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Evolution Series World Percussion 1
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Test de l'Evolution Series World Percussion

Percussion atonale virtuelle de la marque Evolution Series appartenant à la série World Percussion

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Prix public : 599 € TTC
test
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Les théories d’Evolution

World Percussion est le résultat de plusieurs collaborations : d’abord entre Best Service et Yellow Tools pour le moteur logiciel, Engine, et ensuite entre Best Service et un nouveau venu dans le domaine de l’échantillonnage, Evolution Series.

S’il est au départ une tendance que l’on peut désor­mais quali­fier de pérenne, c’est celle consis­tant, pour les éditeurs, à déve­lop­per des lecteurs gratuits (ou non) issus de leur logi­ciel phare, géné­ra­le­ment un échan­tillon­neur ou un lecteur d’échan­tillons. La première vague remonte à la diffu­sion de banques de sons moto­ri­sées par Kompakt et Intakt, les lecteurs spécia­li­sés déri­vés du fameux Kontakt signé Native Instru­ments. On sait ce qu’il en est advenu, c’est-à-dire la dispa­ri­tion desdits moteurs et l’ob­so­les­cence des banques liées, sauf à ne pas chan­ger d’OS, de DAW, de renon­cer au 64-bits, etc. C’est une donnée à prendre en compte en règle géné­rale quand on compte sur l’in­for­ma­tique, et tout parti­cu­liè­re­ment quand un éditeur dépend d’un autre pour la commer­cia­li­sa­tion de ses produits. Bref.

Machine de test

MacPro Xeon Quad 3,2 GHz

10.6.6

Logic 9.1.3

Engine 2.0

Evolu­tion Series World Percus­sion

L’édi­teur se faisant connaître sous le nom géné­rique de Evolu­tion Series, propose donc une banque d’échan­tillons dédiée aux sons de percus­sions du monde entier, comme l’in­dique le nom du produit, World Percus­sion. Il s’est occupé de toute la partie enre­gis­tre­ment, post-produc­tion et a inté­gré le tout dans Engine, le logi­ciel de Best Service, dérivé de Inde­pen­dence Pro signé Yellow Tools. Une banque de plus, un lecteur de samples de plus, ou un concept diffé­rent, une approche origi­nale ? Revue de détail.

 

Intro­du­cing World Percus­sion

Evolution Series World Percussion

Que voilà une banque énorme ! 250 Go de contenu, en 24 bits/48 kHz, pour Mac (à partir de 10.4 et G5, les vieux Mac ne sont pas oubliés…) et PC (depuis XP 32 bits), ça pose une biblio­thèque… Mais les spéci­fi­ca­tions recom­man­dées montrent un certain opti­misme quant à l’uti­li­sa­tion sur des bécanes anciennes : la simple mention de disque dur SSD fait réflé­chir, sans comp­ter le Mac Eight-Core ou le Intel­Core i7 et les 16 Go de RAM dans les deux cas. Mais n’al­lons pas trop vite. Consta­tons que le monde PC a droit à des versions 32 bits et 64 bits (RTAS 32 bits seule­ment) alors que le Mac doit se conten­ter du 32 bits (on parle ici d’En­gine, le moteur audio).

La banque étant livrée sur un disque dur USB 2.0 2”5, l’ins­tal­la­tion est simple, longue, mais simple. Ce qui n’est pas toujours le cas avec Yellow Tools qui, malgré la qualité indis­cu­table de ses produits, ne se montre pas forcé­ment très perfor­mant quant à la trans­pa­rence ou l’évi­dence des instal­la­tions et mises à jour. Ne parlons même pas de leur support tech­nique. En tout cas, concer­nant World Percus­sion, ça se passe sans problème. Il faut bien entendu instal­ler le contenu sur un disque interne ou externe en FW800 au mini­mum, le disque dur fourni étant à consi­dé­rer comme les DVD d’ins­tal­la­tion. Il ne faut pas oublier de s’ins­crire chez Evolu­tion Series, ce qui aura comme avan­tage, entre autres, de donner accès au télé­char­ge­ment de tous les fichiers Midi inté­grés par l’édi­teur. Inté­grés, mais où ça ? N’al­lons pas trop vite…

De A à S

Evolution Series World Percussion

La banque se divise en deux types de programmes, d’une part les instru­ments, acces­sibles via le mode Layer, d’autre part des Multis spécia­le­ment conçus, acces­sibles via le menu Project. Engine utili­sant nombre des fonc­tions de Inde­pen­dence Pro, il peut être utile de relire le test de dernier, que l’on peut trou­ver ici, même si les choses ont évolué depuis la version 2.

