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The Sound of Silence

Test du Racksen Silent PC d'Alsentech

8/10
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Alsentech Silent PC
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Alsentech Silent PC

PC de bureau de la marque Alsentech .

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Avis à ceux qui montent le son des enceintes pour couvrir le boucan du PC, à ceux qui en ont marre d'entendre le ventilo de l'alim sur toutes leurs prises de son : avec le Silent PC, Racksen a mis au point un PC en rack si silencieux qu'il va immanquablement faire du bruit.

 

Si l’on consi­dère que le studio idéal est un endroit où aucun bruit indé­si­rable ne doit pertur­ber la musique, force est de recon­naître que le PC lambda, avec ses disques durs qui crépitent et ses venti­la­teurs qui moulinent, n’a rien de très indiqué. Que vous travailliez en studio ou en home studio, vous ne pouvez pas vous permettre de poluer votre espace d’au­di­tion avec un bruit continu ; pour reprendre une analo­gie de mon collègue Mr Data­base, cela revien­drait, pour un graphiste, à travailler avec le soleil dans les yeux… Au delà de ce para­si­tage du moni­to­ring, la chose s’avè­rera extrê­me­ment gênante si vous devez faire des prises de voix ou d’ins­tru­ments acous­tiques et que vous ne dispo­sez pas d’une cabine d’en­re­gis­tre­ment : vous êtes alors à peu près sûr d’en­tendre votre PC sur toutes vos pistes.

Un bon PC pour l’au­dio est donc avant tout un PC silen­cieux au possible. Or, la chose n’a rien de très évidente si l’on consi­dère que la conti­nuelle montée en puis­sance des ordi­na­teurs va de paire avec les bruit qu’ils génèrent, comme on le constate en obser­vant le cas parti­cu­lier du proces­seur.

 

Des problèmes de refroi­dis­se­ment

Fonc­tion­nant à des cadences toujours plus élevées (les fameux Mhz et Ghz qui traduisent le nombre de cycles réali­sées par le proces­seur à la seconde), ces derniers consomment toujours plus d’élec­tri­cité et dégagent plus de chaleur. Les construc­teurs ont beau opti­mi­ser l’ar­chi­tec­ture de leurs produits pour limi­ter ces phéno­mènes, il n’en reste pas moins que les proces­seurs actuels ne sauraient fonc­tion­ner correc­te­ment sans être effi­ca­ce­ment refroi­dis. A titre d’exemple, notre confrère Tom’s Hard­ware a d’ailleurs tenté de reti­rer le système de refroi­dis­se­ment d’un proces­seur au beau milieu d’une partie de Quake III Arena : au mieux, les perfor­mances chutaient de manières dras­tique (proces­seurs Intel), au pire le proces­seur se consu­mait litté­ra­le­ment avec une tempé­ra­ture en surface de 370 ° (proces­seurs AMD).

Conclu­sion : pour remplir son rôle, un proc’ se doit d’être main­tenu à sa tempé­ra­ture de fonc­tion­ne­ment par un système de refroi­dis­se­ment effi­cace. Or c’est préci­sé­ment ce dernier (un venti­la­teur dans la plupart des cas) qui génère du bruit.

Sans aller jusque là, il faut bien refroidir un PC pour qu'il fonctionne...

D’ailleurs, il convient d’évoquer non pas un système de refroi­dis­se­ment, mais des systèmes de refroi­dis­se­ment, dans la mesure où le proces­seur n’est pas la seule chose qui chauffe dans un ordi­na­teur. L’ou­ver­ture d’un PC stan­dard est, à ce titre, riche d’en­sei­gne­ment : outre le ventilo du CPU, on trouve ainsi un venti­la­teur sur l’alim, un autre sur la carte graphique (puisqu’elle est, elle aussi, pour­vue d’un proces­seur), un ou plusieurs venti­la­teurs assu­rant la circu­la­tion d’air dans le boîtier, et même, dans certains cas, un dernier petit ventilo sur le chip­set de la carte mère (encore un proces­seur d’ailleurs). Autant dire que tout ce petit monde ne manque pas de se faire entendre. Et c’est sans comp­ter sur nos amis les disques durs et les lecteurs/graveurs DVD qui parti­cipent de la caco­pho­nie à grands coups de rota­tions et de crépi­te­ment, tout en chauf­fant, cela va sans dire.

