Devenir membre
Devenir Membre

ou
Connexion
Se connecter

ou
Agrandir
Ajouter ce produit à
  • Mon ancien matos
  • Mon matos actuel
  • Mon futur matos
Reason Studios Reason 4
Photos
1/34

Test de Reason 4 de Propellerhead

Séquenceur électro de la marque Reason Studios appartenant à la série Reason

test
Quand Reason a Thor

Désormais en version 4 et ayant subi un lifting complet, Reason nous revient avec de grandes nouveautés : un arpégiateur monophonique, une nouvelle interface audio/midi, un nouveau synthétiseur semi-modulaire, un mixeur rythmique ‘ReGroove’, et surtout un séquenceur entièrement refait.

Désor­mais en version 4 et ayant subi un lifting complet, Reason nous revient avec de grandes nouveau­tés : un arpé­gia­teur mono­pho­nique, une nouvelle inter­face audio/midi, un nouveau synthé­ti­seur semi-modu­laire, un mixeur ryth­mique ‘ReGroo­ve’, et surtout un séquen­ceur entiè­re­ment refait.

Boite

Grâce à son inter­face claire et sa très grande poly­va­lence, Reason s’est implé­menté dans bon nombre de proces­sus de créa­tion musi­cale. Au fur et à mesure de ses diffé­rentes versions, ce logi­ciel a trouvé sa place tant comme boîte à outils indis­pen­sable du produc­teur que comme works­ta­tion complète et entiè­re­ment auto­nome. Rappe­lons que Reason est une solu­tion complète de créa­tion musi­cale qui présente sous forme de racks virtuels des synthés, boîte à rythmes, lecteur d’échan­tillon REX, table de mixage, effets, des outils MIDI et dont le routing des diffé­rents éléments est assuré par des câbles virtuels.

Débal­lage

Commençons par du super­fi­ciel, le packa­ging. Il est réso­lu­ment très clas­sieux et présente après l’ou­ver­ture de plusieurs compar­ti­ments l’unique DVD néces­saire à l’ins­tal­la­tion du logi­ciel ainsi que la carte d’en­re­gis­tre­ment, d’un noir du plus bel effet. Propel­le­rhead utilise un système d’en­re­gis­tre­ment par simple clé alpha­nu­mé­rique sur son site, aucun dongle usb ou connexion inter­net n’est donc requis avant d’ins­tal­ler.

Une fois le DVD dans la machine, on installe. Dans le cas où une ancienne version est détec­tée, l’ins­tal­leur vous propose de désins­tal­ler l’an­cienne version. Ici, pas de souci à se faire : tous vos anciens réglages sont conser­vés (para­mètres de carte son, inter­faces midi connec­tées, les sous-dossiers de /Propel­le­rhead/Reason, jusque dans les derniers fichiers ouverts, tout est toujours là, après la nouvelle instal­la­tion).

Avant d’al­ler plus loin, il est impor­tant de préci­ser qu’on peut se lancer avec confiance dans l’ex­plo­ra­tion de ce logi­ciel. Avec Reason, pas de risque de plan­tage intem­pes­tif dû à une utili­sa­tion stan­dard et même pous­sée. Pas de modules à moitié déve­lop­pés, pas d’er­reur après une simple suite d’opé­ra­tions trop rapide. En effet, avant la release de la version 4.0, pas moins de 6 versions bêta ont été distri­buées gratui­te­ment par Propel­le­rhead aux personnes ayant enre­gis­tré une version précé­dente. Ces versions ont permis un debu­ging complet du logi­ciel grâce aux utili­sa­teurs direc­te­ment. La sortie très récente de Mac OS X 10.5 – Léopard n’a d’ailleurs posé aucun problème à Reason et bien qu’il ne m’ait pas été donné de voir son compor­te­ment sous Vista, Reason est estam­pillé ‘Works with Windows Vista tm’.

