Guitare Yamaha FS9 R
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Jo Guitar
27

Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 14 ans
Sujet de la discussion Posté le 27/07/2025 à 20:23:00Guitare Yamaha FS9 R

Acquisition récente
Je possède des guitares Martin. Mais je reste toujours très attaché aux guitares Yamaha. Lorsque j'ai décroché mon Bac C en juin 1971, mon père m'a offert une guitare Yamaha FG-180. C'était ma toute première "vraie" guitare. Puis, en 1976, je me suis offert une guitare Yamaha FG-2000. Des guitares aujourd'hui "mythiques" et recherchées. Bien évidemment, victime de la "propagande", je me suis également acheté des Martin, dont une D-28, en1977. Excellente malgré un certain dénigrement des guitares Martin de ces années-là. Bonne pioche !
Puis il y eut Ovation et ma magnifique "Folklore 1614" électro acoustique. Ce n'est qu'avec l'apparition des très hauts de gammes du Custom Shop de Hamamatsu, au Japon, que sont apparues les fameuses LL-36 et les LS-36 en 2004. Je me les suis offert également. J'ai posté de nombreuses vidéos sur Youtube où j'utilise ces incroyables instruments. Il y a eu Furch aussi. Très nettement inférieur question modèles "Vintage". Une facétie commerciale de la marque Tchèque sans doute. Après avoir imité Martin, Furch copie aujourd'hui Taylor. Et demain ?
Et voilà que sur Youtube, je découvre la petite dernière de chez Yamaha. Le modèle FS9 R, (qui existe également en acajou FS9 M). Après renseignements, je me suis rendu chez Stoffler musik à Bâle. Avec Bertram, à Fribourg, ce sont les rares magasins à proposer les premiers modèles sortis d'usines. Il y a Thomann à Burgebrachen Allemagne, mais à quatre heures de route. J'essaie le fameux modèle. Là, d'abord, cette guitare se love dans mes bras comme si elle y avait toujours vécu. Avec mon onglet à pouce Dunlop M, je gratte l'accord de MI. Un arpège léger. C'est comme si j'allumais un moteur qui ronronne à la perfection. Des basses profondes. Des médium d'orgue. Des aigus cristallins. Joué du ragtime là dessus c'est comme sur un piano !
Si je n'étais pas solidement installé sur un des tabourets rembourrés, je tombais à la renverse. J'enchaîne toute la gamme. Avec des renversements d'accords sur toute la longueur de la touche en ébène noire du Gabon. Une "autoroute". C'est l'action de ma Gibson Lespaul malgré des cordes 12/53 de chez Elixir, (Nanoweb - Phosphore bronze). Pas une seule chute dans le spectre sonore. La réactivité d'une Martin des années trente. Je ne joue exclusivement qu'en finger picking. Cette guitare n'est pas faite pour le jeu au médiator. Un diapason de 635. Ce qui permet une facilité de jeu sans équivalent sur une quatorze cases hors caisse.
Je n'en reviens tout simplement pas. C'est "monstrueux". Je tourne la guitare dans tous les sens. Un palissandre Indien d'une indicible beauté. Aux dessins droits comme tracés à la règle. Sombre, avec des reflets violacés selon l'angle. Une reliure en palissandre sombre avec de fins rubans d'érable qui souligne ses courbes sur les éclisses. Un manche en acajou du Honduras. Sombre. Une table taillée dans un Adirondack somptueux. Aux nervures parallèles. Chevalet et chevilles en ébènes. Des mécaniques Gotoh chromées de noir, ouvertes, SX510. Le grand jeu !
Je hume l'intérieur. Cette odeur de colle de peau ou d'os que je connais bien puisque je l'utilise dans la préparation de mes toiles marouflées sur bois. Là, avec cet instrument très haut de gamme, le géant asiatique a encore frappé plus haut, plus fort. Je tiens en main un des soixante modèles fabriqués en palissandre et destiné à l'Europe. Yamaha n'en reprendra la fabrication que l'an prochain car c'est une petite unité de production, là-bas, dans les montagnes d'Hamamatsu qui les produit. Je possède donc un exemplaire extrêmement rare. Un privilège. C'est une guitare résolument "moderne". Si tant soit peu qu'une guitare reste un instrument intemporel. C'est la structure interne qui diffère. Celle-ci élaborée dans les laboratoires de la marque aux diapasons. Technologie japonaise en 3 D.
Yamaha construit des guitares depuis 1966. D'abord les célèbres et fameuses FG-160 (small) et FG-180 (larges). Puis les convoitées FG-1500 (le modèle utilisé par Bert Jansch), la FG-2000 (jouée parfois par Dylan). Toutes les deux hyper luxueuses en palissandre de Rio pour les toutes premières. Incrustations de bois précieux. La finesse de la marqueterie selon les canons de l'art miniaturiste japonais. Yamaha propose des modèles pour débutants comme pour les professionnels. Des bas-de-plafond, aux idées arrêtées, ont parfois un sourire ironique à l'évocation des modèles d'entrées de gamme. Pourtant la plupart d'entre eux, peu fortunés, ont commencé sur une guitare Yamaha.
Je vais publier quelques vidéos de mes prochaines compositions réalisées sur cette nouvelle guitare. Sa grande sœur, le modèle FG9, (M et R) est toujours fabriquée. L'essayer c'est changer totalement de paradigme dans le domaine acoustique. C'est une autre approche des matériaux et de la qualité incomparable de ces instruments. Je recommande vraiment de l'essayer. Après soixante ans d'expérience, je ne conseille pas au hasard, ni sur un "coup de cœur". Ce sont des guitares qui deviendront rapidement des musts inestimables. Le logo YAMAHA est incrusté d'un bois d'érable sur un fond d'ébène noir. À part le pickguard, que je ferai retirer bientôt, il n'y a aucun plastique sur la guitare.


