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JBL LSR4328P
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Test des LSR4328P de JBL

Enceinte de monitoring active de la marque JBL appartenant à la série LSR

test
LSR à écouter

Le marché des enceintes de monitoring de proximité est depuis longtemps l’apanage de quelques marques clés, comme Genelec ou Dynaudio et il est très difficile pour un challenger de se faire une place, tant ces systèmes sont connus et maitrisés par les ingé-sons. Mais c’est sans compter sur JBL qui revient dans le monde du monitoring de studio grâce aux ‘petites’ dernières de la série LSR, les 4300.

Le marché des enceintes de moni­to­ring de proxi­mité est depuis long­temps l’apa­nage de quelques marques clés, comme Gene­lec ou Dynau­dio et il est très diffi­cile pour un chal­len­ger de se faire une place, tant ces systèmes sont connus et maitri­sés par les ingé-sons. Mais c’est sans comp­ter sur JBL qui revient dans le monde du moni­to­ring de studio grâce aux ‘peti­tes’ dernières de la série LSR, les 4300.

 

JBL LSR4328P

En effet, ca n’est pas seule­ment grâce à leurs perfor­mances audio que JBL compte faire rentrer ses LSR dans les studios, mais aussi avec un nombre consé­quent d’in­no­va­tions tech­no­lo­giques. Au cœur des ces inno­va­tions, un système DSP perfor­mant, la mise en réseau et le contrôle total des moni­teurs via un logi­ciel et une connexion USB, et surtout l’adap­ta­tion auto­ma­ti­sée des enceintes à la pièce de mixage est la plus marquante.

C’est un fait : les espaces de mix sont main­te­nant de plus en plus réduits, et n’ont pas forcé­ment une acous­tique opti­male. Le problème le plus courant rencon­tré en mix dans des espaces non trai­tés est une onde station­naire (appe­lée ‘mode’) située géné­ra­le­ment dans les basses fréquences. Cette pertur­ba­tion est le résul­tat d’une mise en réson­nance entre le son direct et le son réflé­chi des enceintes.

 

C’est ce problème que se propose de trai­ter JBL grâce au système RMC (Room Mode Correc­tion) la série LSR 4300. En effet, chaque enceinte intègre un système DSP qui, grâce au micro de mesure livré, va permettre d’iden­ti­fier la fréquence domi­nante gênante et de modi­fier la réponse du système d’écoute grâce à un système de filtres. Et tout ceci auto­ma­tique­ment ! C’est une promesse allé­chante, et nous revien­drons plus préci­sé­ment sur l’ef­fi­ca­cité et le détail de mise en place du système.

Ce sont les LSR4328P que nous testons donc aujour­d’hui, en confi­gu­ra­tion stéréo. Ce sont des enceintes actives 2 voies, le woofer de 8 pouces en néodyme étant ampli­fié par 150 watts et le twee­ter compo­site 1 pouce par 70 Watts. Leur réponse en fréquence affi­chée par JBL est de +/- 1 à 1,5db de 50hz à 20Khz.

 

Décli­nai­son et amélio­ra­tion des LSR 6400, la gamme LSR 4300 compte à ce jour 3 modèles : Les LSR4326P (HP de 6 pouces) les LSR4328P (HP de 8 pouces) et le cais­son de basses LSR4312SP (450 watts, HP de 12 pouces).

Encore des inno­va­tions !

Face avant


Les inno­va­tions ne s’ar­rêtent pas là. En effet, plusieurs autres tech­no­lo­gies issues des LSR 6300 ont été adap­tées à la série 4300 :

 

Tout d’abord, la forme ellip­tique du twee­ter assure une bonne qualité de resti­tu­tion hors axe des fréquences aiguës (Sytème Linear Spatial Refe­rence). Autre­ment dit, ces enceintes doivent permette une meilleure clarté des aigus à la posi­tion de mix, non seule­ment avec le son venant en direct twee­ters, mais aussi grâce à des réflexions plus précises.

 

Le woofer profite lui aussi de la R&D de JBL. Le système ‘dif­fe­ren­cial drive’ basé sur l’uti­li­sa­tion de 3 bobines par driver (dont 2 posi­tion­nés en hors phase à 180°) permet d’avoir un son opti­mal même à faible volume. Encore une fois idéal pour ceux qui mixent dans de petits espaces. De plus, les aimants sont blin­dés de manière à ne pas subir d’in­ter­fé­rences venant par exemple d’écrans CRT.

