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EastWest Symphonic Orchestra Platinum Plus Complete
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Test de Symphonic Orchestra d'EastWest

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John Williams Construction Kit

Avec pas moins de 29 DVD, 205 Go de sons, 1 500 presets et plus de 100 000 samples, Symphonic Orchestra d’East West semble vouloir s’imposer avec fracas sur le marché des banques de sons d’orchestre symphonique avec une orientation son à l’image. Pari réussi ?

 

Quand on pense Holly­wood, on pense cinéma. Cepen­dant, si vous allez faire un tour du côté du 6000 Sunset Blvd, vous trou­ve­rez l’un des plus beaux studios d’en­re­gis­tre­ment au monde : ancien­ne­ment appelé le « United Western Recor­ders » et dont les réfé­rences ne sont autres que Nat King Cole, Frank Sina­tra, Ray Charles, Sam Cooke, Phil Spec­tor, The Mamas & The Papas, Ella Fitz­ge­rald, Whit­ney Hous­ton, les Stones, R.E.M., Madonna, Rod Stewart, Eric Clap­ton… Lorsqu’en 2006, Doug Rogers et Nick Phoe­nix, forts de 20 ans d’ex­pé­rience dans l’édi­tion de samples, inves­tissent les lieux pour en faire le « East­West Studio », ça donne « Sympho­nic Orches­tra » et « Storm Drum 2 ». Deux banques de sons boos­tées à la sauce améri­caine pour de la bande-son de Block­bus­ter…

 

Packa­ging & instal­la­tion

Passée la phase de contem­pla­tion des chiffres et de l’en­vi­ron­ne­ment de déve­lop­pe­ment des banques, le premier contact avec le produit est assez déce­vant. Le packa­ging est vrai­ment cheap. En effet, on trouve les 27 DVD du Sympho­nic Orches­tra dans des protèges disques en papier, conte­nus dans 2 dossiers en carton qui flottent dans la boîte. Il en est de même pour les 2 DVD du Storm Drum 2. On se console juste en mettant la pile de DVD sur le bureau : c’est impres­sion­nant.

 

Il est à noter que la banque Sympho­nic Orches­tra se décline en diffé­rentes versions :

  • Silver : Unique­ment prise « Stage » en 16 bits
  • Gold : Unique­ment prise « Stage » en 16 bits, avec toutes les arti­cu­la­tions
  • Plati­num : Trois posi­tions de micro (« Close », « Stage » et « Surround ») en 24 bits, avec toutes les arti­cu­la­tions
  • Plati­num Plus : la même que Plati­num mais avec tous les samples en 24 ou 16 bits. C’est cette version que nous essayons ici.
Ergonomie
Pour l’anec­dote, j’ai commencé ce test par l’ins­tal­la­tion des 2 DVD du Storm Drum sur la machine suivante :
  • PC (XP pro)
  • Intel P4 2.6 GHz
  • 2 Go RAM
L’ins­tal­la­tion s’est passée sans encombre, les samples sont copiés dans un dossier sur le disque auto­ma­tique­ment par l’ins­tal­la­teur. L’au­to­ri­sa­tion par iLok est faci­li­tée par un Wizard qui télé­charge direc­te­ment la licence sur la clé à partir d’un serial. Jusque-là, tout va bien.

Le premier lance­ment, quant à lui, a été un fiasco. Grosse panique. Le lecteur de samples d’East­West « Play » était complè­te­ment instable, diffi­cile même de navi­guer dans le brow­ser, même à vide, rien à en tirer. Après quelques recherches, je trouve une mise à jour impor­tante, dispo­nible gratui­te­ment sur le site, qui corrige le problème, ouf, on va pouvoir char­ger des samples. Je commence fort en char­geant un Perf Multis (dont je vous repar­le­rai plus tard) et là, c’est le drame. La machine ne suit pas. Ca craque, ça buzz, il faut aban­don­ner l’idée de faire tour­ner un Perf Multi en temps réel sur cette machine.

J’y reviens donc avec :

  • Mac OS 10.5.6
  • 2 × 2.8GHz Quad-Core Intel Xeon
  • 4 Go RAM
Aucun problème, tout roule.

