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Cakewalk Project5 2.x
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Test du Project5 2 de Cakewalk

Séquenceur électro de la marque Cakewalk appartenant à la série Project5

test
Fruity Killer ?

Après avoir signé un excellent Sonar 4, Cakewalk entend bien imposer Project5 sur le marché des séquenceurs électro. Et force est de constater que la deuxième mouture de ce logiciel a de quoi faire trembler les ténors du genre.

Séquen­ceur élec­tro,
quèsaco ?

Tout comme Reason, Storm, Fruity Loops ou Orion, Project5 est un « séquen­ceur élec­tro ». C’est-à-dire qu’il est plutôt orienté vers le travail avec des boucles ou patterns par rapport à un séquen­ceur géné­ra­liste. Mais comme certains logi­ciels géné­ra­listes, à l’ins­tar de Sonar ou Cubase, travaillent eux aussi désor­mais avec boucles et patterns, disons que la diffé­rence se situe dans l’offre logi­cielle et les fonc­tions : là où le séquen­ceur géné­ra­liste est plutôt dédié à la produc­tion de tous types de morceaux avec les outils de prod et de post-prod néces­saire à un travail orienté studio, les séquen­ceurs élec­tro sont eux plutôt four­nis du côté synthèse, instru­ments virtuels et effets spéciaux.

Même si avec l’ac­crois­se­ment consi­dé­rable des fonc­tions des logi­ciels, les diffé­rentes familles ont de plus en plus tendance à fusion­ner, on est encore loin de l’uni­for­mité. Outre la ques­tion de ce que vous avez comme outils « livrés » par rapport à une somme donnée, il y a derrière ces diffé­rentes familles une logique, une philo­so­phie de travail qui les rend encore bien diffé­rents. Un peu comme les diffé­rences que l’on pour­rait faire entre une berline, un four­gon ou un coupé sport : tous servent à se dépla­cer, mais ne répondent pas aux mêmes besoins de dépla­ce­ment.

Leader du marché des séquen­ceurs aux Etats-Unis avec Sonar, Cake­walk a long­temps été dans l’in­ca­pa­cité de contes­ter le supré­ma­tie de Cubase en Europe. Mais le vent semble tour­ner et, si Stein­berg garde quelques longueurs d’avance, force est de consta­ter que la version 4 de Sonar a poussé plus d’un utili­sa­teur à migrer vers ce logi­ciel.

En ce qui concerne les « séquen­ceurs élec­tro », les choses sont toute­fois moins réjouis­santes : Cake­walk n’a jamais réussi à se faire une véri­table place face aux ténors du marché que sont Storm, Reason et Frui­ty­Loops, sans parler du trop peu connu Orion ou de l’énorme Live, main­te­nant entré dans la famille des séquen­ceurs audio­nu­mé­riques géné­ra­listes.

Les faiblesses de Project5 face à ses concur­rents et son arri­vée tardive sur ce marché n’ont à ce jour pas convaincu les utili­sa­teurs exigeants ou atta­chés à leurs habi­tudes.

Voyons donc si cette deuxième a de quoi secouer le coco­tier comme l’a fait Sonar 4 pour les séquen­ceurs géné­ra­listes.

Logo de Cakewalk Project5 2




Si vous avez manqué le début…

Petit rappel pour ceux qui auraient raté le premier épisode, Project5 est donc un séquen­ceur élec­tro capable de travailler sur le MIDI et l’au­dio, gérant les boucles grooves (fichiers wav « ACIDi­fiés » ) et des instru­ments ou effets VST / DX. Il peut s’uti­li­ser de façon auto­nome en « studio », en ReWire (hôte ou client) ou en live, comme un instru­ment à part entière.

 

Boucles ACIDi­fiées

Le nom vient du logi­ciel ACID édité initia­le­ment par Sonic­Foun­dry puis racheté par Sony. Ce sont des fichiers WAV conte­nant des infor­ma­tions de tempo et de hauteur et un marquage des slices, ce qui permet de les caler auto­ma­tique­ment au tempo du logi­ciel dans lequel on les utilise et de leur faire suivre la ou les tona­li­tés du morceau.