Conscient de ce problème et des besoins de silence de nombreux utili­sa­teurs (musi­ciens, ingés son, produc­teurs broad­cast, etc.), plusieurs construc­teurs de maté­riel sont partis à la quête du meilleur rapport perfor­mance/bruit qui soit. C’est sur ce marché encore nais­sant que les français de Rack­sen entendent s’im­po­ser, et notam­ment par le biais de la gamme Silent PC que nous avons pu tester.

Première approche

Le Silent PC de Racksen

Avec son boîtier en métal noir au format rack 4U, la bête est, à première vue, aussi belle que lourde. A n’en pas douter, le Silent PC n’en­tend pas riva­li­ser avec les bare­bones ques­tion porta­bi­lité : si vous devez le trim­bal­ler souvent, il faudra donc prévoir le Flycase à roulet­tes…

A droite, une trappe en verre fumé et fermant à clé s’es­ca­mote pour donner accès aux diffé­rentes baies. Outre le lecteur de diquettes/carte Flash/Smart Media au format 3 ½ pouces, on dispose ici de 3 empla­ce­ment 5 ¼ pouces, dont un était occupé, sur le modèle testé par un lecteur/graveur de DVD Plex­tor PX-712A, un double couche d’ex­cel­lente facture qui, s’il n’est pas spécia­le­ment réputé pour son silence, est reconnu pour sa fiabi­lité et sa soli­dité.

Façade du Silent PC de Racksen

Au dessus de ce dernier, deux baies sont condam­nées : elles accueillent en fait, à l’in­té­rieur de la machine, les deux disques durs sur lesquels nous revien­dront. L’oc­ca­sion de remarquer néan­moins que le format en rack limite l’uti­li­sa­teur à deux unités de stockage embarquée.

Finis­sons la descrip­tion de cette portion de la façade en évoquant le bouton de mise en marche et le bouton Reset. A noter que ce dernier n’est pas ridi­cu­le­ment petit, comme sur la plupart des tours ou des boîtiers Desk­top : on n’aura donc pas à se munir d’une allu­mette ou d’une épingle à cheveux pour le pres­ser en cas de plan­tage, et c’est tant mieux. On dispose enfin à ce même endroit de deux LED témoins, attes­tant pour l’une de la mise sous tension de l’or­di­na­teur, et pour l’autre de l’ac­ti­vité du disque dur.

Dans la partie gauche de la façade, une autre trappe main­te­nue fermée par une « vis à molette » permet, lorsqu’elle est ouverte d’ac­cé­der à la grille d’aé­ra­tion du boîtier. L’oc­ca­sion de décou­vrir le seul ventilo gérant la circu­la­tion d’air dans le rack : un modèle ADDA de 12 cm, soit une bonne taille qui permet à vitesse égale, de bras­ser plus d’air qu’un petit ventilo. Ou plutôt, à vitesse moindre (et donc à bruit moindre), d’en bras­ser autant. A noter qu’un joint de sili­cone fait le tour du ventilo en ques­tion : une bonne inten­tion dont on rela­ti­vi­sera la portée étant donné que le venti­la­teur est vissé au boîtier et que les vis en ques­tion sont suscep­tibles de conduire les vibra­tions.

Il convient à présent d’ôter le capot supé­rieur de la bête, histoire d’exa­mi­ner son anato­mie interne. La chose se fait en dévis­sant deux autres «  vis à molettes  » à l’ar­rière : c’est simple et nette­ment plus agréable que d’avoir à jouer du tour­ne­vis cruci­forme pour accé­der aux entrailles de la machine.

Au coeur du Silent

Intérieur du Silent PC de Racksen

Ce qui frappe à l’ou­ver­ture, c’est la sensa­tion d’es­pace. En dépit de nombreux câbles dont certains sont main­te­nus à la paroi du boîtier par des guides en plas­tique, le Silent PC fait dans l’aéré et le spacieux.

Au fond à droite, première bonne surprise : une alimen­ta­tion Antec Phan­tom. Déli­vrant une puis­sance de 350 Watts, cette dernière a la parti­cu­la­rité d’être dépour­vue de venti­la­teur (c’est une alim 'Fanless’, comme disent les anglo-saxons, qui utilise donc un système de refroi­dis­se­ment passif). Voilà qui élimine déjà une des causes de nuisance sonore tout en assu­rant une alimen­ta­tion élec­trique de qualité. A 200 € l’alim, le contraire eût été dommage !