Étant passé d’un extrême à l’autre en terme de puis­sance maté­rielle, je ne suis pas en mesure de dire quelle est la confi­gu­ra­tion mini­male pour faire tour­ner confor­ta­ble­ment les deux banques de sons. Cepen­dant, on peut d’ores et déjà noter une chose : « petite config, s’abs­te­nir ».

Concer­nant l’ins­tal­la­tion du Sympho­nic Orches­tra, toute puis­sante soit cette machine, rien à faire, atten­dre… Plus de 7 H d’ins­tal­la­tion pour copier les 197 Go sur le disque !!! Avec cette gamme de produits, à ce prix, on se demande presque pourquoi une solu­tion posée direc­te­ment sur disque dur n’est pas propo­sée. Alors on prend son mal en patience, on charge DVD après DVD après DVD, jusqu’au 27e.

Et fina­le­ment… « Instal­la­tion termi­née », allons écou­ter tout ça de plus près.

 

Prise en main

Le lecteur d’échan­tillons déve­loppé par East­West, « PLAY » s’oc­cupe de toutes les banques de son en chan­geant auto­ma­tique­ment son skin pour accom­pa­gner les samples sélec­tion­nés. Rien de plus facile de ce côté-là, on peut utili­ser une seule instance de « Play » dans son séquen­ceur préféré et il change auto­ma­tique­ment de look pour affi­cher les para­mètres propres à chaque banque de son.

 

Au niveau de l’er­go­no­mie géné­rale, c’est tout de suite agréable, on passe sur le panneau « Brow­ser » pour aller sélec­tion­ner le son qu’on souhaite et on retourne sur le panneau « Player » pour accé­der à tous les para­mètres.

Skins

Dans le brow­ser, on navigue dans les diffé­rents dossiers sur le disque dur, regrou­pés par type d’ins­tru­ments (Strings, Wood­winds etc.), puis par nombre (Solo Cello, 3 Cellos ou 10 Cellos pour les violon­celles par exemple), ensuite, on trouve des caté­go­ries d’ar­ti­cu­la­tions : « Long », « Short », « Effects », « ModXfd » et « Keysw ».

Ce système est très lisible et permet en très peu de temps de retrou­ver l’ar­ti­cu­la­tion qu’on souhaite. Ensuite, un rapide appren­tis­sage des abré­via­tions (docu­men­tées en anglais dans un fichier PDF) permet de retrou­ver ses petits en un rien de temps.

Une fois qu’on a trouvé l’ar­ti­cu­la­tion souhai­tée, il suffit de faire « Add » ou « Replace ». Add permet d’ajou­ter un nouveau son au layer multi­tim­bral. Replace quant à lui, remplace le son courant. Rien de plus simple donc pour utili­ser une seule instance de Play pour tous les instru­ments. Dans un souci de lisi­bi­lité, on pourra tout de même en ouvrir plusieurs, par type d’ins­tru­ments par exemple.

Au niveau des para­mètres de Play, voici ce qu’on peut trou­ver :

  • Sélec­tion du maté­riel audio / Fréquence d’échan­tillon­nage/ Taille de buffer / Choix de la sortie audio (en mode Stan­da­lone).
  • Un test tone avec fréquence variable de 20 à 2 000 Hz.
  • Un limi­ter « Over­load » qui permet de bloquer l’uti­li­sa­tion avant un certain seuil de consom­ma­tion.CPU.Un gestion­naire d’uti­li­sa­tion Réseau.
  • Le choix du contrô­leur/ Note pour le « Reset Round Robin ».
  • L’auto incré­men­ta­tion (ou non) des canaux MIDI lors de l’ajout d’un layer.

Le contrôle de strea­ming de PLAY. Ce para­mètre permet­tra de choi­sir sur une échelle de 0 à 5 la quan­tité d’in­for­ma­tion char­gée en RAM au lieu du strea­ming disque. Ainsi, si vous utili­sez un disque à faible débit (l’IDE étant très large­ment décon­seillé) et que dans une compo­si­tion, vous arri­vez à satu­ra­tion du débit, vous pouvez augmen­ter la quan­tité de samples char­gés en RAM. Vous pouvez égale­ment vous en servir si vous manquez de RAM, pour favo­ri­ser le strea­ming depuis votre disque.

