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Clavia Nord Modular
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Test Clavia Nord Modular Rack

Certains d'entre-vous se souviennent peut être de la grande époque de la synthèse analogique modulaire ? D'autres sont plutôt branchés haute technologie et sont "à la mode numérique". Et bien pour ces deux catégories, Clavia nous a concocté un synthé modulaire entièrement numérique.



Un énième synthé­ti­seur à modé­li­sa­tion analo­gique me direz vous ? Non ! Un des premiers (le premier me semble-t-il sans en être parfai­te­ment sûr) synthé­ti­seur – modu­laire – à modé­li­sa­tion analo­gique. Modu­laire ? Oui, entiè­re­ment, comme au bon vieux temps, mais avec d’autres possi­bi­li­tés impen­sables à l’époque.

Présen­ta­tion et carac­té­ris­tiques

Le Clavia Nord Rack vu de côtéLe modèle rack est mis en valeur par une couleur « rouge Clavia ». Les diffé­rentes parties sont très bien ordon­nées, et offrent des contrastes visuels assez marqués mais pas désa­gréables, qui permettent de se retrou­ver faci­le­ment lorsqu’on joue sur scène dans l’obs­cu­rité. Bien vu.

Le Nord Modu­lar possède 4 sorties audio niveaux ligne indé­pen­dantes à l’ar­rière, pouvant être confi­gu­rées de diffé­rentes façons suivant les patchs utili­sés. Le Nord Modu­lar possède aussi deux entrées audio mono et une sortie casque. On peut égale­ment bran­cher une pédale de sustain et de contrôle via leurs deux entrées respec­tives. Toutes ces entrées / sorties se font sur jack 6'35 mono (ou stéréo pour le casque). La conver­sion des entrées audio se fait à 48khz / 16 bits, et les sorties en 96khz / 18 bits. La géné­ra­tion sonore interne se fait en 24 bits.

L’af­fi­cheur est un modèle 2*16 carac­tères rétro-éclairé, mais ce n’est pas un incon­vé­nient, car la plupart des opéra­tions ne se font que par le logi­ciel d’édi­tion PC ou Mac. Le synthé possède deux ports MIDI : un pour l’édi­tion, et l’autre pour la connexion avec d’autres instru­ments MIDI (clavier maître, séquen­ceurs…). Un bémol, il n’y à pas de M.I.D.I thru. La carros­se­rie elle même est de type trian­gu­laire, la façade étant la partie incli­née. Donc, vous pour­rez aussi bien le mettre en rack grâce aux ailettes four­nies d’ori­gine, ou le poser sur un support plat. Seule précau­tion à prendre, c’est de choi­sir des jacks courts ou, mieux, coudés, car dans le cas contraire la place prise par les câbles pour­rait faire perdre une unité au sein d’un rack.

Le mode d’em­ploi est en français pour la version 2.1 de l’OS, et en anglais pour la version 3.03, et il est très bien expliqué. Le modèle rack se diffé­ren­cie du modèle clavier par un bouton de trans­po­si­tion absent. Concer­nant le Micro Modu­lar, il se diffé­ren­cie des deux autres par :

  • Quatre poten­tio­mètres au lieu de 18 en façade
  • Affi­cheur 2*7 segments
  • Deux boutons à multiples fonc­tions
  • Deux sorties audio au lieu de quatre
  • Pas d’en­trée pour pédale

Clavia Micro ModularVoilà pour les grands traits. Passons à l’étape suivante. Ce synthé a une multi­tim­bra­lité maxi­male de 4 canaux ; gérant 4 slots (empla­ce­ment dans lequel les patchs se chargent), sur 32 voix de poly­pho­nie (64 avec l’ex­ten­sion). Sa mémoire interne est tota­le­ment exploi­table : soit 9 banques de 99 empla­ce­ments chacu­ne…­Vous pouvez écra­ser les patchs prépro­gram­més sans hési­ter, car ils sont tous sur le CD livré avec la bête.

Merci Clavia d’avoir fait les choses intel­li­gem­ment : la molette de type «  rotary dial  » est un modèle à réac­tion expo­nen­tielle : en tour­nant vite, on passe du premier patch au 910 ème en quelques tours, et en moins d’une seconde ! Bien sûr, on peut passer aussi d’unité en unité ou de centaine en centaine avec les quatre boutons de navi­ga­tion (+/- 1, et +/- 100). Pour éviter les mauvaises manœuvres, l’af­fec­ta­tion d’un patch dans l’un des slots (les quatre canaux de multi­tim­bra­lité), doit être confir­mée après sélec­tion.