Retrou­ver la Reason

Vue générale

Un zest de confi­gu­ra­tion plus tard (sélec­tion de la carte son et facul­ta­ti­ve­ment, détec­tion auto­ma­tique du maté­riel MIDI, choix du template d’ou­ver­ture, charge CPU max auto­ri­sée, etc.), nous voilà devant le nouveau Reason. Bien que le système de fenêtre au format rack ne puisse pas être étiré, et que l’em­pla­ce­ment du moteur audio virtuel, le séquen­ceur et la barre de trans­port soient recon­nais­sables, tout a été relooké. Aussi allons nous faire un petit tour du proprié­taire pour voir ce qui a chan­gé…

Tout d’abord, le ‘Hard­ware Devi­ce’ se décom­pose main­te­nant en trois panneaux et intègre un code couleur aux sorties pour détec­ter faci­le­ment leur état : utili­sable, indis­po­nible, en utili­sa­tion.

Le séquen­ceur est entiè­re­ment refait, on peut d’ores et déjà le voir, mais on y revien­dra plus tard car ces nouveau­tés méritent un chapitre entier de ce test. Le système de fenêtre déta­chable déjà présent dans les autres versions est cepen­dant toujours appliqué dans cette mouture.

Le ‘Rea­son Trans­port’ n’échappe pas à sa mise à jour en présen­tant notam­ment : un affi­chage tempo­rel en mesure ou au format horaire, des nouveaux modes d’en­re­gis­tre­ment ‘new alt’ (prise alter­na­tive, qui mute l’an­cienne prise) et ‘new dub’ (qui ajoute une nouvelle couche à la piste tout en conti­nuant de lire l’an­cienne) et enfin un nouveau bouton, volant la place de l’an­cien ‘Pat­tern shuf­fle’, ‘Regroove Mixer’ dont nous parle­rons plus tard.

Enfin, une nouvelle fenêtre d’ou­til présente un accès rapide à la liste de tous les modules permet­tant d’un simple drag’n’­drop d’ajou­ter dans le rack un nouvel élément. On trou­vera égale­ment diffé­rents outils comme des para­mètres de quan­tize, un outil de trans­po­si­tion des notes sélec­tion­nées, chan­ge­ment de tempo des notes, et nettoyage de l’au­to­ma­tion.

Jusque-là, le reloo­king semble certes bien réussi, mais qu’en est-il des nouveau­tés à utili­sa­tion ?

On aurait Thor de s’en priver !

Thor

Annoncé comme une grande nouveauté de cette version 4, le nouveau synthé­ti­seur semi-modu­laire ‘Thor’ est fourni avec une centaine de patches ‘signa­tu­re’ de bonne facture permet­tant de solides bases de compré­hen­sion du synthé, ainsi qu’une palette sonore poly­va­lente et de qualité (n’at­ten­dez cepen­dant pas des presets de Klaus Schulze ou de Rob Zombie). Beau­coup d’autres presets, clas­sés par type d’uti­li­sa­tion sont égale­ment dispo­nibles.

Le Thor est basé autour de 3 slots d’os­cil­la­teurs pouvant être sélec­tion­nés parmi les 6 dispo­nibles :

  • Un géné­ra­teur ‘ana­lo­gique’ dent de scie, triangle, carré ou sinus
  • Un géné­ra­teur à table d’ondes.
  • Un oscil­la­teur FM.
  • Un géné­ra­teur de bruit.
  • Un multi oscil­la­teur (permet­tant d’ajou­ter une quinte ou une octave au signal initial).
  • Un géné­ra­teur à phase modu­lée.

On trouve égale­ment 2 étages de filtres pouvant être assi­gnés aux oscil­la­teurs ainsi qu’un filtre géné­ral en sortie de chaîne. Ces 3 slots de filtres peuvent être quant à eux sélec­tion­nés parmi 4 types de filtres :

  • Un filtre reason­nant passe bas.
  • Un filtre passe-bande/ coupe bande.
  • Un filtre à formant.
  • Un filtre en peigne ‘Comb Filter’.

Au rang des fonc­tion­na­li­tés de ce synthé, on trouve égale­ment :

  • 4 enve­loppes, dont 2 pouvant être bouclées (pouvant servir de LFO supplé­men­taires grâce au routing interne)
  • 1 Shaper
  • 2 LFO
  • Un chorus
  • Un délai
Oscillateur de Thor

Le routing se déroule ensuite dans une matrice à 12 para­mètres où il est possible d’as­si­gner par exemple, une des quatre entrées ‘audio’ (signal sortant d’un autre module) à la fréquence de coupure du filtre en sortie… [audio reason_audio­to­fil­ter­freq.mp3] (cf. l’exemple audio où nous avons routé la sortie d’un Dr.REX dans l’en­trée audio 1 du Thor puis assi­gné la fréquence de coupure du filtre à ce para­mètre.)