L'alim fanless du Silent PC de Racksen : une Antec Phantom

Sacri­fiant à la mode du tuning PC, Antec a doté la Phan­tom d’un néon bleu s’al­lu­mant lorsqu’elle est sous tension.

En vis-à-vis de ce détail, on se réjouira de savoir qu’il est possible de décon­nec­ter les câbles d’ali­men­ta­tion (au format Molex ou SATA) qui ne sont pas utili­sés : faire la chasse au super­flu, c’est privi­lé­gier l’ordre et l’es­pace à l’in­té­rieur du boîtier, et par consé­quent l’aé­ra­tion.

Une alim de rêve donc, qui est ici connec­tée à une carte mère AOpen.


La carte du PC

L’ave­nir du Silent

A l’heure où ces lignes sont écrites, AOpen a d’ores et déjà annoncé la relève de la carte mère i855G­MEm-LFS ici utili­sée.

Nette­ment mieux équi­pée, la i915GMm-HFS se base, comme son nom l’in­dique sur le tout nouveau chip­set i915 d’In­tel, lequel reçoit les Pentium M sur socket 479 et apporte une foule de nouvelles fonc­tion­na­li­tés par rapport à l’i855. Entre autres choses, on évoquera la présence de 4 slots de mémoire (2 DDR et 2 DDR2 avec support du mode Dual Chan­nel), la gestion des normes SATA et SATA 2, l’in­té­gra­tion de connec­tiques DVI, S-Video et HDTV et le passage du son en 7.1. A noter que le bon vieux bus AGP est aussi aban­donné au profit d’un port PCI Express x16, tandis que la tech­no­lo­gie Silent­BIOS devrait permettre de gérer le bruit du PC.

Voilà qui laisse présa­ger du meilleur pour les Silent PC à venir, en atten­dant la venue des cartes au format BTX, pensée pour amélio­rer la circu­la­tion d’air à l’in­té­rieur des boîtiers… Plus d’in­fos ici.

 

La carte mère AOpen du Silent PC de Racksen

Dans une config aussi soignée, la présence d’une carte mère AOpen peut surprendre. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une mauvaise marque, elle n’a pas la répu­ta­tion des leaders du marché que sont Asus­tek, Abit et MSI.

A première vue, la belle ne dispose d’ailleurs pas d’un équi­pe­ment extra­or­di­naire : en plus du port AGP 4x, on ne trouve que 3 ports PCI et surtout, on n’a droit qu’à 2 slots de RAM DDR seule­ment (vous serez donc limi­tés à 2 × 1 Go de RAM, ce qui peut s’avé­rer juste si vous comp­ter utili­ser de grosses collec­tions de samples, telles que la Vienna, BFD et consors) !

Connectique du Silent PC de Racksen

La connec­tique à l’ar­rière est, elle-aussi, tout ce qu’il y a de plus banal : outre les ports PS/2, Clavier, Série, Paral­lèle et VGA, et les connec­teurs Minijack de l’in­ter­face audio embarquée (Entrée Micro, Entrée Ligne et Sortie Casque/HP), on dispose de 2 connec­teurs réseau (un bon point de ce côté) et de 4 port USB 2.0 auxquels viennent s’ajou­ter 2 ports Fire­Wire et 2 ports USB 2.0 supplé­men­taires sur un bracket qui occupe une baie à l’ar­rière du PC.

Certes, la carte est compa­tible SATA et supporte le Raid 0 comme le Raid 1 mais cela ne la diffé­ren­cie pas de la plupart de ses concur­rentes mieux pour­vues en termes de connec­tique et de fonc­tion­na­li­tés. Bref, si rien ne manque, rien ne semble justi­fier le choix de cette carte mère, si ce n’est ce petit carré de sili­cium qu’on découvre sous un venti­la­teur AOpen : un Pentium M.

Pentium M, avec un M comme Musi­cien

Un Pentium M sous le ventilo...

C’est là en effet que se situe la prin­ci­pale origi­na­lité du Silent PC. Pour ceux qui ne le connaî­traient pas, le Pentium M est le proces­seur déve­loppé par Intel à desti­na­tion des ordi­na­teurs portables. Le cahier des charges qui a présidé à sa concep­tion était simple : offrir les meilleures perfor­mances possibles tout en consom­mant peu d’éner­gie pour écono­mi­ser les batte­ries du portable et prolon­ger son auto­no­mie. Or, qui dit 'consom­ma­tion éner­gé­tique faible’ dit 'faible déga­ge­ment de chaleur’ et par consé­quent, besoin moindre en terme de refroi­dis­se­ment.