Les poten­tio­mètres de la façade sont d’une grande effi­ca­cité. Ils offrent une résis­tance et un touché permet­tant par exemple de faire aisé­ment des ouver­tures lentes et linéaires de la fréquence de coupure d’un filtre, ou la vitesse d’un LFO. Ils offrent deux modes de réponses : «  instan­ta­née  » et «  seuil  » («  imme­diate  » et «  hook  » en anglais sur le synthé). Le premier fait «  sauter  » la valeur de son para­mètre / de sa fonc­tion au sein du patch à la valeur du poten­tio­mètre sur la façade, et le deuxième permet de modi­fier sa valeur / son statut unique­ment quand la posi­tion physique du poten­tio­mètre a atteint la valeur rela­tive de son para­mètre / sa fonc­tion asso­cié(e).

Bien sûr, la synchro­ni­sa­tion à une horloge externe de certaines fonc­tions de divers éléments est possible, mais de par le concept modu­laire du Nord Modu­lar, elle doit être program­mée. Sa program­ma­tion n’est pas des plus simples. Des expli­ca­tions plus précises sont dispo­nibles au para­graphe « para­mé­trage ».

Du fait que l’édi­tion se fasse sur ordi­na­teur (MAC et PC), la façade est assez dépouillée. C’est quand on ouvre l’édi­teur que l’on se rend compte de sa puis­sance. Dans la section filtre, on peut choi­sir parmi neuf filtres diffé­rents, qui eux mêmes offrent des possi­bi­li­tés supplé­men­taires, comme le choix de la pente du filtre. De par son concept modu­laire, rien ne vous empêche, si ce n’est la consom­ma­tion DSP, d’uti­li­ser trois, voir quatre filtres en série ou en paral­lèle, plusieurs et divers types d’os­cil­la­teurs, plusieurs enve­loppes (parmi 6 types diffé­rentes, avec réglages pous­sés), plusieurs LFOs (parmi 14 diffé­rents, avec possi­bi­li­tés éten­dues), etc.

Le Clavia Nord ModularOn trouve au sein du Nord Modu­lar des outils de créa­tion assez rares dans les synthés actuels, comme les diffé­rents séquen­ceurs (quatre types) toujours de type analo­gique. Encore une fois, on peut en utili­ser plusieurs en série ou en paral­lèle au sein du même patch. Il y a deux fenêtres d’édi­tion : « Common Voice patch section », et « Poly Voice patch section ». La première fenêtre permet l’ex­ploi­ta­tion du patch sur plusieurs voix de poly­pho­nie, et la seconde fonc­tionne unique­ment en mono. Ces deux fenêtres sont indé­pen­dantes, mais peuvent se relier. Vous allez me dire : « pourquoi utili­ser deux fenêtres au sein d’un même patch, quand on souhaite jouer unique­ment en mono ? » Tout simple­ment pour gagner en nombre de voix de poly­pho­nie jouées avec d’autres patchs char­gés en mémoire.

D’ori­gine, le Nord Modu­lar a une poly­pho­nie maxi­mum de 32 voix, et baisse rapi­de­ment suivant la complexité du ou des patch(s) (voir plus loin une expli­ca­tion sur le fonc­tion­ne­ment des DSP). En dépor­tant certaines fonc­tions ou certains modules vers la fenêtre «  Common Voice  », vous pouvez jouer jusqu’à 31 voix de poly­pho­nie en utili­sant les 100 % de puis­sance DSP ! Un peu plus bas, je vous ai détaillé les fonc­tions DSP

Le synthé possède aussi une fonc­tion de morphing, qui permet, après program­ma­tion bien sûr, de modi­fier plusieurs para­mètres rela­tifs aux diffé­rents modules utili­sés pour le patch, en même temps, avec un seul poten­tio­mètre. C’est inté­res­sant et pratique quand, par exemple, vous avez deux filtres au sein du patch, et que vous voulez faire évoluer leurs fréquence de coupure en même temps. Autre exemple. En tour­nant un poten­tio­mètre sur toute son ampli­tude, vous voulez à la fois : bais­ser de moitié le cut-off, augmen­ter d’un cinquième la vitesse du L.F.O.1, augmen­ter d’un tiers le niveau de l’en­trée de Modu­la­tion FM de l’os­cil­la­teur A1, et chan­ger la forme d’onde du L.F.O.2.. Bien sûr, vous pouvez attri­buer n’im­porte quel para­mètre à un groupe de morphing, groupes qui sont au nombre de quatre. Seule limite, le nombre de para­mètres assi­gnables à cette fonc­tion : vous ne pour­rez pas assi­gner plus de 25 para­mètres au total (tous groupes confon­dus), dommage.

