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NEO n’est pas ONE

Test de l'orchestre virtuel Spitfire Audio Albion NEO

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Spitfire Audio Albion Neo
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Spitfire Audio Albion Neo

Orchestre virtuel de la marque Spitfire Audio appartenant à la série Albion.

Prix public : 449 € TTC

NEO, c’est le nom du nouvel opus de la réputée série des « Albion » de Spitfire Audio. La marque anglaise a voulu remettre le couvert après cinq opus aux sonorités incroyables, dont le second, il est vrai, a été retiré du catalogue. Cette sixième mouture se veut intimiste et partagée entre les instruments classiques et électroniques. Voyons ensemble si la magie opère.

L’Al­bion NEO se présente globa­le­ment de la même manière que ses grands frères avec une partie dédiée aux instru­ments clas­siques et quelques réper­toires remplis de petits trésors sonores. Les prises ont, comme de coutume chez l’édi­teur anglais, été réali­sées aux AIR Studios. Cette régu­la­rité est un bon point pour les compo­si­teurs ayant une large collec­tion de banques issues de la marque. On y gagne parfois en homo­gé­néité lors du mixage.

Notez aussi que Spit­fire Audio a ici fait le choix de propo­ser la banque au format Kontakt Player (gratuit) et non pas sous sa propre inter­face. Les puristes appré­cie­ront. Le fait de pouvoir s’en tenir à la version Player de Kontakt est aussi un très bel effort de l’édi­teur qui rend sa banque de sons acces­sible au plus grand nombre.

 Commençons par la partie sur laquelle se rue tout bon compo­si­teur à l’image : les instru­ments d’or­chestre !

Cette édition NEO ne change pas de logique dans son orga­ni­sa­tion. Tous les pupitres de chaque famille d’ins­tru­ments sont regrou­pés sous un seul et même patch. C’est toujours aussi frus­trant pour les compo­si­teurs habi­tués à écrire indé­pen­dam­ment pour chaque instru­ment. Cepen­dant, la série des Albion n’a pas pour voca­tion l’écri­ture clas­sique au sens litté­ral du terme. Depuis le début, l’ap­proche est davan­tage ciné­ma­to­gra­phique avec toutes les liber­tés qui en découlent chez les compo­si­teurs. Cepen­dant, on remarque tout de suite une origi­na­lité plutôt sédui­sante : en plus des habi­tuels patchs « Wood­winds » et « Brass », Spit­fire Audio nous proposent deux patchs de cordes notés A et B. Le premier propose 12 musi­ciens au format 3, 2, 2, 3, 2 et le second 11 musi­ciens dans la confi­gu­ra­tion 3, 2, 2, 3, 1. Les plus vigou­reux, qui en chauf­fant le café pendant le télé­char­ge­ment des presque 56 Go de données et en rêvant de leur nouvel essai inti­tulé « gros son qui tâche » vont devoir revoir leurs ambi­tions. Nous sommes clai­re­ment ici en présence d’un format de chambre avec en bonus un divisi, qui, vous allez le voir dans les exemples, est superbe.

albionL’in­ter­face propo­sée dans Kontakt est sans surprise et reprend les habi­tuels traits de toutes les banques de l’édi­teur avec deux prin­ci­paux onglets regrou­pant la liste des arti­cu­la­tions que l’on peut char­ger ou déchar­ger selon les besoins, les contrôles de la dyna­mique et de l’ex­pres­sion mais aussi du vibrato et de la réverbe. Enfin, on pourra contrô­ler les micros soit avec une inter­face simpli­fiée où l’on met plus ou moins de distance entre les musi­ciens et l’au­di­teur soit avec une mixette plus précise qui regroupe un total de cinq micros (Close, Close Ribbon, Tree, Ambient et Outrig­gers). D’autres options pour affi­ner le son sont dispo­nibles et varient en fonc­tion des patchs char­gés.

Il est à noter qu’un réper­toire nommé « _Mixes_ » met à notre dispo­si­tion ces mêmes patchs mais avec deux mixages figés en studio. Nous verrons un peu plus loin dans ce test qu’ils peuvent être parti­cu­liè­re­ment inté­res­sants pour avoir un son d’avan­tage produit sans trop d’ef­fort.