Et c’est vrai que dans les faits, le Pentium M est une vraie petite tuerie en terme de rapport consom­ma­tion/perfor­mance. A cadence moindre, il parvient dans certains domaines à riva­li­ser et même à battre les plus rapides des Pentium IV. Certes, cette supé­rio­rité n’est pas de rigueur dans tous les domaines d’ap­pli­ca­tions mais il n’en reste pas moins qu’avec le Pentium M, Intel semble concur­ren­cer ses propres Pentium IV (je vous recom­mande à ce sujet la très instruc­tive lecture du compa­ra­tif réalisé par Hard­ware.fr). La chose n’a pas échappé à quelques petits malins qui se sont mis en tête de construire des cartes mères pour l’uti­li­ser dans des configs clas­siques. Au nombre des rares qui ont tenté l’aven­ture, on citera DFI et AOpen, qui signe cette i855G­MEm-LFS.

Un chouette dissipateur pour refroidir le chipset de la carte AOpen

Cette dernière a en outre le bon goût d’uti­li­ser un dissi­pa­teur formant le nom « AOpen » en une déli­cieuse extru­sion, plutôt qu’un venti­la­teur pour refroi­dir le chip­set i855 qui l’anime. Moins enga­geant, le venti­la­teur qui surmonte le proces­seur est, lui aussi, de marque AOpen.

Paramétrage logiciel de la vitesse du ventilateur dans le Silent PC de Racksen

Si l’on appré­ciera la possi­bi­lité de contrô­ler sa vitesse via un petit varia­teur ou par le biais d’un logi­ciel fourni, on pourra regret­ter en revanche que Rack­sen ne lui ait pas préféré un modèle réputé pour son silence, comme on en trouve chez Zalman par exemple.

Reste que, selon Rack­sen, le Pentium M chauffe si peu qu’il peut se passer d’une solu­tion de refroi­dis­se­ment active.Une infor­ma­tion à prendre avec prudence. Si la chose ne dégrade pas le proces­seur sur le moment, elle peut en effet nuire à ses perfor­mances à plein régime. Et j’ai­me­rais mieux ne pas voir ce qui advient d’une proces­seur sans venti­la­teur poussé dans ses retran­che­ments sur une durée rela­ti­ve­ment longue, ou par une cani­cule comme nous en avons connu il y a quelques temps…

Et pour le stockage ?

Les caloducs Zalman refroidissent les disques dur dans le Silent PC de Racksen

Il nous reste à présent à abor­der le cas des disques durs qui, eux aussi, ont fait l’objet d’un soin tout parti­cu­lier. De marque IBM, ces derniers sont des disques SATA propo­sant une conte­nance de 200 Go et agencé en RAID 0 avec deux parti­tions : 1 de 40 Go pour le système et une de 160 Go pour les données.

Un disque dur, ça chauffe et, après tous ces efforts consen­tis pour garder une bonne tempé­ra­ture à l’in­té­rieur du PC sans pour autant recou­rir à l’ar­tille­rie lourde du refroi­dis­se­ment, Rack­sen ne pouvait pas ne pas trai­ter ce problème.

Les caloducs Zalman refroidissent les disques dur dans le Silent PC de Racksen

Résul­tat, chacune des deux unités est enser­rée dans un Zalman ZM-2HC2, un système de refroi­dis­se­ment passif à base de calo­ducs en cuivre repor­tant la chaleur déga­gée sur des parois en alumi­nium.

Si cette solu­tion ne vaut pas un refroi­dis­se­ment actif comme l’a montré notre confrère Présence PC, elle a l’énorme avan­tage d’être silen­cieuse. Mieux : elle réduit les nuisances sonores produites par le disque dur en utili­sant de grosses vis en caou­tchouc (Silent block). Résul­tat : le disque dispose d’une fixa­tion souple qui absorbe les vibra­tions et parti­cipe de la chasse au déci­bel décré­tée par Rack­sen.

