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Comment réaliser sa première démo ?

Guide pour réaliser une démo

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Ça y est. Vous avez déjà réussi le parcours du combattant qui consiste à monter un groupe cohérent et motivé, puis à répéter régulièrement. Vous êtes prêt à affronter la scène. Peut-être même en avez-vous déjà fait quelques-unes. Maintenant, il vous faut une démo.

Ça y est. Vous avez déjà réussi le parcours du combat­tant qui consiste à monter un groupe cohé­rent et motivé, puis à répé­ter régu­liè­re­ment. Vous êtes prêt à affron­ter la scène. Peut-être même en avez-vous déjà fait quelques-unes. Main­te­nant, il vous faut une démo.

Oui, mais comment ? Et à quel prix ? Un certain nombre de para­mètres vont guider vos choix. Tout d’abord, il faut bien savoir ce qu’on veut obte­nir, avoir un objec­tif.

Objec­tifs d’une démo

En matière d’en­re­gis­tre­ment, on a géné­ra­le­ment trois caté­go­ries : la démo, la maquette et l’al­bum.

L’al­bum, c’est une produc­tion, un enre­gis­tre­ment et un mixage chia­dés. C’est un prémas­te­ring profes­sion­nel, dans un studio équipé en consé­quence avec un ingé­nieur du son spécia­lisé. C’est aussi une jaquette (peut-être même un livret) au graphisme travaillé et si possible origi­nal, un pres­sage pour les galettes et enfin un tour à l’im­pri­me­rie pour les jaquettes. Bref, c’est un produit pouvant être vendu 15 ou 20€ sans donner l’im­pres­sion à l’au­di­teur de s’être fait arnaquer en le passant sur sa platine. Tout cela coûte cher, demande des moyens, des connais­sances et de l’ex­pé­rience, mais ce n’est pas notre sujet ici. 

La maquette, c’est une sorte de brouillon d’al­bum. Ça consiste à enre­gis­trer ses compos, avec des arran­ge­ments travaillés et une produc­tion soignée. Elle sert géné­ra­le­ment à pros­pec­ter des labels, maisons de disques, produc­teurs pour les déci­der à finan­cer votre album. Vous y vien­drez certai­ne­ment, mais ce n’est pas non plus notre sujet.

La démo, c’est la carte de visite du groupe surtout pour le live. C’est ce que vous allez faire écou­ter à tout orga­ni­sa­teur de concert, tout patron de lieu où vous espé­rez jouer.

Objec­tif concert

Concert

L’objec­tif d’une démo est de décro­cher des concerts. Elle doit donner envie à l’au­di­teur de vous embau­cher. Ainsi en faisant votre démo, ne cher­chez pas à faire un truc qui en mette plein la vue à votre maman, votre petit frère ou votre copain home-studiste, mais quelque chose qui soit percu­tant.

Le son

S’il est toujours bon d’avoir le meilleur son possible, la qualité sonore n’est pas le critère essen­tiel d’une bonne démo. Il est bien plus impor­tant que ça soit très musi­cal, que ça bouge, que ça ait la pêche ou si vous faites de la musique calme, que ce soit vivant. Lorsqu’on est peu expé­ri­menté, les ques­tions tech­niques du son mobi­lisent une grande part de l’éner­gie et peuvent nuire à l’in­ves­tis­se­ment dans le jeu. Quand on est crispé sur un vumètre, diffi­cile de se lâcher pour jouer un solo de la mort qui tue ! Ainsi, nous verrons que les problèmes de son méritent presque d’être oubliés.

La durée

De combien de titres avez-vous besoin ? 15 ? Non, non, et non ! Vous ne verrez jamais un orga­ni­sa­teur écou­ter un CD pendant une heure, ni même une demi-heure. Vous allez avoir affaire à des profes­sion­nels. Même si c’est le petit bar du coin, s’il passe régu­liè­re­ment des groupes, il a l’ha­bi­tude d’ex­tra­po­ler à partir de quelques minutes de musique ce que peut donner un groupe. Deux ou trois morceaux suffi­ront. Parfois même le début du premier morceau. Il peut être nuisible d’avoir une démo trop longue. Sans rentrer dans les détails, disons simple­ment qu’il vaut large­ment mieux avoir entre deux et quatre bons morceaux qu’une dizaine de moyens, ou très inégaux.

Nous avons défini les objec­tifs : faire un CD court, qui bouge, qui donne envie et où la qualité sonore n’est pas le critère essen­tiel. Voyons comment y parve­nir.