Enfin, dans les fonc­tion­na­li­tés de ce nouveau synthé­ti­seur, on peut trou­ver un step-sequen­cer de 16 pas. Celui-ci étant égale­ment assi­gnable à diffé­rents éléments en l’uti­li­sant comme note, niveau de vélo­cité ou encore ‘cur­ve’, c’est-à-dire en utili­sant une des 127 valeurs de chaque pas pour en faire une sorte de LFO programmé. Petit hic de ce step-sequen­cer au niveau de l’er­go­no­mie, il est obli­ga­toi­re­ment lié au preset. Aussi, une fois qu’on s’est amusé à trou­ver sa ligne de basse aux petits oignons, si on change de preset, on perd la ligne avec. L’uti­li­sa­tion de la bonne vieille ‘Matrix’ reste donc de mise en tant que step-sequen­cer. Celui du Thor étant plus dédié à la program­ma­tion de sons évolu­tifs qu’à un vrai travail de compo­si­tion de boucles musi­cales.

Quid du son ?

Filtres de Thor

L’ap­proche très poly­va­lente en fait une vraie machine à créer du son. Certes on reste rela­ti­ve­ment loin des grands synthés modu­laires, mais on arrive tout de même au bout de quelque temps à trou­ver des choses très inté­res­santes et défi­ni­ti­ve­ment exploi­tables.

Après quelques heures d’uti­li­sa­tion, plusieurs choses sont à remarquer. La première est qu’on ne se servira vrai­sem­bla­ble­ment plus du ‘Sub­strac­tor’, ce mythique synthé de Reason qu’on peut dévis­ser virtuel­le­ment, présent depuis la version 1. Le Thor peut faire la même chose, et mieux. C’est avec plai­sir cepen­dant qu’on retrouve le vieux synthé lorsqu’on ouvre un ancien projet ; sa présence dans cette version 4 de reason ne s’ex­plique que d’un point de vue histo­rique et de rétro compa­ti­bi­lité. La seconde est qu’il faut bien l’ad­mettre, ‘ça sonne grave’ pour un synthé de Reason. La modu­la­rité permet une palette sonore vrai­ment impres­sion­nante et les diffé­rents éléments (Oscil­la­teurs, filtres) sont vrai­ment convain­cants. Enfin, la qualité du son que sort ce synthé pour­rait être consi­dé­rable en ressources CPU, mais il n’en est rien !

Poly­va­lence, qualité, faible consom­ma­tion CPU… Le Thor tient bien sa place dans les modules de Reason et apporte véri­ta­ble­ment un plus à l’en­semble des modules déjà présents tout en se permet­tant de prendre une place impor­tante. Sa complexité n’en fera peut-être pas le synthé préféré du compo­si­teur, mais la qualité géné­rale de ses sons lui assure une place quasi certaine dans les prochaines produc­tions sérieuses réali­sées avec le logi­ciel.

Voici quelques exemples sonores :

 

Le séquen­ceur

Réso­lu­ment le point le plus impor­tant en matière d’uti­li­sa­tion, le séquen­ceur a été entiè­re­ment revu. Pour ceux qui auraient connu l’évo­lu­tion du séquen­ceur avec la version 3 (possi­bi­lité de mute/solo des pistes midi, etc.), et qui avaient été déçus des modi­fi­ca­tions appor­tées, ils seront sûre­ment rassu­rés, Reason a désor­mais un séquen­ceur digne de ce nom.

Les deux modes ‘arran­ge­ment’ et ‘édi­tion’, compa­rables à ceux de Live sont toujours présents, mais que de chan­ge­ments !

Le mode édition

Séquenceur

Tout se passe désor­mais à l’in­té­rieur de ‘clips’. On commence par créer un clip de x mesures et ensuite, on passe dans le mode d’édi­tion tradi­tion­nel dont tout a été opti­misé. À noter que désor­mais, seule la vélo­cité des notes est liée au clip des notes séquen­cées. Ajou­ter une auto­ma­tion corres­pond à ajou­ter un clip sur une ‘ban­de’ d’au­to­ma­tion. Cette approche pouvant paraître dérou­tante permet en fait une excel­lente gestion des boucles MIDI avec la possi­bi­lité de faire suivre ou non une auto­ma­tion ou de la déca­ler à notre guise sans rapport aucun avec les notes program­mées.