Pour présen­ter rapi­de­ment l’ar­chi­tec­ture du logi­ciel, on dira qu’il est utili­sable sous forme d’ins­tru­ment simple via les Layers (un à la fois, un canal Midi), ou sous forme de Multis, grâce aux Projects, regrou­pant autant de Layers que la bécane en supporte. Chacun de ces Layers peut répondre non seule­ment à un canal Midi diffé­rent, mais aussi à une source Midi diffé­rente. L’ins­tru­ment est en effet suscep­tible de répondre à 32 instru­ments/sources diffé­rents, chacun dispo­sant de ses 16 canaux Midi. Soit, en stan­da­lone, un maxi­mum théo­rique de 512 Layers… En mode plug-in, Engine ne réagit plus qu’à 16 canaux.

 

Surroun­ded by the grooves

Autre argu­ment de taille en faveur de la biblio­thèque, la présence de versions surround (5.0 réel) de tous les instru­ments, utili­sables avec les mêmes fichiers Midi que ceux de leur version stéréo. Rappe­lons à l’oc­ca­sion l’in­croyable compa­ti­bi­lité Surround de Engine (et Inde­pen­dence Pro).

Bien sûr, les ressources CPU sont encore plus forte­ment mobi­li­sées, et il convien­dra de para­mé­trer correc­te­ment Engine (ou Inde­pen­dence Pro) via la fenêtre Prefe­rences et sa DAW, notam­ment dans la gestion du multi­cœur, mais aussi dans celle de la RAM et du strea­ming, sous peine de mettre l’ordi à genoux.

Il faut aussi para­mé­trer Engine (ou…) pour qu’il se comporte en plug surround, avec des condi­tions diffé­rentes selon qu’on l’uti­lise dans Logic ou non. Ce qui est un peu un problème (dû à Engine), car on ne pourra pas ouvrir dans la même session un plug stéréo et un plug surround.

Une fois ouvert, on choi­sit un des programmes Surround (dispo­nibles en version Full ou Small), qui dispose de deux prises de son supplé­men­taires (Centre et Rear) et l’on pourra modi­fier tous les réglages de desti­na­tion via les trois Surround Panner en insert (un pour Front, un pour Centre, le dernier pour Rear), rajou­ter des effets (surround, bien sûr), modi­fier depuis la page Quick Edit les dosages de Room et Hall, ainsi que le niveau d’en­voi vers Front, Centre et Rear, etc. Une réus­site.

 

L’édi­teur a dans un premier temps mis l’ac­cent sur le très grand nombre d’échan­tillons par frappe/jeu, ce qui fait que l’on dispose de versions Full RR (RR pour Round Robin), Medium RR et Small RR pour tous les instru­ments, plus une famille Easy Listen. Et que chacune de ces familles dispose en supplé­ment de programmes Full, Small et Compact. On le voit, la ques­tion de compa­ti­bi­lité maxi­male avec diffé­rentes confi­gu­ra­tions infor­ma­tiques a été pensée et inté­grée dès le départ à la biblio­thèque. On ajoute à ça des programmes Surround, géné­ra­le­ment dispo­nibles sous formes de versions Full et Small (on y revien­dra).

Le monde entier étant censé être repré­senté, on trouve donc cinq grandes familles d’ins­tru­ments (une variante loin­taine des cinq conti­nents) : Africa, Asia, Europe, Middle East et South America. Plus une sixième regrou­pant les éléments des projets World Inspire Sets.