Comme les inter­faces diffèrent en fonc­tion de la banque de son, je m’ar­rête ici pour le player et vous invite à voir ce qui se passe dans l’in­ter­face « Player » du Storm Drum 2 et de la suite Sympho­nic Orches­tra.

 

Storm Drum 2

Âmes sensibles, s’abs­te­nir, c’est du lourd. C’est clai­re­ment la réflexion qu’on peut se faire en écou­tant les premiers échan­tillons du Storm Drum 2. L’idée est simple : offrir une banque de son colos­sale (13 Go) de sons de percus­sions acous­tiques ou « dési­gnées » clai­re­ment orien­tée cinéma.

 

Je vous parlais tout à l’heure de l’in­ter­face de Play, celle dédiée au Storm Drum 2 est sobre. Au niveau des contrôles géné­raux du son, on trouve un filtre réson­nant, un « Stereo Spread » qui permet d’élar­gir encore l’image stéréo, un delay, un module de réver­bé­ra­tion avec peu de réglages, mais une grande quan­tité de presets.

On a la possi­bi­lité de router le layer vers l’une des 9 sorties stéréo, d’as­si­gner son canal MIDI, trans­po­ser en midi la note reçue, défi­nir la courbe de réponse en vélo­cité et enfin, jouer sur l’AHDSR du son. Rien de super­flu ou d’exo­tique, mais tout y est pour envoyer LE son.

À propos de son :

Voici le layer « Ambiant Large­ness » seul. Cet exemple utilise 3 notes unique­ment. Chaque note, dans cette caté­go­rie « Sound Design Percus­sions » est assi­gnée à un échan­tillon de ce style, plus ou moins riche, plus ou moins long. De quoi mettre des pêches à ses scènes d’an­goisses en un clic de souris. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, du gros son qui tâche.

Cepen­dant, le Storm Drum 2 ne s’ar­rête pas aux énormes sons de percus­sions. On trou­vera une grande variété de sons et de couleurs répar­tis en diffé­rents thèmes :

Drum­Kits & rela­ted dans lequel on trou­vera le kit (mappé en GM) de batte­rie utilisé sur le Black album de Metal­lica et égale­ment des roule­ments de toms, de cymbales, ou des kits de batte­rie mili­taire.

Ethnic Drums dans lequel on trou­vera des percus­sions ethniques comme des bongos, des congas, des darbou­kas, des Djembes, des Udus, des tambou­rins népa­lais, etc. Pour chaque type de percus­sion, le choix entre une grande quan­tité de types de frappes. (49 frappes diffé­rentes pour les congas par exemple). Dans cette caté­go­rie, les sons sont très propres à l’écoute, mais la program­ma­tion est très complexe pour faire sonner conve­na­ble­ment. Le mapping est tout à fait logique lorsqu’on écoute les samples. Cepen­dant, devant la complexité d’un instru­ment comme le Udu (20 samples) il est rapi­de­ment impor­tant d’en comprendre son fonc­tion­ne­ment, voire d’en apprendre les bases pour le faire sonner conve­na­ble­ment. Avec très peu de connais­sance, voilà le genre de résul­tat.

Ethnic Metals présente égale­ment des instru­ments ethniques, mais en métal cette fois (oui, j’ai fait des études d’an­glais…) et dans lequel on pourra jouer de l’alumi­na­phone (percus­sion micro tonale), du Gong ou des cloches de prières tibé­taines (spécia­le­ment collec­tées par Nick Phoe­nix pendant plus de 5 ans). Un régal pour les oreilles, cette famille d’ins­tru­ment colore instan­ta­né­ment une compo­si­tion.

Sound Design Percus­sions dont je vous parlais, pour se mettre à l’heure d’Hol­ly­wood.

Woods & Shakers comme son nom l’in­dique, des percus­sions en bois et des Shakers. Où on trou­vera notam­ment de magni­fiques « Chinese Opera Blocks » ou une douzaine de sons de tambou­rins clas­siques.

