Prise de Son & Mixage
Techniques du Son Prise de Son & Mixage
Si un bon mixage doit pouvoir s'appuyer sur de bonnes prises de son, il dépend aussi grandement des décision qui sont prises à ce stade. Le choix des micros, leur placement sont autant de paramètres qui influeront sur le projet, avant même que le mixeur ne dégaine EQ, compresseurs et réverbs pour mixer les pistes en un tout cohérent.
  • J'aime
  • Tweet
  • Partager
  • Mail

[Bien débuter] L’enregistrement de la contrebasse à l’archet

 
  • Signaler un abus
AuteursMessages

Nantho Valentine

membre non connecté
Nantho Valentine
3729 posts au compteur
Rédacteur

Score contributif : 40

1 Posté le 29/11/2016 à 14:28:47Lien direct vers ce postSignaler un abus
L’enregistrement de la contrebasse à l’archet
Dans cet épisode, nous allons nous intéresser à l’enregistrement de la contrebasse, et plus particulièrement lorsque celle-ci est jouée à l’archet (arco). Ne vous en faites pas, nous verrons le cas du jeu au doigt (pizzicato) lors du prochain article.

Lire l'article
 


Ce thread a été créé automatiquement suite à la publication d'un article. N'hésitez pas à poster vos commentaires ici !

purplefox

membre non connecté
purplefox
252 posts au compteur
Posteur AFfamé

Score contributif : 100

2 Posté le 29/11/2016 à 14:43:59Lien direct vers ce postSignaler un abus
Merci pour cet article Nantho,
je suis impressionné par le coup du Ré qui résonne, certes on sait que les instruments acoustiques sont sujets à ce genre de choses, mais là sur une contrebasse c'est quand même traître car si tu n'as pas l'indication du musicien et que c'est une pièce que tu ne connais pas, tu pourrais vraiment croire que la résonance est liée à un des modes de la pièce, surtout dans ces bandes de fréquences !

ex-pro

membre non connecté
ex-pro
823 posts au compteur
Posteur AFfolé

Score contributif : 113

3 Posté le 29/11/2016 à 15:43:27Lien direct vers ce postSignaler un abus
Pour avoir enregistré des dizaines de fois de la contrebasse (étant moi-même contrebassiste....), Ton article pointe un défaut majeur que l'on retrouve souvent pour cet instrument, à savoir l'absence de distance permettant au son de se développer. Une contrebasse à besoin d'un bon mètre cinquante pour que le son projeté s'équilibre.
Avec un prise entre 15 et 40 cm, ton signal est nécessairement incomplet et déséquilibré entre le crincrin et la résonnance.
Ma méthode, qui vaut ce qu'elle vaut mais qui a fait ses preuves, consiste à placer un hyper cardio légèrement désaxé sous le chevalet, avec un gros coupe bas lors du mixage puisqu'il ne servira qu'à accentuer le crincrin, et un second en cardio ou en omni si la pièce le permet à 150 cm avec une hauteur équidistante entre le chevalet et la jonction épaules touche.
Une balance entre les deux permettra d'avoir aussi bien un son façon close up pour un grain soutenu, qu'un son naturel tel qu'un auditeur perçoit la contrebasse jouée.

Nantho Valentine

membre non connecté
Nantho Valentine
3729 posts au compteur
Rédacteur

Score contributif : 40

4 Posté le 29/11/2016 à 15:59:38Lien direct vers ce postSignaler un abus
Hello ex-pro !

Merci beaucoup pour le partage de cette méthode :bravo:

Une remarque cependant, il ne faut pas oublier que nous nous plaçons ici dans des conditions Home Studio donc :

Citation :
...un second en cardio ou en omni si la pièce le permet à 150 cm...


La plupart du temps, la pièce ne le permettra pas, malheureusement. C'est d'ailleurs le cas chez moi ;)

ex-pro

membre non connecté
ex-pro
823 posts au compteur
Posteur AFfolé

Score contributif : 113

5 Posté le 29/11/2016 à 16:16:16Lien direct vers ce postSignaler un abus
Du coup, si je puis me permettre cette digression, quel intérêt à traiter de la captation d'un instrument dont les particularités et les contraintes empêchement une captation de qualité suffisante dans un environnement home-studio ?

Par ailleurs, si la pique n'est pas isolée avec une boule de caoutchouc classique, une simple gomme (les blanches basiques) fait très bien l'affaire....

Anonyme

membre non connecté
ReNo Mellow
Ce membre n'existe plus

Score contributif : 2 477

6 Posté le 29/11/2016 à 16:36:04Lien direct vers ce postSignaler un abus
Citation :
Du coup, si je puis me permettre cette digression, quel intérêt à traiter de la captation d'un instrument dont les particularités et les contraintes empêchement une captation de qualité suffisante dans un environnement home-studio ?


c'est tout le débat des prises de son en home studio...

