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Native Instruments Maschine Studio
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Test des Native Instruments Maschine Studio et Maschine 2.0

Séquenceur à boucles de la marque Native Instruments appartenant à la série Maschine

Prix public : 999 € TTC
test
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Ghost in the Maschine
8/10
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En 2009 apparaissait Maschine, première du nom. Composée d’un contrôleur et d’un logiciel associé, elle se proposait d’offrir aux aficionados de la souris et de l’écran le workflow d’un appareil du type de la MPC, et aux irréductibles de cette dernière la puissance de traitement d’un ordinateur.

Le produit faisait à l’époque un peu figure, sinon d’OVNI, en tout cas de précur­seur. Mais rapi­de­ment, Maschine a su se créer un marché, et réunir un certain nombre d’uti­li­sa­teurs enthou­siastes. Au point de déve­lop­per toute une gamme de produits (Maschine MK2, Mikro MK1 et 2, iMaschine pour iOS) et d’in­ci­ter la concur­rence à s’in­té­res­ser forte­ment au concept, notam­ment Akaï avec la MPC Renais­sance ou son parte­na­riat avec Able­ton pour les séries APC et le Push.

Aujour­d’hui, Native Instru­ments conti­nue d’étof­fer sa gamme avec ce qui se destine à en être le vais­seau amiral : le contrô­leur Maschine Studio, asso­cié à la nouvelle mouture du logi­ciel maison, Maschine 2.0, repro­grammé de zéro pour pouvoir notam­ment gérer – enfin – les proces­seurs multi­cœurs. Asso­cié ne signi­fiant d’ailleurs pas forcé­ment dépen­dant, le logi­ciel pouvant fonc­tion­ner seul ou bien avec les autres modèles de la famille Maschine.

Mais voyons donc ce que nous propose l’édi­teur alle­mand avec ce nouveau duo hard­ware-soft­ware, vendu tout de même 999 € pour l’en­semble ou 99 € pour l’up­grade du logi­ciel seul…

Keskidi ?

Native Instruments Maschine Studio et Maschine 2.0

Pour faci­li­ter la lecture de cet article à ceux qui ne seraient pas fami­liers de « Maschine », un petit rappel du mode de fonc­tion­ne­ment global de ce système ainsi que de la termi­no­lo­gie employée. Un « groupe » désigne un ensemble sonore fonc­tion­nant comme une entité auto­nome. À la base du groupe se trouve le « sound », composé d’un géné­ra­teur de sons (sample chargé dans le module « Sampler », instru­ment virtuel, instru­ment hard­ware exter­ne…). Un groupe peut accueillir jusqu’à 16 sounds, qui peuvent être ou non joués simul­ta­né­ment. Chaque sound ne peut conte­nir qu’un seul géné­ra­teur de son, mais un nombre illi­mité d’ef­fets depuis cette nouvelle mouture du logi­ciel. L’en­semble de ces sounds peut à son tour béné­fi­cier d’une seconde couche d’ef­fets, commune cette fois-ci, et elle aussi illi­mi­tée. L’en­semble « sounds » plus « effets » consti­tue le groupe.

Cette version 2.0 de Maschine auto­rise d’ailleurs égale­ment la créa­tion illi­mi­tée de ces fameux groupes. Avec ceux-ci, on créé des séquences musi­cales appe­lées « patterns », qui sont elles-mêmes orga­ni­sées en « scènes ».

Voilà pour la petite mise au point, main­te­nant ouvrons la boîte !

Premier rendez-vous

L’em­bal­lage contient le contrô­leur lui-même, un câble USB (bien !), un cordon d’ali­men­ta­tion avec des adap­ta­teurs pour les normes de prises étran­gères (re-bien !), et le DVD d’ins­tal­la­tion des pilotes de Maschine, les conte­nus supplé­men­taires (biblio­thèques de sons, bundle logi­ciel) devant être télé­char­gés, en tous cas dans la version que j’ai eue en main. Pas de mode d’em­ploi papier, mais deux PDF (par ailleurs très bien faits et didac­tiques !) : un manuel de prise en main, « Getting Star­ted », qui affiche déjà 205 pages, et un mode d’em­ploi de 737 pages, rien de moins ! Si ce dernier n’existe pour l’ins­tant qu’en anglais, le « Getting Star­ted » est dispo­nible dans la langue de Racine, Zola, Aragon… (pourquoi toujours Molière, hein ?).

Mais reve­nons à Maschine.

Comme d’ha­bi­tude, l’ex­plo­ra­tion débute par l’as­pect exté­rieur de la bête.

Le premier contact est plutôt rassu­rant. C’est globa­le­ment du plas­tique, ne nous leur­rons pas, mais du plas­tique épais, lourd, ayant fait l’objet d’un bel effort de fini­tion (pas de coin qui dépasse ni de jeu dans l’as­sem­bla­ge…). Les gros pads type caou­tchouc sous la carcasse main­tiennent l’en­gin bien en place. Les boutons tournent de manière très velou­tée, agréable. Les pads ont l’air bien, mais on ne peut en juger qu’en jouant, nous y revien­drons bien sûr plus loin. Le gros jogw­heel est bien assuré dans son embase, peu d’es­pace par lequel la pous­sière pour­rait se glis­ser. Les boutons pous­soirs répondent bien, avec un clic rassu­rant : on ne pourra pas douter d’avoir ou non activé telle ou telle fonc­tion !

Bref, une impres­sion globale de sérieux.

Un peu scep­tique toute­fois concer­nant la large partie réflé­chis­sante située sur la moitié supé­rieure de l’ap­pa­reil, scep­ti­cisme confirmé à l’usage : cette matière, si elle est très classe au premier abord, est un véri­table piège à traces de doigts. Mais bon, il ne s’agit que d’une consi­dé­ra­tion pure­ment esthé­tique.

Le contrô­leur est le plus grand de la série Maschine : 432 mm de large pour 350 mm de profon­deur et 55 mm de hauteur, cette dernière pouvant doubler si l’on déplie les pieds inté­grés à l’ap­pa­reil afin de l’in­cli­ner.

Cette option étant d’ailleurs parti­cu­liè­re­ment judi­cieuse, et évite d’avoir à faire l’achat d’un support dédié comme pour la Maschine MK2. Puisque l’on parle d’ailleurs de cette dernière, il est à noter que la Maschine Studio n’est plus custo­mi­sable. Elle est dispo­nible en noir ou en blanc… et puis c’est tout.

Native Instruments Maschine Studio et Maschine 2.0

Après l’as­pect esthé­tique, passons main­te­nant à la tech­nique. La partie arrière comprend assez clas­sique­ment toute la connec­tique, qui se compose d’une entrée et trois sorties MIDI, deux entrées type jack pour des foots­witchs (pour l’ins­tant pas libre­ment assi­gnables), une prise USB et, nouveauté, une prise d’ali­men­ta­tion : eh oui, l’USB ne suffit plus à alimen­ter la Maschine Studio, la « faute » entre autres aux deux écrans couleurs de la taille et de la réso­lu­tion d’en­vi­ron un iPhone 3G chacun. Lesdits écrans ne sont par contre pas tactiles, ce qui n’est pas forcé­ment un mal, étant donné la masse d’in­for­ma­tions qui peut du coup être concen­trée sur une surface pas trop impor­tante.