Mais ce n’est pas fini, les instru­ments béné­fi­cient de jusqu’à sept prises de son libre­ment réglables par l’uti­li­sa­teur ! Sept en surround Full (trois en Small), cinq en stéréo Full, trois en Small et deux en compact. Ajou­tons à cela jusqu’à dix échan­tillons diffé­rents en Round Robin pour les instru­ments les mieux lotis (plus des samples de relâ­che­ment et plusieurs couches de vélo­ci­té…) et l’on comprend plus faci­le­ment les 250 Go de contenu.

 

Fonc­tions

Evolution Series World Percussion

On trou­vera à cette adresse la liste complète des instru­ments dispo­nibles dans la biblio­thèque. Même si World Percus­sion n’est pas aussi exhaus­tive que ce que l’on peut trou­ver dans Ethno World de Best Service ou l’ex­cellent Culture de Yellow Tools, on appré­cie quand même le choix effec­tué, perti­nent.

On charge un instru­ment (Layer) ou un des Multis (un projet Inspire Sets) via les menus dérou­lants de l’in­ter­face. L’ins­tru­ment appa­raît alors dans un mini-rack regrou­pant les infor­ma­tions essen­tielles, à savoir l’as­si­gna­tion de sortie (mono, stéréo ou surround), la lecture depuis le disque dur ou la RAM (les diffé­rents para­mètres sont réglables via la fenêtre Prefe­rences), les infor­ma­tions Midi, la répar­ti­tion sur le clavier, la plage de réponse à la vélo­cité et la trans­po­si­tion (qui décale la posi­tion des échan­tillons sur le clavier).

On ne rentrera pas dans les détails de l’in­ter­face de Engine (il faudrait un test dédié, et celui d’In­de­pen­dence Pro déjà mentionné donne de nombreuses réponses), mais on se doit de mention­ner quelques détails ou fonc­tions, comme la page Quick Edit, spécia­le­ment conçue pour la banque. La page affiche un graphisme rappe­lant l’ori­gine géogra­phique de l’ins­tru­ment chargé, un gros potard de volume global, un bouton de reset des échan­tillons de Round Robin en haut à gauche, accom­pa­gné d’un menu d’ac­cès aux presets d’au­to­ma­tion (des confi­gu­ra­tions de clavier-maître) et un bouton d’ac­ti­va­tion de Reverb à droite, avec menu dérou­lant donnant accès à diverses pièces. Dans la partie basse se trouve le cœur du son de l’ins­tru­ment, avec les diffé­rents faders des prises de son, accom­pa­gnés d’un bouton Mute (pratique pour véri­fier le mix sans avoir à bais­ser le fader) et d’un Pan. On termine avec un Pan global et un Pitch entou­rant le Master Fader, et un bouton d’ac­ti­va­tion des échan­tillons de relâ­che­ment (Noises).

Evolution Series World Percussion

La page Pro Edit corres­pond à la page Modules d’In­de­pen­dence Pro, les pages Mapping et Perfor­mance ayant pure­ment et simple­ment disparu. La bonne nouvelle pour les posses­seurs du logi­ciel de Yellow Tools est que World Percus­sion peut très bien être ouverte dans Inde­pen­dence Pro, ce qui donne accès à toutes les fonc­tions manquantes, et à de nombreuses expli­ca­tions quant au compor­te­ment de la biblio­thèque.

Ainsi, on peut voir que le Round Robin n’est pas aléa­toire, mais qu’il déroule à la suite les diffé­rents échan­tillons. Ça n’est pas forcé­ment un problème en soi, sauf si l’on utilise une figure ryth­mique compo­sée du même nombre de rangs de Round Robin, par exemple une cellule répé­tée de dix notes quand on dispose de dix échan­tillons Round Robin. Dans ce cas, la même note tombera toujours sur le même échan­tillon… Les posses­seurs d’In­de­pen­dence Pro pour­ront eux modi­fier l’ordre, rajou­ter ou enle­ver des pas dans la fenêtre Perfor­mance afin d’évi­ter toute sensa­tion de répé­ti­tion, sachant qu’elle est plutôt impro­bable. Et sachant que les Round Robin sont indé­pen­dants par prise de son.

À l’œuvre

Soyons en phase

Dès que l’on utilise deux micros, se pose le problème de la phase et du hors-phase. Alors quand il s’agit de faire coha­bi­ter trois ou quatre paires repre­nant le même instru­ment ou le résul­tat de ces prises, les problèmes peuvent très vite s’ad­di­tion­ner.