Comme tout séquen­ceur qui se respecte, il est bien entendu fourni avec un certain nombre d’ins­tru­ments virtuels et d’ef­fets, parmi lesquels des sampleurs, des synthé­ti­seurs, des filtres et plus de 3 Go de banques de sons, de patterns et de boucles…

Il comporte encore un arpé­gia­teur et un module nommé Groo­ve­Ma­trix, qui permet de déclen­cher via MIDI des évène­ments de types boucles audio ou patterns. En sus, on dispose d’une matrice MIDI évoluée permet­tant, par exemple, le Split de claviers externes et l’af­fec­ta­tion d’ins­tru­ment diffé­rents à diffé­rentes parties du clavier.

Bien sûr, Project5 offre aussi des capa­ci­tés audio permet­tant d’ajou­ter des pistes de guitares, voix, etc. A noter que la pub du logi­ciel l’an­nonce comme un « excellent complé­ment à Reason » à qui il apporte ses capa­ci­tés audio. Tiens, tiens… On décide de ne pas se placer en concur­rent direct ?

Cakewalk Project5 2

Enfin, côté formats, le logi­ciel se montre compa­tible avec les plug-ins Direct-X, DXi, MFX, VST et VSTi, et il supporte les formats audio ACID, WAV, AIF, Akai S5000/6000 , Kurz­weil, LM4, Ogg Vorbis, Sound Fonts 2 et SFZ. Côté pilotes, l’ou­ver­ture est large avec la gestion de drivers WDM, ASIO et Direct­Sound. De quoi tour­ner sur n’im­porte quel PC suffi­sam­ment musclé, aucun portage n’ayant été effec­tué sur Mac.

La confi­gu­ra­tion mini­male est en effet un Pentium ou un Athlon à 1.2 GHz avec 512 Mo de RAM, tandis que l’édi­teur recom­mande un proces­seur à 2 GHz avec 1024 Mo de RAM. J’ai pu consta­ter qu’une config musclée est effec­ti­ve­ment néces­saire si on veut gérer de gros projets et utili­ser des échan­tillons lourds. Enfin, seuls Windows 2000 et XP semblent accep­tés.

Passé ce petit aperçu des carac­té­ris­tiques du logi­ciel, il est temps d’ou­vrir la boîte et de procé­der à l’ins­tal­la­tion.

Première impres­sion

Cakewalk Project5 2

La boîte est modeste, mais de présen­ta­tion propre. Comme le reste de la gamme Cake­walk actuelle, elle comporte un volet ouvrable résu­mant les fonc­tions prin­ci­pales et affi­chant la liste des prin­ci­paux instru­ments virtuels livrés. Ceci est plutôt une bonne chose pour débu­ter avec ce logi­ciel. En plaçant sur son bureau la boîte avec le volet ouvert, on dispose d’un petit aide mémoire plus que bien­venu, même si ce docu­ment semble avant tout commer­cial pour infor­mer le client poten­tiel en maga­sin.

A l’in­té­rieur, on trouve un DVD propre­ment emballé dans un boîtier format DVD et un modeste manuel… en anglais. Au moins, on ne va pas avoir à se plaindre de la qualité de la traduc­tion !

Ce manuel appelé « Fast Track guide » est un livret 1/2 A4 de 90 pages qui passe en revue les mani­pu­la­tions de base du logi­ciel et détaille les nouveau­tés. Comme souvent, c’est un peu léger et il faut aller voir l’aide en ligne pour trou­ver une litté­ra­ture un peu plus consis­tante. Dommage que Cake­walk suive ainsi ses concur­rents dans le mauvais alors que Sonar est, pour sa part, livré avec un véri­table manuel papier et bien traduit en français. Mais il est vrai que les logi­ciels ne sont pas au même prix…

 

Instal­la­tion

Passons sur ce point pour instal­ler le logi­ciel. Un petit tour sur le site de Cake­walk permet de récu­pé­rer un patch « main­te­nance release ». Pas de rensei­gne­ments sur les bugs qu’il corrige ou les amélio­ra­tions qu’il apporte, mais on ne s’en étonne guère vu que c’est devenu une habi­tude chez les éditeurs de sortir un patch sitôt le logi­ciel sorti pour compen­ser un beta test un peu super­fi­ciel. Misère en tous cas à ceux qui n’ont pas le net pour récu­pé­rer la mise à jour, même si ce problème concerne quand même de moins en moins de gens.