Autour des écrans, nous avons clas­sique­ment – pour la série Maschine – des boutons pous­soirs au-dessus, des boutons rota­tifs au-dessous, auxquels seront affec­tés des fonc­tions diffé­rentes selon les étapes de travail.

À la gauche des écrans, nous trou­vons le bouton « chan­nel », qui permet d’ac­cé­der aux diffé­rentes fonc­tions d’en­trées/sorties de chaque groupe et d’édi­tion de macros, le bouton « plug-in » qui permet d’ac­cé­der direc­te­ment aux para­mètres d’un plug préa­la­ble­ment sélec­tionné, « arrange » qui active les fonc­tions d’ar­ran­ge­ment, « mix » les fonc­tions de mixage (logique impa­rable), « browse » qui permet de navi­guer non seule­ment dans les plug-ins, mais égale­ment de char­ger des projets, « sampling » qui gère tout l’as­pect enre­gis­tre­ment et édition audio, des boutons « fléchés » qui permettent de navi­guer notam­ment entre diffé­rentes pages de para­mètres, le bouton « All » qui permet, combiné à la touche « Shift », de sauve­gar­der le projet direc­te­ment à partir du contrô­leur, et le bouton « Auto » qui permet de gérer l’en­re­gis­tre­ment d’au­to­ma­tions.

Au-dessous nous trou­vons la section « Perfor­mance », avec les boutons de « Tap tempo » pour le réglage de… tempo, « step mode » pour la gestion du step-séquen­ceur inté­gré, « Macro » qui permet en toute logique d’ac­cé­der de manière plus directe à l’édi­tion de macros que via la fonc­tion « chan­nel » vue plus haut, et enfin « note repeat », qui permet de para­mé­trer et déclen­cher la répé­ti­tion de notes.

Ensuite vient la section « Groups », qui réunit 8 boutons permet­tant de créer, d’ac­cé­der à et de contrô­ler les diffé­rents groupes d’un projet (voir le premier para­graphe pour la défi­ni­tion parti­cu­lière du terme « groupe » dans l’uni­vers Maschine).

Et tout en bas, nous avons la section de trans­port, avec notam­ment les clas­siques « play » et « rec », mais égale­ment « restart » pour repar­tir du premier pattern, « metro » pour acti­ver le métro­nome, « events » pour accé­der aux évène­ments MIDI indi­vi­duels au sein du piano-roll d’un pattern, « erase » pour effa­cer des patterns, les scènes et même les groupes si asso­cié à la touche « shift », égale­ment présente dans cette section et qui permet, de manière tout à fait clas­sique, d’ac­cé­der à des fonc­tions supplé­men­taires, et enfin le bouton « grid » qui permet de régler la grille du piano roll et de la quan­ti­fi­ca­tion.

À gauche de la matrice de 4X4 pads, on trouve de bas en haut les boutons « mute » et « solo » qui permettent de gérer les mises en silence des diffé­rents éléments du mix, le bouton « select » qui permet notam­ment d’ac­cé­der aux para­mètres d’un son, d’un pattern, d’une scène sans en déclen­cher la lecture, « dupli­cate » qui, comme son nom l’in­dique, permet de dupliquer des éléments, « navi­gate » qui permet de visua­li­ser d’un coup d’œil l’en­semble des pages de para­mètres d’un plug et d’y accé­der direc­te­ment via les pads, « pad mode » qui permet de gérer les modes de jeu sur… les pads, « pattern » et « scene » qui permettent d’ac­cé­der respec­ti­ve­ment aux para­mètres des « patterns » et des « scenes ».

Native Instruments Maschine Studio et Maschine 2.0

Mais les prin­ci­pales nouveau­tés se trouvent sur le côté droit de la Maschine Studio. En haut, nous avons tout d’abord une section de moni­to­ring, avec 4 LEDs (1 in/3 out) pour le moni­to­ring MIDI. Juste en dessous, nous avons un vumètre lumi­neux qui peut repré­sen­ter, au choix, les gains de chacune des 4 entrées audio gérables via Maschine (atten­tion, ce sont les entrées d’une éven­tuelle carte son externe, la Maschine n’ayant aucune inter­face audio inté­grée) et des sorties Master, Group, Sound et Cue. Oui, cue, vous avez bien lu, Maschine dispo­sant main­te­nant de la possi­bi­lité de trans­fé­rer le signal vers une sortie alter­na­tive.

L’autre grosse nouveauté, c’est le déport des fonc­tions d’édi­tions de la zone de pads vers une zone dédiée. Nous avons donc les boutons « copy » et « paste », « undo » et « redo », mais égale­ment « note » qui permet le dépla­ce­ment verti­cal des évène­ments du piano roll, « nudge » qui permet leur dépla­ce­ment hori­zon­tal « quan­tize » qui active la quan­ti­fi­ca­tion, « clear » qui efface le contenu d’un pattern. Tous ces boutons s’uti­lisent en « parte­na­riat » avec le jogw­heel cranté situé juste en dessous.

Enfin tout en bas, nous avons les boutons « back » et « enter », qui permettent de vali­der des options de navi­ga­tion entre les scènes et les patterns, et deux flèches qui permettent d’af­fec­ter le jogw­heel aux para­mètres norma­le­ment dédiés aux boutons rota­tifs du haut.

Mise sous tension

Décou­vrir Maschine Studio, c’est être un peu comme un gamin qui découvre ses joujoux sous le sapin le matin de Noël.

Il faut dire que l’en­gin est beau comme un camion. Et qu’il s’illu­mine mieux qu’une guir­lande dès que l’on pousse le bouton « on ». Ça s’al­lume dans tous les sens et de toutes les couleurs.

Puis la belle décline son iden­tité via ses deux écrans : « Maschine — Groove produc­tion studio ».