Joueur de Guitare .
http://www.youtube.com/watch?v=aicac8sDiLQ
[ Dernière édition du message le 27/07/2025 à 20:25:02 ]

Jo Guitar
27

Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 14 ans
2 Posté le 18/08/2025 à 13:50:18
Lundi 18 août 2025
Voilà vingt six jours que cette guitare est entre mes mains. De bonnes mains qui semblent la ravir et la charmer. La sonorité générale prend de l'ampleur en étant sollicitée deux à trois heures chaque jour. Cela est sans doute subjectif. Le climat de Locronan lui convient parfaitement. Les nuits son humides. Toujours dans son étui lorsqu'elle n'est pas jouée. Essuyée, bien sèche, entreposée à la verticale dans un endroit qui préserve son étui recouvert d'un tissu de laine. Un tissu gris, "noble", qui a tendance à prendre la poussière Bretonne de la maison.

Le logo, en bois d'érable, incrusté dans un ébène noir, placage de tête sur l'acajou du manche. Érable également pour le fin liseré du pourtour. C'est du plus bel effet. La sonorité est encore globalement un peu "serrée". Ce qui est normal pour une guitare neuve, fabriquée en novembre 2024. Surtout les cordes de Si et de Mi aigües. Malgré tout, l'instrument est tonal et ample à la moindre sollicitation. Sa facilité de jeu est déconcertante. La guitare est aussi douce au touché qu'au jeu. Je compare l'ensemble avec ma chère Martin OM-28. Je ne devrais pas comparer. Il y a huit années de différence. La maturité contre la jeunesse. Cet instrument doit "s'ouvrir".

Le format des deux instruments est assez semblable. Yamaha est plus arrondie sur l'arrière de la caisse. Contrairement à Martin qui tient sans support, à la verticale, sur son arrière. Les deux guitares sont extrêmement confortables. Yamaha est plus profonde avec des éclisses qui mesurent un centimètre supplémentaire. La caisse, dans sa plus grande largeur, mesure un centimètre et sept millimètres de moins. Le manche Yamaha offre un profil "V". Alors que Martin est en "C". Honnêtement, je ne sens pas une réelle différence. Les deux manches tombent naturellement dans le creux de ma main. "Perfomer". Largeur de 44 millimètres à l'écrou. 44,4 millimètres pour Martin. Aucune différence perceptible. Douceur de l'ébène.

La légendaire finition Yamaha dans toute sa splendeur. Impossible de trouver la moindre faute de goût. Hormis le pickguard "à chier". Si je conserve cet instrument au delà des trente jours "satisfait ou remboursé", je ferai retirer cet ignoble et inutile accessoire chez un luthier. Sur le couvercle en ébène du talon, l'incrustation "FS" en érable est la discrète touche "classe" d'un esthétisme typique des "hauts de gammes" de la marque. Sur le modèle Dreadnought ce sont les lettres "FG". La pièce de bois qui sépare les deux parties de palissandre est également en érable. Comme les fins filets des éclisses. Idem pour le fin liseré qu'on voit sur la photo ci-dessus et qui fait le tour du fond.
À suivre
Voilà vingt six jours que cette guitare est entre mes mains. De bonnes mains qui semblent la ravir et la charmer. La sonorité générale prend de l'ampleur en étant sollicitée deux à trois heures chaque jour. Cela est sans doute subjectif. Le climat de Locronan lui convient parfaitement. Les nuits son humides. Toujours dans son étui lorsqu'elle n'est pas jouée. Essuyée, bien sèche, entreposée à la verticale dans un endroit qui préserve son étui recouvert d'un tissu de laine. Un tissu gris, "noble", qui a tendance à prendre la poussière Bretonne de la maison.

