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Guide d'achat de la batterie électronique

Comment choisir une batterie électronique ?
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Pour les citadins, être batteur et garder de bonnes relations avec son voisinage peut s’avérer être un exercice périlleux. Il existe une solution pourtant : la batterie électronique. Et si en plus, cela peut faciliter l’enregistrement, que demande le peuple ? Qu’on l’aide à choisir parmi les dizaines de modèles du marché…

Pour les cita­dins, être batteur et garder de bonnes rela­tions avec son voisi­nage peut s’avé­rer être un exer­cice périlleux. Il existe une solu­tion pour­tant : la batte­rie élec­tro­nique. Et si en plus, cela peut faci­li­ter l’en­re­gis­tre­ment, que demande le peuple ? Qu’on l’aide à choi­sir parmi les dizaines de modèles du marché…

Tous ceux qui ont mis les pieds dans un maga­sin vendant des batte­ries vous le confir­me­ront : aujour­d’hui, les batte­ries élec­tro­niques, aussi appe­lées edrums (‘e’ pour elec­tro­nic, eh ouais, ils sont forts ces ricains), ont pris le devant de la scène, au point qu’il est impos­sible d’al­ler ache­ter une paire de baguettes sans avoir à suppor­ter les plocs plocs d’un djeun’s s’ex­ci­tant sur le modèle d’ex­po­si­tion.

drumkitelecMais pourquoi donc une batte­rie élec­tro­nique ? Les raisons du succès sont simples : avant tout le silence : mot géné­ra­le­ment hurlé aux batteurs, Dieu sait pourquoi. Le bruit modéré occa­sionné par une batte­rie élec­tro­nique permet géné­ra­le­ment de paci­fier les rela­tions avec ses voisins.

La faci­lité d’en­re­gis­tre­ment est aussi un atout. Les batte­ries élec­tro­niques ont tout de suite inté­gré la tech­no­lo­gie MIDI, et avec la démo­cra­ti­sa­tion du home studio, il n’est plus néces­saire d’ache­ter une bardée de micros ou de suppor­ter une jour­née de studio avant la première prise.

Leur encom­bre­ment réduit permet de les ranger plus faci­le­ment et surtout, elles évitent d’avoir des tonnes de maté­riel pour enre­gis­trer. Car en terme de place, il n’y a quand même pas de grosse diffé­rence. L’es­pace au sol occupé par une batte­rie élec­tro­nique est moins impor­tant, mais le volume néces­saire est quasi­ment le même qu’une acous­tique. Cepen­dant, quel plai­sir d’avoir toute une palette de fûts, de cymbales et surtout un maga­sin entier de percus­sions dans une seule petite boîte.

Et ce ne sont pas les seules raisons. Au début des années 70, le but était d’in­tro­duire des nouvelles sono­ri­tés et dans des musiques spéciales, comme le disco, d’ob­te­nir un son toujours iden­tique. Eh oui, le son d’une batte­rie acous­tique est extrê­me­ment aléa­toire, chan­gez de salle, de peaux, de batteur ou même simple­ment de baguettes, et l’ins­tru­ment sonne très nette­ment ‘pas comme la dernière fois’. Dès lors, obte­nir une sono­rité satis­fai­sante ne s’an­nonçait pas si facile. C’est si simple de taper avec un bout de bois sur une peau tendue, mais voilà, il est bien diffi­cile de rendre ça fidè­le­ment avec une machine. Si la tech­nique de base employée est restée la même depuis les débuts, les déve­lop­pe­ments pour amélio­rer la finesse du rendu ont connu une accé­lé­ra­tion sans précé­dent ces dernières années. Tentons d’en expo­ser les grandes lignes…

Comment ça marche?