Native Instruments Maschine Studio et Maschine 2.0
Conflit lié au codage Unicode

Nous voilà donc rensei­gnés. Petite préci­sion : si l’af­fi­chage en reste là, c’est que quelque chose s’est mal passé dans l’ins­tal­la­tion. Il est haute­ment impor­tant de noter que votre Maschine doit être éteinte au moment de la mise en place des drivers. Bon d’ac­cord, ça, c’est précisé sur l’em­bal­lage du DVD d’ins­tal­la­tion. Oui, mais c’est aussi valable pour n’im­porte quelle mise à jour ! Et ça, ce n’est pas repré­cisé au moment du télé­char­ge­ment du patch. Et si l’on n’y prend pas garde – quand par exemple, on est en train de tester l’en­gin, avec des séquen­ceurs et des plugs ouverts de tous les côtés — on se retrouve avec un contrô­leur dont les écrans ne fonc­tionnent plus. Et on s’in­ter­roge, on s’énerve, et on désins­talle tout, réins­talle tout — Maschine éteinte cette fois-ci — et ô miracle ça fonc­tionne. Oui, mais on a bien perdu une heure. Donc messieurs de Native, un petit message dans le soft d’ins­tal­la­tion repré­ci­sant qu’il faut éteindre le contrô­leur à chaque nouvelle mise à jour ne serait pas super­flu pour les têtes en l’air comme moi. D’au­tant que les petits soucis d’ins­tal­la­tion ne se sont pas arrê­tés là…

En effet, après les pilotes, je me décide à instal­ler la Komplete Selec­tion, c’est-à-dire le bundle logi­ciel livré avec la Maschine. Nous y trou­vons le synthé virtuel Massive, le module Prism pour Reak­tor, le Rhodes virtuel Mark 1 de chez Scar­bee et le compres­seur Comp de la série Solid Bus. Une belle brochette de softs, en version complète s’il vous plaît ! Oui, mais pour ceux qui les possèdent déjà, pas de ristourne sur le tarif géné­ral prévue sur le site. On a bien un coupon de 25 € pour l’achat de nouveaux plugs, mais on est très loin du prix de l’en­semble de ces 4 logi­ciels. Bref…

Une fois tout ce petit monde télé­chargé, installé et dûment auto­risé via le Service Center de Native Instru­ments, je lance le soft. Et tout excité, j’ap­puie sur le bouton « browse », puis « instru­ments » pour choi­sir un synthé. Une repré­sen­ta­tion graphique de chaque soft Native s’af­fiche dans l’écran de gauche. Grâce aux potards rota­tifs situés sous les écrans, je choi­sis la caté­go­rie « Synthe­si­zers », ce qui réduit les choix à « Maschine », « Massive » et « Prism » dans mon cas. Pour infor­ma­tion, j’ai fait l’ins­tal­la­tion sur un ordi­na­teur « vierge », avant d’y ajou­ter dans un second temps la version 9 de la suite logi­cielle Komplete, du même éditeur…

Mais reve­nons à nos petits potards.

Toujours grâce à eux, je mets « Massive » en surbrillance dans l’écran de gauche de Maschine Studio. Dans l’écran de droite appa­raissent alors tous les présets dispo­nibles du plug, que l’on peut égale­ment trier par sous-caté­go­rie. Je choi­sis dans les « Bass », la sous-caté­go­rie « Analog Bass », la bonne vieille « Analog Clas­sic 1 », et plein de confiance j’ap­puie sur le bouton « load ».

Et là, le soft me fait savoir qu’il ne trouve pas le plug. J’es­saie avec « Prism », « Scar­bee Mark 1 », même résul­tat. Seuls les kits de batte­rie issus de la biblio­thèque dédiée de Maschine sont char­geables. Damna­tion !

En fait, il suffit de faire un tour dans les « Préfé­rences » du soft, d’in­diquer manuel­le­ment les chemins d’ins­tal­la­tion des plugs et de rede­man­der un scan desdits plugs. C’est compré­hen­sible si l’on a défini des chemins ésoté­riques au moment de l’ins­tal­la­tion. Mais quand, comme moi, on a inté­gra­le­ment laissé faire le « wizard » de Native Instru­ments, on se dit que, tout de même, la commu­ni­ca­tion entre logi­ciels de la même marque pour­rait se faire de manière plus trans­pa­rente ! Je tiens à préci­ser que ce bug n’ap­pa­raît pas chez tout le monde, mais qu’il est tout de même le sujet de quelques fils de discus­sion dans les forums Native. Espé­rons donc que cela fasse l’objet d’une mise à jour !

Quoi qu’il en soit, une fois les plugs correc­te­ment ciblés et scan­nés, la navi­ga­tion est un véri­table plai­sir, d’au­tant que l’on a le choix entre l’uti­li­sa­tion des potards sous les écrans ou bien du gros jogw­heel pour effec­tuer et vali­der ses sélec­tions. C’est assez rapide et fluide, sans aucune néces­sité de mani­pu­ler l’or­di­na­teur. Toute­fois, il est néces­saire d’avoir un ordi­na­teur pas trop anémique. Sur mon Core i5 quadri­cœur, quelques petits ralen­tis­se­ments se sont fait sentir lors de la navi­ga­tion entre grosses banques, le temps de char­ger tous les présets, ce qui rend parfois la juste mani­pu­la­tion des potards un poil hasar­deuse.

Petit aparté puisque l’on parle de l’or­di­na­teur : la liai­son USB entre celui-ci et le contrô­leur ne craint rien des décon­nexions acci­den­telles. En effet, non seule­ment cela n’en­traîne aucun bug du logi­ciel, mais la Maschine Studio peut être rebran­chée à chaud sans néces­si­ter de redé­mar­rage du soft. Un très bon point, surtout vis-à-vis des aléas du live. Fin de l’aparté, inté­res­sons-nous main­te­nant plus préci­sé­ment à la toute nouvelle mouture du logi­ciel Maschine.

Maschine 2, le retour de la vengeance

Tout d’abord, préci­sons que ce soft peut être utilisé en stand-alone ou bien inté­gré comme plug-in au sein d’une DAW. À ce titre, les formats pris en charge sont les suivants : VST, Audio Units, AAX 32 et 64 bits, ASIO, Core Audio et Wasapi. À noter une parti­cu­la­rité très inté­res­sante : Maschine utilisé en plug-in dans une DAW peut toujours char­ger lui-même d’autres plugs dans un format non reconnu nati­ve­ment par la DAW en ques­tion, et donc servir en quelque sorte de pont entre les formats. Cela ouvre des pers­pec­tives, non ?

Native Instruments Maschine Studio et Maschine 2.0

Visuel­le­ment, on peut déjà affir­mer que le soft a subi un lifting esthé­tique et une amélio­ra­tion ergo­no­mique, notam­ment en ce qui concerne le brow­ser. Désor­mais, celui-ci affiche, sous les onglets habi­tuels « Maschine », « Groups », « Sounds », « Instru­ments », « Effects » et « Samples » un large bandeau repre­nant la déno­mi­na­tion de l’on­glet choisi, et que l’on peut faire dérou­ler pour affi­cher les choix dispo­nibles. Par exemple, si l’on choi­sit l’on­glet « Instru­ments », le dérou­le­ment du bandeau en ques­tion fera appa­raître des repré­sen­ta­tions visuelles des instru­ments Native, ce qui contri­bue à rendre la navi­ga­tion plus agréable.

À noter que seuls les plugs de la marque sont acces­sibles direc­te­ment via le brow­ser. Les plugs externes seront char­gés via un sous-menu dans le groupe auquel on souhai­tera les affec­ter. On aurait préféré béné­fi­cier d’un moyen plus direct. Sinon reste la solu­tion de sauve­gar­der ses plugs externes au sein d’un groupe entier (au sens « Maschine »), auquel cas on pourra le rechar­ger faci­le­ment via le brow­ser.

