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Antelope Audio Goliath
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1/75

Test de la Goliath de Antelope

Interface audio Thunderbolt de la marque Antelope Audio

Test écrit
25 réactions
Jalout de ma Goliath
8/10
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Nous avions testé il y a six mois la Zen Tour d’Antelope, la première interface audio au format desktop du constructeur et la seule placée sous la barre des 1500 € dans leur catalogue. L’interface que nous testons aujourd’hui, répondant au doux nom de Goliath, occupe quant à elle le haut du panier avec un tarif de 4600 € et un nombre d’entrées/sorties vertigineux.

Antelope Audio Goliath : Antelope Goliath 2

Depuis 2013 et leur première inter­face audio, l’Orion 32, Ante­lope n’a pas chômé : Zen Studio, Orion Studio, Zen Tour… Leur cata­logue s’est bien étoffé et il ne leur manquait plus qu’un vais­seau amiral, rôle endossé par leur nouvelle inter­face au nom évoca­teur, la Goliath. Avec un blase pareil, on s’at­tend à du très lourd et la liste d’en­trées/sorties confirme cette attente. Au dos du rack 2 U, on retrouve ainsi les 16 (!) entrées analo­giques au niveau micro et ligne avec une connec­tique combo XLR/Jack, les 16 entrées et 24 sorties lignes supplé­men­taires au format D-SUB 25, les deux inserts, la paire de sorties pour les enceintes et la palanquée d’E/Q numé­riques : les deux E/S MADI (64 canaux chacune), les deux E/S ADAT (16 canaux), les 8 E/S AES/EBU sur D-SUB 25 (16 canaux) et l’E/S S/PDIF. Ouf ! Ajou­tez à cela les E/S Word Clock et Atomic Clock, cette dernière étant dédiée au Rubi­dium Atomic Clock de la marque, les connec­teurs USB et Thun­der­bolt ainsi que la prise d’alim (elle est inté­grée), et vous obtien­drez un rack au derrière bien rempli.

Goliath a des bases Zen

Antelope Audio Goliath : Antelope Goliath 5

La face avant possède elle aussi quelques connec­teurs avec les deux sorties ream­ping, les quatre entrées instru­ment ainsi que les deux sorties casques. Le reste nous semble fami­lier et pour cause, l’écran couleur et tactile est le même que celui de la Zen Tour, avec le même défaut de ne pas être aussi précis que celui d’un smart­phone moderne. Les boutons et contrô­leurs sont aussi très simi­laires, avec le gros enco­deur rota­tif prin­ci­pal qui servira prin­ci­pa­le­ment aux volumes des sorties casques et enceintes, le bouton pour acti­ver le talk­back, les boutons mono et mute ainsi que le bouton Ante­lope pour accé­der au mode cali­bra­tion et au reset. Comme pour la Zen Tour, on aurait avoir plus de possi­bi­lité concer­nant ce bouton (un dim ?), mais aussi des potards de volume dédiés aux sorties casques et un véri­table commu­ta­teur on/off (il faut passer par l’écran tactile pour éteindre et allu­mer l’in­ter­face). Du côté des ports USB et Thun­der­bolt nous avons aussi quelques regrets : pourquoi ne pas avoir mis un deuxième port Thun­der­bolt afin de chai­ner l’in­ter­face avec d’autres péri­phé­riques, et pourquoi ne pas avoir proposé de l’USB 3 en lieu et place de l’USB 2 afin de propo­ser plus de 32 canaux ?

Afin de vous faire une idée de l’er­go­no­mie de l’écran, vous pouvez aller voir cette vidéo que nous avions fait à l’époque de la Zen Tour, l’ex­pé­rience étant simi­laire. 

 

De même, la partie logi­cielle reste iden­tique à celle des autres inter­faces de la gamme. Vous pouvez donc aller jeter un coup d’œil à cette vidéo que nous avions fait lors du test de l’Orion Studio.

 

Sachez néan­moins que le renom­mage dans la matrice de routing est désor­mais beau­coup plus lisible et que certains effets ont fait leur appa­ri­tion, comme des nouveaux égali­seurs.

FPGA ?