Le fonc­tion­ne­ment géné­ral d’une batte­rie élec­tro­nique est toujours le même, quelle que soit la solu­tion étudiée, et de manière simpli­fiée (j’en­tends d’ici les puristes râler).

triggerOn trans­forme la frappe en signal au moyen d’un capteur piézo­élec­trique, commu­né­ment appelé piézo. Ce n’est pas un micro (pas de membrane), et vous en trou­vez partout, des cartes postales musi­cales aux instru­ments sismo­lo­giques. Le signal en sortie est évidem­ment analo­gique, et doit être trans­formé en signal élec­tro­nique, géné­ra­le­ment MIDI, avec quelques infor­ma­tions en complé­ment selon les tech­no­lo­gies. On appelle cette partie le ‘trig to midi’. De là, on retrouve l’équi­valent d’un sampler, préa­la­ble­ment gavé de ‘BOUM’ de toutes sortes (voire des ‘TA’, des ‘BAN’, des ‘TCHI’, des ‘KISS­SHH’. L’en­semble 'trig to midi / sampler’ est presque tout le temps regroupé dans un module, véri­table cerveau de la batte­rie élec­tro­nique. Le piézo est à l’in­té­rieur des pads quand il y en a, ou dans les fameux trig­gers, quand on ‘élec­tro­ni­fie’ une batte­rie acous­tique.Frappe -> signal élec­trique -> signal élec­tro­nique -> boum.

On peut décem­ment exclure les systèmes ‘tout ou rien’ de notre dossier, en effet, Kraft­werk avait beau brico­ler de jolies aiguilles à trico­ter pour taper sur une barquette en papier alu, il n’y avait pas de nuances. On retombe dans le prin­cipe des bonnes vieilles boîtes à rythmes, les nuances sont gérées indé­pen­dam­ment de la frappe, ce n’est pas une batte­rie.

Le fameux trig­ger

Mais quel est donc cet objet qui fait tant parler de lui ? Il s’agit simple­ment du piézo monté avec une mousse sur un châs­sis permet­tant de l’ac­cro­cher direc­te­ment sur un fût, avec une sortie jack ou XLR. Atten­tion, il arrive qu’il y ait 2 piézo par trig­ger, pour capter la frappe sur la peau indé­pen­dam­ment de celle sur le cercle, tradi­tion­nel­le­ment pour la caisse claire. Les modèles les plus répan­dus sont ceux de la marque Ddrum.

On peut abor­der le trig­ge­ring sous deux angles diffé­rents :Mais alors pourquoi ce petit truc, tech­nique­ment plus basique qu’un micro déchaîne-t-il tant de débats (dont de larges extraits sont dispo­nibles dans nos forums) ? Simple­ment par un abus de langage : le verbe ‘trig­ger’ signi­fie utili­ser des trig­gers (pronon­cer ‘tri­gueur’), et donc avoir recours à l’élec­tro­nique. Et pour beau­coup, c’est choi­sir la faci­lité.

trigger2Le trig­ge­ring d’une batte­rie acous­tique, celui qui fait débat, car c’est l’ar­ti­fice utilisé par de nombreux batteurs pros ou non qui recherchent un son parfait sans s’ar­ra­cher les cheveux pendant des heures pour réus­sir à s’ac­cor­der. Le but est aussi d’ob­te­nir faci­le­ment le même son de batte­rie quel que soit le lieu, le batteur et même la batte­rie. Les batteurs de métal s’en servent notam­ment sur leur grosse caisse pour compen­ser la perte de puis­sance due à la rapi­dité des coups. En adepte de cette tech­nique, on citera Butch Vig batteur de Garbage, qui rempli même ces toms de bouboules de poly­sty­rène pour les mater et contrô­ler complè­te­ment son son (et il s’y connaît en son, écou­tez son boulot sur la batte­rie de Never­mind).

Le trig­ge­ring sur batte­rie muette, c’est-à-dire équi­pée de peaux maillées égale­ment appe­lées peaux silen­cieuses. Prin­ci­pa­le­ment destiné aux batteurs dési­rant faire le moins de bruit possible, ce système vous permet­tra d’avoir un son énorme au casque tout en restant rela­ti­ve­ment discret pour votre entou­rage.

