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Un module qui en a !
9/10
Award Qualité / Prix 2016
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Nouvel arrivant dans sa série 500, Elysia fait preuve d’originalité avec un module qui se démarque par rapport aux traitements que la marque développe habituellement…

On ne présente plus Elysia, la jeune firme alle­mande ayant déjà fait moult fois ses preuves, aussi bien auprès des aficio­na­dos du high-end qu’au­près des home studistes. Petit rappel tout de même, pour ceux qui étaient absents : après avoir présenté des machines « de compé­ti­tion » – comme le fameux mPres­sor, l’Alpha Compres­sor ou encore le MusEq – Elysia s’était attaqué au marché des plug-ins avec ces mêmes décli­nai­sons dans le monde virtuel. Marché qu’elle a d’ailleurs pour­suivi, puisque la tota­lité des produits hard­ware que la marque déve­loppe se retrouve ainsi décli­née en version logi­cielle et qu’elle compte aujour­d’hui parmi les membres impor­tants de la non moins fameuse Plugin Allian­ce…

Mais ce n’est pas tout : depuis la sortie de son EQ, le Xfil­ter, en 2013, Elysia propose chaque année une unité hard­ware – en version 1U et au format 500 – permet­tant de réali­ser toutes sortes de trai­te­ments (égali­sa­tion, compres­sion, tran­sient shaping), en repre­nant ce qui consti­tue l’es­prit de la marque : des possi­bi­li­tés de trai­te­ment éten­dues liées à une certaine obses­sion de la qualité sonore.

Si cette équa­tion n’a jamais été diffi­cile à résoudre pour le déve­lop­peur alle­mand sur ses machines high-end, le pari semblait un peu plus risqué pour des décli­nai­sons 1U ou au format 500. Néan­moins, au vu du succès rencon­tré par les premiers modules, force est de consta­ter que le déve­lop­pe­ment de cette « série 500 » a remporté pas mal de suffrages, rendant cette qualité de trai­te­ment sonore un peu plus acces­sible (moins de 1 000 euros en géné­ral l’unité – stéréo le plus souvent).

Après avoir donc proposé une EQ stéréo avec le Xfil­ter, un compres­seur stéréo (repre­nant certains prin­cipes du Mpres­sor) avec le Xpres­sor et un tran­sient desi­gner avec le Nveloppe compres­sor, Elysia revient en force avec un module de trai­te­ment inédit pour le fabri­cant : le Karac­ter 500, unité de satu­ra­tion stéréo aux colo­ra­tions multiples.

Karac­té­riel

Elysia Karacter 500 : Karacter 2 front

À l’heure où la version rack vient de sortir, nous avons donc pu mettre la main sur la version 500, qui soit dit en passant néces­si­tera – comme tous les autres modules 500 de la marque – deux empla­ce­ments dans votre rack 500 ou votre lunch­box. D’après le manuel, le Karac­ter 500 est un module de satu­ra­tion stéréo, basé sur un circuit d’am­pli­fi­ca­tion discret de type Classe A et capable d’of­frir 3 types de satu­ra­tion : une « légère » distor­sion harmo­nique, une satu­ra­tion plus pronon­cée et un mode de satu­ra­tion quali­fié de « destruc­tion sonore », capable de réel­le­ment trans­for­mer la source d’ori­gine.

Esthé­tique­ment, on est en terrain connu : comme pour toutes ses machines, Elysia reprend la charte graphique bleu/acier chère à la marque. Mêmes poten­tio­mètres (cran­tés), même séri­gra­phie, pastille repre­nant le logo de la marque au centre : les posses­seurs de machines Elysia ne seront pas perdus ! Et pour les autres, ça ne sera pas plus compliqué ; 4 poten­tio­mètres de chaque côté, et 4 switches au centre : la lisi­bi­lité de la machine est plutôt aisée. On peut éven­tuel­le­ment avoir à redire sur les choix de couleurs et graphiques (pas forcé­ment simples à repé­rer au sein d’une cabine plon­gée dans le noir… !), mais pas sur le carac­tère intui­tif de la machine.

Elysia Karacter 500 : Karacter 3 lights up

En effet, au premier coup d’œil, on repère aisé­ment les fonc­tion­na­li­tés qui vont nous être utiles. De haut en bas (de chaque côté de la machine), on retrouve tout d’abord le poten­tio­mètre Drive qui va nous servir à doser le taux de satu­ra­tion appliqué. Ce taux de satu­ra­tion sera bien sûr dépen­dant du mode de satu­ra­tion choisi. Pour nous y aider – et pour chaque canal – on retrouve les switches FET Shred et Turbo Boost. En réalité (nous le verrons dans les extraits sonores plus loin), il s’agit là des « trois types » de satu­ra­tion annon­cés par le fabri­cant.