Perf multi

Et comme si ça ne suffi­sait pas d’avoir rassem­blé ces instru­ments, fait les enre­gis­tre­ments d’une qualité excel­lente, avoir fait les mappings et toute la program­ma­tion, l’équipe d’East­West a ajouté des presets multi­tim­braux et des séquences MIDI prêts à l’em­ploi. On trouve pas moins de 106 parti­tions MIDI + Perf Multis ! Pour les utili­ser, il suffit d’im­por­ter le fichier MIDI dans son séquen­ceur préféré, d’ou­vrir le « Perf Multi » corres­pon­dant et de regar­der l’en­semble prendre vie. Et tout peut bien entendu être modi­fié direc­te­ment sur la séquence MIDI.

« Oui, c’est bien d’avoir 106 fichiers MIDI, mais sans son comment on s’y retrouve ? » Ils atten­daient cette ques­tion chez East­West, et ils font cadeau de 106 MP3 nommés comme les Perf Multis pour avoir une pré écoute du style. Royal non ?

Voici un exemple de ce que ça donne…

Enfin, pour les heureux posses­seurs de Zendrum, des mappings dédiés ont été program­més de sorte que lorsque l’on branche le contrô­leur, tout tombe sous la main.

Pour conclure sur le Storm Drum 2, on peut dire qu’il y a beau­coup de matière. Tous les échan­tillons sont de qualité et la multi­tude d’ins­tru­ments sélec­tion­nés permet d’avoir une palette sonore très vaste. De plus, les méthodes d’en­re­gis­tre­ments orientent très nette­ment vers la musique gran­di­lo­quente. Ça sonne gros et déjà produit. Un régal à mani­pu­ler pour une bande-son.

Au final, pas vrai­ment de critique néga­tive à faire… Les samples « Sound Design Percus­sions » sont tout simple­ment étour­dis­sants et se suffisent à eux-mêmes – telle­ment qu’il est diffi­cile d’ajou­ter d’autres éléments dans le mix. Mis à part une program­ma­tion diffi­cile avec les instru­ments ethniques, l’en­semble de la banque fonc­tionne très bien et saura trou­ver sa place dans un grand nombre de compo­si­tions ou d’illus­tra­tions sonores orien­tées musique à l’image.

Après le monde de brutes, passons à un autre monde de brutes, mais avec les instru­ments orches­traux.

 

Présen­ta­tion de Sympho­nic Orches­tra

Il est pas facile de se lancer pour vous parler de la banque de sons « Sympho­nic Orches­tra » tant il y a de conte­nu… Pour commen­cer, une petite mise à plat des types des familles de samples dispo­nibles :

Strings (cordes) :

 

  • 3 Cellos
  • 4 violins
  • 9 Double Basses
  • 10 Cellos
  • 10 Violas
  • 11 Violins
  • Harp
  • Harp­si­chord
  • Large String Ensemble (regrou­pe­ment de tous les instru­ments à cordes en diffé­rentes forma­tions)
  • Solo Cello
  • Solo Contra­bass
  • Solo Viola
  • Solo Violin
Brass (Cuivres) :
  • 2 trum­pets
  • 3 Wagner Tuben
  • 4 Trom­bones
  • 6 French Horns
  • Solo French Horn
  • Solo Piccolo Trum­pet
  • Solo Trom­bone
  • Solo Trum­pet 1
  • Solo Trum­pet 2
  • Solo Tuba

Wood­winds (bois) :