Inven­taire (non exhaus­tif) de l’offre

Commençons par les trig­gers, au cata­logue de diffé­rents fabri­cants. Le leader dans ce domaine est DDrum (ancien­ne­ment Clavia, d’où la célèbre couleur rouge) et chez eux, deux modèles existent : le Pro et le Red Shot. Le Pro, comme son nom l’in­dique, est le plus perfec­tionné des deux, plus facile à posi­tion­ner sur le cercle, et avec une sortie XLR. Le Red Shot est la version simpli­fiée du pro avec une sortie Jack.

Roland nous propose aussi ses trig­gers : la série RT. Plus chers que la concur­rence, ils reprennent la tech­nique VPads utili­sée pour leurs batte­ries élec­tro­niques. Il s’agit donc ici de très bon maté­riel, facile à posi­tion­ner et avec des sorties Jack. Enfin, Yamaha propose égale­ment ses trig­gers, mais rien à voir avec les deux autres marques. Chez eux, on fait dans le dépouillé. Ici, le capteur est réduit à sa plus simple expres­sion, il suffit de le posi­tion­ner sur sa peau de frappe, de relier le fil qui pendouille à un jack et le tour est joué. Si on gagne en temps de pose, le résul­tat n’a rien à voir avec les modèles des concur­rents.

OK, vous avez acheté des super trig­gers, désor­mais vous aurez un son de tueur, c’est sûr ! Et ben non ! Pourquoi ? Parce que ces trig­gers, faut les bran­cher dans un module de sons !

Le module

S’il y a un élément dans la confi­gu­ra­tion de votre batte­rie élec­tro­nique qui mérite la plus grande réflexion, c’est bien le module. En effet, ce boîtier va vous permettre d’avoir le son de grosse caisse dont vous rêviez ou de passer d’un son de caisse claire à un autre simple­ment en appuyant sur un bouton. C’est ce même module qui va attri­buer un son à une entrée, détec­ter l’in­ten­sité de votre frappe et repro­duire fidè­le­ment les coups joués.

moduleConcrè­te­ment, vous avez bran­ché tous vos pads ou trig­gers dans le module. A partir de là, armez vous d’un peu de patience car le réglage d’un module n’est pas chose aisée surtout lorsque l’on est novice dans le domaine. Selon les modèles, une multi­tude de réglages s’offrent à vous : le volume, la vélo­cité, la durée de chaque son, etc. Prenez le temps de bien faire ces réglages, après ça vous pour­rez vous payer le luxe de vous confi­gu­rer plus de kits qu’il ne vous en faut. Un kit typé jazz ? Un gros son idéal pour le métal ? Un son élec­tro­nique avec des effets réglables à souhait ? Selon votre module, presque tout est réali­sable.

Comment choi­sir son module ? Ici encore, c’est le budget que vous êtes prêt à mettre qui va déter­mi­ner sa gamme.

La palme rapport qualité/petit prix revient au DM5 d’Ale­sis. Pour un modèle qui a déjà quelques années de bons et loyaux services derrière lui, le DM5 vieillit plutôt bien. 12 entrées trig­gers, 4 sorties jack, entrée / sortie midi, 540 sons dont 94 pour la grosse caisse et 116 pour la caisse claire et 21 kits person­na­li­sables ! Plutôt simple à program­mer, le DM5 donnera satis­fac­tion aux batteurs qui recherchent un outil simple et complet ! Alesis vient d’ailleurs de sortir un nouvel engin, le trig­ger IO, un trig to midi avec sortie USB.

Chez Roland, c’est le TD3 (et ses nouvelles versions) qui ouvre le bal : 114 sono­ri­tés, 32 kits de batte­rie et le fameux ‘‘rythm coach’’ qui fait office de prof à domi­cile. Avec ses réglages faciles et sa simpli­cité d’uti­li­sa­tion, c’est certai­ne­ment l’un des modules les plus vendus au monde. Chez Yamaha, c’est le DTXplo­rer qui ouvre la gamme : 214 sons et 32 kits de batte­rie.

Évidem­ment plus on monte en prix, plus les modules gonflent leurs capa­ci­tés. Dans le moyen de gamme, on passe au TD6 de Roland : le module propose cette fois 1024 sons et 262 instru­ments d’ac­com­pa­gne­ment pour vous éviter de vous sentir trop seul. Le DTXpress III de Yamaha contient 1000 sons et 80 kits de batte­rie, un séquen­ceur 2 pistes et la fonc­tion ‘groove check’ qui vous permet de véri­fier votre tempo.