Quand aucun de ces deux switches n’est activé, le Karac­ter – via son poten­tio­mètre Drive – amorce une distor­sion harmo­nique. Évidem­ment, la « force » de cette distor­sion évolue au fur et à mesure que l’on pousse le poten­tio­mètre Drive, cela va sans dire… ! Une fois le mode FET Shred enclen­ché, on passe à un second niveau de satu­ra­tion qui, toujours d’après le manuel, rappelle celle offerte par les amplis à lampes. Inté­res­sant dès lors, de l’avoir appe­lée FET Shred… C’est unique­ment dans ce mode que le Turbo Boost agit, donnant accès à un troi­sième type de satu­ra­tion, bien plus dras­tique.

Mais toutes ces possi­bi­li­tés ne seraient rien sans l’ap­port de la fonc­tion Color. En effet, Color agit sur les fréquences en fonc­tion de la satu­ra­tion appliquée. D’après Elysia, il s’agi­rait d’un filtre low shelf qui serait utilisé pour couper les basses fréquences avant la satu­ra­tion, puis un autre low shelf appliqué après la satu­ra­tion, en boos­tant de la même quan­tité de gain. L’in­verse se produit sur les hautes fréquences quand on tourne le poten­tio­mètre dans l’autre sens.

Elysia Karacter 500 : Diagramme Fonction Color

Un poten­tio­mètre de Gain vient ensuite complé­ter le trajet du signal. Bien pensé, il permet d’ajou­ter ou de reti­rer du gain au signal traité. D’ailleurs, tout comme le poten­tio­mètre Drive, il est cranté jusqu’à 11… Si jamais nous avions des doutes quant à la nature du Karac­ter, pas de souci : Elysia est là pour nous le rappe­ler ! Enfin – et c’est bien vu ! – un poten­tio­mètre Wet/Dry vient parache­ver le tout en permet­tant de mélan­ger le signal traité au signal d’ori­gine. Quand on voit jusqu’où on peut aller en termes de distor­sion, on verra que ça peut être utile…

Au milieu de ces rangées de poten­tio­mètres, on retrouve en plus des switches Turbo Boost et FET Shred les switches d’ac­ti­va­tion du module (Left et Right, agis­sant comme des bypass) pour chaque canal, ainsi qu’un mode Stereo Link (permet­tant d’ob­te­nir des réglages simi­laires sur les canaux gauche et droit), mais égale­ment un mode M/S. Le Karac­ter 500 est donc bel et bien une unité stéréo, mais aussi dual mono avec un mode M/S !

Sale Karac­ter

C’est donc avec beau­coup de ferveur et d’im­pa­tience que je me suis décidé à écou­ter ce que la bête avait dans le ventre. Car, comme beau­coup, je connais Elysia pour ses produits dont la couleur sonore – qui force le respect dans bien des domaines – pâtit parfois d’une iden­tité injus­te­ment clean. Et ce malgré le fait que l’on retrouve – pour pratique­ment chaque machine – une petite fonc­tion amenant un peu de « folie », permet­tant de sortir un peu du côté « enfant sage » que la marque laisse à suppo­ser de temps à autre. Alors évidem­ment, un module de satu­ra­tion ne pouvait qu’ai­gui­ser ma curio­sité. J’ai donc réalisé plusieurs extraits sonores, dont le tableau de valeurs résume les réglages :

EXTRAIT AUDIO

DRIVE

COLOR

GAIN

WET/DRY

FET SHRED

TURBO BOOST

M/S

1 0 DRUMS DRY

bypass

1 1 DRUMS Drive 3

3

12h

0

100 % WET

OFF

1 2 DRUMS Drive 6

6

12h

0

100 % WET

OFF

1 3 DRUMS Drive 11

11

12h

0

100 % WET

OFF

1 4 DRUMS Color 1

4

7h

0

100 % WET

OFF

1 5 DRUMS Color 2

4

9h

0

100 % WET

OFF

1 6 DRUMS Color 3

4

1h

0

100 % WET

OFF

1 7 DRUMS Color 4

4

3h

0

100 % WET

OFF

1 8 DRUMS Color 5

4

5h MAX

0

100 % WET

OFF

2 0 DRUMS No FET Shred

4

12h

0

100 % WET

OFF

2 1 DRUMS FET Shred

4

12h

0

100 % WET

ON

OFF

2 2 DRUMS Turbo Boost

4

12h

0

100 % WET

ON

ON

2 3 DRUMS Mix 40

4

3h

+2

40

ON

ON

2 4 DRUMS MS

M=0 / S=7

M=NULL/S=2h

M et S = NULL

50

ON

ON

ON

2 5 DRUMS MS 2

M et S=3

M=12h/S=1h

M=+2/S=0

M 60/ S100%wet

M=OFF/S= ON

– / OFF

ON

 