L’édi­tion des patterns (ReDrum, Matrix, etc.) a été elle aussi entiè­re­ment revue en permet­tant désor­mais d’en ajou­ter une et de lais­ser un espace vide pour que rien ne soit joué. Un simple clic sur le bloc permet de choi­sir la banque et la pattern. Rien de révo­lu­tion­naire, mais un gain de temps énorme vis-à-vis des anciennes versions.

Un détail ayant son impor­tance égale­ment, lors de l’édi­tion des notes, désor­mais, on obtient ses infor­ma­tions (posi­tion, durée, note et valeur de vélo­cité) qui sont éditables. Il en est de même pour les points de l’au­to­ma­tion, très pratique pour faire une dent de scie parfaite ou reve­nir à une valeur précise.

La fenêtre d’ou­til prend égale­ment une part très impor­tante lors de l’édi­tion dans le piano roll avec de très grandes nouvelles fonc­tion­na­li­tés (pour Reason) comme : la défi­ni­tion de la vélo­cité (ajout, fixe, sous­traire), la longueur des notes, la gestion du legato, la trans­po­si­tion ou encore le groove appliqué.

Le mode arran­ge­ment

Parmi les révo­lu­tions du séquen­ceur, on trou­vera la gestion de ‘ban­des’ par pistes. Ce système déjà connu de bien d’autres séquen­ceurs fait son entrée dans celui de Reason et il permet notam­ment de gérer des prises alter­na­tives, pour un solo enre­gis­tré par exemple. En effet, chacune de ces bandes sont commu­tables et tous les clips peuvent être mutés indé­pen­dam­ment. Elles permettent égale­ment d’uti­li­ser des couches en over­dub. Ces couches peuvent être très utiles pour enre­gis­trer des parties de batte­ries si on n’est réso­lu­ment pas batteur. D’abord la grosse caisse puis le char­ley, la caisse claire, les toms… Cela unique­ment sur 8 mesures. Ensuite, à notre guise de faire évoluer la pattern en modi­fiant le groove du char­ley de la mesure 9 à 16 et de muter la caisse claire. Les bandes notes peuvent ensuite être conca­té­nées très aisé­ment en une seule.
On distingue 3 types de bandes :

  • Les bandes ‘notes’, assi­gnables à des groove du ReGroove et re-nommables et commu­tables.
  • Les bandes d’au­to­ma­tion qui peuvent être acti­vées ou désac­ti­vées.
  • Les bandes ‘Pat­terns’.

Outre ces diffé­rentes modi­fi­ca­tions appor­tées, on trou­vera énor­mé­ment de petits plus par rapport aux anciennes versions de Reason, par exemple, un pre-roll à l’en­re­gis­tre­ment (bien qu’il ne soit pas confi­gu­rable), la possi­bi­lité de nommer les pistes, les bandes et les clips de manière indé­pen­dante, la gestion (anec­do­tique, mais toujours pratique) de la couleur des pistes, la possi­bi­lité de passer une piste en minia­ture. Autant de petites fonc­tion­na­li­tés dont on ne doit pas s’éba­hir, mais qu’on a plai­sir à trou­ver tant elles manquaient aux versions précé­dentes.

Pour les musi­ciens qui ne travaillent pas unique­ment en 4/4 à 90 BPM (si si, ça existe toujours en fait…), l’une des plus grandes lacunes des versions précé­dentes a été répa­rée : il est désor­mais possible non seule­ment de modi­fier le tempo en cours de morceau, mais on peut égale­ment chan­ger la signa­ture ryth­mique en cours de morceau. Ce détail aux yeux de certains avait contraint Reason à se sépa­rer d’un bon nombre de compo­si­teurs, ne pouvant gérer le déca­lage des mesures pour un break en 3/4 ou une mesure en 7/8.