L’ins­tal­la­tion se fait sans soucis. De même pour le patch qui s’ins­talle auto­ma­tique­ment. Comme toujours chez Cake­walk, l’en­re­gis­tre­ment en ligne du logi­ciel n’est pas obli­ga­toire, ce qui est parfait pour ceux qui, comme moi, ont un ordi­na­teur de studio coupé du net. Notons aussi que, pendant que tourne l’au­to­run du DVD, on a droit à une belle musique. Si celle-ci a été réali­sée avec Project5, ça promet.

Au passage, allons comme nous l’in­vite de DVD jeter un coup d’œil sur le site dédié de Project5. Quelle bonne idée ! On y trouve entre autres en télé­char­ge­ment gratuit (si on est enre­gis­tré) :

  • Un DXi gérant le MIDI OUT (oubli impar­don­nable de Cake­walk dans les fonc­tions du logi­ciel)
  • Le DXi « Triangle II » (qui est de toutes façons un free­ware de rgc:audio récem­ment racheté par Cake­walk).

On trouve aussi en télé­char­ge­ment des sons et des patterns, de toute évidence four­nis par les utili­sa­teurs (on peut uploa­der ses propres créa­tions) et surtout, des tuto­riels très complets, des vidéos aidant à la prise en main du logi­ciel, ou encore de nombreuses astuces pour l’uti­li­sa­tion des instru­ments virtuels (certaines rédi­gées par les auteurs des logi­ciels eux-même) et des tuto­riels pour l’uti­li­sa­tion en ReWire d’autres logi­ciels : la classe !

Certains tutos concernent d’ailleurs la version 1, mais les fonc­tions restent les mêmes et cela permet de consta­ter l’évo­lu­tion (énorme) de l’in­ter­face.

Belle gueule

Une interface parfaitement réalisée (Cakewalk Project5 2)

L’in­ter­face, puisqu’on en parle est une vraie réus­site. L’en­vi­ron­ne­ment visuel est sobre, fonc­tion­nel et lisible, plus encore que dans Sonar. Les icônes sont petites (ce qui fait gagner de la place), mais parfai­te­ment claires et compré­hen­sibles.

Les faders sont repré­sen­tés par des barres plus ou moins pleines selon le niveau, système que j’adore person­nel­le­ment car il offre une grande visi­bi­lité dans peu d’es­pace. De ce fait, la mani­pu­la­tion est aussi aisée qu’une repré­sen­ta­tion d’un fader de console tout en étant bien plus lisible. On notera aussi que Cake­walk a peu recouru à la 3D, ce qui allège beau­coup l’in­ter­face et limite la consom­ma­tion de ressources.

Les amateurs de logi­ciels graphique­ment char­gés, remplis d’ef­fets de volumes et de dégra­dés en seront pour leurs frais, même si certains plug-ins ont une approche visuelle plus photo­réa­liste. Ici, on fait dans le sobre et l’ef­fi­cace et c’est tant mieux : la clarté de l’in­ter­face et sa lisi­bi­lité la rendent très repo­sante. De quoi garder toute sa concen­tra­tion sur la musique elle-même.

Entre paren­thèse, le visuel jouant sur la percep­tion des sons et de la musique (ne ferme t-on pas les yeux pour mieux écou­ter ?), il serait amusant que des cher­cheurs se penchent un jour sur l’in­fluence des inter­faces graphiques des logi­ciels sur le résul­tat musi­cal.

 

Ça sonne ?

Jetons un oeil et une oreille sur les morceaux de démo. Il y en a pour un peu tous les goûts et les titres oscil­lent entre le «  plutôt bon  » à l’ex­cellent (ques­tion goût aussi). En tous cas, ils sont parfai­te­ment cohé­rents d’un point de vue sonore, qu’ils donnent dans l’acid jazz, le hip hop, ou l’élec­tro…

Non seule­ment ils ont un grain réussi, mais aucun ne sonne vrai­ment pareil, ce qui montre la grande éten­due des possi­bi­li­tés sonores de Project5, la variété des sons des instru­ments inclus et la qualité des samples repro­dui­sant des instru­ments « natu­rels ». Voilà qui laisse augu­rer du meilleur concer­nant les diffé­rents compo­sants du logi­ciel, compo­sants que nous allons à présent détailler.

Les instru­ments

Evidem­ment, les fonc­tions de séquençage et l’er­go­no­mie sont des éléments déter­mi­nants pour le choix d’un logi­ciel mais, comme on a pu le voir avec Reason, ce sont aussi les instru­ments inclus qui garan­tissent sa versa­ti­lité et la qualité des morceaux qu’il produit. Voyons rapi­de­ment de quoi il retourne avec quelques exemples.