Débal­lage et mise en place

Comme on pouvait s’y attendre pour des enceintes de cette gamme, la fini­tion est impec­cable, et les poignées inté­grées à la caisse permettent de les instal­ler sans risquer de se démettre le dos (elles sont lourdes !). Ce qui impres­sionne surtout, c’est le nombre de connexions et de contrôles propo­sés par les LSR, jugez plutôt :

Connecteurs face arrière

 

Tout d’abord, les entrées, analo­giques d’abord, sous forme de XLR ou de JACK TRS, commu­tables en +4 ou –10dB, mais aussi numé­riques, S/PDif et AES/EBU. À cela s’ajoutent tous les connec­teurs néces­saires au fonc­tion­ne­ment de la partie DSP des enceintes : reliées via une liai­son RJ45, elles sont ainsi mises en réseau (système Harman HiQnet). Un pavé de switches permet d’iden­ti­fier la posi­tion de chaque enceinte au sein du système (Gauche, Droite, Centre, Arrière droit, Arrière gauche, Sub – Les LSR sont donc parfai­te­ment capables de travail en surround). Un connec­teur mini-jack permet enfin de connec­ter le micro de mesure livré avec les enceintes. Enfin, un connec­teur USB vous permet­tra de connec­ter le système LSR sur votre PC ou votre Mac, et ainsi d’uti­li­ser le logi­ciel ‘LSR Control Center’, sur lequel là encore nous revien­drons…

En face avant on trouve très judi­cieu­se­ment le bouton de mise en service (merci JBL de ne pas nous obli­ger à des contor­sions plus ou moins esthé­tiques afin d’at­teindre un inter­rup­teur situé derrière chaque enceinte) ! L’ac­com­pagnent les boutons permet­tant la sélec­tion des entrées à utili­ser, l’ac­ti­va­tion / désac­ti­va­tion du système RMC, l’ac­ti­va­tion et la désac­ti­va­tion de l’éga­li­sa­tion, les contrôles des basses et hautes fréquences de cette égali­sa­tion (+/- 2dB), un mute, un solo et un bouton permet­tant de rappe­ler les presets d’usine ou ceux créés via le logi­ciel LSR Control Center.

 

À ce stade, il est utile de préci­ser que lorsque les enceintes sont en réseau, ces contrôles sont synchro­ni­sés et réper­cu­tés sur chaque enceinte : par exemple, lorsqu’on monte le volume sur l’une, c’est le volume de tout le système qui monte. Enfin, un très pratique indi­ca­teur de 31 diodes indique le niveau de sortie en dBFS. Cerise sur le gâteau, tous ces contrôles sont repris sur une télé­com­mande (four­nie) !

Control Center et système RMC

Chose encore inha­bi­tuelle avec un système de moni­to­ring, c’est sur l’or­di­na­teur que se passe la première étape de mise en place, avec l’ins­tal­la­tion du logi­ciel ‘LSR Control Center’. Celui-ci  permet un contrôle et un para­mé­trage total du système depuis son ordi­na­teur.

Radiateur arrière

Une fois le logi­ciel installé, et les enceintes mises en réseau et connec­tées en USB sur l’or­di­na­teur, le ‘Con­trol Center’ détecte les enceintes et leur posi­tion­ne­ment (Droite et Gauche dans mon cas) et les place dans un espace de mixage virtuel. Afin d’être la copie virtuelle de votre espace de mixage réel, chaque enceinte peut être posi­tion­née préci­sé­ment par rapport au ‘Hot Spot’ de moni­to­ring. Armé d’un mètre ruban ou assi­milé, j’ai donc mesuré la distance de chaque enceinte par rapport à ma posi­tion de mixage, et je l’ai ensuite repor­tée dans cet espace virtuel pour qu’il soit le meilleur reflet possible de ma confi­gu­ra­tion réelle.

 

Une fois cette étape passée, on a ensuite la possi­bi­lité de gérer depuis le Control Center tous les para­mètres du système : volume, égali­sa­tion, système RMC, sélec­tion des entrées, mute et solo. Avan­tage d’un logi­ciel, chacun de ces jeux de para­mètres peut être sauve­gardé sous la forme de presets.

 

Instal­lées sur mon bureau, dans une pièce assez grande, mais non trai­tée, la première écoute à un certain volume fait effec­ti­ve­ment appa­raitre un bas plutôt brouillé par les fréquences station­naires. Celles-ci sont dues notam­ment à la présence d’une fenêtre et d’un pan de mur très rappro­ché à droite. C’est donc l’en­vi­ron­ne­ment idéal pour tester in situ le système RMC. Pour ce faire, la démarche est assez simple. On branche le micro de mesure sur l’en­ceinte gauche, on l’ins­talle à la posi­tion de mixage, la capsule vers le haut et on lance la procé­dure de cali­brage depuis le logi­ciel. Ensuite tout est auto­ma­tique, les enceintes émettent un signal de cali­bra­tion, et le système RMC calcule la fréquence des ondes station­naires et corrige la réponse en fréquence des moni­teurs via le système de filtres.

