Rocktron Cyborg Distortion
+
Rocktron Cyborg Distortion

Cyborg Distortion, Saturation multiple ou autre saturation pour guitare de la marque Rocktron appartenant à la série Cyborg.

Avis
Comparateur de prix
Petites annonces
  • Augmenter ou diminuer la taille du texte
  • Imprimer
test Le Terminator de la disto

Test de la Cyborg Digital Distortion de Rocktron

  • Réagir
  • 0 réaction
  • J'aime
  • Tweet
  • Partager
  • Mail

Rocktron a sorti il y a quelque temps une nouvelle série de pédales numériques, les Cyborgs. Après une pédale de réverbe et une pédale de délai, avec leur grosse carcasse et leurs deux footswitchs, c’est au tour de la distortion de pointer le bout de son nez, nous l’avons testée.

Rocktron a sorti il y a quelque temps une nouvelle série de pédales numériques, les Cyborgs. Après une pédale de réverbe et une pédale de délai, avec leur grosse carcasse et leurs deux footswitchs, c’est au tour de la Digital Distortion de pointer le bout de son nez, nous l’avons testée.

Quand on dit Cyborg, les amateurs de cinéma intellectuel pensent forcément au fameux film avec Jean-Claude Van Damme, quand les gratteux pensent plutôt pour leur part aux pédales numériques de Rocktron. Pourquoi numériques ? Parce qu’elles reposent sur un DSP Motorola et peuvent être pilotées via MIDI. Si le numérique n’a rien d’étonnant dans le contexte des deux précédentes pédales de la gamme, une réverb et un délai, il est déjà moins évident quand on s’attaque à la distorsion, effet roi s’il en est dans le monde de la guitare électrique et bien souvent analogique. Combinant 8 distos dans une seule et même pédale, la petite dernière de la famille Cyborg ne manque toutefois pas d’arguments sur le papier. Voyons sur le terrain si elle a de quoi faire sa place sur votre Pedalboard.

La grosse boîte

 

Rocktron Cyborg DistortionL’esthétique de cette Cyborg Disto reprend en tout point le design et l’ergonomie de ses grandes sœurs. C’est donc un bon gros bloc métallique que nous sortons du carton, de 26,67 x 15,24 x 5,72 cm, soit deux fois et demie plus large qu’une pédale classique. Vu le nombre de switchs et de potards sur l’engin, on se dit que le constructeur aurait pu faire un effort et fabriquer un châssis un peu moins large. La pédale prendra de la place sur votre pedalboard, vous êtes prévenus ! En ce qui concerne le poids, il est, au vu de la taille du boitier, assez léger. Les quatre pads en caoutchouc situés sous la carrosserie font que la Cyborg Distorsion tient bien en place et ne bougera pas trop lors d’une répète ou d’un concert agité ! Le design de l’engin est quant à lui assez particulier, dans le style vieux poste de radio : ce n’est pas super joli, mais il s’agit là d’une appréciation bien subjective et, de toute façon sur scène, le public ne la verra pas, ce qui clot le débat. Au niveau des entrées et sorties, on reste dans le classique côté audio avec une entrée guitare, une sortie vers l’ampli, tandis qu’une petite prise MIDI permet, via un épanoui (fourni), de disposer d’une sortie et d’une entrée. Enfin, on retrouve la prise secteur permettant de brancher l’adaptateur, fourni lui aussi. Notons dès à présent qu’il sera impossible d’utiliser la pédale avec des piles.

Parmi les choses appréciables, on notera la qualité des deux footswitchs qui claquent bien et qui résisteront aux coups de tatane appuyés. Sur la partie supérieure, on aperçoit quatre potentiomètres crantés et sans fin, une série de 8 LEDs et un petit switch «2nd function». Contrairement aux footswitchs, les potards ont l’air moyennement résistants. Il ne reste plus qu’à espérer que cela ne reste qu’une impression... Le petit switch est quant à lui difficilement accessible et les gros doigts pesteront sûrement contre la pédale. Pour le reste, rien à signaler, c’est du tout bon !

Branchons maintenant ampli et guitare !

Comment ça marche

 

Rocktron Cyborg DistortionLes quatre potentiomètres ont chacun deux fonctions, sélectionnables via le petit switch situé sous les potards de droite. Ainsi, le premier potard permet de naviguer parmi les huit presets, chaque LED correspondant alors à un preset, mais aussi de régler le seuil du système de réduction de bruit maison, le Hush. Ce dernier agit comme un expandeur et contrôle le volume du signal quand ce dernier passe sous le seuil établi par l’utilisateur.

Les trois autres potentiomètres permettent de changer le type de la modélisation (8 disponibles), le gain et le volume en sortie. En poussant le petit switch sur la droite, on peut accéder aux paramètres de l’égaliseur trois bandes : bass, middle et treble. Les 8 LEDs font alors office d’affichage de valeur pour le réglage en cours de modification. Pour éviter à l’utilisateur de se tromper de mode, les LEDs se mettent à clignoter rapidement (attention aux crises d’épilepsie !) lorsque le switch est sur la droite (mode 2nd function).

