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Derniers conseils pour l’automation

Le guide du mixage — 119e partie

Cette semaine, je vous propose de clôturer le chapitre consacré à l’automation par une petite liste fourre-tout de conseils et autres remarques concernant ce sujet et que je n’ai pas réussi à caser ailleurs mais qui me semblent toutefois diablement utiles.

Derniers conseils pour l’automation : Le guide du mixage — 119e partie
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La musique moderne repo­sant souvent sur une struc­ture bien iden­ti­fiable, il peut être très utile d’abor­der l’au­to­ma­tion en se basant sur ce décou­page. En effet, réali­ser une auto­ma­tion par partie (intro/couplet/refrain/break/solo/outro) permet de faci­le­ment accen­tuer la distinc­tion entre lesdites parties. De plus, si vous évoluez de proche en proche, par exemple du refrain vers le couplet suivant, cela faci­lite égale­ment le main­tien d’une certaine cohé­sion entre les parties malgré leurs diffé­rences. Notez qu’il est préfé­rable de ne pas travailler de façon linéaire (intro vers couplet, vers refrain, etc.) sous peine de se retrou­ver à l’étroit lors des passages les plus char­gés de l’œuvre. Il est beau­coup plus simple de juste­ment commen­cer par le climax du morceau, puis d’en­chaî­ner de proche en proche dans un sens ou dans l’autre. Enfin, sachez qu’il peut être pratique de regrou­per au sein d’un même bus les instru­ments rela­tifs à telle ou telle partie lorsque l’ar­ran­ge­ment du titre le permet. Cette façon d’opé­rer offre une certaine souplesse dans la gestion de l’ar­ti­cu­la­tion entre les parties, car il est alors possible de modi­fier le volume, la couleur sonore globale, la largeur stéréo, etc. de façon indé­pen­dante via chacun de ces bus.

L’avè­ne­ment du mixage « in the box » a été une béné­dic­tion en termes d’au­to­ma­tion. Toutes les STAN modernes possèdent une ribam­belle de fonc­tions qui faci­litent gran­de­ment la vie de l’in­gé­nieur du son à ce niveau-là. Malheu­reu­se­ment, ces fonc­tions sont bien souvent spéci­fiques à chaque logi­ciel et il m’est donc impos­sible de vous en dres­ser une liste exhaus­tive ici. Pensez donc à jeter un œil aux possi­bi­li­tés de votre séquen­ceur audio en la matière, cela pour­rait vous éviter pas mal de tritu­ra­tion de cibou­lot et vous écono­mi­ser un temps précieux. Histoire de vous donner une idée de ce dont il est ici ques­tion, voici un aperçu des fonc­tions du genre.

Les prin­ci­pales fonc­tions d’au­to­ma­tion dans les STAN

Automation 119

La plupart des STAN disposent d’une fonc­tion de copier/coller de tout ou partie d’une ligne d’au­to­ma­tion. Or, comme nous venons tout juste de le voir, la musique moderne repose souvent sur une struc­ture en blocs bien défi­nis­sables, mais surtout ces blocs peuvent se répé­ter tout au long du morceau ! Il peut donc être utile de réali­ser l’au­to­ma­tion d’une occur­rence de l’un de ces blocs et de la copier pour l’ap­pliquer aux blocs simi­laires. Atten­tion cepen­dant, afin de préser­ver l’in­té­rêt de l’au­di­teur sur la durée, je vous conseille tout de même d’in­tro­duire certaines varia­tions d’au­to­ma­tion, ce qui n’est vrai­ment pas la mer à boire lorsque l’au­to­ma­tion du bloc source sert de base.

La fonc­tion VCA n’est malheu­reu­se­ment pas présente dans tous les séquen­ceurs, mais si c’est le cas pour le vôtre, je vous invite à vous pencher dessus tant cet outil est puis­sant.

Autre fonc­tion inté­res­sante : le grou­pe­ment de certains para­mètres entre plusieurs pistes. Les STAN qui en disposent permettent de lier les para­mètres tels que le volume, le mute, le solo, ou le pano­ra­mique de plusieurs pistes. Mine de rien, cela peut s’avé­rer diable­ment pratique lors de l’au­to­ma­tion en temps réel, surtout si vous ne dispo­sez pas d’une surface de contrôle digne de ce nom.