  • 3 Clari­nets
  • 3 Flutes
  • 3 Oboes
  • Solo Alto Flute
  • Solo Bass Clari­net
  • Solo Bassoon
  • Solo Clari­net
  • Solo Contra­bas­son
  • Solo English Horn
  • Solo English Horn 2
  • Solo Flute
  • Solo Oboe
  • Solo Piccolo Flute
Percus­sions :
  • CymGong (Cymbales et Gongs)
  • Drums (Caisses claires, Timpa­nis, grosses caisses […])
  • Metals (Glocken­spiel, triangle, […])
  • Woods (Wash­board, Tambou­rin, Xylo­phone […])
Keyswitch
Ceci ne traite que des types d’ins­tru­ments. On peut déjà noter que les diffé­rentes tailles de pupitres vont agir de manière très signi­fi­ca­tive sur le rendu final. Cepen­dant, la Sympho­nic Orches­tra ne s’ar­rête bien sûr pas là. Pour chacun de ces instru­ments, on trouve 6 caté­go­ries d’ar­ti­cu­la­tions (ou tech­niques de jeu).
  • Long (Toutes les tech­niques concer­nant les notes tenues)
  • Short (Toutes les tech­niques avec des notes brèves)
  • Effects (Toutes les tech­niques à effet : Slur, Trills, cres­cen­dos, etc.)
  • ModXfd (combi­nant plusieurs types de jeu, et mani­pu­lables via la modu­la­tion MIDI)
  • KeyS­witch (qui permet de chan­ger d’ar­ti­cu­la­tion en cours de jeu)
Dans ces caté­go­ries, on trouve un grand nombre de tech­niques de jeu (Marcato, Stac­cato, Spic­cato, Pizzi­cato, Vibrato, Sfor­zando, Rips, etc.). Sans pour autant être exhaus­tif, la quan­tité de tech­nique de jeu est tout simple­ment impres­sion­nante.

Pour être encore plus précis, au niveau de chaque tech­nique de jeu ou « arti­cu­la­tion », on trouve 3 para­mètres offerts par PLAY concer­nant la gestion du compor­te­ment.

  • Porta­mento : Il s’agit de faire un glis­sando d’une note à l’autre.
  • Repe­ti­tion : Pour éviter l’ef­fet « machine gun » lorsqu’on répète la même note plusieurs fois, on peut acti­ver le bouton « repe­ti­tion  ». Celui-ci agit sur le son de manière signi­fi­ca­tive pour ne jamais donner deux fois le même son.
  • Legato : Rien à voir avec les cookies. On se servira de ce switch pour simu­ler un effet legato (notes liées). L’ar­ti­cu­la­tion sélec­tion­née sera alors mono­pho­nique.
Navigateur
En plus de ces 3 para­mètres « Perfor­mance », on trouve le « Reset Round Robin ». Mais qu’est-ce donc le Round Robin ? Il s’agit d’une des tech­niques de prise des samples. (Les arti­cu­la­tions Round Robin sont estam­pillées RR x 2 / RR x 3 / RR x 6 etc.). Tandis qu’en utili­sant « Repe­ti­tion », PLAY gérait aléa­toi­re­ment des alté­ra­tions du son, un layer « Round Robin » a été enre­gis­tré avec diffé­rentes inten­tions par note. (Le nombre des enre­gis­tre­ments étant repré­sen­tés par le chiffre après le RR x). En effet, un RR x3 possède 3 do, 3 do#, etc. Ces diffé­rents enre­gis­tre­ments sont lus de manière séquen­tielle :

Imagi­nez une mélo­die à la croche en 4/4. PLAY jouera les samples suivants :

A B C A | B C A B | C A B C | A B C A |

Lorsqu’on arri­vera sur la seconde mesure, ça donnera :

B C A B | C A B C | A B C A | B C A B |

On voit que ce ne sont pas les mêmes samples qui tombent sur les temps forts. Le rendu sera alors bancal dans l’écri­ture d’une partie stan­dard. C’est pourquoi PLAY propose un « Reset Round Robin ». On peut sélec­tion­ner la méthode d’ac­ti­va­tion du Reset (note ou Control change) dans le menu settings de PLAY. Alors, il est possible d’ob­te­nir :

A B C A | B C A B | (RESET) A B C A | B C A B | (RESET)
A B C A | B C A B | (RESET) A B C A | B C A B |

 

Utili­sa­tion des tech­niques de jeu

Pour utili­ser les tech­niques de jeu, on trouve deux solu­tions. La première « old school », consiste à choi­sir une tech­nique, la char­ger dans Play, l’af­fec­ter à un canal MIDI et à jouer. C’est la méthode qu’on préfè­rera si par exemple les contre­basses de la compo­si­tion ne jouent que pizzi­cato (et on en profite au passage pour écou­ter ce que ça donne). Si on souhaite utili­ser une autre tech­nique de jeu en cours de compo­si­tion pour le même instru­ment, on char­gera une autre arti­cu­la­tion qu’on affec­tera à un autre canal MIDI. Dans notre séquence program­mée, on affec­tera le canal MIDI de la note à celui de l’ex­pres­sion dési­rée. Cette méthode peut très vite deve­nir compliquée, car les notes sur le séquen­ceur ne sont pas forcé­ment iden­ti­fiées par canaux.

