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Spitfire Audio sort le grand jeu

Test de l'orchestre virtuel Spitfire Audio BBC Symphony Orchestra

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Spitfire Audio BBC Symphony Orchestra Professional
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Spitfire Audio BBC Symphony Orchestra Professional

Orchestre virtuel de la marque Spitfire Audio .

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Spitfire Audio, l’éditeur britannique de banques de sons orchestrales, devenues pour beaucoup des classiques dans le monde virtuel de l’orchestration, a sorti récemment une banque offrant le luxe à tout un chacun de posséder sous les touches de son clavier maître, le célèbre et mythique orchestre de la BBC. Une sortie très attendue dans un milieu presque saturé de banques de plus en plus qualitatives. Voyons ensemble ce que cette « BBCSO », comme on dit dans le jargon des compositeurs, nous réserve.

Je vous en prendrai un peu plus de 500 Go

Ce sont presque 570 Go de données qu’il faut télécharger en passant par le gestionnaire de Spitfire Audio. Premier point qui fâche : c’est lent ! Malgré une connexion fibrée impeccable qui peut encaisser une telle quantité de données en un temps extrêmement court, il faudra bien compter 8h pour réussir à remplir son SSD, indispensable pour les temps de chargement. Les serveurs se traînent et aucun changement de paramètre ne permettra d’améliorer la situation malgré de nombreux essais à différents moments de la journée.

L’éditeur a cependant prévu, moyennant 199 euros, en plus des 999 euros initiaux, de vous envoyer un SSD de 1To (Samsung Evo 860) avec tout le nécessaire.

Une fois installée, il faudra compter environ 530 Go d’espace occupé, probablement l’une des banques les plus massives du marché, mais dont le poids est justifié par un contenu très complet.

Cette BBCSO regroupe les cordes, les cuivres, les vents ainsi que les percussions. Tous les pupitres les plus indispensables sont présents. La quantité de micros est tout simplement impressionnante avec vingt sources différentes à disposition, dont deux mixages très convaincants. L’orchestre a été enregistré dans tous les recoins possibles des studios Maida Vale, un point fort pour les professionnels du son à l’image.

Le nombre d’articulations est tout aussi imposant, les instruments ont été enregistrés sous toutes les coutures aussi bien en groupe qu’en solo. La liste, interminable, des articulations à disposition est consultable sur le site de l’éditeur.

On a perdu le Kontakt !

plugin1Ce n’est pas vraiment une nouveauté car les équipes de Spitfire Audio ont déjà été infidèles à Kontakt lors de la sortie des « Hans Zimmer Strings », mais cela reste un changement suffisamment important dans un monde où le plugin de Native Instruments reste un incontournable. C’est donc un plugin maison qui va se charger de gérer le million (littéralement) de samples. Sa présentation se veut moderne, épurée, classieuse et facile d’accès. C’est bien entendu toujours une histoire de goûts, mais il est vrai que ça présente plutôt bien.

La partie haute regroupe toutes les informations techniques indispensables ainsi que deux contrôleurs verticaux représentant les niveaux d’expression et de dynamique de l’instrument joué. La partie arrondie permet par défaut de contrôler le niveau de réverbe, mais un clic dessus permettra, selon l’instrument, de venir par exemple gérer le taux de vibrato. Cette partie est jolie, mais il faut admettre qu’elle prend beaucoup (trop) de place pour des fonctions que l’on contrôlera de toute manière principalement à la main sur son clavier ou son contrôleur MIDI.

La partie basse regroupe quant à elle l’ensemble des articulations disponibles pour l’instrument chargé. Il est possible de personnaliser cette zone en choisissant les articulations que l’on souhaite garder ou d’en modifier l’agencement. Évidemment, en déchargeant quelques articulations, on libère dans le même temps de la mémoire vive. Il sera aussi possible dans cette partie de gérer les options courantes telles que le choix des keyswitchs, la quantité de round robins et leur mode de fonctionnement (ordres, notes voisines…).