Dernier exemple d’ou­til bien pratique : la modu­la­tion de para­mètres en fonc­tion du signal de la piste à auto­ma­ti­ser, voire d’une autre piste. Imagi­nez un peu, le niveau dry/wet d’une réver­bé­ra­tion qui s’ajuste en fonc­tion du niveau du signal de la voix, ou bien encore une égali­sa­tion sur un instru­ment qui s’en­clenche unique­ment lorsqu’un autre instru­ment est présent ; et tout ça de façon auto­ma­tique, sans avoir à réali­ser une quel­conque auto­ma­tion. En voilà une fonc­tion puis­sante ! Bref, vous l’au­rez compris, une lecture du chapitre « Auto­ma­tion » du manuel de votre STAN n’est pas forcé­ment inutile.

Auto­ma­tion pour masquer les pains

Malgré tous vos efforts lors des phases d’en­re­gis­tre­ment ou d’édi­tion, il est possible que certaines erreurs d’in­ter­pré­ta­tion subsistent. Or, il se trouve que l’au­to­ma­tion est un excellent cache-misère pour ce genre de cas ! En effet, s’il n’est pas rare que tout le monde se « trompe » exac­te­ment au même moment en situa­tion live, ce n’est pas souvent le cas lors d’un enre­gis­tre­ment effec­tué en piste par piste. Du coup, lorsque vous avez affaire à un « pain » pour un instru­ment donné, utili­ser l’au­to­ma­tion pour mettre en avant un autre instru­ment qui, pour sa part, est irré­pro­chable à ce moment-là masquera habi­le­ment le forfait. Seule une oreille experte pourra décou­vrir le subter­fuge, et encore, sous couvert d’être dans des condi­tions d’écoute opti­males et en étant parfai­te­ment « aware » comme dirait JCVD. Le prin­cipe en action est somme toute le même que celui utilisé par les pres­ti­di­gi­ta­teurs lors d’un tour de magie : détour­ner l’at­ten­tion du spec­ta­teur le temps néces­saire à sa mysti­fi­ca­tion. Et nous savons tous à quel point cela peut être effi­cace.

Faire une parti­tion pour son auto­ma­tion

Automation 120

Concer­nant l’écri­ture de l’au­to­ma­tion en temps réel, j’ai récem­ment croisé un collègue qui utili­sait une méthode à laquelle je n’avais jamais pensé. Ce dernier commence par coucher sur papier une sorte de parti­tion de l’au­to­ma­tion à réali­ser. Puis, il enchaîne avec quelques « répé­ti­tions » en essayant de suivre au mieux la fameuse parti­tion pour enfin écrire l’au­to­ma­tion en temps réels comme une véri­table perfor­mance artis­tique. Je me suis person­nel­le­ment essayé à la chose par la suite et je dois avouer que suivre une parti­tion d’au­to­ma­tion à quelque chose de confor­table tout en donnant de bons résul­tats.

Les limites de l’au­to­ma­tion

Pour finir, vous devez certai­ne­ment croire après la lecture de tous ces articles que je suis un parti­san de l’au­to­ma­tion à tous les étages. S’il est vrai que je consi­dère cet aspect du mixage comme le plus impor­tant de tous, je ne suis tout de même pas complè­te­ment buté et, à mon sens, ce qui doit primer avant tout est le ratio qualité du résul­tat/temps passé à l’ob­te­nir. Ainsi, je vous invite à culti­ver votre esprit critique et votre sens pratique. Lorsqu’un élément néces­site une auto­ma­tion trop lourde, il est souvent beau­coup plus judi­cieux de le dupliquer et d’ap­pliquer les nouveaux réglages pour n’avoir plus qu’à auto­ma­ti­ser le passage de l’un à l’autre via un seul para­mètre. Cette remarque est valable pour les pistes d’ins­tru­ments comme pour les bus auxi­liaires, ou même les effets en eux-mêmes. Après tout, nos STAN ne sont limi­tées que par la puis­sance de notre bécane alors pourquoi s’en priver si la manœuvre ne fait pas trem­bler des genoux votre ordi­na­teur. Je tiens tout de même à nuan­cer ce propos… Il serait fort domma­geable d’ap­pliquer cette méthode de façon systé­ma­tique dès qu’il y a une paire de para­mètres à auto­ma­ti­ser car non seule­ment votre machine de guerre fini­rait par jeter les armes, mais votre session de mixage enfle­rait égale­ment plus que de raison et cela devien­drait vite ingé­rable. Bref, il faut savoir raison garder !

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