Le haut de gamme est repré­senté chez Roland par les modules TD12 et TD20 et chez Yamaha par le DTXtreme II. Véri­tables bêtes de course, ces modules vous proposent de complè­te­ment person­na­li­ser votre kit et modi­fient sa sono­rité en fonc­tion de la rapi­dité de la frappe. Ici, tout est fait pour se rappro­cher au plus près des batte­ries acous­tiques.

DDrum propose égale­ment des modules, le plus courant étant le DDrum 4 et sa version amélio­rée, le DDrum 4 SE. C’est un module simple, voir mini­ma­liste dans sa forme (pas de play­back, d’ef­fet, ni même de métro­nome) mais qui a son succès, DDrum ayant une longue expé­rience dans les batte­ries élec­tro­niques et un réalisme dans le rendu des sons qui fait réfé­rence.

Les batte­ries élec­tro­niques

smalldrumkitLe prin­cipe même d’une batte­rie élec­tro­nique est simple. Elles sont compo­sées de pads en caou­tchouc ou de fûts de faible profon­deur dans lequel sont incor­po­rés des capteurs (égale­ment appe­lés piézo). Comme les trig­gers, ils vont détec­ter les frappes données sur la surface externe du pad et les trans­for­mer en signal élec­trique.

On retrouve nos deux fabri­cants prin­ci­paux : Roland et Yamaha. Ces 2 géants proposent chacun des modèles adap­tés : pour l’en­trée de gamme on trouve chez Roland le kit TD3 composé de 3 pads en caou­tchouc, d’un pad grosse caisse, d’un pad ‘mini fût’ à peaux maillées pour la caisse claire et du module TD3. De très bonne fabri­ca­tion, ce kit a pour avan­tage de propo­ser une caisse claire avec 2 zones de frappe (la deuxième étant le rim shot), des cymbales ‘cho­ke’ qui permettent d’étouf­fer le son et un pad grosse caisse permet­tant l’uti­li­sa­tion d’une double pédale. Chez Yamaha, on trouve la DTXplo­rer compo­sée de 5 pads en caou­tchouc, d’un pad grosse caisse, de deux pads cymbales et du module DTXplo­rer.

Toujours dans les entrées de gamme, on peut signa­ler l’exis­tence sur le net des modèles à bas prix sous les marques Mille­nium, Fame et autres. La MPS 300 de Mille­nium peut être un très bon compro­mis pour les petits budgets. En effet, ici tous les pads sont des ‘‘mi­nis fûts’’, certes de moins bonnes quali­tés, mais contrai­re­ment aux modèles de chez Yamaha et Roland, ils sont faci­le­ment amélio­rables. Rien ne vous empêche de démon­ter le pad, d’en­le­ver le caou­tchouc sur lequel est collé le piézo, de mettre des peaux maillées, des trig­gers et vous y gagne­rez en confort de jeu et en niveau sonore. Ces batte­ries sont compa­tibles avec n’im­porte quel module.

Dans le milieu de gamme, on retrou­vera chez Roland le kit TD6KV qui reprend la base du TD3. Sur ce kit, tous les pads sont 2 zones et la caisse claire passe à 3 zones de frappe. Chez Yamaha, les DTXpress III et III spécial font office de milieu de gamme, les pads sont toujours en caou­tchouc. La diffé­rence entre les 2 kits se situe au niveau des zones de frappe (jusqu’à trois).

On passe désor­mais dans le haut de gamme avec celui qui tient le haut du pavé chez Yamaha : le DTXtreme IIs. On reste dans le système de pad en caou­tchouc, ceux-ci étant désor­mais réglables et le pad caisse claire béné­fi­cie d’un système de réglage de timbre.