Le temps consa­cré

Faire une démo peut prendre une jour­née ou des mois. Il peut être tentant d’y consa­crer beau­coup de temps pour peau­fi­ner. Erreur ! Tout le temps que vous allez passer sur votre démo, c’est du temps que vous ne passe­rez pas à pros­pec­ter des concerts. Plus tard votre démo sortira, plus tard vous pour­rez vrai­ment vous lancer à corps perdu dans les concerts. De surcroît, si c’est votre première démo, elle ne sera pas forcé­ment meilleure si vous y passez plus de temps, c’est aussi une ques­tion d’ex­pé­rience. Ainsi, plutôt que de passer six mois sur votre démo, passez-y quelques jours et jouez en concert pendant les 6 mois qui suivent. Quitte à refaire une nouvelle démo six mois plus tard avec derrière vous l’ex­pé­rience de la première (et les erreurs que vous aurez immanqua­ble­ment faites). Vous béné­fi­cie­rez en plus des progrès faits par le groupe grâce à l’ex­pé­rience des concerts passés.

Moyens tech­niques

Faut-il opter pour un enre­gis­tre­ment live ou piste par piste ? Géné­ra­le­ment, l’en­re­gis­tre­ment piste par piste permet d’avoir une meilleure qualité tech­nique et sonore :

1. On peut avoir un seul micro et préam­pli de qualité et l’uti­li­ser pour chaque prise acous­tique. Il est bien plus diffi­cile d’avoir 3, 4 ou plus couples micro/préam­pli de bonne qualité pour enre­gis­trer tout le monde simul­ta­né­ment. Dans le cas d’un combo rock avec batte­rie, guitare reprise sur ampli, basse et chan­teur, il faut comp­ter au grand mini­mum 6 bons micros. Et autant de bons préam­plis. Dur !

2. Comme il est rare de dispo­ser de cabines sépa­rées pour chaque musi­cien, le piste par piste évite les repisses (le fait d’en­tendre dans un micro le son d’autres instru­ments jouant à côté).

3. On peut faci­le­ment enre­gis­trer X prises de chacun et garder la meilleure, faire du montage entre diffé­rentes prises pour avoir les meilleurs passages, faire du drop pour effa­cer les pains, etc.

 Mais…

 

Enregistrement

L’en­re­gis­tre­ment piste par piste rend dans la quasi-tota­lité des cas la musique bien moins vivante qu’un enre­gis­tre­ment live. Pourquoi ? D’abord, parce que ce n’est pas du tout pareil de jouer sur les autres musi­ciens enre­gis­trés qu’on entend au casque que de jouer en même temps que tout le monde (même si on écoute quand même au casque). Ensuite parce que les condi­tions d’en­re­gis­tre­ment en piste par piste mettent sur le musi­cien peu aguerri une pres­sion qui va lui rendre plus diffi­cile le fait de se lâcher, de cracher ses tripes. Or, ce qu’il faut dans une démo, c’est juste­ment des tripes, du feeling, du groove, bref, de la musique. Il est bien moins gênant d’avoir un pain dans un morceau qui déchire qu’une exécu­tion parfaite dans une musique froide. D’au­tant que si un pain est prohibé dans un album, il est beau­coup plus secon­daire dans une démo. En effet, un album est destiné à être écouté et réécouté et le pain finira par sauter telle­ment aux oreilles au fil des écoutes qu’on enten­dra plus que lui. Tandis qu’une démo est faite pour être écou­tée une seule fois, deux grand maxi­mum. La plupart du temps, l’or­ga­ni­sa­teur l’écou­tera en discu­tant en même temps avec vous, et pren­dra sa déci­sion. Un éven­tuel pain sera vite oublié (voire pas entendu) s’il est noyé dans une musique qui lui plaît.

 

De plus, il y a un facteur temps non négli­geable. On peut faire un simple calcul : pour un morceau de 5 minutes joué par 4 musi­ciens, l’en­re­gis­tre­ment piste par piste prend 5×4 = 20 minutes alors que l’en­re­gis­tre­ment live prend 5 minutes. Ça ne vous semble peut-être rien, mais n’ou­bliez pas qu’il y aura d’abord l’ins­tal­la­tion du maté­riel, tous les réglages à faire, les posi­tion­ne­ments de micro, etc. Puis vous ferez plusieurs prises qu’il faudra réécou­ter plusieurs fois pour choi­sir la meilleure. En multi, on écoute chaque prise de chaque musi­cien sépa­ré­ment. Si on a quatre prises x 4 musi­ciens, ça fait au moins 16 × 5 minutes d’écoute soit une heure et vingt minutes. Comme il y a fort à parier qu’une seule écoute ne suffira pas, vous pouvez large­ment multi­plier ce temps par deux. Sur un enre­gis­tre­ment live, on écou­tera plutôt l’en­semble des musi­ciens simul­ta­né­ment. S’il y a 4 prises qu’on écoute deux fois, ça ne fait plus que (4 × 5mn x 2) 40 minutes d’écoute, face à deux heures et quarante minutes. En fait, l’écart est dans la pratique bien plus grand. Au bout du compte, vous vous aper­ce­vrez que la diffé­rence est énorme. Et pendant ce temps, vous ne pros­pec­tez pas, vous ne répé­tez pas et vous n’êtes pas sur scène.