En parlant de trai­te­ments, il est aussi inté­res­sant de noter que les inter­faces Ante­lope n’in­tègrent non pas un DSP, mais un FPGA (et la Goliath a le plus gros de la gamme, forcé­ment). FPGA, quésaco ? C’est un circuit logique program­mable qui contrai­re­ment au micro­pro­ces­seur n’exé­cute pas de ligne de code, mais possède un réseau de portes program­mables. Les trai­te­ments n’ajoutent aucune latence, car ils font partie inté­grante du FPGA, de plus tout est traité simul­ta­né­ment contrai­re­ment au DSP. Il est possible d’ajou­ter 8 trai­te­ments par canal AFX (et il y a 16 canaux sur la Goliath), mais chaque trai­te­ment possède un nombre limité d’ins­tances simul­ta­nées (géné­ra­le­ment 16, parfois plus). Le FPGA de la Goliath est a priori assez costaud pour pouvoir suppor­ter de prochains ajouts (des effets, par exemple), on devrait donc avoir des mises à jour sympa­thiques dans le futur !

Bench­mark

En USB, avec la mémoire tampon réglée au mini­mum (32 échan­tillons), nous avons obtenu une latence de 3,92 ms en entrée et 3,58 ms en sortie (en 96 kHz). En Thun­der­bolt, la latence est bien moindre avec 1,22 ms en entrée et 0,89 ms en sortie (toujours en 96 kHz), soit de très bons résul­tats.

Afin de tester l’in­ter­face, nous avons fait des bench­marks avec notre APx515 d’Au­dio Preci­sion, et nous allons pouvoir compa­rer les résul­tats à ceux obte­nus avec les inter­faces précé­dem­ment testées.

Voici les résul­tats avec les niveaux lignes, en 96 kHz :

 

Antelope Audio Goliath : Devation Line ±0,035 dB

Avec une dévia­tion de ±0,035 dB, la Goliath est clai­re­ment dans le haut du panier des inter­faces audio que nous avons testées jusqu’ici. La Apollo 8 de Univer­sal Audio fait légè­re­ment mieux (±0,019 dB), la RME UFX+ aussi (±0,023 dB), mais pas la Symphony I/O d’Apo­gee (±0,122 dB). L’in­ter­face d’An­te­lope est donc au niveau, rien à redire. Le résul­tat est d’ailleurs presque iden­tique aux Zen Tour (±0,032 dB) et Orion Studio (±0,037 dB).

Antelope Audio Goliath : THD Line

Côté distor­sion, cela oscille entre 0,001 et 0,002 %, ce qui est un excellent résul­tat, légè­re­ment moins bien que la Symphony I/O (entre 0,0005 et 0,001 %) et du même niveau que la Apollo 8 d’UA et la UFX+ de RME. La Goliath tient son rang et c’est légè­re­ment mieux que la Zen Tour.

Les préam­plis contrô­lés numé­rique­ment offrent 65 dB de gain, ce qui est très conve­nable. Avec les gains réglés sur 34 dB, nous obte­nons ces résul­tats :

Antelope Audio Goliath : Deviation Mic ±0,071 dB

 

Antelope Audio Goliath : THD Mic

Et avec un iPad ?

Ante­lope a sorti une appli permet­tant de pilo­ter la Goliath avec la tablette pommée. L’uti­li­sa­teur pourra régler les préam­plis, les niveaux des sorties casques et des enceintes, mais c’est à peu près tout. Il n’y a pas d’ac­cès à la console virtuelle, aux effets, etc. C’est un bon début, mais on en attend un peu plus.

La dévia­tion augmente légè­re­ment avec les entrées micro (±0,071 dB) et on constate une petite atté­nua­tion dans le bas du spectre. On est pas au niveau de la Apollo 8 (±0,025 dB) ou de la RME UFX+ (±0,021 dB), mais le résul­tat reste meilleur que l’Apogee Symphony I/O (±0,092 dB). C’est honnête, surtout qu’il faut noter que la distor­sion n’aug­mente pas du tout. Le rapport signal/bruit est de 101 dB, ce qui est un peu moins bon que l’Apo­gee (110 dB), la UFX+ (106 dB) et la Apollo 8 (108 dB) et du même niveau que le Fire­face 802 (102 dB), la Metric Halo ULN-8 (100 dB) et la SPL Crim­son (101 dB).

Les résul­tats sont un peu ceux que l’on atten­dait, du même acabit que les Zen Tour et Orion Studio, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