 

 

 

 

 

 

 

3 0 KICK DRY

bypass

3 1 KICK Extra Boost

3

11h

+2

70

OFF

3 2 KICK Boost 2

7

11h

+11

30

ON

OFF

 

 

 

 

 

 

 

 

4 0 SNARE DRY

bypass

4 1 SNARE Boost 1

4

2h

+9

60

OFF

4 2 SNARE SAT

7

11h

+9

70

ON

OFF

 

 

 

 

 

 

 

 

5 0 BASS DRY

bypass

5 1 BASS Boost

5

10h

+4

60

OFF

5 2 BASS Sat 1

8

11h

+11

45

OFF

5 3 BASS Sat 2

8

11h

+11

45

ON

OFF

 

 

 

 

 

 

 

 

6 0 GTR DRY

bypass

6 1 GTR Boost 1

3

1h

+2

60

OFF

6 2 GTR Boost 2

6

12h

+10

50

ON

OFF

 

 

 

 

 

 

 

 

7 0 LEAD DRY

bypass

7 1 LEAD Boost 1

5,5

1h

+3

50

OFF

7 2 LEAD Boost 2

6

2h

+3

90

ON

 

 

 

 

 

 

 

 

8 0 SYNTH DRY

bypass

8 1 SYNTH M/S

L=NULL/R=3

L=NULL/R=1h

0

R=100%WET

OFF

ON

Commençons avec une batte­rie stéréo et amusons-nous un peu à faire varier les valeurs de Drive :

1 0 DRUMS Dry
00:0000:31
  • 1 0 DRUMS Dry 00:31
  • 1 1 DRUMS Drive 3 00:31
  • 1 2 DRUMS Drive 6 00:31
  • 1 3 DRUMS Drive 11 00:31

Pour un premier « niveau » de satu­ra­tion, je trouve qu’au maxi­mum – à 11 ! – c’est déjà sacré­ment saturé ! Pour info, le manuel (fort bien rédigé d’ailleurs, comme souvent chez Elysia) rappelle qu’au mini­mum, la distor­sion harmo­nique propo­sée par le Karac­ter 500 est de 0,47 % (en 100 % wet) et de 35,1 % au maxi­mum (mode FET Shred et Turbo Boost exclus). Je n’ima­gine pas la suite… Le signal est ici 100 % Wet et le para­mètre Color n’in­ter­vient pas.

Juste­ment, écou­tons un peu ce que celui-ci apporte :

1 4 DRUMS Color 1
00:0000:31
  • 1 4 DRUMS Color 1 00:31
  • 1 4 DRUMS Color 2 00:31
  • 1 6 DRUMS Color 3 00:31
  • 1 7 DRUMS Color 4 00:31
  • 1 8 DRUMS Color 5 00:31
Elysia Karacter 500 : Karacter 1 lunchbox

La liste des exemples n’est pas forcé­ment judi­cieuse, puisqu’on fait varier Color du grave à l’aigu (« Drums Color 3 » est l’exemple dont la valeur se rapproche le plus d’une action « neutre »). Au départ, je pensais avoir affaire à un simple Tilt EQ, mais la réelle fonc­tion du Color est bien plus subtile : pour un réglage de Drive simi­laire, la satu­ra­tion est bien évidem­ment plus « agres­sive » et pronon­cée avec le poten­tio­mètre à droite qu’à gauche. Pour avoir des sensa­tions simi­laires dans le grave, il faudra pous­ser le Drive un peu plus. Normal, me direz-vous, quand on connaît le prin­cipe de fonc­tion­ne­ment de Color (dont l’ex­pli­ca­tion ne se trouve pas dans le manuel…)

On conti­nue avec la batte­rie, avec des exemples montrant l’ac­tion du mode FET Shred, du Turbo Boost et enfin de l’im­por­tance de la présence d’un poten­tio­mètre de Blend Wet/Dry :

2 0 Drums NoFETSh­red
00:0000:31
  • 2 0 Drums NoFETSh­red 00:31
  • 2 1 Drums FET Shred 00:31
  • 2 2 Drums Turbo Boost 00:31
  • 2 3 Drums Mix 40 00:31

Clai­re­ment, on passe un cap. En effet, le mode FET Shred rappelle des satu­ra­tions analo­giques connues, chaudes, plus « destruc­tives » aussi, mais toujours inté­res­santes. Notons que le même niveau de Drive a été conservé sur ces exemples. En mode Turbo Boost, on arrive à des résul­tats qui feraient presque penser à du bit crusher. Ce n’est clai­re­ment pas la concep­tion du Karac­ter, mais, malgré tout, on peut tendre vers un effet rappe­lant ce genre de sensa­tions.