Les effets sont au rabais quan­ti­ta­ti­ve­ment, bien que d’ex­cel­lente qualité : un phaser, un chorus. Le flan­ger possède pas mal de possi­bi­li­tés d’édi­tion, par contre le chorus se limite aux réglages de vitesse et d’am­pli­tude. Il y a d’autres modules dans la section « audio » : compres­seur, expan­der, ring modu­la­tor, digi­ti­zer (lo-fi), etc. L’over­drive n’est à mon avis pas à la hauteur des autres effets, mais reste cepen­dant exploi­table.

Pour une liste complète des modules, je vous invite à aller sur le site du construc­teur. Des photos d’écran sont égale­ment dispo­nibles dans la partie « éditeur » de cet article.

 

Les DSP : Géné­ra­tion sonore et limites

Pour le plai­sir de faire fonc­tion­ner nos neurones, je vous donne un aperçu du fonc­tion­ne­ment de la géné­ra­tion sono­re… Ce synthé a tout de même des limites, celles des DSP, et une expli­ca­tion de leur fonc­tion­ne­ment s’im­pose.

D’ori­gine, il y a 4 DSP (un seul sur le MICRO Modu­lar). Les diffé­rents modules du synthé demandent plus ou moins de ressources DSP. Suivant les éléments et la complexité du patch, une voix de poly­pho­nie consomme X % de puis­sance DSP (elle peut éven­tuel­le­ment en consom­mer 100 % !). Là, on ne peut pas rajou­ter de modules car les ressources DSP dépas­se­raient les 100 %. Bien que possé­dant 4 DSP, on ne peut pas complexi­fier le patch car la géné­ra­tion d’une voix de poly­pho­nie ne peut être effec­tuée par plusieurs DSP.

Prenons un exemple simple pour illus­trer ce fait : un patch ne peut consom­mer 120 % de ressources DSP, car la géné­ra­tion de la voix ne peut être parta­gée sur deux DSP de la façon suivante : un DSP géné­rant une partie et l’autre DSP les 20 % restant. Par contre, un DSP peut géné­rer plusieurs voix de poly­pho­nie. On monte un peu en complexi­té…

Conti­nuons avec un exemple un peu plus compliqué : si un patch occupe 50 % de ressources, cela signi­fie qu’une voix de poly­pho­nie occupe 50 % des ressources d’un proces­seur. Deux voix consom­me­ront en toute logique 2*50 % de ressources, mais en aucun cas ces deux voix occupent 100 % de ressources d’un DSP: chaque voix est indé­pen­dante, et c’est impor­tant dans la compré­hen­sion du méca­nisme. Allez, On monte encore un peu dans la complexi­té…
Cela veut dire aussi que si l’on charge deux patchs dans deux slots synthé, qu’une seule de leurs voix de poly­pho­nie respec­tives occupe 50 % de ressources d’un proces­seur, un DSP géné­rera 2 voix de poly­pho­nie : une pour le premier patch, une pour le deuxième. C’est quand on commence à vouloir jouer sur plusieurs voix de poly­pho­nie avec des patchs complexes que ça se gâte…On monte encore un peu dans l’ex­ci­ta­tion céré­brale.

On peut faire des patchs très complexes et très pous­sés, à condi­tion d’uti­li­ser des modules qui consomment peu de ressources DSP. Par exemple : une enve­loppe ADSR consomme 1,6 % de puis­sance DSP, un LFO 1,8%, un séquen­ceur d’évé­ne­ment 1,7%, mais un oscil­la­teur 11%, un filtre passe bas clas­sique 5,5 %, et carré­ment, un Voco­deur 49% ! Comme je l’ai expliqué un peu plus haut, ces DSP se partagent le calcul de la poly­pho­nie de chaque patch. On peut rajou­ter une carte d’ex­ten­sion (4 DSP supplé­men­taires) ce qui permet­tra de rajou­ter de la poly­pho­nie, mais ne permet­tra en aucun cas de créer des patchs plus complexes : ce n’est pas la puis­sance par DSP que l’on augmente (comme on pour­rait passer d’un PIII500 à un PIII850), mais leur nombre.