 

Dimen­sion

Dimension dans Cakewalk Project5 2

C’est certai­ne­ment la base de Project5 côté instru­ments. Il s’agit d’un sampleur/synthé­ti­seur conçu par rgc:audio et qui comporte 3 Go de sons de très bonne qualité.

Bien sûr, certains instru­ments acous­tiques comme les pianos (large choix d’échan­tillons de 15 à 270 Mo) ne peuvent faire tota­le­ment illu­sion seuls : on n’est évidem­ment pas au niveau des banques dédiées qui, pour certaines, font plusieurs Go, comme le montre quelques tests réali­sés avec des fichiers MIDI de pièces signées Mozart. Dans un mix, en revanche, les programmes four­nis sonnent parfai­te­ment et avec réalisme.

Mais Dimen­sion ne se limite ni aux instru­ments acous­tiques, ni à la lecture d’échan­tillons. Il dispose entre autres d’un EQ 3 bandes para­mé­trique, d’ef­fets lo-fi, de filtres (avec réglage du cut off et de la réso­nance), de drives, d’une section FX et d’une matrice de modu­la­tion évoluée. A la faveur de cette dernière, on peut d’ailleurs empi­ler jusqu’à 4 échan­tillons en gérant leur dyna­mique. Bref, un outil vrai­ment complet qui laisse entre­voir d’énormes possi­bi­li­tés en terme de synthèse.

 

Vector Mixer

Autre petite merveille : vector mixer. Il s’agit d’un petit écran partagé en 4 parties, chaque partie repré­sen­tant un samples. A la souris ou par contrôle MIDI, on balade la croix dans l’écran, réglant ainsi le mixage entre les 4 échan­tillons simul­ta­né­ment (en plus de leur réglage indi­vi­duel de volume dans la fenêtre person­na­li­sable). Non seule­ment cela permet rapi­de­ment et instinc­ti­ve­ment un réglage parfait des équi­libre, mais c’est un outil fantas­tique pour jouer en temps réel avec des échan­tillons très diffé­rents. Et bien évidem­ment, tout ceci est auto­ma­ti­sable.

 

PSYN II dans Cakewalk Project5 2

Psyn II

Derrière ce nom à la pronon­cia­tion obscure (si quelqu’un a une sugges­tion…) se cache une merveille de chez Merveille. Orienté vers les sono­ri­tés de type « analog vintage », ce synthé sous­trac­tif offre en effet d’ex­cel­lents sons dans diffé­rents styles.

Qu’on cherche une basse bien grasse, des nappes déli­cieu­se­ment gron­dantes façon Oberheim ou un simple orgue de bonne qualité, Psyn répond présent. Doté d’une banque de presets bien four­nie (à vue de nez, dans les 300 sons) et dont la qualité ravira ceux qui ne veulent pas trop se fouler, la bête offre en outre de multiple para­mètres : des heures de bidouilles en pers­pec­tive, permet­tant des expé­ri­men­ta­tions sonores savou­reuses.

Bien sûr, on n’a pas là le grain d’un vrai analo vintage. Mais ça sonne vrai­ment et le synthé n’a pas à rougir de la concur­rence, capable qu’il est de four­nir des sons actuels et comme des sons du passé.

 

Roland Groo­ve­synth

Roland Groovesynth dans Cakewalk Project5 2

Qui mieux que Roland peut réus­sir l’ému­la­tion ou l’échan­tillon­nage de ses propres machines de légende, comme la fameuse TB 303 ou les boîtes à rythmes TR ? Bonne ques­tion à laquelle on ne répon­dra pas ici. Ce qui est certain, c’est que ce module sonne fran­che­ment bien et qu’il ne se limite pas aux sons de TB ou TR puisqu’il explore un peu toute la palette des instru­ments (avec plus ou moins de bonheur selon les caté­go­ries).

On trou­vera cepen­dant avec surprise des sons inat­ten­dus assez réus­sis comme les sax ou flûtes. Pas de quoi faire un solo de jazz réaliste, mais large­ment de quoi placer un petit gimick qui sonne au sein d’un morceau.