Le logo, en bois d'érable, incrusté dans un ébène noir, placage de tête sur l'acajou du manche. Érable également pour le fin liseré du pourtour. C'est du plus bel effet. La sonorité est encore globalement un peu "serrée". Ce qui est normal pour une guitare neuve, fabriquée en novembre 2024. Surtout les cordes de Si et de Mi aigües. Malgré tout, l'instrument est tonal et ample à la moindre sollicitation. Sa facilité de jeu est déconcertante. La guitare est aussi douce au touché qu'au jeu. Je compare l'ensemble avec ma chère Martin OM-28. Je ne devrais pas comparer. Il y a huit années de différence. La maturité contre la jeunesse. Cet instrument doit "s'ouvrir".

Le format des deux instruments est assez semblable. Yamaha est plus arrondie sur l'arrière de la caisse. Contrairement à Martin qui tient sans support, à la verticale, sur son arrière. Les deux guitares sont extrêmement confortables. Yamaha est plus profonde avec des éclisses qui mesurent un centimètre supplémentaire. La caisse, dans sa plus grande largeur, mesure un centimètre et sept millimètres de moins. Le manche Yamaha offre un profil "V". Alors que Martin est en "C". Honnêtement, je ne sens pas une réelle différence. Les deux manches tombent naturellement dans le creux de ma main. "Perfomer". Largeur de 44 millimètres à l'écrou. 44,4 millimètres pour Martin. Aucune différence perceptible. Douceur de l'ébène.

La légendaire finition Yamaha dans toute sa splendeur. Impossible de trouver la moindre faute de goût. Hormis le pickguard "à chier". Si je conserve cet instrument au delà des trente jours "satisfait ou remboursé", je ferai retirer cet ignoble et inutile accessoire chez un luthier. Sur le couvercle en ébène du talon, l'incrustation "FS" en érable est la discrète touche "classe" d'un esthétisme typique des "hauts de gammes" de la marque. Sur le modèle Dreadnought ce sont les lettres "FG". La pièce de bois qui sépare les deux parties de palissandre est également en érable. Comme les fins filets des éclisses. Idem pour le fin liseré qu'on voit sur la photo ci-dessus et qui fait le tour du fond.
À suivre
0
Joueur de Guitare .
http://www.youtube.com/watch?v=aicac8sDiLQ
[ Dernière édition du message le 18/08/2025 à 13:51:04 ]

Jo Guitar
27

Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 14 ans
3 Posté le 26/08/2025 à 12:49:14
Mardi 26 aout 2025
Ma décision a été prise lundi dernier. J'avais 30 jours, "satisfait ou remboursé", pour retourner cet instrument.
Thomann assure le retour avec le même sérieux que l'expédition. Il suffit de les contacter chez Thomann France.
Prenant le retour en charge avec l'envoi d'un bon de retour en Pdf. Joint au courriel d'une réponse quasi immédiate.
UBS passe le jour même et à domicile pour récupérer le colis dans son emballage d'origine. Moyennant 4 euros.
Cette guitare me convient tellement bien. Son format d'abord. Entre le double zéro et le triple zéro de chez "Martin".

Juste parfaite. Sa sonorité globale, douce, jamais agressive même en sollicitant la corde pincée. Son touché. Son apparence.
Un instrument idéal pour jouer aux doigt, puisque conçu pour ce style de jeu. Je suis évidemment tombé sous son charme.
Je suis un sentimentale. Un romantique. Un amoureux éperdu des beautés à six cordes. De surcroît quand elles sont rares.
C'est peut-être métaphysique. Il se créé une connexion avec cet instrument. C'est insidieux. Comme un sortilège. La magie.
Cette attachement se déroule sur plusieurs jours. Captieux. J'avoue que dès la première semaine, j'avais du mal à la poser.