En dessous de ce bandeau se retrouvent les caté­go­ries et sous caté­go­ries repre­nant la termi­no­lo­gie employée au sein des brow­sers de la plupart des logi­ciels de la marque. Et enfin, tout en bas, nous retrou­vons la liste des présets corres­pon­dant à la caté­go­rie choi­sie. Comme nous l’avons vu plus haut, ces subdi­vi­sions sont inté­gra­le­ment repro­duites via les écrans du contrô­leur. En règle géné­rale d’ailleurs, les infor­ma­tions visibles sur l’or­di­na­teur le seront sur le contrô­leur, et vice-versa.

En plus du brow­ser, la fenêtre de travail de Maschine 2.0 se compose de la fenêtre « Arran­ger » en haut à droite, dans laquelle sont orga­ni­sées les scènes, de la « control area » au milieu, dans laquelle vont pouvoir être réglés les para­mètres de chaque plug et les para­mètres géné­raux des groupes, et enfin de la fenêtre « pattern editor », qui permet d’édi­ter et de modi­fier les notes MIDI via un piano roll.

Si le brow­ser est masquable à volonté (d’ailleurs, on aurait aimé que cela puisse se comman­der à partir du contrô­leur…), les autres fenêtres ne le sont – toujours – pas. Et c’est regret­table, sachant qu’elles ne sont pas ou très peu redi­men­sion­nables. Dès que le projet devient un peu consé­quent, on passe son temps à jouer de l’as­cen­seur avec la souris, alors que l’on n’au­rait pas néces­sai­re­ment besoin d’avoir les trois fenêtres prin­ci­pales ouvertes simul­ta­né­ment.

Un peu pénible, mais à l’in­verse cela rend d’au­tant plus agréable l’uti­li­sa­tion du contrô­leur, non soumis à ces contraintes.

À noter, toute­fois, que 2 petites fenêtres sont quant à elles tota­le­ment esca­mo­tables : il s’agit de la « control lane », qui permet, entre autres, le réglage de la vélo­cité des notes MIDI, et de la fenêtre gérant les affec­ta­tions MIDI des para­mètres du soft et la créa­tion des macros. Je tiens à signa­ler que pour ma part, une meilleure lisi­bi­lité des plugs char­gés sur chaque groupe aurait été bien­ve­nue. Ceci est d’ailleurs en partie corrigé par l’autre grande nouveauté de cette version 2.0 de Maschine : la vue « Mixer », que nous verrons ci-après. Pour finir, notons que la nouvelle version du soft permet main­te­nant de sélec­tion­ner plusieurs groupes ou sounds, afin de leur appliquer des trai­te­ments communs sur les para­mètres de base (gain, pano­ra­mique, etc.), mais égale­ment sur les para­mètres d’un même plug contenu dans diffé­rents groupes.

Trop beau mixeur

Native Instruments Maschine Studio et Maschine 2.0

On bascule en vue « Mixer » grâce à la combi­nai­son de touches « shift + navi­gate » sur le contrô­leur Maschine Studio, ou bien dans le logi­ciel grâce au menu « view », ou encore grâce à la touche « tab » — les utili­sa­teurs d’Able­ton Live se senti­ront chez eux, mais cette touche est désac­ti­vée lorsque Maschine est employé en tant que plug-in. En vue « Mixer », l’écran de l’or­di­na­teur se divise alors en deux parties : une table de mixage styli­sée en haut avec une tranche pour chaque groupe (ou sound, comme nous le verrons), et un affi­chage détaillé des plugs présents sur chaque groupe en bas, appelé « Plug-in strip ».

À noter que la table de mixage peut être réduite, et que l’on peut acti­ver à volonté l’af­fi­chage des entrées-sorties audio, MIDI, des noms des plugs char­gés et de la gestion des auxi­liaires. La table de mixage permet égale­ment la gestion de la nouvelle sortie « cue » de Maschine. Rappe­lons que le gain de chacune des 4 entrées virtuelles et des 4 sorties (master, groupe actuel­le­ment sélec­tionné, son actuel­le­ment sélec­tionné et cue) est pilo­table direc­te­ment via le gros potard du coin supé­rieur droit du contrô­leur.

L’en­semble est sobre, sans fiori­ture, on retrouve les noms et les couleurs de chaque groupe, ainsi que des plugs et de leurs présets employés.

Comme je l’ai évoqué plus haut, la vue de la table de mixage peut elle-même bascu­ler entre deux modes d’af­fi­chage : l’un pour les groupes, et l’autre pour les sons conte­nus dans les groupes.

On peut affi­cher au choix les canaux des groupes, ou bien ceux des sons qui composent lesdits groupes. Ce qui est une excel­lente chose et permet un mixage facile des « sounds ». Toute­fois, il est dommage que cette tran­si­tion entre l’af­fi­chage de la table de mixage des groupes et celle des sounds ne puisse s’ef­fec­tuer qu’au sein du logi­ciel, et non via le contrô­leur. Si je vous dis que c’est l’une des rares actions que l’on ne peut effec­tuer via le contrô­leur, vous aurez une idée de l’am­pleur des possi­bi­li­tés de la bête… et de la frus­tra­tion que l’on peut ressen­tir face à des petits détails de ce genre.

Notons enfin que, tout comme dans la vue « Arran­ge­ment », les diffé­rents groupes peuvent être sélec­tion­nés pour être mani­pu­lés simul­ta­né­ment.

Enfin, préci­sons que l’ac­ti­va­tion du mode mix est indé­pen­dante entre le contrô­leur et l’or­di­na­teur : on peut très bien avoir la vue mixeur acti­vée sur le contrô­leur et la vue arran­geur sur l’or­di­na­teur, ou vice-versa. Le contrô­leur peut ainsi être consi­déré comme une exten­sion de l’écran d’or­di­na­teur.

Des plugs tous nus

La fenêtre qui appa­raît sous la table de mixage se nomme « Plug-in strip », et permet l’af­fi­chage hori­zon­tal de tous les plugs se trou­vant dans l’un des canaux de « groups » ou de « sounds » de la table de mixage.

La repré­sen­ta­tion desdits plugs varie en fonc­tion de leur origine. Les plugs internes de Maschine sont repré­sen­tés avec tous leurs para­mètres visibles et acces­sibles, et selon un design rela­ti­ve­ment unifié. Par contre, les plugs externes de Native Instru­ments ou d’autres marques sont repré­sen­tés pour la plupart par de simples « boîtes », sans aucun para­mètre appa­rent.

Il est regret­table que Maschine n’ait pas repris en mode « Mixer », pour ces plugs-là, l’af­fi­chage simpli­fié des para­mètres tels que l’on peut le trou­ver dans la vue « Arran­ger ». On comprend que les déve­lop­peurs aient voulu privi­lé­gier le gain de place afin de pouvoir repré­sen­ter le plus de plugs simul­ta­né­ment à l’écran, mais vu que les « boîtes » en ques­tion ne sont propor­tion­nel­le­ment pas petites, on se dit qu’ils auraient pu aller au bout de leur idée et qu’il y avait bien la place pour caler des boutons.

