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Pédago
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Le rendu au mastering - Home Mastering - 21e partie

Dans cet antépénultième épisode, attardons-nous un instant sur quelques points à prendre en compte afin d’obtenir un résultat final optimal en regard du moyen de diffusion de vos œuvres.

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Quel support ?

Si vous vous êtes trituré le cibou­lot pour enre­gis­trer, mixer et maste­ri­ser vos morceaux, c’est bien que vous envi­sa­gez de les faire écou­ter d’une façon ou d’une autre. Or, la ques­tion du moyen de diffu­sion n’est pas un détail anodin lors de la déli­cate étape du maste­ring. En effet, que vous choi­sis­siez le clas­sique – et bien­tôt désuet – support CD, la déma­té­ria­li­sa­tion totale sauce MP3 ou autre, voire une diffu­sion unique­ment vidéo via YouTube & Co, cela implique forcé­ment un rendu spéci­fique de vos fichiers.

Commençons par le chou­chou des années 80/90, le support CD. Hormis la contrainte du 16-bit/44.1 kHz et le passage obligé par le dithe­ring dont nous avons déjà parlé, il faut impé­ra­ti­ve­ment prendre en compte les desi­de­rata de la société qui va pres­ser votre CD. Certaines acceptent le bête format .wav en version infor­ma­tique, d’autres exigent de votre part un CD audio gravé, sans parler de celles qui ne jurent que par le format DDP. Bref, cela paraît être le b.a.-ba et pour­tant beau­coup de personnes oublient de se rensei­gner au préa­lable auprès du pres­ta­taire qui fixera la galette pour l’éter­nité. C’est du vécu… Pas plus tard qu’hier, des amis ont massa­cré le beau master que je leur avais fait car ils avaient oublié de me dire qu’il leur fallait du DDP ; du coup, ils ont dû tout refaire eux-mêmes en urgence pour respec­ter la dead­line impo­sée par leur calen­drier.

Audio formats home mastering

En ce qui concerne les formats numé­riques compres­sés, utili­sez si possible des formats sans pertes (loss­less) comme le FLAC ou l’ALAC qui respec­te­ront un peu plus votre musique que ce maudit MP3. Quoi qu’il en soit, les formats compres­sés supportent souvent moins bien les crêtes inter­samples lors de la lecture/décom­pres­sion, prenez donc une plus grande marge d’er­reur lors du maste­ring à l’étage du limi­teur avec un niveau maxi­mum de sortie bloqué à −0,5 dB. Enfin, pensez à rensei­gner soigneu­se­ment les TAGs pour que vos œuvres soient bien iden­ti­fiables par les lecteurs numé­riques.

Si vous envi­sa­gez le retour au bon vieux vinyle, il y a là encore quelques spéci­fi­ci­tés à prendre en compte. Tout d’abord, sachez que la plage de fréquences pour un 33 tours ne descend pas en dessous de 50 Hz. D’autre part, il est très impor­tant de ne pas trop pous­ser la largeur de l’image stéréo et de recen­trer les basses fréquences car cela peut engen­drer des problèmes lors de la repro­duc­tion méca­nique du vinyle sur votre platine, typique­ment des « sauts » de la cellule de lecture. Enfin, prenez garde aux contraintes de temps induites par le support et répar­tis­sez équi­ta­ble­ment vos morceaux sur chaque face.

Finis­sons ce tour d’ho­ri­zon avec la diffu­sion vidéo. La prin­ci­pale chose à savoir, c’est que la fréquence d’échan­tillon­nage doit être fixée à 48 kHz et non à 44.1 kHz. En dehors de cela, il n’y a pas de réelle contrainte, mais le bon sens voudrait que vous n’abu­siez pas une fois encore de l’élar­gis­se­ment stéréo. En effet, la plupart du temps les vidéos sont regar­dées sur des télé­vi­seurs, des ordi­na­teurs, voire des télé­phones portables, bref, des systèmes de diffu­sion n’ayant pas l’image stéréo­pho­nique pour point fort, prudence donc…

Pour aller plus loin…

Notre monde tendant vers l’hy­per­com­mu­ni­ca­tion, il est peu probable que vous vous conten­tiez d’un seul et unique moyen de diffu­sion. Dès lors, il semble­rait judi­cieux de produire plusieurs masters diffé­rents d’une même œuvre afin d’of­frir une expé­rience idéale à l’au­di­teur, quel que soit son moyen d’écoute. À bon enten­deur…

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