Cyclone

Gérant les samples « one shot » ou les boucles, ce sampleur dédié aux batte­ries et percus­sions conci­lie une grande simpli­cité d’uti­li­sa­tion et des outils créa­tifs tout à fait inté­res­sants. Beau­coup d’uti­li­sa­teurs de produits Cake­walk seront content de le retrou­ver ici. Les autres feraient bien de ne pas se lais­ser abuser pas son appa­rente simpli­cité et son inter­face un peu vieillie, pour explo­rer les possi­bi­li­tés qu’il offre en matière de construc­tion de ryth­miques.

Enfin, d’autres instru­ments sont four­nis que nous ne détaille­rons pas ici. Sachez simple­ment qu’ils sont tous de bonne, voire d’ex­cel­lente qualité.

nPulse dans Cakewalk Project5 2

Pas de remplis­sage dans ce bundle, histoire de faire nombre. Chaque instru­ment mérite sa place dans l’offre logi­cielle, même s’ils appa­raî­tront plus ou mains perti­nents selon les goûts de chacun. Ainsi, je n’ai pas été très enthou­siasmé par le nPulse, orienté TR 808, parce qu’il ne corres­pond pas à mon goût et à mon envi­ron­ne­ment sonore. Mais en compa­rai­son avec d’autre produits simi­laires, il a tout de même l’air de bien tenir la route.

Le moteur

Le prin­cipe est aussi simple que clas­sique : une fenêtre de pistes (midi et audio) dans laquelle on place les patterns, on les étire, on les copie, coupe, colle.

Tout aussi clas­sique, l’édi­teur de pattern offre un double mode d’uti­li­sa­tion : un mode piano roll très connu des utili­sa­teurs de séquen­ceurs audio numé­rique (et d’orgues de barba­rie) et un mode step séquen­ceur très connu des utili­sa­teurs de groo­ve­box et de boîtes à rythmes. L’édi­tion est simple, les raccour­cis bien pensés. Tout ça fonc­tionne parfai­te­ment et permet de travailler vite et bien.

Gestion des boucles dans Cakewalk Project5 2

Côté audio, on dispose d’un éditeur de boucles avec gestion des tran­si­toires et édition directe de la hauteur de chaque tranche (voir cet exemple audio, et cet autre), mais aussi d’autres nombreux para­mètres dont le volume, la pan, l’en­voi aux auxi­liaires, le filtre réson­nant, l’EQ, la modu­la­tion, etc. Et tout ça sous forme de « courbe » tracée direc­te­ment sur le pattern. Un régal de simpli­cité qui permet de brico­ler, en un rien de temps, un truc qui sonne de la mort !

Par contre, dans mon explo­ra­tion de ces fonc­tions et le joujou avec les tran­si­toires, je suis arrivé à un résul­tat inat­ten­du… sur lequel je n’ai pas réussi à reve­nir ! Embê­tant… Faute de mani­pu­la­tion ou bug du logi­ciel ? Impos­sible à dire pour l’ins­tant.

De même, certaines choses que j’ar­ri­vais à faire faci­le­ment, sur la boucle utili­sée dans le projet exemple d’ori­gine, deve­naient inac­ces­sibles une fois celle-ci reprise à part. Il faut en conclure que malgré sa remarquable ergo­no­mie et sa grande simpli­cité d’em­ploi, Project5 n’a rien d’un « petit logi­ciel facile » et qu’il néces­site une explo­ra­tion appro­fon­die et une lecture atten­tive de la doc pour être plei­ne­ment exploi­té… Mais c’est là un point commun à tous les logi­ciels d’en­ver­gure du marché!

Puisqu’on cause ergo­no­mie, il convient de s’ar­rê­ter sur la fonc­tion zoom, tout simple­ment géniale. Au milieu des ascen­seurs verti­caux et hori­zon­taux, on dispose d’une petite flèche double. Si on clique dessus, non seule­ment on contrôle l’as­cen­seur (dans son sens), mais on peut aussi zoomer et dézoo­mer en bougeant la souris perpen­di­cu­lai­re­ment. Abso­lu­ment génial !

Parmi les choses moins enthou­sias­mantes, on évoquera la gestion des fichiers et presets. Certes on dispose d’un explo­ra­teur bien pratique, certes on dispose d’une liste des boucles et de patterns char­gés dans le projet avec distinc­tion de ceux qui sont utili­sés, mais on ne peut pas, en revanche para­mé­trer les chemins d’ac­cès par défaut du logi­ciel. Mieux vaut donc avoir un disque dur drôle­ment bien orga­nisé !