Heureu­se­ment, les para­mètres de tous les plugs restent acces­sibles via le contrô­leur. L’af­fi­chage et la gestion desdits para­mètres sont d’ailleurs l’un des gros points forts de l’in­té­gra­tion et de l’in­ter­con­nexion entre le logi­ciel Maschine 2.0 et le contrô­leur phare de la série Maschine.

Quelle que soit la vue active sur l’écran d’or­di­na­teur (« Arran­ger » ou « Mixer »), on accède, via une pres­sion sur la touche « Plug-In » ainsi que sur la touche de groupe corres­pon­dante, à des menus spéci­fiques concer­nant le plug choisi. Et que ce plug soit interne à Maschine ou non, édité par Native Instru­ment ou non, on retrouve tous ses para­mètres MIDI auto­ma­tique­ment assi­gnés aux 8 potards du contrô­leur, quitte à ce que le système les répar­tisse sur plusieurs pages au besoin. On se retrouve avec un système proche de l’Auto­map de Nova­tion, sauf que contrai­re­ment à celui-ci, nul n’est besoin de wrap­per ses plugs au préa­lable. En contre­par­tie, les confi­gu­ra­tions d’af­fec­ta­tions de potards ne sont pas expor­tables dans un autre séquen­ceur. Éter­nelle histoire de beurre, d’ar­gent et de… sourire de la crémière.

Le fait que les para­mètres en ques­tion soient répar­tis sur les deux écrans permet une lecture confor­table, notam­ment par la possi­bi­lité ainsi offerte d’af­fi­cher souvent les noms complets des fameux para­mètres. Ça peut paraître bête, mais c’est un petit plus bien agréable.

Native Instruments Maschine Studio et Maschine 2.0

Si les affec­ta­tions auto­ma­tiques ne nous conviennent pas, on peut éditer ses propres macros. Le choix du para­mètre à modi­fier se fait très simple­ment, via une arbo­res­cence de type « Plug », « Élément du plug (par exemple l’os­cil­la­teur, le filtre, etc.) », « Para­mètre de l’élé­ment (par exemple la fréquence de l’os­cil­la­teur, celle du filtre, etc. », et ce pour chacun des huit boutons rota­tifs, sur autant de pages qu’on le souhaite. Cette mani­pu­la­tion se fait exclu­si­ve­ment via le logi­ciel.

Les macros sont ensuite sauve­gar­dées avec le projet, ou avec le son auquel elles sont affec­tées. Concer­nant le MIDI et la mani­pu­la­tion et l’au­to­ma­ti­sa­tion de para­mètres, souli­gnons deux grandes nouveau­tés. Tout d’abord, l’édi­tion de macros est main­te­nant dispo­nible aussi bien pour les sons que pour les groupes ainsi que le master. Mais surtout, on peut aujour­d’hui créer des pistes de para­mètres MIDI (appe­lées « Midi track ») indé­pen­dantes pour n’im­porte quel type de message MIDI. Cette fonc­tion, présente depuis long­temps sur d’autres séquen­ceurs, se faisait attendre sur Maschine !

La Maschine Studio a rendez-vous à MIDI

Pour rester dans le domaine du MIDI, rappe­lons que la Maschine Studio dispose d’une entrée et de trois sorties physiques à cette norme. Ces dernières lui permettent de contrô­ler des modules hard­ware externes (ou des plugs via une inter­face MIDI tradi­tion­nelle, mais dans ce cas autant passer par la connexion USB). Toute­fois, la liai­son avec l’or­di­na­teur reste indis­pen­sable pour une simple et bonne raison : la Maschine a beau être alimen­tée par un câble secteur, si l’on débranche l’USB, elle s’éteint ! Un peu dommage, à mon sens, d’au­tant que le soft Maschine quant à lui n’est, par contre, pas néces­saire pour pilo­ter un module externe ou un soft tiers.

On bascule en mode contrô­leur MIDI géné­rique en appuyant sur la combi­nai­son de touches « Shift + Chan­nel ». Au-dessous des boutons pous­soirs du haut et au-dessus des boutons rota­tifs appa­raissent alors les numé­ros de CC corres­pon­dants. En plus de ces indi­ca­tions, l’écran de gauche affiche les pages dispo­nibles pour les diffé­rents potards et pads, et l’écran de droite les valeurs de notes de la matrice de pads active.

La Maschine Studio peut jouer avec ses copines Maschine, Maschine MK2, Mikro et Mikro MK2, et pilo­ter ses copains plugs, instances diverses du logi­ciel Maschine et logi­ciels ou séquen­ceurs tiers, mais selon des règles très précises. Tout d’abord, seul un exem­plaire de chaque type de contrô­leur Maschine peut être reconnu. On peut faire fonc­tion­ner ensemble une Maschine Studio et une Maschine Mikro par exemple, mais pas deux Maschine Studio ou deux Maschine Mikro. Une Maschine Studio peut contrô­ler plusieurs instances du logi­ciel Maschine, en swit­chant de l’une à l’autre via la combi­nai­son de touches « Shift + Plugin ». Si deux contrô­leurs Maschine sont bran­chés, soit ils pilotent deux instances sépa­rées du soft, soit, s’il n’y a qu’une seule instance active, l’un des contrô­leurs la pilo­tera et l’autre sera en mode MIDI géné­rique.

Enfin, pour le pilo­tage du logi­ciel Maschine, celui-ci se connecte auto­ma­tique­ment au modèle de contrô­leur le plus récent, dans l’ordre : Maschine Studio, Maschine MK2, Maschine, Mikro MK2, Mikro.

À noter que l’im­plé­men­ta­tion MIDI a été revue égale­ment dans le cadre de l’uti­li­sa­tion de Maschine en plug-in au sein d’un séquen­ceur hôte. Notam­ment, les messages MIDI prove­nant d’un envi­ron­ne­ment externe peuvent doré­na­vant être adres­sés direc­te­ment à des para­mètres internes de Maschine, sans plus passer par les macros.

Les Drum­synths

L’autre grande nouveauté annon­cée par Native Instru­ments, ce sont les… Drum­Synths, eh oui ! Mais de quoi s’agit-il exac­te­ment ?

Eh bien comme son nom ne l’in­dique, mais alors, pas du tout (ironie quand tu nous tiens), nous sommes en présence d’un synthé virtuel dédié à la produc­tion de sons de batte­rie ou de percus­sions. Ou plus exac­te­ment, de plusieurs synthés indé­pen­dants, chacun étant affecté à la produc­tion d’un type de son percus­sif parti­cu­lier. Chaque plug porte d’ailleurs la déno­mi­na­tion du type de sons qu’il est chargé d’ému­ler. Nous avons donc le « Kick », le « Snare », le « Hi-hat », le « Tom » et le « Percus­sion ». Je pense qu’il est inutile de traduire et que même les moins anglo­phones parmi nous sont fami­liers de ces termes.