 

Si on souhaite donc utili­ser diffé­rentes tech­niques de jeu, on préfè­rera le « Keys­witch » qui permet, sur des notes données de chan­ger le type de jeu. Les notes sont alors iden­ti­fiées en bleu sur le clavier de Play. Il s’agit virtuel­le­ment sur des notes données de modi­fier le canal MIDI des notes suivantes.

Exemple pour passer d’un martelé à une note tenue :

Keyswitch

Sur l’image, le Mi5 ne joue pas de note (il est en dehors de la tessi­ture du violon­celle). Il « déclare » que les notes suivantes seront en martelé. Les Mi / Ré / Si / La / Sol program­més utilisent donc cette tech­nique de jeu. Ensuite, on ajoute simple­ment un FA0 qui déclare les notes suivantes en « Expres­sif ». Cette méthode permet une program­ma­tion beau­coup plus facile et surtout lisible. Pour les plus hardis, il est même possible de faire un enre­gis­tre­ment en temps réel des chan­ge­ments de tech­nique avec un clavier maître.

En utili­sant la méthode Keys­witch, atten­tion, les samples sont tous char­gés, prêts à être déclen­chés. On peut toute­fois désac­ti­ver les tech­niques une par une sur l’in­ter­face Play. Il est égale­ment possible de modi­fier la note de chan­ge­ment d’une tech­nique. Ainsi, on peut avoir pour un Cello, unique­ment des pizz en Do 0 et une note tenue en Do# 0 et n’avoir que 2 tech­niques dispo­nibles.

 

Les place­ments de micro

Pour l’in­té­gra­lité des samples de la Sympho­nic Orches­tra, East­West a enre­gis­tré les instru­ments avec 3 posi­tions de micros diffé­rentes :

 

  • Close (prise de proxi­mité)
  • Stage (prise de la scène)
  • Surround (prise de l’am­biance de la salle)
TEchnique de captation

Puisque des exemples audio valent mieux qu’un long discours, voilà ce que donnent les 3 diffé­rentes capta­tions : close, stage, surround et combi­ned. Comme vous pouvez l’en­tendre sur l’exemple « combi­ned », les 3 posi­tions peuvent être mixées direc­te­ment sur l’in­ter­face de PLAY. On peut égale­ment les affec­ter à des sorties pour mixer ensuite dans un séquen­ceur.

Pour l’en­re­gis­tre­ment, East­West a utilisé la tech­nique de prise de son dite « Decca tree ».

On note qu’avec leur nouvelle tech­nique de prise de son, contrai­re­ment à l’an­cienne version de la banque, il est désor­mais possible de panner effi­ca­ce­ment l’ins­tru­ment, les prises n’étant pas en stéréo. Tandis qu’on jouait sur une compo­sante stéréo, on peut désor­mais diri­ger le signal comme on le souhaite.

 

 

Mic Output

 

Comment ça sonne ?

Multi

Pour avoir écouté les démos sur le site East­West (celle-ci ou celle-là), il est clair qu’on peut faire sonner la bête. Les arran­geurs de ces morceaux n’étant autres que Thomas Berger­sen et Nick Phoe­nix en personne. Mais on sait ce que c’est les démos…

En pratique, et sans avoir à passer 3 jours sur la program­ma­tion d’une phrase, le résul­tat est très convain­cant. Les sons « Shorts » et « Effects » sont parti­cu­liè­re­ment bluf­fants et permettent d’avoir un rendu impres­sion­nant. On notera spécia­le­ment les effets « run » des instru­ments à vent et des cuivres, ainsi qu’un coup de cœur pour les pizzi­cati de violon­celle et contre­basse.