Écou­tons main­te­nant la même batte­rie, avec un trai­te­ment non plus stéréo cette fois, mais en mode M/S. Sur le premier exemple, on n’agit que sur les Sides et sur le second, les deux canaux :

2 4 Drums MS
00:0000:31
  • 2 4 Drums MS 00:31
  • 2 5 Drums MS 2 00:31

On remarque sur le premier exemple le côté « crisp » sur les overheads. Ce n’est pas fou, mais c’est bel et bien là (atten­tion, on joue avec le mix Wet/Dry qui est à 50 % – il faut imagi­ner un résul­tat 100 % Wet). Sur le second exemple, du gain a été rajouté, le signal M a lui aussi été traité, on obtient un résul­tat encore diffé­rent. On reste sur des valeurs subtiles (notons les réglages de Wet/Dry encore une fois !), mais cela ouvre des possi­bi­li­tés de trai­te­ment. Si on réécoute les premiers extraits Dry, puis avec un tout petit peu de satu­ra­tion, on voit que l’on peut faire beau­coup avec cette unité.

Écou­tons à présent sur des sources mono, comme des grosse caisse, caisse claire, basse, guitare et voix. On termi­nera avec un trai­te­ment M/S sur des synthés :

3 0 KICK Dry
00:0000:31
  • 3 0 KICK Dry 00:31
  • 3 1 KICK Extra Boost 00:31
  • 3 2 KICK Boost 2 00:31
  • 4 0 SNARE Dry 00:31
  • 4 1 SNARE Boost 1 00:31
  • 4 2 SNARE Sat 00:31
  • 5 0 BASS Dry 00:31
  • 5 1 BASS Boost 00:31
  • 5 2 BASS Sat 1 00:31
  • 5 3 BASS Sat 2 00:31
  • 6 0 GTR Dry 00:31
  • 6 1 GTR Boost 1 00:31
  • 6 2 GTR Boost 2 00:31
  • 7 0 LEAD Dry 00:31
  • 7 1 LEAD Boost 1 00:31
  • 7 2 LEAD Boost 2 00:31
  • 8 0 SYNTH Dry 00:31
  • 8 1 SYNTH MS 00:31

Sur le Kick et la caisse claire, on peut rajou­ter ce qu’il faut de distor­sion harmo­nique (dans le bas du spectre pour le kick par exemple), histoire de donner un petit « coup de pouce » ou un peu plus « d’éner­gie ». On peut aller plus loin même ; on peut « colo­rer » juste ce qu’il faut ou bien « écra­ser » le son d’ori­gine (d’ailleurs, un petit coup de gain en plus aurait été bien­venu sur les extraits du kick, histoire de compa­rer à volume égal, mea culpa…)

Sur des signaux comme la basse et la guitare, c’est vrai­ment joli et, encore une fois, on peut faire très peu ou aller ans les extrêmes, et obte­nir à peu près tout ce qu’il y a entre ! La satu­ra­tion sur la voix, un peu pous­sée, me rappelle quelques bons souve­nirs indus : c’est tran­chant, sali, mais toujours exploi­table.

Le mode MS est vrai­ment inté­res­sant, car sur l’exemple SYNTH, on se rend compte de sa valeur ajou­tée. Il faut un peu de temps pour entre­voir toutes les possi­bi­li­tés offertes par ce mode, car, encore une fois, on peut aussi bien rester dans la subti­lité ou aller plus loin et ce, de manière indé­pen­dante sur les deux canaux ! J’ai vrai­ment aimé l’ap­port du Karac­ter sur des sources un peu « froides » ou « gentillettes » : selon l’objec­tif désiré, on peut vrai­ment renfor­cer l’iden­tité du signal comme on le souhaite. Il cepen­dant faut raison garder, car le problème avec ce genre d’unité de trai­te­ment, c’est que cela devient vite addic­tif.