Pour ceux qui en ont vrai­ment le courage, voici d’autres exemples (aïe, ça se complique) : si vous avez créé un patch (on peut faire tour­ner 4 patchs en même temps) qui consomme 100% de puis­sance DSP par voix, il y a 4 DSP, vous pour­rez donc, avec ce patch, jouer sur 4 voix de poly­pho­nie (une par DSP). Si vous avez un patch qui consomme 50% de Puis­sance (par voix), vous pour­rez jouer sur huit voix de poly­pho­nie (2 par DSP). Ou bien réser­ver au patch quatre voix de poly­pho­nie, et char­ger dans un slot un autre patch à 4 voix de poly­pho­nie, à condi­tion qu’il ne dépasse pas 50% de puis­sance DSP. Que se passe t-il si ce deuxième patch consomme plus de 50 % de ressources proces­seur par voix ? Et bien c’est simple. Le premier patch occupe 50 % de ressource proces­seur par voix, et le deuxième 60 % (par exemple). Le calcul (voir plus haut) d’une voix ne peut être frac­tionné. De ce fait, la poly­pho­nie totale maxi­mum ne peut pas dépas­ser 6 voix. Le premier patch, avec 4 voix de poly­pho­nie (50 % par voix), sera généré par deux DSP [2(2*50)], et le deuxième patch, avec 2 voix de poly­pho­nie, sur les 2 autres DSP [2(1*60)]. Dans ce cas, comme il y a 2 DSP (sur quatre) qui ne tournent qu’à 60 %, rien ne vous empêche de char­ger dans un slot un troi­sième patch, à condi­tion qu’il ne dépasse 40 % de ressources proces­seur par voix de poly­pho­nie. Dans le cas de 40 %, vous pour­rez lui attri­buer 2 voix de poly­pho­nie. Main­te­nant, si le premier patch ; dans le cas où il y a deux patchs char­gés ; occupe plus de 50 % de ressources DSP, la poly­pho­nie totale ne peut dépas­ser 4 voix : une par DSP (La géné­ra­tion d’une voix ne peut être frac­tion­née). Avec le troi­sième patch précé­dem­ment cité, ça se gâte encore plus. Avec un quatrième, où certains modules sont dans la fenêtre « Common Voice »… Pff… On va arrê­ter là.

Logi­ciel d’édi­tion

Pour vous donner un aperçu géné­ral de l’édi­teur logi­ciel en version 3.03, je vous conseille de visi­ter une des pages du site du construc­teur, qui est déjà assez expli­cite au niveau des illus­tra­tions. Le patch présenté sur leur page ne permet cepen­dant pas de perce­voir le fouillis que l’on peut avoir sur l’écran avec des construc­tions sonores plus complexes. Mais je dois dire, possé­dant aussi un synthé analo­gique modu­laire, que pour un nombre de câbles simi­laires utili­sés sur les deux synthés, on n’est pas plus « paumé » avec l’un comme avec l’autre. A vrai dire, on l’est peut être moins avec l’édi­teur du synthé, car chaque inter­con­nexion possède une couleur qui lui est propre :

  • Les liai­sons audio sont rouges
  • Les liai­sons logiques sont jaunes
  • Les liai­sons de contrôles sont bleus
  • Et celles de maître / esclave en gris

Pour repé­rer faci­le­ment les entrées et les sorties, voici le signe distinc­tif : les premières sont des cercles, et les secondes sont des carrés. Quand vous utili­sez beau­coup de câbles, vous avez du mal à voir ce qu’il y a en dessous (les valeurs des para­mètres et le nom du module entre autres). Vous pouvez réar­ran­ger la cour­bure des câbles, d’un simple clic de souris (cela se fait auto­ma­tique­ment), autant de fois que vous le souhai­tez, jusqu’à se qu’ils prennent une cour­bure qui vous convienne. Vous pouvez aussi choi­sir de ne plus faire appa­raître telle ou telle caté­go­rie de câbles, voir tous si vous le souhai­tez, sans passer par d’in­ter­mi­nables sous-menus. La surface d’édi­tion peut dépas­ser la surface du bureau, mais il est possible de navi­guer avec un « câble à la main » pour le connec­ter d’un côté à l’autre bout de la surface d’édi­tion. Heureu­se­ment !