Parce qu'en fait, si tu fais une liste, quel instrument peut être capté "sans contrainte" dans une pièce non traitée... Même une simple voix parlée dans un statique pose problème... batterie, basse (à l'ampli), ampli guitare, piano, harpe, violon,... même combat

Il faut donc trouver "le moins pire"

ex-pro

membre non connecté
ex-pro
823 posts au compteur
Posteur AFfolé

Score contributif : 113

7 Posté le 29/11/2016 à 17:06:55Lien direct vers ce postSignaler un abus
Sauf que pour un ampli ou une voix parlée, voir même chantée, tu peux t'en sortir avec de bons dynamiques (re20 ou 27, même dans une salle de bain carrelée tu fais des voix correctes), mais là on parle de capter un instrument pour lequel on ne permet pas le développement du son....

Darkmoon

membre non connecté
Darkmoon
2897 posts au compteur
Squatteur d'AF

Score contributif : 242

8 Posté le 29/11/2016 à 17:57:37Lien direct vers ce postSignaler un abus
Il serait peut-être nécessaire d’expliquer (pour les éventuels débutants) ce que veut dire ex-pro quand il parle du « développement du son » qui ne peut s’effectuer correctement pour la contrebasse...

Pour faire simple : basses fréquences = longueurs d’onde trèèèès longues!

Donc un instrument (comme une contrebasse) qui peut descendre jusqu’à 40 Hz aura besoin d’au moins 8,5 mètres pour que l’onde puisse se former entièrement avant de se réfléchir par la suite. On peut le calculer en divisant la vitesse de propagation du son (340 m/s) par la fréquence de l’onde (ici par 40 Hz ) : 340/40 = 8,5

Bon, dans les faits concrets, étant donné la vitesse de propagation du son et des réflexions, l’on capte toujours du son peu importe la taille de la pièce et où l’on place le micro, mais si ce dernier est trop près de la source et que la pièce est trop petite, ça pose des problèmes pour les basses fréquences... ...qui ne peuvent se « développer » entièrement avant d’être captées. Dans ce cas, l’on capte donc surtout des réflexions et d’autres fréquences parasites plutôt qu’une onde « parfaitement développée ».

M’enfin, voilà, c’est l’idée, grosso modo!

"Si t'enregistres à Poudlard, avec l'ingé son Dumbledore, les lois physiques tu peux t'en foutre. Mais dans l'monde réel, les lois physiques, les mesures, le dBFS, tout ça existe bel et bien." youtou

ex-pro

membre non connecté
ex-pro
823 posts au compteur
Posteur AFfolé

Score contributif : 113

9 Posté le 29/11/2016 à 18:11:29Lien direct vers ce postSignaler un abus
Sauf que conventionnellement, on prend en considération la moyenne des fréquences de la tessiture de l'instrument, pour établir le développement. Idéalement, il faudrait analyser l'ambitus de la partition jouée pour obtenir un meilleur rapport, mais on ne le fait jamais....
330+40/2*1/340=1,8m

[ Dernière édition du message le 29/11/2016 à 18:23:14 ]

Danbei

membre non connecté
Danbei
985 posts au compteur
Posteur AFfolé

Score contributif : 378

10 Posté le 29/11/2016 à 21:32:36Lien direct vers ce postSignaler un abus
Mais d'ou viens cette idée farfelue qu'on aurai besoin de placer le micro à une distance de l'ordre de la longueur d'onde pour la capter ?! C'est complètement contre intuitif et je ne vois pas ce qui pourrai laisser penser cela.

Il y a beaucoup d'exemples pour lesquels la proximité ne semble pas gêner quoi que ce soit : écoute au casque, enregistrement de grosse caisse, là pour le coup on s'amuse à mettre le capteur (oreille ou micro) à moins de quelque centimètres; et puis bien sur, enregistrement de contre basse... comme les extraits le montrent, les basses sont effectivement captés par le micro !

Si l'on veut regarder la question sous un œil plus technique, on arrive à la même conclusion, le micro capte les variations de pressions à l'endroit ou il est, en champs libre ce sont les mêmes variations à 1cm ou 10m à un décalage temporel et une atténuation près.
A priori rien ne permet d'expliquer la supposé incapacité d'un micro à capter certaines fréquences.

Cette idée me rend vraiment perplexe :???:.

[ Dernière édition du message le 29/11/2016 à 21:35:57 ]

Revenir en haut de la page