 

Comme on a vu que pour une démo, la qualité sonore et tech­nique était secon­daire par rapport à l’as­pect musi­cal et que le facteur temps passé était impor­tant, le choix de l’en­re­gis­tre­ment live s’im­pose donc natu­rel­le­ment.

Enre­gis­tre­ment maison ou studio?

Voilà qui va certai­ne­ment en faire bondir quelques-uns, mais je l’af­firme haut et clair : le mieux est toujours d’al­ler en studio. Quoi? Mais ça va coûter une fortune ! Oui, mais non ! N’ou­bliez pas l’objec­tif de votre démo : décro­cher des concerts. Plus votre démo sera bonne, plus vous aurez de chances de décro­cher des concerts. A priori, le (bon) studio est la meilleure solu­tion pour avoir un bon son. Certes, de passer par une solu­tion studio peut vous coûter plusieurs centaines d’eu­ros. Mais nous verrons que le calcul n’est pas forcé­ment mauvais.

Exemple d’un groupe partant de zéro : prenons un groupe composé de membres assez jeunes et n’ayant pas de maté­riel. Il va d’abord falloir acqué­rir l’équi­pe­ment. Mais que choi­sir ? Si vous avez déjà un peu parcouru les forums d’AF, vous avez pu consta­ter que lorsqu’on n’y connaît rien, le simple choix d’achat d’un micro peut s’avé­rer corné­lien, néces­si­ter des heures de lectures de conseils, de carac­té­ris­tiques, de recherche du meilleur rapport qualité-prix, de « foui­nage » dans les petites annonces et les sites commer­ciaux. Or, c’est toute une chaîne audio qu’il va falloir acqué­rir : micros, préam­plis, console, effets, système MAO (encore appelé DAW), moni­teurs (enceintes de studio), casques… Vous voyez le temps passé ? Se monter un petit studio, même modeste, est une démarche qui prend du temps. Or, ce temps, si vous voulez réali­ser vos objec­tifs, vous ne l’avez pas. Et puis, vous voyez déjà l’ad­di­tion ? Surtout pour un enre­gis­tre­ment live où il vous faut plusieurs micros, plusieurs préam­plis, un certain nombre de câbles (et c’est cher les bons câbles)…

 

Studio

Si vous partez de zéro, l’ad­di­tion va (très) large­ment monter au tarif d’une ou deux jour­nées de studio. Et encore, je compte sur du maté­riel vrai­ment bas de gamme et des bonnes occases. Sinon, vous explo­sez large­ment le budget. J’en entends déjà se dire « ouais, bon, puisque c’est comme ça, achète le mini­mum et on enre­gis­trera en multi ». Mais d’ores et déjà, vous êtes en train de perdre votre objec­tif.

 

Ce n’est qu’avec du matos correct et de l’ex­pé­rience que ça commence à valoir le coup d’en­re­gis­trer et mixer en multi. Quand on n’a ni le matos, ni l’ex­pé­rience, mieux vaut jouer la carte des tripes et du côté vivant que celle d’une hypo­thé­tique (et quasi inac­ces­sible) qualité de produc­tion.

 

« Oui, mais si on achète le maté­riel, c’est un inves­tis­se­ment qui servira ensuite alors que le studio, c’est de l’ar­gent perdu ». Je connais bien ce raison­ne­ment puisque je l’ai moi-même fait. Et j’ai donc pu consta­ter (à mes dépens) à quel point il était erroné !

 

Mettons que vous ache­tiez le maté­riel. En courant l’oc­ca­sion, en cher­chant soigneu­se­ment (ce qui va vous prendre un temps énorme), vous allez peut-être réus­sir à vous équi­per pour quelques centaines d’eu­ros. À ce prix-là, je peux vous certi­fier que ce n’est pas un inves­tis­se­ment durable. En effet, ce maté­riel de base vous semblera très vite dépassé et il vous faudra le revendre, sans doute très mal (l’en­trée de gamme décote très vite) pour ache­ter mieux.