Conclu­sion

La Goliath est plutôt impres­sion­nante avec ses 16 préam­plis inté­grés, ses 64 canaux MADI, ses 16 E/S ADAT, ses 24 sorties analo­giques, ses inserts, ses 4 entrées instru­ments, ses deux sorties ream­ping et ses 2 E/S Word/Atomic Clock. D’un point de vue connec­tique, c’est un monstre. Ajou­tez à cela de bonnes perfor­mances audio, l’écran tactile couleur, le micro de talk­back inté­gré, les trai­te­ments et effets, la compa­ti­bi­lité Thun­der­bolt/USB/Mac/Windows et la console pratique et complète, et vous obte­nez une inter­face audio solide et sûre de ses forces. Certains points faibles rele­vés lors du test de la Zen Tour sont présents ici, comme l’ab­sence de potards pour les sorties casques, de deuxième port Thun­der­bolt et d’in­ter­rup­teur de mise sous tension, mais aussi la réac­ti­vité de l’écran tactile et l’USB 2 limité à 32 canaux alors qu’un USB 3 aurait sans doute permis d’avoir autant de canaux que le Thun­der­bolt. Malgré tout, Ante­lope confirme qu’il faut désor­mais comp­ter sur eux dans le monde des inter­faces audio haut de gamme.

  • Antelope Audio Goliath : Antelope Goliath 2
  • Antelope Audio Goliath : Antelope Goliath 6
  • Antelope Audio Goliath : Antelope Goliath 5
  • Antelope Audio Goliath : Antelope Goliath 4
  • Antelope Audio Goliath : Antelope Goliath 3
  • Antelope Audio Goliath : Antelope Goliath 1

 

8/10
Points forts
  • USB et Thunderbolt
  • Mac et Windows
  • Écran tactile
  • 4 entrées instruments
  • 16 préamplis !
  • 2 inserts
  • Convertisseurs transparents
  • De bons préamplis
  • Deux sorties pour le reamping
  • Deux sorties casques indépendantes
  • 16 E/S ADAT
  • 64 canaux MADI
  • World Clock et Atomic Clock
  • Excellente latence en Thunderbolt
  • Routing simple et complet
  • Possibilité de contrôler l’interface via un ordinateur/tablette/smartphone distant
  • 24 sorties analogiques sur D-Sub 25
  • Micro de talkback intégré
  • Les traitements intégrés, dont des amplis de guitare
  • Possibilité d’enregistrer avec et sans traitements en même temps
Points faibles
  • Pas de potard direct pour les sorties casques
  • Seulement 32 canaux en USB 2, du coup on aurait aimé avoir de l’USB 3
  • Un seul port Thunderbolt
  • Écran tactile pas toujours super précis
  • Pas de véritable interrupteur de mise sous tension
  • Bouton Antelope qui ne sert pour l’instant pas à grand-chose
Auteur·rice de l’article Rédacteur en chef

J'ai commencé à pratiquer la musique avec des cours de piano et de violoncelle à 6 ans, mais la passion n'a vraiment débuté qu'à l'âge de 12 ans, lorsque j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la guitare, afin de former mes premiers groupes, écrire mes premières compositions, jouer mes premiers concerts et enregistrer mes premières maquettes. Après des études scientifiques, j'ai intégré l’ISTS, une filière de l’ESRA, puis j’ai enrichi mon expérience en travaillant en studio dans les secteurs de la musique et du son à l’image, ainsi que dans le domaine du spectacle, notamment le théâtre. Ces expériences variées m’ont permis de développer une compréhension approfondie des différents aspects de la production sonore, ce qui m'a préparé idéalement pour assumer d'abord le rôle de rédacteur, puis celui de rédacteur en chef chez Audiofanzine. Je mets à profit ces compétences pour offrir un contenu écrit et vidéo précis et engageant, tout en veillant à ce que nos publications répondent aux attentes de nos lecteurs et spectateurs. Mon rôle implique également de maintenir des relations solides avec les professionnels de la musique et du son, assurant ainsi une communication fluide et efficace.


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J'ai commencé à pratiquer la musique avec des cours de piano et de violoncelle à 6 ans, mais la passion n'a vraiment débuté qu'à l'âge de 12 ans, lorsque j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la guitare, afin de former mes premiers groupes, écrire mes premières compositions, jouer mes premiers concerts et enregistrer mes premières maquettes. Après des études scientifiques, j'ai intégré l’ISTS, une filière de l’ESRA, puis j’ai enrichi mon expérience en travaillant en studio dans les secteurs de la musique et du son à l’image, ainsi que dans le domaine du spectacle, notamment le théâtre. Ces expériences variées m’ont permis de développer une compréhension approfondie des différents aspects de la production sonore, ce qui m'a préparé idéalement pour assumer d'abord le rôle de rédacteur, puis celui de rédacteur en chef chez Audiofanzine. Je mets à profit ces compétences pour offrir un contenu écrit et vidéo précis et engageant, tout en veillant à ce que nos publications répondent aux attentes de nos lecteurs et spectateurs. Mon rôle implique également de maintenir des relations solides avec les professionnels de la musique et du son, assurant ainsi une communication fluide et efficace.