Il faut recon­naître, après avoir écouté toutes les versions Full RR (et (a) Full) de la banque, que le plus grand soin semble avoir été consa­cré à éviter ce problème. Mais quelques prises présentent quand même  du hors-phase carac­té­risé. J’ai mis de côté les brefs passages, qui ne sont pas réel­le­ment à prendre en compte. En revanche, quand le signal est non corrélé de façon conti­nue, il y a risque en mono en termes de préci­sion et de contenu.

Voici les quelques prises pouvant poser problème (entre paren­thèses, les zones les plus flagrantes) :

• Front : Pandeiro, Bonang (de E6 à B6)

• Room : Mbira (de G4 à D5), Saron 1 (de C4 à F5), Clave Set, Bala­fon 2 (C#2 à F3, F#4 à G#4, B4 à E5), Saron 2 (E4 à G4)

• Hall : Bala­fon 2 (C4 à D#4,  B4 à D#5), Saron 2 (C4 à F4), Banana Bell, Djembe 3 et 4, Jing, Muzhar

On le voit, au regard du nombre de fichiers de la biblio­thèque, le pour­cen­tage est ridi­cule. Préci­sons qu’il n’y aucun cas d’an­nu­la­tion totale, mais des creux à certaines fréquences. Le travail de l’édi­teur, vu le prin­cipe, reste à saluer.

 

 

 

Notons tout d’abord le mapping employé : à l’ex­cep­tion des instru­ments chro­ma­tiques, les instru­ments sont répar­tis sur le clavier de façon diato­nique, pourquoi pas, mais qui peut aussi étendre inuti­le­ment la tessi­ture quand on privi­lé­gie le jeu direct. Commençons par écou­ter quelques instru­ments, en acti­vant au fur et à mesure les diffé­rentes prises de son. Ainsi de ce Pandeiro, qui fera entendre dans l’ordre Close, Front, PZM, Room et Hall, aux volumes et Pans d’ori­gine (on note la prise Front qui montre des problèmes de hors-phase, voir aussi enca­dré). La réso­nance a été légè­re­ment écour­tée pour les besoins de l’exemple.

 

 

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Puis toutes les prises ensemble, avec réglages par défaut, puis avec diffé­rents mixes depuis l’in­ter­face.

 

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Même succes­sion pour le Tabal 1.

 

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Puis plusieurs mixes diffé­rents de toutes les prises.

 

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Evolution Series World Percussion

Première consta­ta­tion, qualité sonore irré­pro­chable. Ensuite, le nombre de varia­tions offert est assez consé­quent, entre les volumes et les pans (pas trop solli­ci­tés dans les exemples ci-dessus). On peut très faci­le­ment passer ainsi d’une acous­tique très inti­miste, en proxi­mité, à des effets sonores très ciné­ma­tiques, percus­sions énormes, holly­woo­diennes. Le prin­cipe et la mise en œuvre sont une réus­site : même si tout n’est pas exempt de petits défauts.

Le manuel préci­sant l’uti­li­sa­tion d’une “world-class scoring stage” sans autre indi­ca­tion de pièces, et suite à l’écoute à volume égal des prises Room et Hall, on peut suppo­ser qu’il s’agit de la même pièce, et que l’ob­ten­tion des “pièces” Room et Hall est en fait due à un jeu de place­ment diffé­rent de micros (distance, direc­ti­vité et écar­te­ment) plutôt qu’à l’en­re­gis­tre­ment séparé dans deux pièces diffé­rentes. Ce que m’a confirmé l’édi­teur une fois la ques­tion posée : “Room and Hall stands for two different micro­phone sets placed within the same room. The Hall micro­phone is posi­tio­ned further back than the Room micro­phone”.