Elysia Karacter 500 : Karacter 4 hands

Évidem­ment, la machine se défi­nit par sa concep­tion tech­nique ; il ne s’agit pas là d’une satu­ra­tion à lampes. Néan­moins, je trouve malgré tout que, pour une si petite unité, on est face à un panel de trai­te­ments et de « colo­ra­tions » vrai­ment large. D’une part, via les fonc­tions Drive mais aussi Color bien sûr. Mais égale­ment via la fonc­tion de blend Wet/Dry qui permet vrai­ment de doser la quan­tité de satu­ra­tion voulue. Le fait que l’on ait à notre dispo­si­tion 3 « niveaux » de satu­ra­tion aide aussi.

Le fait que l’unité soit complè­te­ment dual mono et stéréo, est vrai­ment un plus. Encore une fois, Elysia nous laisse la liberté d’uti­li­ser l’unité comme on le souhaite, pour des sources mono et stéréo, de les trai­ter de manière indé­pen­dante ou pas. On peut donc très bien consi­dé­rer que l’on a là deux unités de satu­ra­tion mono. Ou une vraie unité stéréo.

Le mode M/S permet vrai­ment de donner du carac­tère aux deux canaux de manière diffé­rente : on peut tout à fait imagi­ner de les trai­ter afin d’ob­te­nir un signal Mid éner­gique, dense et précis dans le bas du spectre et obte­nir un signal Sides légè­re­ment plus « crispy », donnant l’im­pres­sion « d’élar­gir » la source. C’est vrai que le mode M/S donne­rait presque envie du coup d’avoir un bouton Solo dédié pour chaque canal, mais, on ne va quand même pas faire la fine bouche !

Je n’ai pas encore abordé le sujet du bypass, mais je serais tenté de dire que, de toute évidence, chaque canal a son propre bypass. Le fait que les poten­tio­mètres soient cran­tés est bien vu : person­nel­le­ment, cela me faci­lite la vie pendant les recalls !

D’un point de vue géné­ral, on retrouve l’es­prit de la marque alle­mande, à savoir la possi­bi­lité d’un trai­te­ment du son aux fonc­tions multiples sans jamais sacri­fier la qualité du résul­tat sonore. Bon, vous me direz, on parle d’une satu­ra­tion ici donc, quand je parle de sacri­fice sono­re… On se comprend hein… ! Du point de vue de la concep­tion et de l’er­go­no­mie comme du rendu sonore, Elysia tient ses promesses. Au final, on peut faire beau­coup de choses avec cette petite unité ; pour moi c’est une belle décou­verte qui n’a déjà pas tardé à se faire connaître !

Conclu­sion

Elysia sort un peu de son registre habi­tuel avec le Karac­ter 500, une unité de distor­sion harmo­nique stéréo qui porte bien son nom. Les possi­bi­li­tés offertes par la machine sont multiples et vrai­ment surpre­nantes pour une machine de cette trempe. De la colo­ra­tion « légère » à la destruc­tion du son et tout ce qu’il y a entre, on peut faire beau­coup avec le Karac­ter 500 ! Véri­table unité créa­tive, ce nouveau module se destine à tous ceux qui ont besoin de redon­ner un peu de tempé­ra­ment à des sources qui peuvent parfois en manquer. Annoncé au tarif de 960 € TTC (un peu plus de 1000 euros TTC pour la version rack), le Karac­ter 500 est un allié de choix !

Télé­char­gez les extraits sonores (format FLAC)

  • Elysia Karacter 500 : Karacter 3 lights up
  • Elysia Karacter 500 : Karacter 2 front
  • Elysia Karacter 500 : Karacter 1 lunchbox
  • Elysia Karacter 500 : Karacter 4 hands
  • Elysia Karacter 500 : Diagramme Fonction Color

 

9/10
Award Qualité / Prix 2016
Points forts
  • Le son Elysia dans un module 500  !
  • 3 « niveaux » de saturation différents
  • Une véritable unité stéréo ET dual mono
  • La fonction Color
  • Le mode M/S et le blend Wet/Dry
  • Les potentiomètres crantés, sympas pour les recalls !
Points faibles
  • Pas de bouton solo dédié pour écouter le Mid ou le Side en solo, mais bon, on ne va pas faire la fine bouche sur un module 500 non plus…
  • Ceux qui n’aiment pas l’esthétique Elysia ne seront pas plus convaincus (à moins de mettre la main sur une des éditions limitées « Vinyl » ou « Cream »)
  • À quand une grande sœur avec encore plus de possibilités ? Genre un Alpha Karacter ?

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