Les raccour­cis clavier pour les fonc­tions « Windows » sont présentes, ainsi que d’autres raccour­cis spéci­fiques à l’édi­teur. Par contre, il n’est pas possible d’en program­mer soi-même.

Inutile que je vous énumère les fonc­tions de chaque menu dérou­lant, il s’agit pour la plupart du para­mé­trage du synthé, commun à bien d’autres : « MIDI chan­nel », « Master tune », « sync », « Save in synth »… Comme vous pouvez le consta­ter, l’édi­teur est en anglais. Natu­rel­le­ment, vous pouvez gérer vos banques de sons aisé­ment, sans passer par des MIDI dump.

La souris répond aussi à certaines fonc­tions qui à l’usage font gagner du temps. Un clic droit sur un module permet de le renom­mer, appelle le menu d’aide, ou supprime le module. Un click droit sur une partie non occu­pée ouvre un menu permet­tant entre autres d’ou­vrir un sous menu mettant sous la main tous les modules du synthé, et rangées par caté­go­rie.

Les diffé­rents modules exis­tant au sein du Nord Modu­lar sont dispo­nibles ci-dessous :

 

Para­mé­trage

De par sa concep­tion modu­laire, il faut tout para­mé­trer. De la construc­tion du patch à l’as­si­gna­tion des messages MIDI note ON/OFF sur les entrées GATE des enve­loppes, ou sur les entrées reset des LFOs, si vous voulez que leur cycle recom­mence à chaque nouvelle note. Idem pour la fréquence des oscil­la­teurs : si vous n’uti­li­sez pas les modules néces­saires, quelque soit la note jouée sur votre clavier, les oscil­la­teurs ne bouge­ront pas en fréquence !

La façade possède 18 poten­tio­mètres, que l’on peut assi­gner à n’im­porte quel para­mètre du ou des patch(s) utilisé(s). Bien sûr, je me répète, de par sa concep­tion modu­laire, l’as­si­gna­tion des poten­tio­mètres aux para­mètres se fait manuel­le­ment, par l’édi­teur logi­ciel … Les multiples potentiomètres des Clavia Nord Modular rack et clavierOn peut utili­ser l’in­té­gra­lité des poten­tio­mètres pour un patch, mais on peut aussi scin­der la façade en quatre parties : 6 poten­tio­mètres(*2) pour les deux premiers patchs, et 3 (*2) pour les deux suivants, le Nord Modu­lar ne pouvant géné­rer que 4 patchs simul­ta­né­ment. Le split de la façade est très utile si vous voulez faire évoluer, par exemple, la coupure du ou des filtre(s) de plusieurs patchs en même temps.

Il existe plusieurs façons de program­mer une synchro, mais dans certains cas, elle est assez diffi­cile à gérer. Bémol par rapport à d’autres synthés qui permettent la synchro­ni­sa­tion de la fréquence des LFOs, Il n’existe pas de modules capables de le faire sur le Nord Modu­lar. Vous ne pour­rez (avec les modules de synchros four­nis), que refaire démar­rer le cycle d’hor­loge à des moments que vous aurez aussi program­més… Mais le Nord Modu­lar est un synthé modu­laire : en détour­nant certains modules de leurs fonc­tion d’ori­gine, cela doit être possi­ble… A vous de cher­cher !

Encore une fois, du fait de son concept modu­laire, vous devrez assi­gner manuel­le­ment le nombre de voix sur chaque patch, ainsi que le nombre de canaux de multi­tim­bra­lité (slot) rentrant en fonc­tion ! Dans ce dernier cas, vous pouvez le faire sur le synthé.

 

Utili­sa­tion et confi­gu­ra­tion logi­cielle

Vous l’au­rez compris, le Nord Modu­lar néces­site forcé­ment un ordi­na­teur pour être plei­ne­ment exploité, puisque la program­ma­tion des patchs se fait via le logi­ciel d’édi­tion de Clavia.

Si vous utili­sez un PC, Clavia recom­mande un Pentium 133 MHz et Windows 95/98/NT4.0. Sur Macin­tosh PowerPC et Mac OS 8.6 :un PowerPC à 120 MHz ou plus est recom­mandé. Sur Mac, il vous faudra aussi l’OMS. Rien de surpuis­sant n’est néces­saire.