Tous ces dispo­si­tifs peuvent bien sembler promet­teurs, il faut encore juger sur le terrain de perti­nence du Silent PC. On branche donc le cordon d’ali­men­ta­tion, on presse le bouton Power et on se retrouve à la page suivante

In situ

Le Silent PC ne déçoit pas à l’al­lu­mage. Une fois passée les premières secondes de la mise en route où le lecteur/graveur DVD se met en tempo­rai­re­ment branle, il faut vrai­ment se pencher pour l’en­tendre fonc­tion­ner. Ce serait mentir que de dire que la bête est inau­dible mais il faut en revanche l’ad­mettre : le PC monté par Rack­sen est le plus silen­cieux des PC qu’il m’ait été donné d’uti­li­ser. Une fois le capot fermé, un oreille atten­tive ne décè­lera qu’un léger ronron­ne­ment qu’il doit être possible de réduire en isolant les parois du boîtier. Inter­rogé sur ce sujet, Rack­sen nous a toute­fois confié que les panneau de mousse isolante pour PC avait la fâcheuse tendance à se désa­gré­ger avec le temps : vu le faible gain de silence qu’un tel équi­pe­ment permet­trait de réali­ser, ils ont donc privi­lé­gié la propreté, ce qui est compré­hen­sible.

Et le Silent PC est ici à l’air libre ! Bul doute qu’un fois monté dans un flight case ou dans une baie, au milieu de vos diffé­rents équi­pe­ments audio, il saura parfai­te­ment se faire oublier. La LED témoin rouge qui signale son fonc­tion­ne­ment sera alors plus utile que jamais…

Samplitude + Silent PC : un duo qui fonctionne bien

Côté perfor­mance pure, le bougre ne démé­rite pas, comme en atteste les chiffres obte­nus avec les bench­mark PC Mark 2003 et Wins­tone. S’il ne pren­dra pas toujours l’as­cen­dant sur ses rivaux les Pentium IV et autres Athlon 64, le bébé de Rack­sen offre un rapport silence/perfor­mance réel­le­ment stupé­fiant.

En utili­sant une petite carte M-Audio USB, j’ai ainsi pu travailler sur un projet d’une tren­taine de pistes dans Sampli­tude sans jamais rencon­trer le moindre problème. Certes, l’in­ser­tion d’une réverb à convo­lu­tion sur chaque piste m’a permis de voir les limites de la machine, qui commençait alors à tirer la langue (lag à l’écran et arte­facts audio) mais je n’ai pas subi de décro­chage pour autant : un bilan très posi­tif donc…

Le prix du silence

Les Racksen 1U

Petit mais costaud

Si avec le Silent PC, Rack­sen a voulu rele­ver le défi de faire un ordi­na­teur silen­cieux, on trouve dans l’offre du construc­teur de nombreux autres produits, conçus pour répondre à des attentes diffé­rentes.

Pour la gamme Rack­sen 1U, ce n’est ainsi pas le silence qui figure en premier lieu sur le cahier des charges, mais la compa­cité. Et c’est vrai qu’en embarquant un Pentium IV dans un boîtier 1U de 19 ", Rack­sen propose ainsi une solu­tion à l’ex­cellent rapport perfor­mance / encom­bre­ment. Avec son écran LCD éclairé en façade, la bête semble vrai­ment taillée pour le Live où elle pren­dra discrè­te­ment place au sein d’un rack d’ef­fets. Un rêve pour les musi­ciens qui, à l’ins­tar de Ben Dover, utilisent un séquen­ceur sur scène.

Sachez-le toute­fois : l’usage d’un tel PC est à pros­crire dans le contexte d’un studio / home studio. Pour assu­rer le refroi­dis­se­ment des compo­sants dans un boîtier aussi exigü, le Rack­sen 1U recourt à un système de venti­la­tion aussi puis­sant que bruyant. Résul­tat : le niveau de bruit généré est digne de celui d’un serveur Inter­net, soit bien plus qu’un PC stan­dard. Mais on ne peut pas tout avoir…

La parole est d’ar­gent et le silence est d’or. L’adage n’a jamais été aussi vrai que dans le cas du Silent PC, l’en­trée de gamme se situant aux alen­tours des 3000 €. C’est dit. Ca calme bien tout le monde. Et ça mérite quelques expli­ca­tions…

Il est clair qu’en vis-à-vis des PC à 1000 € qu’on trouve en super­mar­ché ou chez les reven­deurs taïwa­nais, la chose a de quoi refroi­dir plus d’un inté­ressé. Reste qu’à consi­dé­rer la qualité des compo­sants réunis et leurs prix respec­tifs, la facture n’est pas aussi lourde qu’il y paraît.