Plugin3.jpg + plugin4.jpg

plugin4Toujours dans cette zone, la seconde partie donne accès à la table de mixage des micros. Comme toujours chez Spitfire Audio, un premier mode visuel vous permettra d’ajuster le rendu sonore en variant la distance entre l’auditeur et l’orchestre : simple, rapide et efficace. Un second mode, plus avancé, vous donnera totalement la main sur les 18 micros à votre disposition. L’éditeur a eu l’intelligence de fournir cependant 2 sources déjà pré-mixées, dont une par Jack Jackson, et qui permettent de sonner « out-of-the-box ».

On notera une option pas si courante : la possibilité d’appliquer un mix de micros par articulation. Ingénieux !

plugin5Enfin, la dernière partie vous donne la main sur certaines options redondantes de la partie haute mais indispensables lors de la programmation de vos instruments.

D’un point de vue technique, en chargeant une vingtaine d’instances du VST maison de Spitfire Audio, avec toutes les articulations et la source « mix 1 » d’activées, les 32 Go de mémoire vive de la machine utilisée pour le test se retrouvent vite remplis. C’est gourmand, bien que cohérent vis-à-vis du nombre de samples qui doivent être chargés. En ce sens, c’est réellement dommage de ne pas avoir une fonction de « purge » semblable à celle que propose Kontakt. Peut-être dans une mise à jour prochaine ? Notez que la version utilisée pour le test est la 1.0.7.

Ici la BBC !

Voyons maintenant comment sonne cette banque orchestrale, sans faire aucun effort de traitement, commençons par les incontournables cordes qui sont disposées dans la configuration suivante : 16, 14, 12, 10, 8.

On note directement deux points négatifs : Aucun patch d’ensemble toutes familles confondues et aucune possibilité de divisi.

Ici, des exemples en legato, spiccato et staccato, sans aucune programmation, avec et sans la réverbe intégrée :

D1_altos_mix1_rev35%
00:0001:06
  • D1_altos_mix1_rev35%01:06
  • D1_altos_mix101:06
  • D1_contrebasses_mix1_rev35%00:45
  • D1_contrebasses_mix100:45
  • D1_cordes_spiccato_staccato_mix1_reverbe50%01:07
  • D1_violoncelles_mix1_rev35%01:07
  • D1_violoncelles_mix101:07
  • D1_violons1_mix1_rev35%01:06
  • D1_violons1_mix101:06
  • D1_violons2_mix1_rev35%01:07
  • D1_violons2_mix101:07

Chaque pupitre de cordes possède son « leader », autrement dit son soliste. Les lignes jouées en legato dans les exemples font également varier le taux de vibrato afin de faire entendre le passage de notes non vibrées aux notes vibrées.

D2_alto_solo_mix1_reverbe25%
00:0000:34
  • D2_alto_solo_mix1_reverbe25%00:34
  • D2_contrebasse_solo_mix1_reverbe25%00:34
  • D2_violon1_solo_mix1_reverbe25%00:34
  • D2_violon2_solo_mix1_reverbe25%00:34
  • D2_violoncelle_solo_mix1_reverbe25%00:34

Parmi la longue liste d’articulations disponibles pour les ensembles de cordes, voici les superbes « Long Flautando » que l’on retrouve dans d’autres banques de la marque, l’occasion d’entendre la différence entre le mix 1 et le mix 2 :

D3_1_flautando_mix1
00:0000:14
  • D3_1_flautando_mix100:14
  • D3_2_flautando_mix1_reverbe25%00:14
  • D3_3_flautando_mix200:14
  • D3_4_flautando_mix2_reverbe25%00:14

La liste des articulations est vraiment très complète et couvre sans aucun doute la totalité des besoins courants en termes d’écriture. En voici quelques exemples sur différents pupitres :

D4_long_cs
00:0000:24
  • D4_long_cs00:24
  • D4_long_harmonics00:20
  • D4_pizzicato__collegno_bartokpizzicato_spiccatocs00:22
  • D4_tremolo_tremolocs_tremolosulpont00:41

Les cordes sont belles et maitrisées. Il y a du grain, c’est vivant et les tessitures basses font preuve d’une agréable profondeur.

La famille des cuivres est tout aussi complète avec toujours la disponibilité de quelques solistes essentiels. 