Pour ma part, j’uti­lise un PIII 450, avec 320 Mo de ram, avec une carte graphique SIS 6326 AGP, sous Windows 98SE, et je dois dire que l’af­fi­chage est moyen. Oui en effet, comme sur un synthé analo­gique, il y a des LEDs qui clignotent, et suivant leur fréquence, et bien dans l’édi­teur elles ne s’al­lument carré­ment pas ! Idem pour le contrôle visuel de certains para­mètres : en mani­pu­lant les poten­tio­mètres sur le synthé, et bien le chan­ge­ment sur l’édi­teur est en différé, mais d’as­sez peu quand même, et ce n’est pas trop gênant dans ce cas là. Je ne pense pas que cela vienne de mon inter­face MIDI, une AMT8 de chez Emagic.

L’édi­tion se fait donc sur l’or­di­na­teur (PC/MAC), et je conseille d’avoir une surface d’af­fi­chage impor­tante : certains patchs, en 1024*768, peuvent allè­gre­ment dépas­ser la surface du bureau.

Un petit bémol, l’édi­tion et le jeu du Nord Modu­lar se font sur deux ports MIDI distincts : PC IN PC OUT pour l’édi­tion, MIDI IN MIDI OUT pour le jeux ou la connexion au séquen­ceur, ou autres instru­ments MIDI. Vous l’avez donc compris, il va falloir vous munir d’une inter­face MIDI avec deux ports MIDI, voir plus, car derrière le synthé vous ne pour­rez rien bran­cher : il ne possède pas de MIDI THRU. Autre (triple) bémol, à chaque fois que vous char­gez ou suppri­mez un compo­sant au sein d’un patch, ou que vous char­gez un nouveau patch dans un slot du synthé, la géné­ra­tion du son s’ar­rête ! Eh oui, ceci est normal tech­nique­ment parlant, puisqu’à chaque fois, le Nord Modu­lar est obligé de recal­cu­ler la puis­sance DSP néces­saire en fonc­tion de la consom­ma­tion du ou des patch(s) afin de redis­tri­buer la poly­pho­nie sur les DSP… Ce qui veux dire que le jeu en live est limité : chaque fois que vous char­ge­rez un nouveau patch, il y aura une coupure sonore d’en­vi­ron une demie seconde sur tous les patchs ! L’idéal serait alors d’avoir un Micro Modu­lar pour faire la tran­si­tion (et vlan, encore deux ports MIDIs réqui­si­tion­nés).

 

Conclu­sion et avis person­nel

Quand on écoute les sons d’usine, on est tout de suite séduit par la réus­site d’ému­la­tion des vieux synthés analo­giques : le son est là (à part dans l’ex­trême aigu peut être) !! Mais on peut être déçu par le côté basique des patchs, malgré quelques bonnes surprises. Tout débute quand on commence à mettre les mains dans le cambouis… C’est simple, on peut utili­ser le Nord Modu­lar dans – tous – les domaines de la musique élec­tro­nique. Je veux dire par là, de par ses possi­bi­li­tés de synthèse très pous­sées, on peut créer des sons dans – toutes – les formes musi­cales inté­grant des sons de type analo­gique et même FM. A mon avis, la seule limite est celle de l’ima­gi­na­tion. Le grain (car il y en a un), est très typé Clavia. N’at­ten­dez pas des gros sons de basses percu­tantes ou sortant des profon­deurs en fracas­sant tout sur son passage, mais d’ex­cel­lents médiums, et d’ex­cel­lents aigus.

Il est clair que ce synthé s’adresse avant tout à des passion­nés de créa­tion sonore. Il faut une certaine (voire très bonne) connais­sance des compo­sants qui consti­tuent la synthèse analo­gique. Les aficio­na­dos des sons en boites déjà tous fait seront perdus. Mais les « bidouilleurs » et les nostal­giques des synthés modu­laires pren­dront beau­coup de plai­sir à utili­ser le Nord Modu­lar.

Points forts
  • La qualité sonore, le grain Clavia
  • L'entière modularité
  • L'ergonomie bien pensée
  • La qualité des potentiomètres
  • La molette de type rotary dial à réponse exponentielle
  • La possibilité et la facilité d'édition et de gestion grâce à la plate-forme informatique
Points faibles
  • L'obligation de passer par la plate-forme informatique
  • Deux ports MIDI nécessaires rien que pour le synthé (l'égoïste !)
  • L'arrêt de la génération sonore pendant le chargement ou la suppression d'un nouvel élément au sein d'un patch ou dans un slot
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