Ces plugs sont tous struc­tu­rés à peu près de la même manière, à savoir un moteur de synthèse et diffé­rents effets. Cela dit, chaque plug propose la possi­bi­lité de choi­sir plusieurs moteurs diffé­rents, chacun d’entre eux entraî­nant l’ap­pa­ri­tion de para­mètres d’ef­fets spéci­fiques.

Ainsi, rien que pour le Kick, nous trou­vons les moteurs suivants. Pour les grosses caisses élec­tro­niques, nous avons « Sub » pour les infra­basses et « Tronic » qui produit un son plus riche en harmo­niques. Pour l’ému­la­tion de grosses caisses acous­tiques, le moteur « Dusty » offre un son assez profond, « Rasper » est plus crun­chy, « Snappy » permet de jouer sur la posi­tion des micros virtuels, « Bold » émule une grosse caisse assez rock, « Maple » a un son plus « jazz », et enfin « Push » offre un son plus typé « double-pédale ».

Les Snares regroupent les moteurs « Volt », typé analo­gique, « Bit », plus agres­sif, « Pow » réalisé à partir de bruit filtré, « Sharp » plutôt disco, « Airy » qui se rapproche d’une batte­rie acous­tique, « Vintage » qui accen­tue encore ce mouve­ment, « Chrome » dont le son, plutôt à tendance acous­tique égale­ment, est plus large, « Iron », émula­tion acous­tique lui aussi et de carac­tère sonore assez brillant, et enfin « Clap » qui émule les fameux claps analo­giques.

Les Hi-Hats englobent les moteurs « Silver », à la sono­rité bien analo-synthé­tique, « Circuit », qui produit un son très robo­tique, et « Memory » qui se rapproche de l’acous­tique.

Les Toms réunissent les moteurs « Tronic », analo­gique, de la même famille que celui employé pour les kicks, « Frac­tal », qui permet la créa­tion d’une grande variété de sons, de l’or­ga­nique au tota­le­ment barré, et « Floor », qui émule des toms acous­tiques.

Enfin, dans les Percus­sions, nous retrou­vons « Frac­tal », basé sur la feed­back oscil­la­tor bank du « Frac­tal » des toms, « Kettle » qui émule des timbales d’or­chestre, et « Shaker » pour toutes les percus­sions latines à main type shaker juste­ment ou Mara­cas.

Sur le terrain

Mais après toutes ces consi­dé­ra­tions tech­niques et théo­riques, vous vous deman­dez certai­ne­ment main­te­nant : alors, concrè­te­ment, ça se passe comment avec cet engin ?

Eh bien, allons-y donc !

J’al­lume le contrô­leur, je lance le soft Maschine 2 en stan­da­lone. Et là, je me dis que j’ai­me­rais presque un petit bouton de démar­rage du soft inté­gré au contrô­leur. Exigeant, moi ? Non, sauf que mon scan­ner qui a bien­tôt 8 ans dispose d’une telle fonc­tion qui déclenche auto­ma­tique­ment son logi­ciel de capture, et que c’est bien pratique… Bon, c’est un détail.

Maschine, le soft, est lancé.

À partir de main­te­nant, toutes les actions que je vais décrire seront effec­tuées à partir du contrô­leur. Si une action néces­site de passer par le logi­ciel, je le préci­se­rai.

Voilà, la Maschine Studio est prête à accueillir son premier « sound » dans le groupe A.

Un coup sur le bouton « browse ». L’écran de gauche m’af­fiche tous les plugs Native Instru­ments dispo­nibles. Je choi­sis, dans l’on­glet « groupe », un kit de batte­rie issu des banques four­nies avec Maschine 2, qui rassemblent envi­ron 7.22 Go de samples, « sounds », patterns, loops, assem­blages d’ef­fets, le tout prin­ci­pa­le­ment axé « beat­ma­king », préci­sons-le.

Dans l’écran de droite, je choi­sis la sous-caté­go­rie « Artist Kit », et dans celle-ci, le kit « Danton Eeprom A ». Person­nel­le­ment, pour la navi­ga­tion dans les arbo­res­cences de présets, je préfère utili­ser le jogw­heel cranté et les flèches plutôt que les potards non cran­tés. Mais c’est une ques­tion de goût. Remer­cions juste Native de nous avoir laissé une alter­na­tive. Une simple pres­sion sur le jogw­heel permet de char­ger le kit voulu. Trois secondes et c’est fait.

Sur la matrice de pads, un seul est allumé, signi­fiant que sur les 16 empla­ce­ments de sounds du groupe A, le premier vient d’être affecté. Une pres­sion sur « Shift+­Pad mode » pour déclen­cher le mode « keyboard », et voici la matrice de pads prête à servir. Je tape quelques riffs. Rien à dire, les pads sont excel­lents, répondent parfai­te­ment à la vélo­cité : le moindre effleu­re­ment est inter­prété et traduit par la produc­tion d’un son, au juste volume. Pas comme certains autres contrô­leurs à pads qui même après réglage de vélo­cité nous contraignent à taper dessus comme des bour­rins.

Pour assu­rer une ryth­mique carrée, passons par la case step-séquen­ceur. Avant toute chose, il me faut défi­nir un pattern via la fenêtre « arrange » et le bouton « pattern ». Je règle sa durée sur 2 mesures. Le maxi­mum possible est 256.

Main­te­nant que j’ai défini mon pattern, j’ac­tive d’un doigt le pad qui contient le kick que je souhaite séquen­cer, et j’ap­puie sur « step mode ». La matrice de pads se trans­forme en step-sequen­ceur. Je défi­nis les empla­ce­ments de mes coups de grosse caisse, toujours d’un simple effleu­re­ment du doigt. Voilà, c’est fait. Je procède de la même manière pour la caisse claire. La ride, je décide de l’en­re­gis­trer à la main. Ah tiens, je n’ai pas été hyper précis, un coup de quan­tize devrait faire l’af­faire. Oui, mais pas trop, hein ? Maschine offre la possi­bi­lité de « semi »-quan­ti­fier ce que l’on vient de faire, histoire de garder un peu d’hu­ma­nité dans la préci­sion ryth­mique. Là, j’au­rais peut-être dû quan­ti­fier carré­ment, car le place­ment d’un des évène­ments MIDI créés à l’ins­tant dans le piano roll conti­nue de ne pas me plaire tota­le­ment. Qu’à cela ne tienne, on va s’en char­ger manuel­le­ment.

L’écran de droite m’af­fi­chant le détail de mon pattern (sur lequel je peux zoomer à volonté), je me déplace rapi­de­ment via les flèches sur l’évè­ne­ment que je souhaite modi­fier. On enfonce le bouton « nudge » pour avoir un réglage fin de la posi­tion de la note, et on tourne le jogw­heel jusqu’à ce que le « rebelle » ait été remis à sa place. Un jeu d’en­fant, qui fonc­tionne très bien. Pas trop mécon­tent de mon pattern de batte­rie, j’en fais trois copies grâce à la fonc­tion « dupli­cate », qui servi­ront de base à des variantes ryth­miques. Tout cela est extrê­me­ment rapide et ne m’a pas pris que quelques minutes.