Écoutons l’incontournable quartet de cors français et son soliste :

D5_Cors_quartet_autres
00:0000:16
  • D5_Cors_quartet_autres00:16
  • D5_Cors_quartet_legato00:28
  • D5_Cors_quartet_long_dynamique00:12
  • D5_Cors_quartet_staccatissimo00:12
  • D5_soliste_legato00:18

Le quartet est efficace et permet de couvrir une large plage de nuances. Il sera parfaitement adapté pour écrire quelques passages épiques.

Voici quelques exemples d’autres instruments de la famille des cuivres :

D6_trombone_contrebasse_legato
00:0000:28
  • D6_trombone_contrebasse_legato00:28
  • D6_trombones_a3_legato00:28
  • D6_trombonesbasse_a2_legato00:28
  • D6_trompettes_a3_legato00:10
  • D6_trompettes_a3_staccatissimo00:10
  • D6_tuba_contrebasse_legato00:28
  • D6_tuba_legato00:28

La troisième grande famille des vents, à l’image du reste de la production est composée d’ensembles et de quelques solistes.

D7_bassons_a3_staccatissimo
00:0000:23
  • D7_bassons_a3_staccatissimo00:23
  • D7_clarinettes_a300:17
  • D7_flutes_a300:27
  • D7_hautbois_a3_legato00:17
  • D7_piccolo_staccatissimo00:09

Terminons ce tour du propriétaire avec la catégorie des percussions qui propose les habituelles timbales mais aussi quelques instruments supplémentaires qui seront bien utiles pour divers arrangements et enrichissements.

D8_glockenspiel
00:0000:23
  • D8_glockenspiel00:23
  • D8_harpe00:19
  • D8_timbales00:22
  • D8_xylophone00:22

Les instruments sont tous de qualité et sonnent très bien sans aucun traitement et aucune programmation, ce qui est en général plutôt rassurant. L’essentiel est là et surtout le sentiment de jouer avec un même orchestre et non pas un assemblage de musiciens est bien présent. Après avoir passé quelques heures à écrire des traits orchestraux, on prend plaisir à pouvoir se concentrer essentiellement sur la partie artistique plutôt que technique. En ce sens, c’est une belle réussite. 

1, 2, 1, 2, test, test !

C’est un point qui surprend lorsque l’on découvre cette BBCSO : la gigantesque quantité de micros disponibles ! Il y a de quoi se perdre dans un tel éventail de possibilités. Comme vu précédemment, les deux mix permettent d’avoir un rendu plug’n’play et de directement se mettre au travail.

Je vous propose d’écouter la différence de couleur sur un court extrait orchestral qui combine différents pupitres. Seul le piano, venant soutenir l’harmonie, n’est pas présent dans la BBCSO. Le placement des pupitres dans l’espace est totalement d’origine et aucun mixage supplémentaire n’a été appliqué.

D9_extrait_mix1
00:0000:47
  • D9_extrait_mix100:47
  • D9_extrait_mix200:47

Le mix 1 est en effet comme décrit par Spitfire Audio plutôt « droit » là où le second est un peu plus typé. Dans les deux cas c’est du joli travail.

Afin d’écouter quelques micros supplémentaires, nous allons isoler les premiers violons.

D10_amb
00:0000:11
  • D10_amb00:11
  • D10_atmos_front00:12
  • D10_atmos_rear00:12
  • D10_balcony00:11
  • D10_close00:11
  • D10_closeW00:11
  • D10_leader00:11
  • D10_mids00:11
  • D10_mono00:11
  • D10_out00:11
  • D10_sides00:11
  • D10_sp.br00:11
  • D10_sp.fl00:12
  • D10_sp.per00:12
  • D10_sp.str00:11
  • D10_sp.ww00:11
  • D10_stereo00:11
  • D10_tree00:11

Le moins que l’on puisse dire, c’est que chacun trouvera son bonheur dans ce généreux kit de micros.