Bien­ve­nue dans la matrice

Project5 dispose aussi d’un arpé­gia­teur puis­sant permet­tant de géné­rer une grande variété de motifs. Ce dernier comporte toutes les carac­té­ris­tiques usuelles d’un arpé­gia­teur, auxquelles s’ajoutent des fonc­tions moins clas­siques comme un mixage arpège/accord qui permet, par rapport à un accord plaqué, d’en­tendre plus ou moins l’ar­pège, l’ac­cord ou les deux.
Un excellent outil dont les para­mètres peuvent être enre­gis­trés en auto­ma­tion au niveau du pattern.

Groove Matrix dans Cakewalk Project5 2

Mais plus que tout autre compo­sant de Project5, c’est la matrice groove (Groove Matrix) qui se révèle être l’ou­til génial par excel­lence. Elle se présente sous la forme d’un tableau de 64 colonnes et d’au­tant de lignes qu’il y a de pistes. Chaque case du tableau peut rece­voir un pattern ou une boucle, et, comme pratique­ment tout contrôle du logi­ciel, elle peut être pilo­tée à distance (super facile avec le mode appren­tis­sage). Un appui sur une touche du clavier et la boucle est lue : de quoi jouer en live par dessus un morceau, ou en live tout court !

De plus, les entêtes de colonnes sont elles même comman­dables à distance, permet­tant de jouer, d’un coup d’un seul, tous les patterns et toutes les boucles figu­rant dans la colonne concer­née. Cet outil est donc propre­ment hallu­ci­nant. Que vous aimiez jouer « live » par dessus votre morceau ou que vous prépa­riez simple­ment une matrice pour faire un morceau complet en live. Je passe sur tous les détails de para­mé­trages possibles, de synchro, etc. mais sachez qu’ils offrent une grande souplesse pour les bouclages, délais de déclen­che­ments, etc.

C’est cepen­dant là qu’on se prend à regret­ter une impor­tante carence de Project5 : s’il peut parfai­te­ment se synchro­ni­ser en MIDI en tant que maître, il ne peut le faire en esclave autre­ment qu’en mode ReWire. La chose est vrai­ment dommage, notam­ment pour ceux qui utilisent des séquen­ceurs hard­ware ou des groo­ve­box sur scène et qui ne pour­ront pas assu­rer la synchro à partir de leurs machines, mais unique­ment à partir de l’ordi.

Bien sûr, rien n’em­pêche de mettre les deux (machines et ordi) au tempo et de jouer ainsi : des AFiens ont fait un méga boeuf de plusieurs heures avec des machines très diffé­rentes sans aucune synchro entre elles. D’ailleurs, la préci­sion extrême est plutôt néces­saire en studio où il devient beau­coup plus simple de synchro­ni­ser les machines hard sur l’ordi. Mais il est quand même dommage que Cake­walk ait fait l’im­passe sur cette solu­tion. On a beau pouvoir utili­ser Project5 en ReWire avec un hôte accep­tant la synchro externe, encore faut-il dispo­ser d’un tel logi­ciel…

Conclu­sion

Dans sa version 2, Project5 frappe vrai­ment très fort. Que ce soit du point de vue de l’er­go­no­mie, de l’éten­due des possi­bi­li­tés, de la qualité et de la diver­sité sonore ou encore de la stabi­lité, tout les aspects du logi­ciel semblent avoir progres­sé… Fini donc le temps de la queue de pelo­ton : en attei­gnant cette matu­rité, le logi­ciel entre dans la cours des grands, et comme son prix reste rela­ti­ve­ment démo­cra­tique, il devrait logique­ment se tailler une part hono­rable du marché des séquen­ceurs élec­tro.

La qualité des instru­ments et des effets four­nis justi­fie­rait à elle seule l’in­ves­tis­se­ment, mais les nombreuses possi­bi­li­tés et fonc­tion­na­li­tés du soft ouvrent bien des hori­zons en terme de créa­ti­vité et de perfor­mance. Quant aux quelques petites points noirs aperçus ça et là (comme la synchro MIDI), il ne devraient rebu­ter personne. Bref, Project5 est, dans sa version 2, une vraie réus­site que je suis ravi d’avoir désor­mais dans mon set.

Points forts
  • Stabilité
  • Ergonomie
  • Clarté de l'interface
  • Qualité des instruments et des effets
  • Diversité sonore
Points faibles
  • Pas synchronisable en MIDI comme esclave
  • Pas de choix de paramétrage des dossiers de données.
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