 

Et surtout, ne croyez pas les légendes qui affirment que des micros à quelques dizaines ou une centaine d’eu­ros valent des micros de studio pro à quelques centaines ou milliers d’eu­ros. Les gens qui affirment ça n’y connaissent rien et ont des oreilles en bois.  Résul­tat : vous aurez dépensé de l’ar­gent, perdu du temps pour au bout du compte avoir quelque chose de pas terrible, voire mauvais. Pas terrible parce que vous aurez travaillé avec du maté­riel pas terrible. Pas terrible parce que vous aurez essayé de faire quelque chose que vous ne savez pas (encore) faire.

 

Si au lieu de ça, vous dépen­sez cette même somme dans des jour­nées de studio, vous avez rapi­de­ment votre démo, faite avec du maté­riel de qualité et réali­sée par une personne compé­tente. Le temps gagné et la meilleure qualité de la démo vous permet­tront très proba­ble­ment de faire des concerts que vous n’au­riez pas eu autre­ment. Et quelques centaines d’eu­ros, c’est récu­péré en quelques concerts. Alors ?

 

Bien sûr, vous pouvez souhai­ter inves­tir dans un maté­riel pour vous construire votre home-studio, c’est une inten­tion louable. Mais ne mélan­gez pas ça avec la réali­sa­tion de la démo. C’est une erreur, car en mélan­geant les objec­tifs, vous allez rater les deux. La démarche de monter votre studio doit être vue sur le moyen/long terme. Prenez votre temps. Alors que la démo, c’est tout de suite. Et que comme l’ins­tru­ment n’a jamais fait le musi­cien, avoir du maté­riel de studio ne fera pas de vous un ingé­nieur du son.

 

Vous allez voir que finan­ciè­re­ment, aller en studio ne coûte pas si cher que ça, mais va au contraire vous rappor­ter le l’ar­gent !

Calcu­lons un peu

Basé sur un concert par mois à 200 euros de cachet. C’est un cachet très modeste, mais consi­dé­rons un groupe qui débute et qui ne sait pas forcé­ment très bien se vendre.

En s’équi­pant pour faire sa démo soi-même :

 

Aujour­d’hui (achat du maté­riel)

Dans 3 mois : équi­pe­ment acheté, installé, à peu près maîtri­sé*

Dans 6 mois : démo termi­née

Total à 1 an
Dépenses 600€ 600€ 600€ 600€
Recettes 0€ 0€ 0€ 6×200=1200€
Résul­tat –600€ –600€ –600€ 600€

* Je parle ici de maîtrise tech­nique du système et des éven­tuels logi­ciels. Pas des connais­sances en prise de son et mixage qui demandent un long, long appren­tis­sage.

 

En allant en studio :

 

Aujour­d’hui : réali­sa­tion de la démo, démar­rage de la pros­pec­tion.

Dans 3 mois Dans 6 mois Total à 1 an
Dépenses 600€ 600€ 600€ 600€
Recettes 0€ 600€ 1200€ 2400€
Résul­tat –600€ 0€ 600€ 1800€

 

Pas besoin d’avoir fait des études de haute finance pour consta­ter que la seconde solu­tion est la plus rentable.

 

Dans le premier tableau, on peut trou­ver exagéré que le fait de faire la démo soi-même en partant de zéro néces­site 6 mois. Deman­dez à ceux qui en ont fait l’ex­pé­rience, vous verrez que c’est même peut-être en dessous de la vérité.

 

Dans le second cas, on peut consi­dé­rer que la bien meilleure qualité de la démo aura fait décro­cher plus de contrats / mois, sans comp­ter l’ef­fet boule de neige quand on commence à tour­ner. Mais je m’en suis tenu à une esti­ma­tion prudente de concerts rappor­tant 200 euros par mois.

 

Vous pouvez effec­tuer les calculs avec d’autres chiffres : ce que vous pouvez réel­le­ment inves­tir, les cachets géné­ra­le­ment pratiqués dans votre région, etc. A moins d’in­ves­tir des sommes dérai­son­nables dans votre démo, de deman­der des cachets de misères ou encore qu’il soit très diffi­cile de décro­cher des concerts dans votre région à cause de votre style de musique, vous consta­te­rez que le calcul vous ramène la plupart du temps à la seconde solu­tion.

 

À part la ques­tion finan­cière, l’évo­lu­tion, la recon­nais­sance et la noto­riété de votre groupe seront plus grandes avec 12 concerts au lieu de 6 ! Vous verrez lorsque vous allez commen­cer à tour­ner régu­liè­re­ment que les concerts en amènent d’autres, mais il ne faut pas oublier de pros­pec­ter. Il peut y avoir des gens dans le public qui vont vous donner des tuyaux, des bons plans où jouer, vous recom­man­der à des orga­ni­sa­teurs qui pour­ront vous donner des tuyaux : « allez voir untel, ça devrait lui plaire ». Il est évident que lorsque vous allez voir Untel « de la part de machin chez qui on a joué », vous n’êtes pas regardé de la même façon que si vous débarquez de nulle part.