En conclusion

Le monde merveilleux des banques de sons orchestrales peut parfois paraître surchargé malgré l’engouement des compositeurs à chaque nouvelle sortie annoncée par les éditeurs. Il devient particulièrement difficile pour les marques de se démarquer avec la énième banque de cordes ou de cuivres. Néanmoins, avec cette BBC Symphonic Orchestra, Spitfire Audio propose de travailler avec un orchestre réputé et des musiciens habitués à jouer ensemble. Le tout a été enregistré avec le plus de détails possibles, mettant à notre disposition un catalogue d’articulations suffisant et une quantité de sources audios phénoménale. Cette banque orchestrale est une réussite au vu du travail accompli et de son positionnement tarifaire. Il faudra cependant prendre en compte un plugin maison qui doit encore gagner en maturité pour rattraper l’incontournable Kontakt, l’absence de patchs d’ensembles et de divisi est aussi vraiment regrettable. Enfin, ce « tout-en-un » devra quand même être complété par des banques supplémentaires pour qui veut rajouter des chœurs et autres joyeusetés. C’est en revanche une excellente entrée en matière pour le compositeur amateur souhaitant avoir une banque orchestrale quasi-complète et homogène, et c’est dans le même temps un excellent outil de travail pour le professionnel qui veut agrémenter sa collection de couleurs supplémentaires.

 

  • plugin1
  • plugin2
  • plugin3
  • plugin4
  • plugin5

 

9/10
Points forts
  • Orchestre complet
  • Qualité sonore
  • Nombre d’articulations
  • Nombre de micros
  • Interface agréable
  • Prix raisonnable au vu du contenu
Points faibles
  • Aucun patch d’ensemble
  • Pas de divisi
  • Téléchargement laborieux
  • Espace disque conséquent
  • Plugin maison à peaufiner
  • mathieujm
    mathieujm
    AFicionado
    1216 posts au compteur
    Ah, j'oubliais la partie du commentaire sur l'écoute que peuvent avoir les instrumentistes :
    "Bon, je balaye tout de suite les objections du type: "elle n'entend pas la même chose au sein d'un orchestre que dans un enregistrement". Quand on fait des enregistrements, quand on donne des cours, quand on participe ou dirige une répétition, on connaît le son d'ensemble des instruments, que ce soit en live ou au travers d'un haut-parleur. "
  • mathieujm
    mathieujm
    AFicionado
    1216 posts au compteur
    Citation de Subject42 :
    Un exemple de la BBC SO en action:

    Merci bien pour cet exemple qui montre bien la difficulté d'utilisation de ces banques.
    Je suis désolé mais la version avec Spitfire est... morte, incapable de faire sentir le balancement de la valse par lequel on est pris dans la version originale.
    De ce que j'entends, ça limite l'usage de ce genre d'outil à de la musique... de remplissage.
    Et pourtant j'imagine les heures passées à programmer tout ça !

    Même chose pour le violon solo de Andy Blaney. Que c'est mortel ! lisse, sans aucune des inflexions qui font vivre la musique. Certains diront : c'est parfait... et s'endormiront dans leur fauteuil :clin:
    Voici le commentaire de ma fille :
    "J'avoue avoir été bluffée par les graves du début, tout-à-fait réalistes. Mais dès que ça part dans les aigüe, j'ai une sensation "chanteuse alien du 5ème élément de Luc Besson". C'est-à-dire qu'il y a plein de trucs qui clochent. La mélodie ne pourrait jamais être jouée tel quel par un musicien: les changements de cordes ne sont pas pris en compte, les démanchés, le son qui change lorsque les notes vont plus vite... Toutes ces choses qui existent parce que l’interprète est précisément humain. Besson l'avait bien compris et avait fait de sa chanteuse une alien. Du coup, on accepte le fait que sa voix soit si étrangement parfaite."
  • VE
    VE
    AFicionado
    1562 posts au compteur
    Citation de Darkmoon :
    Par exemple, un guitariste qui joue de la guitare électrique devant son cabinet 4X12 se prend des vibrations très puissantes dans la tronche et dans tout son corps. Cette prestation enregistrée par un micro et réécoutée ensuite comme piste unique via de petits haut-parleurs ne restitue pas ces sensations physiques auquel l’interprète est habitué.

    Comme notre voix aussi du coup.
  • Darkmoon
    Darkmoon
    Squatteur d'AF
    3509 posts au compteur
    Je plussoie ce que nmalleus souligne...

    Même en faisant complètement abstraction des banques orchestrales, il y a toujours une différence (qui gêne souvent certains musiciens) entre un enregistrement et le jeu réel.