Nous parlions précé­dem­ment des arti­cu­la­tions et elles sont nombreuses, allant des indis­pen­sables long, legato, spic­cato, pizzi­cato et en passant par la magni­fique flau­tando mais sans oublier non plus des extras un peu plus exclu­sifs comme les long pulses, long slow detune ou encore l’ori­gi­nale long 5th bend up. Ces arti­cu­la­tions moins communes sont récur­rentes dans les banques de Spit­fire Audio et ouvrent la voie à diverses expé­ri­men­ta­tions ou plus simple­ment la possi­bi­lité de mettre quelques détails et subti­li­tés par-ci par-là dans vos compo­si­tions.

D’un point de vue infor­ma­tique, en char­geant le patch « Strings A », avec l’en­semble des arti­cu­la­tions et un seul micro « Tree », on peut comp­ter envi­ron 0,60 Go dans la mémoire RAM. C’est, en 2020, tout à fait raison­nable pour des machines souvent équi­pées de 32, 64 ou même 128 Go de mémoire vive. Cepen­dant, pensez à vous munir d’un SSD pour gagner en confort lors des char­ge­ments.

Voyons ensemble un premier medley (vidéo entre 0:00 et 4:52) de quelques sono­ri­tés offertes par les deux patchs de cordes, indé­pen­dam­ment ou en binôme. 

Veuillez noter qu’au­cun trai­te­ment n’est appliqué dans ces exemples afin de vous donner la possi­bi­lité d’en­tendre les samples à l’état brut.

Le rendu entre la version A et B est réel­le­ment diffé­rent, la B est encore plus inti­miste avec cette contre­basse seule. On arrive à avoir du grain, à sentir l’ar­chet frot­ter les cordes. C’est très orga­nique et plai­sant à mani­pu­ler. Les exemples étant propo­sés sans la moindre inter­ven­tion au mixage, peuvent sembler un peu raides, parfois secs et cet effet et d’au­tant plus accen­tué par le fait d’avoir de petits ensembles. C’est bien entendu normal et pas vrai­ment flat­teur mais révé­la­teur du fait que l’on nous laisse le loisir et le confort de travailler nos réverbes pour donner la profon­deur que l’on souhaite.

Il faut noter un bémol cepen­dant : avoir divisé les patchs de legato des cordes en deux sections, High et Low, distinctes ne sera pas au goût de tout le monde. Un patch global aurait été plus pratique à l’usage.

Profi­tons-en pour écou­ter la diffé­rence de rendu entre les micros ainsi que les deux mixages four­nis (vidéo à partir de 4:52). Atten­tion cepen­dant, les versions mixées sonnent plus fort. Les niveaux n’ont volon­tai­re­ment pas été touchés afin que vous puis­siez vous rendre compte de la dimen­sion plus « produite » des deux mixages propo­sés.

Conti­nuons le tour du proprié­taire avec les cuivres. Un seul patch pour un total de sept musi­ciens (deux cors français, deux bugles, deux eupho­niums, un trom­bone basse). Un peu comme pour les cordes, il n’est pas ques­tion ici d’en­voyer du son cuivré surdi­men­sionné. L’ap­proche est plus douce, plus moel­leuse. Presque un peu trop parfois, mais ces sono­ri­tés sauront trou­ver leur place dans bien des compo­si­tions. Mention spéciale à l’ar­ti­cu­la­tion long detu­ned qui ouvre la voie à pas mal d’ex­pé­ri­men­ta­tions. 

Les quelques exemples sont dans la vidéo, à partir de 6:00

La famille des vents est, bien entendu, au rendez-vous avec un rendu plutôt convain­cant. Le patch intègre 6 musi­ciens répar­tis entre flûtes, clari­nettes et saxo­phones. Il y a une réelle cohé­rence qui se dégage dans le choix des instru­ments et leur compa­ti­bi­lité avec les pupitres vus précé­dem­ment. Certains pour­ront cepen­dant regret­ter des samples marqués par un peu trop de bruit, qui dans certains cas de figure, peuvent deve­nir gênants.