 

La somme de 600€ pour le studio peut sembler modeste, mais il n’est pas diffi­cile de trou­ver des studios corrects pour une démo à 300/400€ par jour. Si vous êtes bien orga­ni­sés, que vous maîtri­sez bien vos morceaux, il y a large­ment moyen d’en enre­gis­trer 4 ou 5 dans une jour­née et de mixer et maste­ri­ser le lende­main. Vous pouvez écou­ter sur mon profil un extrait de la démo de ‘Sorb’, trio de musique tradi­tion­nelle irlan­daise. Nous avons enre­gis­tré, mixé et maste­risé six morceaux en une dizaine d’heures.

Main­te­nant que j’es­père vous avoir convaincu, rela­ti­vi­sons !

Studio?

Bon, quand on parle d’al­ler en studio, disons qu’on parle de faire appel à quelqu’un pour réali­ser l’en­re­gis­tre­ment et le mixage. On l’a vu : la qualité sonore n’est pas l’élé­ment primor­dial de votre démo. Bien sûr, si vous avez les moyens d’al­ler dans un bon studio, autant en profi­ter. Ce sera forcé­ment porteur, sans comp­ter le plai­sir que vous aurez à avoir un bon enre­gis­tre­ment de votre travail et l’ex­pé­rience que vous allez acqué­rir.

Il y a aussi pas mal d’as­so­cia­tions, de struc­tures para­mu­ni­ci­pales et d’éta­blis­se­ments à voca­tion socio­cul­tu­relle qui disposent de studio permet­tant large­ment de réali­ser une bonne démo. Ceux-ci sont rare­ment coûteux. Atten­tion cepen­dant aux compé­tences des éven­tuels ‘ingé­nieurs du son’ présents. Il existe de struc­tures avec de vrais ingé­nieurs du son profes­sion­nels et d’autres avec des amateurs béné­voles, dévoués, mais pas toujours compé­tents. N’hé­si­tez pas alors à trou­ver et emme­ner votre propre ingé­nieur du son.

 

Studio

Les struc­tures type asso­cia­tives ne permettent pas d’en­re­gis­trer de disques desti­nés à la vente (pour éviter la concur­rence déloyale avec les studios profes­sion­nels), mais il s’agit ici d’une démo, pas de problème.

Sachez aussi qu’on trouve parfois des studios à des endroits assez inat­ten­dus. Ainsi, le centre de réédu­ca­tion fonc­tion­nelle près de chez moi est équipé d’un studio paraît-il tout à fait correct. Il est norma­le­ment réservé aux pension­naires du centre, mais parfois, en faisant jouer quelques rela­tions, ou peut-être en montant un projet péda­go­gique… Certains comi­tés d’en­tre­prise de grands groupes possèdent parfois des équi­pe­ments éton­nants. Bref, rensei­gnez-vous autour de vous, faites jouer débrouille et rela­tion­nel. Il est parfois possible d’ob­te­nir deux jour­nées de studio en échange d’un ou deux concerts. Le rêve, non ?

 

Si vous ne trou­vez pas ce genre de bon plan ou vous ne voulez pas passer des semaines à cher­cher et vous avez des moyens un peu justes pour du studio pro, il peut exis­ter d’autres solu­tions alter­na­tives. Notam­ment faire appel à un home-studiste déjà équipé, un peu formé et compé­tent.

 

Atten­tion : si vous êtes un groupe de rock avec batte­rie, tous les home-studistes ne seront pas (loin s’en faut) équi­pés pour enre­gis­trer suffi­sam­ment de pistes simul­ta­né­ment. Dans ce cas, la loca­tion de maté­riel peut combler le manque, mais atten­tion à ne pas arri­ver au final au coût du studio. Sans comp­ter la ques­tion de compé­tence : un home-studiste qui n’est pas équipé pour enre­gis­trer la batte­rie a-t-il bien l’ex­pé­rience pour enre­gis­trer de celle-ci ? Car l’en­re­gis­tre­ment, ça ne s’im­pro­vise pas.

Vrai­ment?