Les 2 kits qui font la renom­mée de Roland, j’ai nommé le TD12K et le célèbre (et hors de prix) TD20K, sont de formi­dables instru­ments. Les pads sont équi­pés de peaux maillées, le char­ley se posi­tionne sur un vrai pied et est composé de 2 cymbales. Comme toujours, le kit est fourni avec son module corres­pon­dant. Signa­lons égale­ment l’exis­tence d’un kit qui fait aussi fantas­mer bien des batteurs, le DDrum 4. Le fabri­cant du plus vendu des trig­gers vous propose un modèle haut de gamme composé de pads ‘‘mini fûts’’ sur lequel sont montées des peaux maillées et devi­nez quoi ? Des trig­gers DDrum ! Les cymbales sont de très bonnes quali­tés et le char­ley est une des réfé­rences sur le marché ! Ce kit est proposé avec le module DDrum 4 ou le DDrum 4 SE.

Pour plus d’in­for­ma­tions sur tous ces kits, n’hé­si­tez pas à visi­ter leurs sites inter­net, vous pour­rez y retrou­ver les capa­ci­tés tech­niques de chaque kit et parfois une démo de sons dispo­nibles dans le module.

Toujours pour vous aider à bien choi­sir, voici les prix de diffé­rents kits :

Mille­nium MPS 300 + Alesis DM5 : 615 €
Yamaha DTXplo­rer : autour de 800 €
Roland TD3 : autour de 1090 €, prix public conseillé.
Yamaha DTXpress : 1546€

Les multi­pads

OK, vous aime­riez ajou­ter quelques touches élec­tro­niques à vos ryth­miques sans vous encom­brer d’une batte­rie élec­tro ? Pas de problème, c’est un multi­pad qu’il vous faut ! Comme son nom l’in­dique, un multi­pad est un support regrou­pant plusieurs zones de frappe distinctes. En gros, c’est une batte­rie élec­tro­nique conden­sée puisque les pads et le module sont fondus en un seul appa­reil.

Voici un petit réca­pi­tu­la­tif des pads exis­tants et leurs fonc­tion­na­li­tés :

multipadLes multi­pads simple à banque de son inté­gréeLe but ici n’est pas d’ex­pliquer leur fonc­tion­ne­ment, mais de vous aider à cibler votre besoin. Les multi­pads sont à consi­dé­rer en tant que complé­ment d’un set de batte­rie/percus­sion ou en tant qu’in­ter­face tactile MIDI (déclen­che­ment via sampleur, etc.) Plusieurs gammes se côtoient sans que leurs spéci­fi­ci­tés soient misent en avant. Ci-dessous une liste non exhaus­tive des diffé­rents types :

  • Les multi­pads séquen­ceurs
  • Les multi­pads sampleurs/séquen­ceurs
  • Les déclen­cheurs midi

LA marque qui s’est lancée dans l’aven­ture en propo­sant plusieurs gammes de produits pour chaque bourse est Roland. Voici un petit tour d’ho­ri­zon des prin­ci­paux modèles, enfants du cultis­sime Octa­pad.

Le SPD-S consti­tue une solu­tion simple et écono­mique pour l’ajout d’échan­tillons à un kit de percus­sions ou de batte­rie. Alter­na­tive de choix à l’en­semble capteur acous­tique/échan­tillon­neur en rack, il vous permet de captu­rer des échan­tillons en qualité CD et de les rejouer immé­dia­te­ment à partir de ses six pads ou de ses trois déclen­cheurs de bords. Il dispose aussi de sons préen­re­gis­trés et d’ef­fets permet­tant une utili­sa­tion immé­diate. Propo­sant 700 sons origi­naires pour la plupart de la V-Drum, le SPD-20 Total Percus­sion Pad consti­tue la suite logique du SPD-11. Le point de départ est iden­tique, mais les sons béné­fi­cient des dernières prouesses de Roland : sons de batte­rie acous­tique hyper réalistes, sons ethniques et instru­ments du monde entier, batte­ries élec­tro­niques ‘clas­siques’, effets sonores uniques, etc. Ajou­tez à cela une construc­tion très robuste et de nombreuses fonc­tions MIDI.