En un mot comme en cent, Reason 4 a bel et bien rattrapé son retard au niveau du séquen­ceur. On reste cepen­dant loin des possi­bi­li­tés que peuvent offrir des Cubase ou Logic, mais tout est là pour pouvoir parler vrai­ment de program­ma­tion MIDI et ce, de manière confor­table. Au niveau de l’uti­li­sa­tion, la néces­sité de travailler en clips peut être trou­blante les premiers instants pour un utili­sa­teur des anciennes versions de Reason, mais en très peu de temps, leur mani­pu­la­tion s’avère judi­cieuse et très pratique.

Reason n’est donc pas devenu une usine à gaz et son séquen­ceur est acces­sible et ergo­no­mique. Rien de révo­lu­tion­naire surtout vis-à-vis de la concur­rence, mais un véri­table travail d’écoute des besoins des utili­sa­teurs a permis de voir l’ap­pa­ri­tion d’au­tant de petites fonc­tion­na­li­tés qui font reve­nir Reason dans la cour des grands.

Encore du nouveau

L’un des gros problèmes lorsqu’on compose en piano-roll, ou d’une manière géné­rale avec des outils ‘quan­ti­ze’ est la perte du groove, de l’âme du musi­cien, du James Jamer­son qui sommeil. Fort de ce constat et dans son approche ‘tout styles’, l’équipe de Propel­le­rhead a intro­duit une véri­table nouveauté : un mixer de groove, ‘ReGroove Mixer’, le bien nommé.

Mais, de quoi s’agit-il ? Au premier abord, on pour­rait croire à une vraie table de mixage, un fader, des potards, 32 ‘tran­ches’… Il s’agit en fait d’un outil de gestion des para­mètres d’al­té­ra­tion de la lecture des notes MIDI (rien que ça !?). Pour faire simple : vous avez écrit une char­ley à la croche (1/8) et elle est froide comme le pôle Nord, ça ne peut être qu’une machine qui produit ça. Plutôt sympa me direz-vous ? Oui, si vous faites de l’élec­tro mini­ma­liste en hommage aux années 80, mais beau­coup moins si vous utili­sez Reason pour faire l’ins­tru d’une chan­teuse soul. C’est dans ce cas entre autres que vous sorti­rez votre ReGroove, que vous modi­fie­rez un peu la lecture, en mettant le char­ley un peu au fond du temps, de temps en temps, et avec une vélo­cité variable.

Regroove

Le gros avan­tage de ce nouvel outil est qu’à partir d’une program­ma­tion simple et intui­tive ‘poum poum tchac’, on obtient très vite des résul­tats inté­res­sants et, poussé dans ces retran­che­ments, ce ReGroove fera le bonheur des aficio­na­dos de glitch. En effet, le ReGroove ne s’oc­cupe pas unique­ment de déca­ler en lecture le début de la note, il permet de gérer une modi­fi­ca­tion de la vélo­cité, de la durée des notes, de la quan­tité de shuffle et aussi d’un place­ment aléa­toire de la note dans le temps, et ce, pour l’in­té­gra­lité des séquences midi, qu’elles soient ryth­miques, notes ou REX. Toutes les modi­fi­ca­tions impor­tantes d’une tranche de ReGroove s’ef­fec­tuent dans la fenêtre d’ou­tils, pas forcé­ment intui­ti­ve­ment.

Pour appliquer un groove, on peut soit appliquer à une bande de notes une des 32 ‘tranche du ReGroo­ve’, soit faire respec­ter le groove à la bande, c’est-à-dire déca­ler les notes en elles-mêmes dans la fenêtre du séquen­ceur et non plus utili­ser le moteur en lecture.

Dans l’idée, c’est un outil très inté­res­sant. En pratique, l’er­go­no­mie est désta­bi­li­sante et demande un effort, contrai­re­ment à tout le reste qui vient le plus natu­rel­le­ment du monde. Chose éton­nante, compte tenu de l’as­pect ‘table de mixa­ge’, c’est qu’au­cune auto­ma­tion n’est possible sur le ReGroove, on peut unique­ment passer les clips d’une bande à l’autre, elles-mêmes étant assi­gnées à diffé­rentes tranches de la console de Groove Reason… On s’étonne de la présence d’un fader (certes contrô­lable en temps réel par un contrô­leur), dont le mouve­ment ne sert alors pas à grand-chose…