À l’in­verse, si vous êtes, par exemple, un groupe jouant en acous­tique, l’en­re­gis­tre­ment peut être rela­ti­ve­ment simple, même si vous êtes nombreux : obte­nez une salle avec une bonne acous­tique et un simple couple de micros bien choi­sis et bien placés. Cela devrait donner un son live tout à fait satis­fai­sant. N’ou­bliez pas que c’est comme ça qu’on enre­gistre les concerts de musique clas­sique !

 

Dans tous les cas, si vous faites appel à un non profes­sion­nel, faites atten­tion à sa compé­tence. Ce n’est pas parce que quelqu’un a craqué quelques milliers d’eu­ros dans un maté­riel correct qu’il sait s’en servir. Les propos de certains sur les forums en regard de leur superbe équi­pe­ment sont à ce sujet édifiants.


Ce n’est pas non plus parce que quelqu’un a beau­coup de maté­riel que celui-ci est bon. Or, la qualité d’une chaîne audio se réduit géné­ra­le­ment à son maillon le plus faible.

 

Studio

N’ou­bliez pas que beau­coup de home-studistes travaillent essen­tiel­le­ment avec des instru­ments virtuels, des synthés, etc. Mais enre­gis­trer et mixer une simple guitare folk est une autre paire de manches que de faire sonner n’im­porte quel instru­ment virtuel.

 

Ainsi, rensei­gnez-vous sur ce qu’a déjà réalisé votre home-studiste provi­den­tiel et surtout, écou­tez les travaux qu’il a déjà faits, si possible dans des confi­gu­ra­tions proches de la vôtre.

 

Autre point essen­tiel si vous faites travailler un amateur que vous payez peu : il faut qu’il aime ce que vous faites, même si ce n’est pas forcé­ment son propre style. S’il a plai­sir à travailler sur votre musique, il n’en sera que plus investi. Mais si vous faites du hard­core et qu’il n’aime que la valse tyro­lienne, le résul­tat de la colla­bo­ra­tion sera plus aléa­toire.

 

Si vous faites appel à un studio pro, n’hé­si­tez pas non plus à vous rensei­gner. Comme dans tous les métiers, il y a des bons et des branqui­gnols. Le guita­riste de ‘Sorb’ m’a déclaré être allé avec un autre groupe faire des séances dans un studio pro et avoir eu un résul­tat moins bon que ce qu’on a fait ensemble. Je dois dire qu’il m’est arrivé d’en­tendre des enre­gis­tre­ments qui laissent songeurs quant à la façon dont certains traitent les petits groupes et les auto­pro­duc­tions. A moins qu’ils ne soient vrai­ment mauvais. Donc, n’hé­si­tez pas à vous rensei­gner sur le sérieux du profes­sion­nel.

Un tuyau pour obte­nir un bon studio pro à petit prix : les séances de nuit. La majo­rité travaille dans la jour­née avec leur clien­tèle profes­sion­nelle. Mais certains proposent des extrats de nuit, beau­coup moins chers, desti­nés essen­tiel­le­ment aux amateurs, aux auto­pro­duc­tions, etc. Rensei­gnez-vous. Mais atten­tion : vous ne serez pas forcé­ment aussi effi­caces la nuit que le jour. Pensez donc à prévoir un temps un peu plus long. Et ces séances peuvent être tribu­taires d’un éven­tuel dépas­se­ment horaire. À réser­ver donc à ceux dispo­sant d’une bonne souplesse de plan­ning.

 

Exemple d’un groupe déjà équipé

Vous avez déjà du maté­riel de home-studio. Peut-être pas tout, mais il y a déjà une bonne base et vous pouvez vous faire prêter ce qui vous manque ou le louer.

 

Dans ce cas, faites appel à quelqu’un de confirmé pour vous enre­gis­trer avec votre maté­riel. Dégagé des contraintes liées aux tech­niques du son, vous serez bien plus à l’aise pour vous concen­trer sur la musique.


Si vous êtes vous même expé­ri­menté, ça peut ne pas vous coûter très cher : vous pouvez par exemple négo­cier un échange de service. Un collègue vient vous enre­gis­trer et vous irez enre­gis­trer son groupe.


Rien ne vous empê­chera, par contre, de faire le mixage. Mais si vous avez un mini­mum de pratique, vous savez bien à quel point il est diffi­cile de cumu­ler lors de l’en­re­gis­tre­ment les casquettes d’in­gé­nieur son et de musi­cien.

 

Micro sur Ampli

Si vous êtes équipé, mais que vous avez peu d’ex­pé­rience, l’ap­port de quelqu’un expé­ri­menté fera faire un bond quali­ta­tif énorme à votre démo et en plus, vous allez apprendre des choses. Sans comp­ter que vous allez profi­ter du regard et de l’oreille de quelqu’un d’ex­té­rieur à votre groupe sur votre travail et votre son.