Outre le boîtier fait maison (et ce qui est fait maison coûte forcé­ment plus cher), l’ori­gi­na­lité de la config à base de Pentium M sale gran­de­ment la facture. Selon Rack­sen, le proces­seur pour portable d’In­tel est 50 % plus cher qu’un Pentium IV à Perfor­mance Rate égal (de ce point de vue un Pentium M cadencé à 2 Ghz équi­vaut à un Pentium IV tour­nant à 3,2 Ghz) cepen­dant que la carte mère AOpen est vendue 5 à 6 fois plus chère qu’une carte mère clas­sique. Ajou­tez à cela les 2 barrettes d’1 Go de RAM DDR de marque King­ston, l’alim Antec, le graveur DVD, les disques durs et leurs calo­ducs, et vous compren­drez qu’un tel coût global n’est en défi­ni­tive pas si éton­nant.

Rack­sen insiste d’ailleurs sur la notion de service qui rentre en ligne de compte dans le prix de la config. Outre la garan­tie d’un an et la hotline gratuite, le construc­teur explique en effet que tous les PC qu’il réalise font l’objet d’une étude préa­lable concer­nant les besoins de l’uti­li­sa­teur. A quel usage destine-t-il son PC, avec quels logi­ciels travaille-t-il, comment procède-t-il pour faire ses sauve­gardes, et cætera, et cætera. Inté­grées au cahier des charges, ces données sont ensuite prises en compte pour bâtir la confi­gu­ra­tion et para­mé­trer l’or­di­na­teur, déter­mi­nant des détails comme le nombre et la taille des parti­tions sur les disques… Les tech­ni­ciens de Rack­sen peuvent même, si besoin est, opti­mi­ser le système dans la base de registre du système d’ex­ploi­ta­tion. Une minu­tie qui a aussi ses avan­tages : c’est ainsi qu’ils furent les premiers à propo­ser des confi­gu­ra­tions RAID pour ProTools…

Le but de tout cela ? Livrer un PC qui soit immé­dia­te­ment prêt à l’em­ploi. Un énorme avan­tage pour tous ceux qui travaillent avec les ordi­na­teurs sans pour autant être infor­ma­ti­ciens ou élec­tro­ni­ciens de métier. Un avan­tage qui relève presque du luxe, d’ailleurs, et qui se paye forcé­ment…

Enfin, il est à noter que Rack­sen consent de nombreux efforts pour se procu­rer des compo­sants de choix. Au-delà de l’uti­li­sa­tion de Pentium M, ils n’ont pas hésité à impor­ter eux-mêmes les kits d’up­grade pour les cartes graphiques P650, présen­tés lors du dernier NAMM par Matrox. Ils sont ainsi les seuls à four­nir des PC gérant 3 écrans à partir de cartes graphiques à refroi­dis­se­ment passif. Là encore, la chose se paye.

Conclu­sion

Indé­nia­ble­ment perti­nente, la solu­tion propo­sée par Rack­sen offre, grâce à un choix judi­cieux de compo­sants, un excellent rapport perfor­mance/silence. Certes, le prix réclamé pour une telle config fait mal au Codevi et les plus fauchés devront passer leur chemin. Reste qu’en terme de qualité comme en terme de service, Rack­sen place la barre plutôt haut. Entre autres clients, la SFP ne s’y est pas trom­pée et a équipé ses cars régies de Silent PC. La preuve s’il était besoin que Rack­sen fait du travail de pro à desti­na­tion des pros.

[+] Silen­cieux et perfor­mant : le pari est gagné.
[+] Qualité des compo­sants.
[+] L’Alim Antec.
[+] Le Pentium M, une vraie réus­site à mettre au crédit d’In­tel.
[+] Boîtier bien pensé.
[+] Un PC prêt pour l’au­dio.

[-] Le prix, même s’il n’est pas injus­ti­fié.
[-] Les limi­ta­tions en terme de connec­tique et d’évo­lu­tion, dues à la carte mère AOpen.

8/10
Points forts
  • Silencieux et performant : le pari est gagné.
  • Qualité des composants.
  • L'Alim Antec.
  • Le Pentium M, une vraie réussite à mettre au crédit d'Intel.
  • Boîtier bien pensé.
  • Un PC prêt pour l'audio.
Points faibles
  • Le prix, même s'il n'est pas injustifié.
  • Les limitations en terme de connectique et d'évolution, dues à la carte mère AOpen.
Auteur de l'article Los Teignos

Si j'avais eu le physique, nul doute que j'aurais fait un grand Sumo, mais vu que je ne pèse que 80 kg, j'occupe mon temps comme je peux entre musique et littérature.

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