On notera parfois une baisse signi­fi­ca­tive de niveau de l’une ou l’autre prise par rapport aux autres instru­ments, en géné­ral, au niveau des Room et Hall. Sans comp­ter une laté­ra­li­sa­tion à gauche pour les Hall et un peu moins pronon­cée à droite pour les Room. Un exemple parmi d’autres, la prise Hall de la Dara­buka 1 Stereo, très orien­tée à gauche :

 

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On s’aperçoit rapi­de­ment dans les divers fichiers présen­tant cette balance que le micro droit reprend nette­ment moins de tran­si­toires que le micro gauche, donc présente moins d’at­taque/hautes fréquences, alors que les niveaux RMS sont en fait quasi­ment égaux. De très rares cas laissent suppo­ser une inver­sion de fichiers : ainsi de Room et Hall du Bonang Stereo.

 

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On peut aussi parfois regret­ter la stéréo trop large sur quelques prises Front, car peu réaliste, comme sur ce Jenglong, qui ne couvre qu’une octave et une tierce mineure, mais qui passe allè­gre­ment d’un pan gauche à un pan droite.

 

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Cas unique, le canal droit des PZM du Djembe 4 est complè­te­ment saturé/haché sur certains échan­tillons des notes C4 et D4, sur les couches de vélo­cité 100–115 et 116–127. L’exemple fait entendre les deux canaux, puis avec un pan vers la droite.

 

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Evolution Series World Percussion

Néan­moins, le détail des instru­ments est éton­nant, la préci­sion et la qualité de l’en­re­gis­tre­ment sont à féli­ci­ter.  Certains disposent même de KeyS­witches (touches jaune orangé) permet­tant de passer d’une variante à l’autre, d’une version réso­nante à une version étouf­fée. On peut cepen­dant regret­ter que quelques instru­ments soient moins riches que d’autres, comme les Surdos, par exemple, qui ne proposent que deux frappes, une  réso­nante, l’autre étouf­fée, sans les carac­té­ris­tiques jeux avec la paume, ni la frappe de la batte sur le cercle. D’un autre côté, si l’on consi­dère les Timpani stéréo, on dispose de programmes avec mailloches ou baguettes, de cinq prises de sons par programme, de jusqu’à 10 couches de vélo­cité par prise, de 10 échan­tillons Round Robin par couches et de 48 fichiers Midi les déclen­chant. Et ceci unique­ment pour la main droite, puisqu’est aussi dispo­nible la même chose pour la main gauche…

 

 

Voir le Midi à sa portée

Evolution Series World Percussion

Reve­nons aux fichiers Midi. La banque intègre en effet pour la quasi-tota­lité des instru­ments et Sets des fichiers Midi (le nombre varie, attei­gnant 48 pour les Timpani), qui peuvent être déclen­chés direc­te­ment depuis l’in­ter­face du logi­ciel grâce au clavier virtuel (les touches de commande sont vertes), depuis la DAW en program­ma­tion, ou depuis un clavier externe (avec trans­po­si­tion, puisque certains fichiers sont mappés à partir de C-1, ou C-2 suivant la norme Midi choi­sie). Ces fichiers Midi sont divi­sés en deux caté­go­ries, des grooves complets mappés chro­ma­tique­ment et des “tech­niques” de jeu avec une répar­ti­tion diato­nique. Très variés et inven­tifs, ces grooves sont parfaits pour appré­hen­der l’ins­tru­ment chargé, même s’ils n’usent pas forcé­ment de toute la palette sonore dispo­nible, de tous les échan­tillons propo­sés.

Néan­moins, ils peuvent être très utiles comme base de déve­lop­pe­ment, d’au­tant que les tech­niques sont impec­ca­ble­ment exécu­tées et feront gagner beau­coup de temps dans la program­ma­tion des figures posant habi­tuel­le­ment problème telles les trilles, cres­cen­dos/dimi­nuen­dos, flas, ras et autres subti­li­tés indis­pen­sables pour donner du réel à une partie de percus­sion. Et puis surtout, on n’a pas droit à une énième tenta­tive de synchro au tempo via un algo­rithme de time-stretch plus ou moins réussi. Avec le fichier Midi, tout est toujours au tempo, et le nombre d’échan­tillons de Round Robin permet d’évi­ter tout effet mitraillette tout en dispo­sant des réso­nances. Même si ces réso­nances, parfois, peuvent sembler irréa­listes certains instru­ments frap­pés à nouveau ne conti­nuant pas, dans la réalité, à réson­ner. Jamais content…