Les quelques exemples sont à partir de 7:27

Spit­fire Audio a aussi pensé à inté­grer son « osti­na­tum ». Celui-ci vous offre la possi­bi­lité de créer des patterns répé­ti­tifs avec un peu moins d’ef­fort que si vous deviez tout écrire à la main. Ce n’est en rien une nouveauté, mais une option de longue date dans les banques de sons de l’édi­teur. Cepen­dant, certains y trou­ve­ront un inté­rêt dans leurs créa­tions. Voici un exemple simple, mélan­geant croches et doubles-croches mais avec une édition MIDI simpli­fiée. (Exemple audio à partir de 8:50)

Bonne nouvelle : l’équipe anglaise a égale­ment mis à dispo­si­tion un harmo­nium pour complé­ter sa liste d’ins­tru­ments.

Un peu d’élec­tri­cité ?

En navi­guant dans les réper­toires de l’Al­bion NEO, on tombe sur l’ha­bi­tuel « Brunel Loops » qui, comme son nom l’in­dique, met à notre dispo­si­tion une série de boucles mélo­diques et ryth­miques. Les propo­si­tions sont très musi­cales et inspi­rantes. On regret­tera peut-être le fait de ne pas avoir davan­tage de contrôles sur le son des boucles. Cepen­dant, l’édi­teur a eu la déli­ca­tesse de divi­ser les boucles en stems comme vous allez pouvoir le voir dans la vidéo ci-dessous. Chacun pourra person­na­li­ser et mélan­ger ces boucles dans son séquen­ceur pour leur donner une dimen­sion plus person­nelle.

Un exemple autour du preset « Arp Pulses », à partir de 9:16

On arrive ensuite aux inévi­tables presets souvent propo­sés dans la série Albion et portés par le moteur maison « EDNA Engine ». On aura ici davan­tage la main pour person­na­li­ser nos sons. Les presets four­nis sont d’ex­cel­lente qualité et musi­ca­le­ment très perti­nents. Le dossier « Segla Textures » nous permet de fusion­ner les pupitres clas­siques et leur donner une dimen­sion plus élec­tro­nique en agis­sant sur diffé­rents para­mètres. Le second dossier « Stephen­sons Steam Band », reprend globa­le­ment le même prin­cipe mais avec des sono­ri­tés nouvelles. Quoiqu’il en soit, ces ressources complètent parfai­te­ment bien ce nouvel opus NEO. (Exemple à partir de 11:49)

Avant de conclure, voyons ce que cela peut donner lorsque l’on mélange ensemble quelques ingré­dients. Vous enten­drez ici le « mix 1 » avec un soupçon de réverbe. Sur le master on retrouve seule­ment un léger compres­seur SSL et un limi­teur L2 de Waves. Le pano­ra­mique est d’ori­gine. (Exemple à partir de 13:10)

En conclu­sion

Spit­fire Audio propose un nouvel Albion NEO qui n’est pas un réédite des opus précé­dents. Celui-ci saura complé­ter à la perfec­tion un Albion ONE plus géné­ra­liste et plus convenu. Cet opus permet une approche plus inti­miste et ouvre la voie au travail des textures sonores. Cepen­dant, cette qualité pose aussi quelques limites. Il sera proba­ble­ment diffi­cile pour la majo­rité des compo­si­teurs de pouvoir se satis­faire de l’Al­bion NEO unique­ment. C’est une banque complé­men­taire qui trou­vera sa place sur certaines compo­si­tions moins musclées (même si, soyons honnêtes, avec quelques astuces, il est possible de faire passer de petits pupitres pour une armée d’ar­chers). Les quali­tés sont nombreuses avec un choix cohé­rent de musi­ciens, du grain dans le son, des micros variés et une partie élec­tro­nique très inté­res­sante et facile à prendre en main. On regret­tera cepen­dant que les pupitres soient toujours regrou­pés dans des patchs uniques et que certains samples soient un peu trop brui­tés.

albion

8/10
Points forts
  • Superbe identité musicale
  • Deux patchs de cordes utilisables seuls ou en binôme
  • Prise en main aisée
  • Partie électronique accessible et musicale
  • Ressources machine raisonnables
  • Kontakt Player
Points faibles
  • Patchs uniques par pupitre
  • Quelques samples bruités
  • Une banque de sons qui pourra difficilement se suffire à elle-même

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