 

N’ou­bliez pas l’ef­fi­ca­cité. Faire des écono­mies est rare­ment la solu­tion pour gagner de l’ar­gent. Or, même si vous faites de la musique unique­ment pour votre plai­sir, il y a bien une ques­tion d’ar­gent en jeu. La démo va vous en coûter, les concerts vous en rappor­ter. Même si vous gagnez votre vie par ailleurs, c’est toujours bien d’avoir un peu plus, ne serait-ce que pour ache­ter du maté­riel, rempla­cer les consom­mables. Et surtout, le but étant de décro­cher un maxi­mum de concerts, donnez-vous les moyens d’at­teindre celui-ci.

 

Bien sûr, si vous êtes à l’aise finan­ciè­re­ment, que la musique est un pur plai­sir pour lequel vous ne vous posez abso­lu­ment aucune ques­tion de renta­bi­lité, n’hé­si­tez pas et foncez en studio.

 

Petite note pour les Pari­siens : pour des ques­tions de coût d’es­pace notam­ment, il semble diffi­cile de trou­ver des studios peu chers dans la capi­tale. Et les home-studios ont rare­ment un format permet­tant d’ac­cueillir un groupe complet pour des sessions d’en­re­gis­tre­ment. N’hé­si­tez pas à aller cher­cher le bonheur en grande banlieue ou en province.

 

Si vous n’avez pas un radis

Vous n’êtes pas ou mal équipé, vous n’avez pas de sous pour payer un studio ou même pour payer un amateur équipé et compé­tent. Disons alors que ce n’est pas gagné, dans notre société où tout se paye. Mais tout n’est pas perdu, loin de là.

Euros

D’abord, vous pouvez toujours tomber sur un home-studiste qui vous fera le travail contre une bière, pour le simple plai­sir de vous rendre service (et de peau­fi­ner son expé­rience) ou parce qu’il aime votre musique. Atten­tion cepen­dant : mettez très vite les choses au clair avec lui et ne lais­sez traî­ner aucune ambi­guïté sur les ques­tions finan­cières. Il m’ar­rive souvent que des groupes commencent à m’abor­der genre « c’est bien ce que tu fais, on aime­rait que tu nous enre­gistres »… et il faut que je creuse sérieu­se­ment, voire que je mette carré­ment les choses à plat pour savoir s’ils parlent d’un travail rému­néré ou espèrent un enre­gis­tre­ment à l’oeil. C’est désa­gréable. Si mon studio est désor­mais une de mes sources de reve­nus, je ne refuse pas forcé­ment de rendre service à l’oc­ca­sion, mais faut qu’on me le dise clai­re­ment. C’est d’ailleurs parce qu’ils sentent le côté abusé de la démarche que certains tournent autour du pot. C’est si compliqué de deman­der les choses clai­re­ment ? Lorsque j’ai auto­pro­duit mon album, j’ai demandé à un pote photo­graphe semi-pro s’il pouvait nous faire des photos pour la jaquette tout en annonçant notre très faible budget. Nous sommes vite tombés d’ac­cord sur une somme raison­nable pour tous les deux.

 

Reve­nons à notre home-studiste béné­vole : n’ou­bliez pas que tout service appelle un retour. Trou­vez un moyen de le remer­cier.

 

Il y a aussi la solu­tion des écoles de son dont les élèves sont souvent contents de trou­ver des groupes à enre­gis­trer en travaux pratiques. Atten­tion cepen­dant, cela implique pas mal de contraintes. D’abord, les dates et heures d’en­re­gis­tre­ment sont fixes. Elles dépendent des plan­nings de cours, pas de vous. Voyez si vous pour­rez vous rendre dispo­nibles au bon moment. Sachant que ces dates peuvent aussi bouger en fonc­tion du programme de l’école, du plan­ning d’uti­li­sa­tion des studios, etc. Ensuite, ces écoles ne seront pas forcé­ment situées à deux pas de chez vous, et parti­cu­liè­re­ment celle qui propo­sera des sessions au moment où vous déci­dez de faire votre démo.

 

Il faut aussi savoir que ces sessions d’en­re­gis­tre­ment – qui sont pour les étudiants des travaux pratiques – peuvent ne concer­ner que certaines forma­tions selon le programme et les périodes de l’an­née. Par exemple, travail sur groupes acous­tiques en janvier, sur instru­ments élec­triques et batte­ries en mai… Par ailleurs, enre­gis­tre­ment et mixage n’au­ront pas forcé­ment lieu au même moment. Ainsi, il vous sera certai­ne­ment diffi­cile d’être présent au mixage.