    Par exemple, un guitariste qui joue de la guitare électrique devant son cabinet 4X12 se prend des vibrations très puissantes dans la tronche et dans tout son corps. Cette prestation enregistrée par un micro et réécoutée ensuite comme piste unique via de petits haut-parleurs ne restitue pas ces sensations physiques auquel l’interprète est habitué.

    De plus, l’interprète, quand il joue, n’a pas les oreilles collées sur son cabinet (comme le micro) et reçoit aussi plusieurs réflexions à cause de la pièce, des murs, des objets présents dans la pièce dans laquelle il joue.
    Et tout ça, c’est sans compter que quand on joue d’un instrument depuis une dizaine d’années ou plus, nous sommes bcp plus sensibles aux moindres variations et subtilités (propres à cet instrument) que la plupart des gens qui ne jouent pas de cet instrument.

    Dans un mix complet, en contexte, la grande majorité des instruments virtuels fait la blague, mais à l’écoute de l’instrument, seul, même un bassiste et/ou un batteur (ce sont les instruments virtuels réputés les plus « fidèles » et/ou facile à sampler et reproduire) vont arriver à reconnaître qu’il manque certaines nuances et « défauts » propres au jeu humain.

    Donc, une chose est sûre : une violoniste professionnelle qui joue dans un orchestre ne trouvera jamais qu’une banque de cordes reproduit à 100% le jeu d’un vrai violoniste! C’est perdu d’avance! :clin:

    Ensuite, oui, pour obtenir d’excellent résultat avec les banques orchestrales, ça demande énormément de programmation. Il faut user de la modwheel et de plusieurs CC# (contrôleur continu MIDI) et c’est fastidieux. Et, oui, nous sommes toujours limités à l’interprétation qui a été enregistrée pour chaque sample utilisé/exploité, forcément.

    Si l’on prend une articulation courte, par exemple un staccato ou un spiccato ben, déjà, dépendamment des banques, l’on constate que ceux qui ont réalisé la banque n’ont pas tous précisément la même interprétation de l’un et l’autre. Dans certaines banques, les staccato correspondent aux spiccato. Dans d’autres, les spiccato aux staccatissimo, etc.

    Les meilleurs et les pros usent donc d’astuces et d’artifices lors de la programmation :

    Ils vont parfois doubler des staccato avec des spiccato, par exemple, à certain endroit précis pour renforcer l’accentuation. Souvent, ils vont doubler et ajouter des staccato par dessus des notes longues en sustain qui ont une attaque trop faiblarde ou lente. Et, enfin, certains vont faire tout ceci tout en exploitant plusieurs banques de plusieurs éditeurs différents tout en mélangeant, en superposant plusieurs pistes ensemble.

    Et c’est ce qui explique, d’ailleurs, qu’il est plus facile de faire la blague avec de gros ensemble qu’avec des instruments solos où l’on ne peut se permettre de mélanger et superposer 5 solistes violonistes pour « fondre » le résultat. Enfin, c’est possible, mais l’on perd justement le côté « RAW » et soliste d’un seul violon.

    Bref, dans tous les cas, le seul fait de devoir utiliser un clavier MIDI et la souris (pour mettre des notes dans un piano roll) et/ou un logiciel de notation fait qu’on ne peut obtenir la précision et/ou les nuances que permettent les micro-mouvements des doigts sur un instrument.

    D’ailleurs, même en situation réelle, si tu donnes la même partition (et qu’ils ne la connaissent pas) à 10 violonistes différents sans les guider et les encadrer, comme un chef d’orchestre le fait, les 10 n'interpréteront jamais de façon 100% identique la même partition. Du coup, c’est pareil avec les instruments virtuels : même s’ils étaient parfaits, ce qu’ils ne sont pas, tout dépend de la programmation de celui qui l’utilise! ET faut y passer bcp, bcp de temps!
  • nmalleus
    nmalleus
    Posteur AFfiné
    226 posts au compteur
    Citation de mathieujm :
    Donc j'en déduis que si ma fille n'entend pas tout ce qu'elle entend (et joue) dans un orchestre... c'est que le musicien qui a joué avec les banques actuelles n'a pas consacré suffisamment de temps à ajuster note après note tous les paramètres à sa disposition ? :)


    Il y a aussi d'autres phénomènes : lorsqu'elle est dans l'orchestre, elle n'est pas du tout du même point d'écoute que le public ou celui qui écoute une maquette donc les équilibres sont très différents.
    Mais même en mettant ce point évident de côté, elle est très proche de plusieurs pupitre et apprécie les entendre avec une précision qui n'est souvent pas souhaitée en maquette.
    Enfin, le musicien d'orchestre a en général une écoute extrêmement active et va entendre, ressentir beaucoup de choses qui pourront lui manquer dans une maquette... ou un enregistrement !