Le fait de pousser ce petit switch permet aussi de sauver le preset après modification. Il faudra pour cela laisser appuyer sur le footswitch de droite et le tour sera joué. Pour changer de preset via les footswitchs, il faudra laisser appuyé celui de gauche puis appuyer sur celui de droite pour faire défiler les 8 presets pour enfin valider avec le footswitch de droite. C’est un peu long et compliqué, surtout sur scène. La chose sera sans doute plus aisée en branchant un pédalier MIDI via le connecteur adéquat. Il sera aussi possible d’accéder à d’autres presets (jusqu’à 128), ce qui rend l’adjonction d’un pédalier MIDI très intéressant. Cerise sur le pompon, le pédalier MIDI permettra de contrôler simultanément plusieurs pédales de la série Cyborg, comme le délai ou la réverbe. L’avantage d’acheter un pédalier MIDI est donc triple, dommage que la Cyborg ait une ergonomie très discutable sans.

Pour chaque preset, une position «solo» est enclenchable via le footswitch de droite, ce qui permet de finalement doubler le nombre de presets. Car vous pourrez faire ce que vous voulez avec ce mode solo, comme mettre un son utilisant une autre modélisation, tout est permis ! Le solo donne donc la possibilité de changer de son en un coup de pied, là où il en faut au moins trois pour changer de preset quand on n’a pas de pédalier MIDI. Si on compte le bypass comme un son (vous aurez alors le son clean de votre ampli), il a donc trois sons par preset (clean, crunch et solo), ce qui peut se révéler suffisant pour la plupart des utilisateurs (un son pour le couplet, un son pour le refrain et un son pour le solo).

Voyons maintenant comment sonne la boiboite...

Et comment ça sonne ?

 

Rocktron Cyborg DistortionLa pédale propose huit modélisations aux noms assez évocateurs : edgy coils qui se destine aux micros simples bobinages, dirty pour salir le son de son ampli, austin au son texan, crunch au son bluesy, corrosive orienté hard et métal, stack simulant les gros amplis à lampes, rectified a un son plus moderne et enfin armageddon un son plus extrême. La palette est donc assez large, du boost à la disto meurtrière en passant par le bon vieil overdrive des familles. Pas de doute là-dessus, vous aurez de quoi faire, surtout avec l’égaliseur trois bandes et le réglage de gain permettant de peaufiner rapidement et simplement le son.

Les sons proposés par la pédale sont de qualité et assez homogènes. En effet, même si la Cyborg propose huit modélisations différentes, ces dernières laissent transparaître la personnalité de la pédale. Les trois premières modélisations (edgy coils, dirty et austin) pourront donner un petit boost à votre ampli et lui donner une couleur différente. Les deux suivantes (crunch et corrosive) sont un peu plus musclées et s’adapteront bien au rock voire au blues de teigneux. Les trois dernières (stack, rectified et armageddon) se destinent plus aux musiques violentes ou extrêmes, comme le métal ou le bon gros rock à tendance stoner. De manière générale, le son est assez chaud mais les distorsions ont pafois tendance à gommer la personnalité de la guitare, comme souvent avec le numérique. Le Hush fait bien son travail, et Dieu sait s’il peut être utile lorsque le gain grimpe. Lorsqu’il est bien réglé, le souffle est fortement diminué sans pour autant «manger» le jeu du guitariste.

Voici quelques exemples des différentes modélisations afin de vous faire une idée plus précise, ils ont été enregistrés avec un ampli Orange Dual Terror, une Telecaster Custom 72 avec des micros P-Rails de Seymour Duncan et une Les Paul Studio :

 

Telecaster :

Sans puis avec la pédale enclenchée

00:0000:00

Rock

00:0000:00
00:0000:00
00:0000:00

Metal

00:0000:00

Telecaster blues sans, puis avec

00:0000:00

Les Paul blues sans, puis avec

00:0000:00

Conclusion

 

Rocktron Cyborg DistortionLa série Cyborg accouche d’une pédale de distorsion pouvant combler les guitaristes désireux d’avoir une jolie collection de distorsions sans pour autant investir dans un gros pédalier multieffet ressemblant à une usine à gaz et proposant des effets parfois excentriques ou inutiles. Ici, pas de chichi, que de la disto et rien que de la disto. Les huit modélisations couvrent un large panel sonore et la robustesse de l’engin semble sans faille.

On pourra regretter le fait de ne pouvoir utiliser des piles ou encore sa taille relativement encombrante. L’ergonomie est aussi assez hasardeuse et l’achat d’un pédalier MIDI peut se révéler assez indispensable, surtout pour la scène. On passe de 16 à 128 presets, le changement de programme est simplifié et il sera possible de contrôler plusieurs pédales Cyborg (peut-être avez-vous besoin d’un délai ou d’une réverb ?) via cet unique pédalier. Pour un peu moins de 300€, la Cyborg Distorsion est une bonne solution pour les guitaristes avides de signaux saturés en tout genre.

 

 

  • 8 modélisations dans une pédale
  • Sons de qualité
  • Couvre une large palette sonore
  • Boitier et footswitchs robuste

  • Ergonomie et seulement 16 presets sans pédalier MIDI
  • Potards qui ne semblent pas super solides
  • Très large, et physique particulier
  • Seulement sur secteur

Soyez le premier à réagir à cet article
Soyez le premier à réagir à cet article Aucun commentaire
  • J'aime
  • Tweet
  • Partager
  • Mail