Le Hand­So­nic HPD-15 Roland est un multi­pad de percus­sions manuel doté de fantas­tiques possi­bi­li­tés de contrôle issues de la tech­no­lo­gie V-Drums. Divisé en 15 zones, le HPD-15 vous permet de jouer simul­ta­né­ment de plusieurs instru­ments diffé­rents avec toute la sensi­bi­lité qui a fait la répu­ta­tion des V-Drums. Enfin, pour complé­ter le marché : le SPD 11, petit frère du SPD 20 plus compact et avec des sons de moins bonne qualité et le Roland Octa­pad, un contrô­leur MIDI qui lui ne sert qu’à déclen­cher des sons/boucles d’un sampleur/expan­deur ou d’une inter­face midi reliée à un ordi­na­teur.

Chez Mille­nium, le MD 70 fait office de multi­pad. Il s’agit ici d’une pâle copie des fameux Roland.

‘L’au­tre’ multi­pad, malheu­reu­se­ment introu­vable en Europe, est le DRUM­kat au design fran­che­ment réussi, sorte de SPD20 bien plus orienté MIDI. Il est puis­sant, mais cher, comp­tez deux fois le prix d’un SPD20. (On passera sous silence le prix du grand frère, le Trap­Kat, qui s’ap­pa­rente plus à un instru­ment à part entière).

Des petits nouveaux émer­gents, comme le Mandala de Danny Carey, ou Alesis (et oui encore en embus­cade) qui va sortir le Control pad avec l’am­bi­tion affi­chée de détrô­ner le SPD-S.

C’est combien?

Il est temps de voir le budget que cela repré­sente. Voici une esti­ma­tion de coût global mini­mum :

Partons de quelqu’un qui n’a abso­lu­ment rien, si vous possé­dez déjà un peu de maté­riel, il vous suffira de déduire. Pour la batte­rie, pas la peine de prendre une Star­clas­sic Maple ou une Delite, la qualité sonore de la batte­rie n’a aucune impor­tance. Vous pouvez donc prendre le modèle le moins cher dans les marques les plus bas de gamme.

Après un petit tour de ce qui se fait, thom-thom a fait une simu­la­tion d’achat pour les besoins d’un débu­tant dési­rant un set correct:

  • Une Mille­nium MX520, elle est four­nie avec 5 fûts, et 3 pieds de cymbale, dont un char­ley : 279 €
  • Cymbales élec­tro : au mini­mum, il vous en faut 3. J’ai choisi des Yamaha PCY65 à 40,21 € l’unité soit x 3 : 120,63 €
  • Ensuite on trouve sur le net un pack compre­nant les peaux silen­cieuses, les trig­gers (Roland), le module (Alesis DM5) et le câblage (jacks) pour : 719 €
  • Un casque : AKG 44 : 24.9 €
  • Rajou­tons à cela un siège : on en trouve sur Ebay à 25 €
  • Et une paire de baguettes : Mille­nium 5A : 4.6 €

Total : 1173.13 €. Un budget impor­tant certes, mais pensez bien qu’avec ce kit c’est comme d’en avoir 20 !

Piston­pis­tache lui, était bien équipé en acous­tique. C’est donc l’achat du module DDrum 4 SE qui a été le plus lourd, avec les cymbales, les trig­ger red shot (dont un pro pour la CC) et la câble­rie (ne pas oublier, même en soudant soit même, on monte vite au-delà des 60€). L’en­semble acheté aux US quand le dollar était au plus bas est revenu pour un peu plus de 1600€ câble­rie comprise.

Lapin, s’est construit petit à petit une TD 10 v-session de compé­ti­tion avec TDW1 pour désor­mais pilo­ter EZdrum­mer.