La prochaine étape consis­te­rait à rajou­ter une basse, mais j’ai plus envie de coller un coup de clavier. Et comme je suis pris d’une envie folle d’ex­pé­ri­men­ter, au lieu de créer un fichier MIDI qui pilo­te­rait mon clavier externe, je décide de m’en­re­gis­trer en audio. Toujours aussi facile, j’ap­puie sur le bouton du groupe B pour créer un nouveau groupe, et j’ap­puie cette fois sur « sampling ». L’écran de gauche me donne alors accès aux para­mètres d’en­re­gis­tre­ment, à savoir prin­ci­pa­le­ment la source et le mode d’en­re­gis­tre­ment. La source est ici l’en­trée audio de ma carte son – souve­nez-vous que la Maschine peut gérer jusqu’à 4 entrées sépa­rées. Mais l’au­dio issu de n’im­porte quel autre groupe du projet aurait pu égale­ment servir de source. Le mode d’en­re­gis­tre­ment permet de choi­sir entre l’op­tion « sync » pour enre­gis­trer sur une durée prédé­fi­nie, ou bien l’op­tion « detect » qui déclenche la capture sonore sur une durée indé­ter­mi­née, à partir d’un seuil de volume audio prédé­fini (thre­shold). J’en­re­gistre donc ma partie de clavier. La forme d’onde s’af­fiche sur les écrans du contrô­leur : je peux passer à l’édi­tion de mon sample.

Native Instruments Maschine Studio et Maschine 2.0

Je peux alors défi­nir une boucle, copier/coller n’im­porte quelle portion de mon sample vers n’im­porte quel empla­ce­ment sur la forme d’onde, impor­ter et super­po­ser n’im­porte quel autre échan­tillon (formats non compres­sés), isoler une partie de la forme d’onde pour en faire l’échan­tillon prin­ci­pal, créer des fade in/fade out, slicer le sample de 4 à 32 parties diffé­rentes qui peuvent doré­na­vant se super­po­ser ou être sépa­rées, norma­li­ser le gain, inver­ser la forme d’onde, corri­ger l’off­set, insé­rer du silence, time-stret­cher l’échan­tillon. À ce propos, la fonc­tion de time-stretch ne peut être appliquée que manuel­le­ment, sample par sample. Pas de time-stretch auto­ma­tique quand on décide de répar­tir un son sur l’en­semble des notes du clavier virtuel dans le sampler. On n’a droit dans ce cas qu’à un bête pitch-shif­ting de base avec accé­lé­ra­tion de la vitesse de lecture à mesure que l’on va vers les aigus : incom­pré­hen­sible en 2013 !

Bref, passons à l’étape suivante : une petite basse. J’ac­tive le groupe C, je me charge la Analog Clas­sique 1 de Massive, celle que je voulais déjà char­ger en début de test, vous vous souve­nez ? Cette fois-ci ça fonc­tionne. Mais au secours, j’ai fait une fausse manip et je l’ai char­gée sur le groupe B au lieu du C, donc elle vient d’écra­ser mon beau module de sample avec mon bel enre­gis­tre­ment de clavier ! Pas de souci, la fonc­tion « Undo » est là pour tout corri­ger. À ce propos, la fonc­tion undo/redo est illi­mi­tée — tant que l’on n’a pas sauve­gardé, bien sûr – et s’ap­plique à toutes les fonc­tion­na­li­tés du soft, même le char­ge­ment d’un plug. Lorsque vous voulez annu­ler une modi­fi­ca­tion de para­mètre via un potard, vous avez le choix entre une annu­la­tion progres­sive qui fera repas­ser par toutes les étapes inter­mé­diaires de modi­fi­ca­tion du para­mètre, ou bien une annu­la­tion totale qui supprime défi­ni­ti­ve­ment toute la modi­fi­ca­tion concer­née.

J’en­re­gistre donc ma ligne de basse en profi­tant à nouveau de l’ex­cel­lente réponse des pads à la vélo­cité, ce qui permet d’ob­te­nir faci­le­ment un bon groove. À noter à ce sujet que le nouveau « pad mode » permet d’ac­cé­der aisé­ment à diffé­rents para­mètres de jeu, tels que le choix du mode « keyboard » (gamme chro­ma­tique), « 16 velo­ci­ties » qui attri­bue une vélo­cité parti­cu­lière à chaque pad de la matrice, de la valeur la plus faible vers la plus forte, ou encore « fixed velo­city » qui, comme son nom l’in­dique, défi­nit une valeur fixe de vélo­cité pour l’en­semble des pads. C’est égale­ment par ce menu que l’on accède aux boutons d’ac­cor­dage par demi-tons et de chan­ge­ment d’oc­tave. Pour ces derniers, j’au­rais person­nel­le­ment préféré les avoir direc­te­ment sous la main.

Bien, ma petite séquence est quasi termi­née. Mais elle me semble un peu lente. Pas de souci, le tap tempo, acces­sible en perma­nence, permet de régler le tempo soit en le tapant, soit via le jogw­heel en main­te­nant la touche « tap tempo » enfon­cée. Si en plus de cela on enfonce la touche « shift », on obtient un réglage fin au 100e de BPM près. À noter que ceci est valable pour tous les réglages. Fini donc les faders qu’on peut au mieux placer à –0.1 ou +0.3 dB avec d’autres contrô­leurs sous d’autres softs. Vous voulez un beau 0 dB ? Vous pouvez l’avoir sur Maschine.

Oh et puis tiens, mon son de basse me semble un peu sec, j’y rajou­te­rais bien quelques effets. Pas de souci, on peut main­te­nant char­ger autant d’ef­fets qu’on le souhaite, merci la gestion toute nouvelle du multi­cœur par le soft. Entre autres je rajoute un tout petit coup de réverbe. Et comme elle me plaît bien, je décide de router vers elle égale­ment le son de mon clavier précé­dem­ment enre­gis­tré. Pas de souci, ça aussi c’est possible de le faire sans quit­ter son contrô­leur des yeux et des mains ! On peut donc router ce que l’on souhaite vers la desti­na­tion de son choix, même, comme ici, la sortie d’un groupe vers les effets d’un autre groupe.

Pour reve­nir à mon son de basse, il vient clai­re­ment concur­ren­cer le kick de la batte­rie. Le mot magique dans ces cas-là, c’est « side-chain ». Eh bien ça tombe bien, la nouvelle mouture de Maschine offre par défaut la possi­bi­lité de gérer le side-chain sur tous les plugs concer­nés. Elle est pas belle la vie ?