Encore du nouveau, suite

RPG8

Encore un nouveau module : le RPG-8, un arpér­gia­teur mono­pho­nique de 16 pas. Rien d’ex­tra­or­di­nai­re­ment nouveau au niveau des fonc­tion­na­li­tés : gestion de la vélo­cité, diffé­rents types d’ar­pèges : up, down, up / down, random, manuel, gestion du nombre d’oc­tave de l’ar­pège, gestion du pivot de l’ar­pège : note la plus basse, note la plus haute, 3–1 et 4–2, etc. Le système d’en­trées ‘cv’ est par contre très touffu permet­tant un bon nombre d’in­ter­ac­tions avec d’autres modules. On note par exemple : gestion de la longueur des notes, de la vélo­cité, de la réso­lu­tion. Ces entrées permettent donc de faire évoluer l’ar­pège à partir d’autres para­mètres, comme ceux envoyés depuis une ‘matrix’ en mode curve, permet­tant d’ac­cé­lé­rer et dimi­nuer le tempo de manière contrô­lée.

Tous les péri­phé­riques ont été modi­fiés pour permettre le contrôle via le RPG-8.

Pour finir, quelques petites modi­fi­ca­tions bien­ve­nues dans le combi­na­tor :

  • Trans­po­si­tion indé­pen­dante de chacun des modules
  • Sélec­tion de source libre
  • Les contrô­leurs de ‘per­for­man­ce’ assi­gnables en tant que sources

Dans le NN-XT :

  • Mapping auto­ma­tique
  • Fonc­tion Group Mono (permet­tant de gérer l’ar­rêt de la lecture d’un sample de ‘char­ley ouvert’ si le ‘sample char­ley fermé’ est joué)

Dans l’in­ter­face géné­rale :

  • Le logi­ciel est désor­mais loca­lisé et entiè­re­ment traduit en anglais, français, alle­mand, japo­nais.
  • Raccour­cis claviers revus de manière beau­coup plus logique et intui­tive (mais toujours figés)

 

Conclu­sion

Voilà, on a vu ce qu’il y avait à voir… Qu’en dire au final ?

Au niveau de la mise à jour

Tout d’abord qu’on prend un réel plai­sir à travailler sur cette nouvelle version. Tout est réussi au niveau du reloo­king, des opti­mi­sa­tions diverses et des petits riens qui changent la vie. Le séquen­ceur est désor­mais plus que satis­fai­sant, le nouveau synthé­ti­seur a une place inté­res­sante, l’ar­peg­gia­teur est très bon, le ReGroove, malgré quelques signes de jeunesse, pour­rait deve­nir un module utilisé fréquem­ment. Le logi­ciel est toujours très portable (on peut enre­gis­trer une version ‘com­pi­lée’ d’un morceau qui contient direc­te­ment les samples inté­grés pour l’ex­ploi­ter sur une autre station de travail), léger, stable… Dans la lignée de Reason, de mieux en mieux.

Puisqu’il faut être critique aussi, les plus exigeants seront peut-être déçus de ne pas trou­ver d’op­ti­mi­sa­tion des modules d’ef­fets, et, peut être le point noir de cette mouture compte tenu de la grosse mise à jour, aucune nouveauté concer­nant la table de mixage. On a toujours que 14 canaux par table (qui restent linkables, mais déses­pé­ré­ment indé­pen­dantes), un étage d’EQ plus que léger (high, low), unique­ment 4 effets send. On aurait pu rêver une table à 16 canaux, une autre à 32, avec des EQ para­mé­triques 3 bandes.

Vis-à-vis du reste du marché

Ici, on attaque les ques­tions qui fâchent… En effet, la philo­so­phie de Propel­le­rhead concer­nant sa works­ta­tion est stricte, on n’en­re­gistre pas de l’au­dio dans Reason et on ne sort pas du midi depuis Reason. Un choix qui s’ex­plique compte tenu de la porta­bi­lité du logi­ciel, sa stabi­lité et son prix. On a tout de même un petit pince­ment au cœur en imagi­nant juste une poignée de piste audio qui, sans grandes possi­bi­li­tés de montage, permet­trait d’en­re­gis­trer une voix chan­tée sur la longueur et d’ap­pliquer les effets internes de Reason… Bien sûr, la méthode Rewire est toujours présente et fonc­tionne plutôt bien, mais on se demande pourquoi un séquen­ceur audio Free­ware (par exemple) ne soit pas inclus pas dans le package de base.