Pour les sons de notes tenues, avec des instru­ments solistes, et ce, malgré la quan­tité de samples et d’ar­ti­cu­la­tions, l’oreille aver­tie ne sera pas trom­pée. Cepen­dant, en musique d’en­semble, le résul­tat est très bon et la multi­tude d’ar­ti­cu­la­tions permet un rendu très réaliste.

Pour un aperçu de ce qu’on peut faire sans trop de program­ma­tion en utili­sant les diffé­rents éléments, voilà ce que ça donne : compo / hard / soft.

Pour tout dire, on ne fait pas dans la dentelle. Ça sonne gros et produit (les exemples ci-dessus ne sont pas mixés et aucun effet n’a été ajouté). La couleur du son est réso­lu­ment orien­tée cinéma et la banque de son est très confor­table à travailler.

 

Conclu­sion

Studio

Avec ces deux banques de son, East­West repousse encore le niveau de réalisme en matière d’ins­tru­ments virtuels. L’orien­ta­tion très Holly­wood ne sera peut être pas au goût de tous, mais en matière de compo­si­tion à l’image, le rendu est parti­cu­liè­re­ment réussi. La faci­lité qu’on a à produire de l’énorme en est même décon­cer­tante.

À propos du Storm Drum 2, il n’y a presque rien à dire. C’est du monu­men­tale, c’est riche, les prises sont belles… Un « must have » du sound desi­gner. L’er­go­no­mie est simple pour les instru­ments stan­dard ou desi­gnés. Les instru­ments ethniques sont magni­fiques, mais sont diffi­ciles à mani­pu­ler. On s’ar­mera de patience et d’un peu d’achar­ne­ment pour arri­ver à faire sonner un solo de Darbouka. Mais cette diffi­culté mise à part, le pari est réussi.

En ce qui concerne de la suite Sympho­nic Orches­tra Plati­nium, on est logé à la même enseigne. Le pari de la banque de son de compo­si­teur à l’image est tout à fait réussi. Les nouveau­tés appor­tées à la banque orches­trale d’East­West sont impres­sion­nantes une nouvelle fois par la richesse et la qualité des sons. La program­ma­tion n’est pas trop compliquée et le résul­tat saute aux oreilles. L’er­go­no­mie de Play apporte d’ailleurs sa touche non négli­geable de confort à l’uti­li­sa­tion.

Au final, ces deux banques sont clai­re­ment dans le très haut du panier. Il est impen­sable de rempla­cer un orchestre compte tenu de l’in­fi­nité d’ex­pres­sions qu’il peut prendre, mais dans une appli­ca­tion à l’image, l’uti­li­sa­tion de ces banques ravira très certai­ne­ment les compo­si­teurs confir­més qui souhaitent maquet­ter propre­ment leur travail. Il est égale­ment certain qu’un grand nombre de produc­tions n’ayant pas le budget de s’of­frir un véri­table orchestre se tour­nera vers cette solu­tion qui propose un rendu tout à fait bluf­fant.

Storm Drum

[+] La puis­sance du son
[+] Les Perf Multis et leurs séquences MIDI
[+] La qualité géné­rale des sons
[+] La diver­sité de couleur

[-] Gour­mand en ressources (RAM ou strea­ming disque)
[-] Program­ma­tion des instru­ments ethniques compliquée

Sympho­nic Orches­tra

[+] Quan­tité d’ins­tru­ments
[+] Qualité des enre­gis­tre­ments
[+] Rendu
[+] Richesse des arti­cu­la­tions
[+] Les effets de jeu
[+] KeyS­witch

[-] Instal­la­tion labo­rieuse
[-] C’est tout…

Points forts
  • La puissance du son
  • Les Perf Multis et leurs séquences MIDI
  • La qualité générale des sons
  • La diversité de couleur
  • Quantité d'instruments
  • Qualité des enregistrements
  • Rendu
  • Richesse des articulations
  • Les effets de jeu
  • KeySwitch
Points faibles
  • Gourmand en ressources (RAM ou streaming disque)
  • Programmation des instruments ethniques compliquée
  • Installation laborieuse
  • C'est tout...

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