Evolution Series World Percussion

Deux petits points à regret­ter, cepen­dant : il manque des figures atten­dues, des grooves indis­so­ciables de certains instru­ments. Un seul exemple : il n’y a pas de clave son, bossa, tres-dos ou dos-tres, ou baiao pour le Clave Set… Et d’autre part, lors de l’uti­li­sa­tion de Multis ou de Sets, le clavier du logi­ciel ne déclenche que le son du Layer sélec­tionné, impos­sible donc de véri­fier rapi­de­ment à la souris que l’on a choisi le bon rythme.

Enfin, il convient de saluer la mise à dispo­si­tion de tous les fichiers Midi hors inter­face, c’est-à-dire utili­sables direc­te­ment par glissé-déposé dans la page Arran­ge­ment de votre DAW, avec toutes les modi­fi­ca­tions, rajouts, effa­ce­ments, modi­fi­ca­tions de quan­ti­fi­ca­tion (on connaît la puis­sance de Logic à ce sujet) que cela suppose.

Voici quelques exemples de grooves issus des Inspire Sets, très parlants. On trou­vera aussi chez l’édi­teur de très bonnes démos, sous forme de compo­si­tions complètes, mais aussi montrant plusieurs percus­sions et grooves sans autre instru­ment, le tout à cette adresse.

 

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Bilan

Posi­tif. Très posi­tif. Bien sûr, il y a des reproches ici ou là. Mais aucun produit n’est parfait. Consi­dé­rant la qualité de la prise de son, le nombre d’ins­tru­ments et tout aussi impor­tant, le nombre de varia­tions d’un même instru­ment ou ensemble d’ins­tru­ments (deux Bala­fons, six Djembes, quatre Snares, deux Dun Sets, six Rebana Sets, trois Dara­bu­kas, trois Surdos, un Conga Set de quatre fûts, etc.), les fichiers Midi, les tech­niques de jeu, les Inspire Sets, les décli­nai­sons pour corres­pondre aux diffé­rentes confi­gu­ra­tions infor­ma­tiques, le prin­cipe multi­prise de son, le surround, la souplesse d’uti­li­sa­tion, la qualité du moteur audio Engine, des effets inté­grés, de l’ex­cellent mixeur inté­gré et tant d’autres quali­tés, les reproches noti­fiés durant ce test semblent de peu d’im­por­tance. Et les idées arrivent dès que l’on pose les doigts sur le clavier, les sons sont source d’ins­pi­ra­tion, un critère (person­nel, pour le coup) qui ne (me) trompe pas.

Nul doute que la banque séduira les compo­si­teurs à l’image, mais aussi les musi­ciens dési­reux d’ac­qué­rir une banque rela­ti­ve­ment complète, faisant appel aux instru­ments les plus emblé­ma­tiques. Un très beau résul­tat pour, de plus, ce qui est un premier produit.

Points forts
  • Son
  • Concept multiprise
  • Instruments très détaillés
  • Nombreuses versions d’un même instrument
  • Nombre de couches et d’échantillons Round Robin
  • Durée audio/résonance non tronquée
  • Intégration au sein d’un environnement puissant
  • Plusieurs versions pour différentes configurations
  • Keyswitches
  • Page Quick Edit simple et pratique
  • Boutons Mute
  • Programmes surround
  • Programmes World Inspire Sets
  • Gestion simple du surround
  • Fichiers Midi intégrés et disponibles séparément
  • Nombreux grooves
  • Techniques de jeu très utiles
  • Pas de synchro via time-stretch
  • Gestion du multicœur
  • Compatible avec Independence Pro
Points faibles
  • Temps de chargement trop long
  • Versions Full RR et Surround très exigeantes en CPU/RAM
  • Manque certains grooves typiques
  • Quelques instruments peu détaillés (Surdo)
  • Balance des Hall et Room parfois trop latéralisée
  • Stéréo parfois trop large
  • Rares problèmes (légers) de phase
  • Canal droit PZM Djembe 4
  • Pas de boutons Solo
  • Potards rotatifs pas faciles à “attraper”

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