D’un point de vue d’uti­li­sa­teur, ces quelques frus­tra­tions mises à part, Reason 4 reste un outil de grande qualité, extrê­me­ment poly­va­lent à un prix reaso­nable. Cette nouvelle version ne déçoit pas et le remet dans la liste des incon­tour­nables, à essayer, à adop­ter.

Points forts
  • Concept Workstation en racks toujours aussi efficace
  • Rapport Ergonomie / Polyvalence excellent
  • Quasi tout-en-un…
  • Rattrape son retard sur la concurrence
Points faibles
  • Pas d’amélioration de la table de mixage
  • Pas d’audio in / midi out, sniff
Soyez le premier à réagir à cet article

    Vous souhaitez réagir à cet article ?

    Se connecter
    Devenir membre
    cookies
    Nous utilisons les cookies !

    Oui, Audiofanzine utilise des cookies. Et comme la dernière chose que nous voudrions serait de perturber votre alimentation avec des choses trop grasses ou trop sucrées, sachez que ces derniers sont fait maison avec des produits frais, bio, équitables et dans des justes proportions nutritives.
    Ce que cela veut dire, c’est que les infos que nous y stockons ne visent qu’à simplifier votre usage du site comme à améliorer votre expérience sur nos pages et vous afficher des publicités personnalisées (en savoir plus).

    Nous tenons à préciser qu’Audiofanzine n’a pas attendu qu’une loi nous y oblige pour respecter la vie privée de nos membres et visiteurs. Les cookies que nous utilisons ont en commun leur unique objectif qui est d’améliorer votre expérience utilisateur.

    Tous nos cookies
    Cookies non soumis à consentement
    Il s'agit de cookies qui garantissent le bon fonctionnement du site Audiofanzine. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies. Exemples : cookies vous permettant de rester connecté de page en page ou de personnaliser votre utilisation du site (mode sombre ou filtres).
    Google Analytics
    Nous utilisons Google Analytics afin de mieux comprendre l’utilisation que nos visiteurs font de notre site pour tenter de l’améliorer.
    Publicités
    Ces informations nous permettent de vous afficher des publicités qui vous concernent grâce auxquelles Audiofanzine est financé. En décochant cette case vous aurez toujours des publicités mais elles risquent d’être moins intéressantes :) Nous utilisons Google Ad Manager pour diffuser une partie des publicités, des mécanismes intégrés à notre CMS pour le reste. Nous sommes susceptibles d’afficher des publicités provenant de notre propre plateforme, de Google Advertising Products ou encore de la régie Adform.

    Nous tenons à préciser qu’Audiofanzine n’a pas attendu qu’une loi nous y oblige pour respecter la vie privée de nos membres et visiteurs. Les cookies que nous utilisons ont en commun leur unique objectif qui est d’améliorer votre expérience utilisateur.

    Tous nos cookies
    Cookies non soumis à consentement

    Il s’agit de cookies qui garantissent le bon fonctionnement du site Audiofanzine. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies. Exemples : cookies vous permettant de rester connecté de page en page ou de personnaliser votre utilisation du site (mode sombre ou filtres).

    Google Analytics

    Nous utilisons Google Analytics afin de mieux comprendre l’utilisation que nos visiteurs font de notre site pour tenter de l’améliorer. Lorsque ce paramètre est activé, aucune information personnelle n’est envoyé à Google et les adresses IP sont anonymisées.

    Publicités

    Ces informations nous permettent de vous afficher des publicités qui vous concernent grâce auxquelles Audiofanzine est financé. En décochant cette case vous aurez toujours des publicités mais elles risquent d’être moins intéressantes :) Nous utilisons Google Ad Manager pour diffuser une partie des publicités, des mécanismes intégrés à notre CMS pour le reste. Nous sommes susceptibles d’afficher des publicités provenant de notre propre plateforme, de Google Advertising Products ou encore de la régie Adform.


    Vous pouvez trouver plus de détails sur la proctection des données dans la politique de confidentialité.
    Vous trouverez également des informations sur la manière dont Google utilise les données à caractère personnel en suivant ce lien.