléonastique.
Revois-le
Rien que l'intro, waahhhhh. On ne peut rien préjuger de ce qui va suivre, ce qui fait mentir la phrase de George Antheil :
«Les personnages ne savent jamais ce qui va leur arriver, mais la musique, elle, le sait toujours.»*
Chose que l'on peut ramener au spectateur.
(hélas en français...)
* “An Interview with George Antheil,” de Lawrence Morton, Film Music Notes 10, no. 1, 1950