Native Instruments Maschine Studio et Maschine 2.0

Pour­sui­vons. Sur mon clavier, avant d’en­voyer le signal vers la reverb dont je parlais plus haut, j’ai­me­rais rajou­ter une piche­nette de l’ex­cellent effet OhmBoyz, de Ohm Force. Celui-ci n’étant pas un effet de chez Native Instru­ments, il n’est pas direc­te­ment acces­sible par la fonc­tion « browse ». Il faut passer par « shift browse », et préci­ser ensuite qu’il s’agit d’un effet « exter­nal », pour pouvoir le trou­ver et le char­ger. Ses para­mètres modi­fiables sont bien recon­nus par le soft de Native Instru­ments, je peux bien égale­ment affi­cher son inter­face graphique, mais celle-ci ne fonc­tionne pas tota­le­ment, les boutons affi­chés ne suivant pas les modi­fi­ca­tions de para­mètres que j’ef­fec­tue. Le moteur audio, lui, le fait, ce qui est bien l’es­sen­tiel. Mais tout de même. Un bug de jeunesse, sans doute.

Pour fina­li­ser le morceau, on peut ensuite très faci­le­ment dupliquer des scènes, conser­ver ou non les patterns d’une scène à l’autre ou copier/coller ces mêmes patterns, le tout toujours exclu­si­ve­ment via le contrô­leur. En jeu, la tran­si­tion se fait très natu­rel­le­ment, via les boutons « pad mode » et « pattern », entre la créa­tion de patterns mélo­diques et/ou ryth­miques d’une part, et le déclen­che­ment de ces diffé­rents patterns. Le work­flow s’avère globa­le­ment extrê­me­ment fluide.

Une fois mon projet terminé, un petit export audio (formats non compres­sés exclu­si­ve­ment : WAV sur PC, AIFF sur MAC), qu’on aurait aimé égale­ment pouvoir faire direc­te­ment à partir du contrô­leur. La sauve­garde est quant à elle possible à partir de Maschine Studio, grâce à la combi­nai­son de touches « Shift »+ « All ».

Pour finir, je tiens à signa­ler que Maschine s’est plutôt bien comporté en termes de gestion CPU lors de mon test, mais qu’un certain nombre de messages sur les forums font état de compor­te­ments CPU un peu erra­tiques sur cette nouvelle version du logi­ciel.

Conclu­sion

La Maschine Studio est un bien bel engin, bien pensé, dont on a du mal à se sépa­rer quand vient le moment de la rendre, c’est certain. Globa­le­ment, et si l’on peut regret­ter certaines absences comme celles d’un bouton de lance­ment du soft à partir du contrô­leur, on parvient à se passer du recours à l’or­di­na­teur, même pour des opéra­tions rele­vant souvent du pré-carré du duo souris-écran, par exemple l’ar­ran­ge­ment des scènes, le char­ge­ment de projets ou encore l’édi­tion de samples. Pour cette dernière notam­ment, l’at­tri­bu­tion de boutons dédiés aux fonc­tions d’édi­tion ainsi que la présence du jogw­heel ont rendu les opéra­tions parti­cu­liè­re­ment précises et confor­tables via le contrô­leur. Sans parler des écrans couleur magni­fiques.

Ajou­tons qu’avec la Maschine Studio sont livrés quatre excel­lents logi­ciels : Massive, Prism, Scar­bee Mark 1 et Solid Bus Comp, en version complète.

Espé­rons toute­fois que Native Instru­ments se penche sur les problèmes rencon­trés par certains d’entre nous, au niveau de l’ins­tal­la­tion du logi­ciel et la stabi­lité CPU. Et de nous propo­ser enfin une fonc­tion time-stretch digne de ce nom !

Main­te­nant, en regard de toutes ces consi­dé­ra­tions, et un peu en annexe de ce test, je souhai­te­rais donner mon opinion sur le tarif pratiqué. Les 99 euros pour le soft peuvent se comprendre quand on sait qu’il a été inté­gra­le­ment repro­grammé. Pour ce qui est des 999 euros de l’en­semble logi­ciel plus contrô­leur, là ça devient plus compliqué. Certes le contrô­leur est très bien fabriqué, pratique, fun, etc., mais il ne dispose pas de carte son interne. Certes aussi, les logi­ciels livrés avec sont très inté­res­sants et en version complète. Mais appa­rem­ment aucune ristourne n’est prévue pour ceux qui possèdent déjà les logi­ciels en ques­tion. Certes enfin, la banque de sons de Maschine atteint plus de 7 Go et se révèle de grande qualité. Mais elle est essen­tiel­le­ment orien­tée beat­ma­king. Donc pour quelqu’un dont c’est l’ac­ti­vité prin­ci­pale, qui serait déjà équipé d’une carte son, et qui ne possè­de­rait pas déjà les softs livrés en bundle, c’est un inves­tis­se­ment qui peut s’en­vi­sa­ger réel­le­ment tant le confort de travail et le fun sont bien réels sur ce système. Par contre, pour les musi­ciens dont le beat­ma­king n’est pas l’orien­ta­tion première, mais qui souhai­te­raient béné­fi­cier d’un bon outil complé­men­taire dans le domaine – et même si l’on béné­fi­cie pour l’ins­tant d’un coupon de 25 € à valoir sur l’achat de produits de la marque — le tarif me semble trop élevé.

Un petit effort, mesdames et messieurs de chez Native ?

Testé sur un PC à base d’I5 quadri­cœur à 2.3 GHz, 6 Go de RAM, Windows 7 64 bits édition Fami­liale Premium

 

8/10
Points forts
  • Robustesse du contrôleur
  • Qualité de finition
  • Pads exceptionnels
  • Navigation et édition des paramètres sur le contrôleur
  • Édition des samples, des évènements MIDI et mise en place des patterns et des scènes sur le contrôleur
  • Qualité des banques de sons dédiées
  • Qualité du bundle logiciel
  • Gestion multicœur, enfin
  • Intégration hardware-software qui fait grandement oublier l’ordinateur
  • Le logiciel Maschine comme pont entre les formats de plug-ins audio
  • Le nouveau browser (pour les produits Native Instruments)
  • La vue Mixer
  • Le side-chain
  • Les nouvelles « Midi Tracks »
  • Débranchements et rebranchements à chaud du contrôleur parfaitement gérés par le soft
  • Les pieds intégrés à la carcasse du contrôleur qui évitent d’avoir à redébourser de l’argent pour un support
Points faibles
  • Le prix
  • Toujours pas de vrai time-stretch automatique
  • Pas de bouton de démarrage du soft sur le contrôleur
  • Pas de boutons « Octave +1/-1 » directement accessibles sur le contrôleur
  • Trop de fenêtres non masquables ou non redimensionnables dans le logiciel
  • Dans le soft, pas toujours facile d’identifier du premier coup d’œil quels sont les plugs utilisés dans un projet donné
  • La représentation des plugs externes en mode « mixer » dans le logiciel
  • Browser qui met en avant les produits Native Instruments
  • L’obligation d’une connexion à l’ordinateur même pour piloter des modules hardware
  • La non-reconnaissance automatique des chemins d’installation des plugs Native Instruments chez certains utilisateurs (dont moi)

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