    Ça pourrait être très intéressant d'avoir le retour de ta fille sur des comparaisons entre de bonnes maquettes bien mixées et des enregistrements auxquels elle n'aurait pas participé : elle pourrait peut-être mettre des mots sur des problèmes que les réalisateurs de maquettes n'identifient pas précisément mais qui feraient pourtant partie du réalisme nécessaire à l'immersion.
  • mathieujm
    mathieujm
    AFicionado
    1216 posts au compteur
    Merci pour toutes ces précisions que je vais transmettre.
    Au final je ne doute pas qu'on puisse sampler chaque partie d'une note avec toutes les interprétations possibles et que les contrôleurs permettent de tous les ajuster.
    Donc j'en déduis que si ma fille n'entend pas tout ce qu'elle entend (et joue) dans un orchestre... c'est que le musicien qui a joué avec les banques actuelles n'a pas consacré suffisamment de temps à ajuster note après note tous les paramètres à sa disposition ? :)
  • Darkmoon
    Darkmoon
    Squatteur d'AF
    3509 posts au compteur
    x
    Hors sujet :
    Citation de mathieujm :
    Je voulais juste vous soumettre le jugement de ma fille, violoniste d'orchestre pro :
    "Intéressant effectivement, mais le grand problème reste le son aux limites: attaques et fin. C'est malheureusement impossible sur un clavier de faire une "fin" de note car il n'y a pas la donnée physique de la fin de l'archet. J'imagine que c'est un peu le même problème avec la numérisation de la voix. Problème qui n'existe pas avec un tuyau d'orgue... "


    Citation de newjazz :
    Elle a tout à fait raison.


    Non, pas vraiment! :??:

    Que ce ne soit pas 100% identique au jeu d’un musicien, tout le monde est d’accord, par contre quand sa fille dit :

    « C’est malheureusement impossible sur un clavier de faire une "fin" de note car il n’y a pas la donnée physique de la fin de l’archet »

    ...c’est erroné comme affirmation/description et c’est probablement parce qu’elle ne connaît pas bien comment sont conçu, techniquement, les banques orchestrales sous Kontakt, entre autres.

    Avec les anciens Soundfont d’il y a plusieurs années, quand on relâchait une note, ben ce n’était que le relâchement de L’ADSR qui « terminait » les notes, en appliquant un fade out progressif selon la valeur du release. Là, en effet, il n’y avait pas la donnée physique de la fin de la note à même les samples. :clin:

    Sauf que c’est différent depuis plusieurs années avec les Samplers/ROMplers comme kontakt, où les samples de relâchement sont bel et bien enregistrés physiquement et inclus. D’ailleurs, comme le nom l’indique, ce sont bien des samples de relâchements, qui diffèrent physiquement du reste des autres samples, et qui se déclenchent uniquement et précisément lorsqu’on relâche les touches du clavier!!

    Je tenais à rectifier! :clin:

    Sinon, peut-être aussi qu’elle c’est mal exprimée et qu’elle voulait juste dire que chaque attaque et fin ne peuvent être différentes/modulées, car enregistré comme tels, mais je ne crois pas, car dans ce cas, ça concerne tout l’ensemble du sample aussi, puisque qu’il s’agit de samples enregistrés.

    Et sinon, c’est d’ailleurs pourquoi (ce qu’elle doit ignorée) certaines banques incluent plusieurs échantillons de « round robin » (multiples attaques réelles enregistrées physiquement), parfois jusqu’à 20 nuances très subtiles d'attaques différentes ainsi que plusieurs couches (ppp, pp, mf, ff, fff, etc) de dynamique différente, toutes enregistrée physiquement, pour les notes longues.