Il est fréquent d'utiliser cette métaphore en évoquant un manche qui serait comparable à une autoroute. À l'enrobé parfait.
Hors, sur celui de cette guitare, le joueur est comme en "suspend". Le diapason court qui occulte toute tension des cordes.
L'ébène de la touche est d'une étrange douceur. Comme le serait un velours sans côtes. Les frettes se font totalement oublier.
Une absence de ce dolorisme qui apparaît au bout de quelques heures de jeu. Tout, dans cette guitare n'est que douceur.
Aussi, le guitariste se surprend à jouer, encore et encore. Et même à être impatient d'y retourner dès que possible. Attraction.

Je suis un mec Yamaha depuis plus de cinquante quatre ans. Je suis donc à nouveau comblé. Infidèle à mes Martin. Salaud.
Mais, je passe volontiers de l'une à l'autre. J'ai toutefois cessé de comparer. Ce ne serait plus à l'avantage de mon OM-28.
Il est bien de passer de l'une à l'autre. Elles ne flattent pas les sens de la même manière. Chacune possédant son caractère.
Je n'ai jamais été convaincu par l'adirondack des rares guitares essayées par le passé. Jusqu'à cet instrument qui m'étonne.
Bien évidemment, la cause réelle de la sonorité est due à la structure interne. Et là, Le custom shop à encore fait très fort.
La première réelle composition sur cette guitare. L'évidence du titre se comprend à l'écoute...
Pour des raisons de convenances personnelles, j'accorde mes guitares au LA 432.
Elixir strings Nanoweb Phosphore Bronze 12/53 - Acoustic capture (Tascam DR-05) without effect.
Ma décision a été prise lundi dernier. J'avais 30 jours, "satisfait ou remboursé", pour retourner cet instrument.
Thomann assure le retour avec le même sérieux que l'expédition. Il suffit de les contacter chez Thomann France.
Prenant le retour en charge avec l'envoi d'un bon de retour en Pdf. Joint au courriel d'une réponse quasi immédiate.
UBS passe le jour même et à domicile pour récupérer le colis dans son emballage d'origine. Moyennant 4 euros.
Cette guitare me convient tellement bien. Son format d'abord. Entre le double zéro et le triple zéro de chez "Martin".

Juste parfaite. Sa sonorité globale, douce, jamais agressive même en sollicitant la corde pincée. Son touché. Son apparence.
Un instrument idéal pour jouer aux doigt, puisque conçu pour ce style de jeu. Je suis évidemment tombé sous son charme.
Je suis un sentimentale. Un romantique. Un amoureux éperdu des beautés à six cordes. De surcroît quand elles sont rares.
C'est peut-être métaphysique. Il se créé une connexion avec cet instrument. C'est insidieux. Comme un sortilège. La magie.
Cette attachement se déroule sur plusieurs jours. Captieux. J'avoue que dès la première semaine, j'avais du mal à la poser.

Il est fréquent d'utiliser cette métaphore en évoquant un manche qui serait comparable à une autoroute. À l'enrobé parfait.
Hors, sur celui de cette guitare, le joueur est comme en "suspend". Le diapason court qui occulte toute tension des cordes.
L'ébène de la touche est d'une étrange douceur. Comme le serait un velours sans côtes. Les frettes se font totalement oublier.
Une absence de ce dolorisme qui apparaît au bout de quelques heures de jeu. Tout, dans cette guitare n'est que douceur.
Aussi, le guitariste se surprend à jouer, encore et encore. Et même à être impatient d'y retourner dès que possible. Attraction.

Je suis un mec Yamaha depuis plus de cinquante quatre ans. Je suis donc à nouveau comblé. Infidèle à mes Martin. Salaud.
Mais, je passe volontiers de l'une à l'autre. J'ai toutefois cessé de comparer. Ce ne serait plus à l'avantage de mon OM-28.
Il est bien de passer de l'une à l'autre. Elles ne flattent pas les sens de la même manière. Chacune possédant son caractère.
Je n'ai jamais été convaincu par l'adirondack des rares guitares essayées par le passé. Jusqu'à cet instrument qui m'étonne.
Bien évidemment, la cause réelle de la sonorité est due à la structure interne. Et là, Le custom shop à encore fait très fort.
La première réelle composition sur cette guitare. L'évidence du titre se comprend à l'écoute...
Pour des raisons de convenances personnelles, j'accorde mes guitares au LA 432.
Elixir strings Nanoweb Phosphore Bronze 12/53 - Acoustic capture (Tascam DR-05) without effect.
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Joueur de Guitare .
http://www.youtube.com/watch?v=aicac8sDiLQ
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