 

Norma­le­ment, les étudiants qui vous enre­gis­tre­ront et mixe­ront n’ont pas le droit de vous lais­ser repar­tir avec un CD pour éviter la concur­rence avec les studios pros (leurs futurs employeurs).  Enfin, n’ou­bliez pas que ceux qui vont faire le travail sont des étudiants. En quelle année ? Avec quelle expé­rience ? Ça dépend. Je sais que j’hé­si­te­rais à confier ma mâchoire à un dentiste de première année, mais en cas de besoin, c’est sûre­ment mieux qu’un musi­cien ou qu’un plom­bier ! Cette solu­tion est donc loin d’être la pana­cée, mais si l’oc­ca­sion se présen­te…

Le Mini­Disc?

Minidisc

Reste une solu­tion : le MD (Mini­Disc) et un micro. Les micros pour MD sont géné­ra­le­ment excel­lents pour capter un son d’am­biance. De plus, les MD ont une compres­sion natu­relle qui fait d’un enre­gis­tre­ment de musique y sonne géné­ra­le­ment pas mal du tout. Bien sûr, vous serez très dépen­dant de l’acous­tique de la pièce. Pour réali­ser un enre­gis­tre­ment de cette façon, il vous faudra égale­ment une personne exté­rieure qui s’oc­cu­pera de placer au mieux le micro pendant que vous joue­rez, qui écou­tera le résul­tat au casque et qui vous donnera des instruc­tions pour vos propres place­ments et les réglages de vos éven­tuels amplis. Une telle solu­tion est très peu coûteuse : un MD coûte quelques dizaines d’eu­ros en occase et on trouve de très bons micros stéréo pour MD autour de 150 euros. Même si vous ne pouvez emprun­ter, l’in­ves­tis­se­ment reste modeste. Ça vous fait peur d’en­re­gis­trer tout un groupe avec un seul micro ? Sachez que ce fut pour­tant l’unique tech­nique d’en­re­gis­tre­ment d’une bonne partie de l’his­toire du disque !

 

Bien sûr, une telle solu­tion n’est possible que si votre groupe est capable de produire natu­rel­le­ment un son équi­li­bré. Par exemple dans le cas d’un combo rock, il faut que les amplis (guitare et basse) soient suffi­sam­ment puis­sants par rapport à la batte­rie.

 

Si votre groupe comporte des instru­ments de puis­sances sonores très diverses et que vous n’avez pas d’am­pli­fi­ca­tion, il vous faudra emprun­ter ou louer le maté­riel adéquat. Il semble diffi­cile d’ar­ri­ver à enre­gis­trer de façon correcte simul­ta­né­ment une batte­rie, des cuivres et une guitare clas­sique non ampli­fiée !

 

Mais pour peu que votre groupe soit capable de produire un son équi­li­bré, une telle méthode d’en­re­gis­tre­ment peut tout à fait produire un son cohé­rent, voire bon. Ça sonnera très live et pour une démo, c’est excellent.

 

Il y a bien sûr égale­ment la solu­tion d’en­re­gis­trer (avec quelque moyen que ce soit, MD, ordi­na­teur ou DAT) direc­te­ment au cul de la console. Atten­tion cepen­dant : si le groupe comporte une batte­rie, il vous faudra le parc de micros en consé­quence et savoir bien les placer et régler la console. De même pour tout instru­ment acous­tique. Au final, l’en­re­gis­tre­ment sur MD avec un micro d’am­biance peut donner un meilleur résul­tat si vous pouvez dispo­ser d’une pièce à l’acous­tique correcte, et même si beau­coup de sources sortent d’une sono.

Conclu­sion

Mixtape



D’abord, enre­gis­trer live. Même si ça semble tech­nique­ment un peu plus complexe, votre démo sera d’au­tant plus percu­tante et musi­cale. N’ou­bliez pas que son but est de vous faire décro­cher des concerts. Ensuite, toujours dans l’op­tique de la musi­ca­lité, ne cher­chez pas à tout faire vous-même. Surtout pour la phase d’en­re­gis­tre­ment, même si vous esti­mez avoir les compé­tences, lais­sez quelqu’un d’autre s’enquiqui­ner avec les ques­tions tech­niques et concen­trez-vous sur la musique. De toute façon, c’est elle la plus impor­tante.

 

Nous verrons prochai­ne­ment dans la seconde partie de ce dossier comment orga­ni­ser concrè­te­ment la réali­sa­tion de sa démo et quelques aspects légaux. Vous pouvez venir discu­ter du sujet dans le thread spécia­le­ment créé pour l’oc­ca­sion.

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