 

Une écoute compa­ra­tive notam­ment sur du trip hop (Massive Attack – Protec­tion), riche en fréquences basses, en acti­vant / désac­ti­vant la correc­tion RMC est sans appel : la correc­tion est ultra effi­cace : les station­naires sont très nette­ment dimi­nuées et ne compliquent plus l’écoute, même dans un envi­ron­ne­ment aussi peu prévu pour le mix que peut l’être mon bureau ! Un léger trai­te­ment à l’éga­li­sa­tion (-0,5dB dans les graves) fut seule­ment néces­saire pour avoir un son qui me convienne parfai­te­ment.

À l’écoute

Une fois le système cali­bré, il est temps de se plon­ger dans une séance d’écoute inten­sive avec plusieurs CD’s de réfé­rence dans des styles diffé­rents: clas­sique, jazz, rock, pop et élec­tro.

 

Après une écoute rela­ti­ve­ment longue, on s’aperçoit que ces enceintes sont agréables et surtout peu fati­gantes. Le dôme en soie du twee­ter produit des aigus présents et doux à la fois et les enceintes sonnent de manière natu­relle. Aucun arte­fact ne vient pertur­ber une image stéréo large et détaillée. Même si ces enceintes sont agréables à l’écoute, cela ne les empêche pas d’être analy­tiques : on déter­mine sans problèmes l’em­pla­ce­ment de chaque instru­ment dans l’es­pace stéréo et aucun gros défaut de rendu du spectre n’est percep­tible. Les basses sont bien tenues et précises, et même un peu trop présentes à mon goût comme je l’ai déjà indiqué. Une rapide égali­sa­tion via le Control Center permet d’ajus­ter parfai­te­ment leur rendu sonore.

 

Miles Davis

Miles Davis – Miles Smiles – Circle

Ce qui frappe avant tout à l’écoute, c’est la grande largeur de l’image stéréo. Le son est détaillé, précis, limite chirur­gi­cale, mais tout de même agréable. Sur la trom­pette de Miles, on entend parfai­te­ment le souffle et le bruit des pistons, et on a l’im­pres­sion d’être à côté de la ride. Le bas n’est pas en reste, avec une contre­basse très nette.

The Wall

 

Pink Floyd – The Wall – Run Like hell

Ici encore, beau­coup de détails. Les over­dubs des voix sont très distincts, et on perçoit parfai­te­ment la sépa­ra­tion grosse caisse / basse (pour­tant sur le même temps sur ce morceau). L’image stéréo est parfaite, le posi­tion­ne­ment des délais dans l’es­pace est très clair.

Korn

 

Korn – Korn – Blind

Atten­tion, attaque massive de compres­seurs ! Les LSR se tirent très bien de l’exer­cice, notam­ment au niveau du kick / sub ultra détaillé et distinct. La voix est très ‘dans ta face’ et les sibi­lantes ressortent natu­rel­le­ment. Tous les instru­ments sont bien posi­tion­nés dans le mix.

Joss Stone

 

Joss Stone – Intro­du­cing – Girl They Won’t Believe It

Très bien produit par l’ex­cellent Raphael Saadiq, cet album à mi-chemin entre Soul et R&B, sonne parti­cu­liè­re­ment bien. Sur les LSR, les place­ments sont limpides et la basse très bien conte­nue soutient le timbre très soyeux de Joss Stone, qui ressort parfai­te­ment.

Massive Attack

 

Massive attack – Mezza­nine – Angel

Morceau avec textures assez complexes, chaque élément est distinct. Encore une fois, la basse pour­tant très ronde et sans réelle attaque de ce morceau se délite faci­le­ment sur des enceintes moyennes. La magni­fique voix d’Ho­race Andy est parfai­te­ment resti­tuée, ainsi que la réverbe ‘spa­tia­le’ de la caisse claire lors de la montée, pour­tant très en retrait dans le mix.

Conclu­sion

Logo JBL

 

Ces enceintes ont de multiples avan­tages. Leurs très bonnes perfor­mances audio accom­pa­gnées du système RMC permettent d’en tirer le meilleur rapi­de­ment et dans virtuel­le­ment n’im­porte quelles condi­tions de mixage. Gros avan­tage, les mixes obte­nus sont cohé­rents quelque soit l’en­droit où ils sont faits.

 

De plus, à l’usage, on s’aperçoit que l’er­go­no­mie de ces enceintes est un véri­table atout dans le travail quoti­dien du son : la possi­bi­lité de contrô­ler l’in­té­gra­lité des para­mètres du système par 3 moyens diffé­rents – le Control Center, la télé­com­mande et l’en­ceinte elle-même) donne un confort plus qu’ap­pré­ciable et donc on a bien du mal à se passer ensuite !

Certes, le prix d’un système LSR est consé­quent, mais il est remarqua­ble­ment bien placé par rapport à la concur­rence directe, et propose en plus un package complet puisque le logi­ciel et le micro de mesure sont four­nis.

Award Innovation 2007
Points forts
  • Le son !
  • L'ergonomie
  • La pléthore de fonctionnalités avancées, notamment le système RMC
Points faibles
  • SCV, distributeur de JBL en France, me les reprend la semaine prochaine
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