Conclu­sion

Messieurs les jurés, l’heure est venue de tran­cher ! Voici les prin­ci­paux points posi­tifs et néga­tifs de chaque système.

drumkit3Quelques exemples d’AFiens (certains déjà vu dans le chapitre marché), pour vous prou­ver qu’il n’y a pas une meilleure solu­tion, mais que chacun trou­vera la sienne.Le prin­ci­pal avan­tage de trig­ger une batte­rie acous­tique pour jouer chez soi vient du fait qu’on joue sur une vraie batte­rie ! Dispo­si­tion du kit, toucher, feeling, vous ne verrez pratique­ment pas la diffé­rence par rapport à une acous­tique, impor­tant non ? L’in­con­vé­nient de monter une batte­rie acous­tique en élec­tro­nique est que cela prend un peu de temps. Comparé aux solu­tions déjà prémon­tées des batte­ries élec­tro­niques, il vous faudra prévoir quelques heures avant d’avoir tout installé et tout réglé, et encore, les problèmes tech­niques, notam­ment de sensi­bi­lité de trig­ger sont toujours bien là. Une élec­tro­nique complète aura pour elle la rapi­dité d’ins­tal­la­tion, le côté plug and play ainsi qu’une concep­tion spécia­le­ment étudiée. Par contre, si tout est fait pour vous faire oublier que vous ne tapez que sur de vulgaires pads en caou­tchouc ou sur de mini fûts, le feeling n’est pas le même…

Avant de conclure, un dernier point impor­tant. Beau­coup de batteurs pensent batte­ries élec­tro­niques = ‘‘pas de bruit, je peux jouer à 3 h du matin, ça ne réveillera personne !’’ Détrom­pez-vous, une batte­rie élec­tro­nique, quelle soit équi­pée de pads caou­tchouc ou de peaux silen­cieuses produira un bruit qui, certes, n’a rien à voir avec le volume d’une batte­rie acous­tique, mais si vous habi­tez dans un appar­te­ment dans lequel les murs sont aussi fins que du papier à ciga­rettes, vos voisins vous enten­dront toujours taper… La douce mélo­die de vos ryth­miques sera rempla­cée par un bruit sourd qui peut vite deve­nir insup­por­table, notam­ment les trans­mis­sions soli­diennes dans le plan­cher à chaque coup de grosse caisse. Cepen­dant, il existe quelques petites tech­niques pour arri­ver à réduire le volume et atté­nuer les vibra­tions (comme de remplir les fûts de mousse ou de cous­sins, et, c’est inévi­table souvent, monter la batte­rie sur une estrade déso­li­da­ri­sée du sol). Au moins, vous pour­rez dire à vos voisins que vous avez fait des efforts pour eux ! Vous l’au­rez compris, il existe diffé­rentes solu­tions, diffé­rents modèles dans diffé­rentes marques et bien sûr à diffé­rents prix. Avant de vous lancer tête bais­sée dans l’éplu­chage des cata­logues, il serait bon de vous poser quelques ques­tions :

Qu’al­lez-vous faire de cette batte­rie ? Est-elle desti­née à vous entraî­ner chez vous pour prépa­rer les répètes hebdo­ma­daires ? Où est-ce un instru­ment à part entière, sur lequel vous joue­rez aussi bien dans votre local que dans les concerts régu­liers que vous faites ? Quel budget êtes-vous prêt à mettre, etc. ?

Ces ques­tions vont vous aider dans votre choix, un batteur qui possède déjà une batte­rie acous­tique sur laquelle il peut se défou­ler deux à trois fois par semaine ne recher­chera forcé­ment pas la même chose qu’un batteur qui veut entiè­re­ment passer à l’élec­tro­nique.

thom-thom : Tama swing­star équipé de peaux maillées Tdrum, trig­gers red shot sur toms et caisse claire et red shot kick sur grosse caisse, module Dm5 Alesis, cymbale yamaha PCY 65, + 2 cymbales, rack et câble récu­pé­rés de son ancienne mps300.
Piston­pis­tache : Fûts décou­pés dans sa vielle acous­tique avec peaux maillées (pearl et Tdrum) cymbales pintech (crash) et Ddrum char­ley et ride) module DDRUM4SE trig­ger red shot et pro
Lapin : TD 10 v-session  + TDW1
Hmetal­mi­mi­tia : Fûts acous­tiques, peaux maillées Tdrum trig­gers faits maisons, module trig to midi fait maison, carte son ordi avec DFH.

Article écrit par thom-thom de batteur online et Piston Pistache, coaché par Lapin.


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