    Donc, lorsqu’on module avec la modwheel (comme le mentionne newjazz), faut comprendre que pour ce type de banque, ce n’est pas que le volume et/ou un filtre ADRS qui agit en « filtrant/transformant » le sample et quand l'on appuie plus ou moins fort/rapidement, ce n’est pas que le volume qui diffère, non, dans les banques orchestrales de qualité, il y a de multiples couches de dynamique, de vélocité, d’attaque et de relâchement, tous composés de vrais samples différents enregistrés physiquement, qui composent l’ensemble de l’articulation de l’instrument!

    Les habitués d’AF qui utilisent des banques orchestrales connaissent déjà tout ceci, mais je tenais à préciser pour mathieujm et sa fille, même si cela ne changera pas nécessairement l'appréciation auditive de la violoniste pro qu'est sa fille. :clin:

  • Freudon
    Freudon
    Posteur AFfolé
    513 posts au compteur
    Citation :
    Je voulais juste vous soumettre le jugement de ma fille, violoniste d'orchestre pro :
    "Intéressant effectivement, mais le grand problème reste le son aux limites: attaques et fin. C'est malheureusement impossible sur un clavier de faire une "fin" de note car il n'y a pas la donnée physique de la fin de l'archet. J'imagine que c'est un peu le même problème avec la numérisation de la voix. Problème qui n'existe pas avec un tuyau d'orgue... "

    Bonsoir
    Je met moi aussi ma petite pierre a l'édifice.
    Toutes ces banques sont avant tout faites pour créer des orchestrations réalistes
    avec beaucoup de programmations et non pas pour jouer en live.
    Il faut d'ailleurs aussi souvent un savant mélange de plusieurs banques
    d'un ou plusieurs éditeurs pour concevoir quelque chose d'équilibré.
    Pour exemple encore une démo Spitfire Audio mais cette fois sur les Solos Strings
    Le Violo Solo Virtuoso Total Performance

    Si vous pouviez demandé l'avis de votre fille en tant que violoniste professionnel.
  • newjazz
    newjazz
    Rédacteur
    8677 posts au compteur
    Citation de mathieujm :
    Je voulais juste vous soumettre le jugement de ma fille, violoniste d'orchestre pro :
    "Intéressant effectivement, mais le grand problème reste le son aux limites: attaques et fin. C'est malheureusement impossible sur un clavier de faire une "fin" de note car il n'y a pas la donnée physique de la fin de l'archet. J'imagine que c'est un peu le même problème avec la numérisation de la voix. Problème qui n'existe pas avec un tuyau d'orgue... "

    Elle a tout à fait raison.
    Toutefois, l'usage de la molette de modulation et de la pédale d'expression permet de s'affranchir de certaines limites du clavier et de s'approcher encore un peu (sans l'atteindre complètement) du jeu à l'archet. Les banques modernes intègrent toutes des articulations de jeu utilisables via ces contrôleurs.
  • mathieujm
    mathieujm
    AFicionado
    1216 posts au compteur
    J'ai écouté avec beaucoup d'intérêt ce qu'on peut faire aujourd'hui, sans avoir forcément d'autres références. C'est impressionnant. Les vidéos détaillées sur le site de Spitfire montrent bien les capacités en particulier d'articulation.
    Je voulais juste vous soumettre le jugement de ma fille, violoniste d'orchestre pro :
    "Intéressant effectivement, mais le grand problème reste le son aux limites: attaques et fin. C'est malheureusement impossible sur un clavier de faire une "fin" de note car il n'y a pas la donnée physique de la fin de l'archet. J'imagine que c'est un peu le même problème avec la numérisation de la voix. Problème qui n'existe pas avec un tuyau d'orgue... "
  • VE
    VE
    AFicionado
    1562 posts au compteur
    Vu les comparaisons faites ici avec les précédentes banques Spitfire, cette vidéo peut être intéressante :
  • jensouniev
    jensouniev
    Squatteur d'AF
    3354 posts au compteur
    Dans un autre genre, un collègue de boulot m'a parlé de Fable Sound Broadway Big Band. C'est plus cher mais vous pouvez économiser 200€ : c'est en promo en ce moment à 2295€ au lieu de 2495€ :mrg:. Il y a moins d'instruments, mais c'est apparemment optimiser pour écrire la suite de La La Land.
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