Devenir membre
Devenir Membre

ou
Connexion
Se connecter

ou
Agrandir
Ajouter ce produit à
  • Mon ancien matos
  • Mon matos actuel
  • Mon futur matos
Ableton Live 4
Photos
1/4

Test Ableton Live 4

Séquenceur généraliste de la marque Ableton appartenant à la série Live 4

test
Live à l'heure du MIDI

Séduisant toujours plus d'utilisateurs au fil des versions, Live n'avait jusqu'ici qu'une seule vraie carrence en regard de la concurrence : il ne parlait pas 'MIDI'. Un oubli réparé avec cette quatrième mouture qui installe définitivement Live dans la cour des grands.

Inté­grer un séquen­ceur MIDI à un logi­ciel basé sur les boucles Audio n’a rien d’une chose aisée : en son temps, Sonic Foun­dry en a d’ailleurs fait la doulou­reuse expé­rience avec Acid 4. Le pari tenté par Able­ton semble d’au­tant plus osé qu’avec Live 3, le déve­lop­peur alle­mand était parvenu à une inter­face frisant la perfec­tion du point de vue de l’er­go­no­mie.

Comment faire un ajout massif de fonc­tion­na­li­tés sans alour­dir l’in­ter­face ? Comment gérer au mieux le MIDI et les instru­ments virtuels sans pour autant rendre le moteur audio instable ou pous­sif ? Telles sont les ques­tions qu’ont dû se poser les déve­lop­peur de Live et, au risque de briser le suspense de ce banc d’es­sai, il faut admettre qu’ils ont plei­ne­ment rempli leur pari : Live est devenu un séquen­ceur MIDI + Audio et, aussi mira­cu­leux que cela puisse paraître, il n’a rien perdu de sa légen­daire ergo­no­mie et de son effi­ca­cité, comme nous allons le voir.

 

Mises à jour et enre­gis­tre­ment de licence

Il est possible d’up­gra­der sa version 1, 2 ou 3 de Live direc­te­ment sur le site Inter­net d’Able­ton (www.able­ton.com). Il vous en coûtera la somme de 119€. Les ache­teurs de la version 3 étant passés à la caisse après le 15 Mars 04 peuvent quant à eux effec­tuer la mise à jour pour la modique somme de 49€. L’en­re­gis­tre­ment de la licence se fait direc­te­ment on-line et est spéci­fique à chaque ordi­na­teur. Atten­tion Able­ton ne délivre que 2 clefs et, par consé­quent, chaque réins­tal­la­tion néces­si­tera une nouvelle demande de clé.

 

Instal­la­tion et confi­gu­ra­tion

PC utilisé pour ce test :


Proces­seur AMD XP 1800+
Carte Mère Abit KX7–333
Windows XP
512 Mo DDR
Carte Son Hoon­tech ADDA 2000
Clavier Midi Studio­tech MC-25

Comme pour les versions précé­dentes, le faible poids de l’ap­pli­ca­tion et l’in­fime gour­man­dise en terme de mémoire surprennent et rassurent. Les confi­gu­ra­tions recom­man­dées par le construc­teur sont raison­nables et c’est un bien : il est vrai que chan­ger de machine pour profi­ter de cette nouvelle version aurait pu miner plus d’un utili­sa­teur…

Atten­tion toute­fois : dans la mesure où Live 4 supporte les plug-ins VST/AU et qu’il est suscep­tible d’ac­cueillir n’im­porte quelle appli­ca­tion compa­tible ReWire, il faudra prévoir une quan­tité raison­nable de mémoire vive : disons 1 Go pour être à l’aise.

 

Options & préférences d'Ableton Live 4

Une fois l’ins­tal­la­tion effec­tuée, un petit tour du côté des Préfé­rences situées dans le menu Options permet d’ac­cé­der à une fenêtre se compo­sant de 5 onglets :

  • Audio permet de confi­gu­rer les drivers de votre carte son pour opti­mi­ser la latence mais aussi de défi­nir la fréquence d’échan­tillon­nage dans laquelle vous dési­rez travailler.
  • MIDI/Synchro servira à décla­rer vos péri­phé­riques MIDI en entrée/sortie et à régler la synchro­ni­sa­tion (Time­Code, Horloge, etc.).
  • Plug-in permet de défi­nir le réper­toire dans lequel sont rangés vos effets et instru­ments virtuels (un seul empla­ce­ment prévu hélas).
  • Défaut permet de défi­nir les para­mètres stan­dards de Live à l’ou­ver­ture, de la couleur des clips à leur mode de déclen­che­ment.
  • Préfé­rences rassemble enfin une grande variété d’op­tions secon­daires : appa­rence de l’in­ter­face, réso­lu­tion des fichiers audio, etc.

Un modèle de stabi­li­té…

Le détail vaut la peine d’être souli­gné : durant ce test et avec la confi­gu­ra­tion utili­sée, la version 4.04 de Live n’a jamais planté et aucun bug ne s’est mani­festé, en dehors d’un léger problème d’hor­loge rapi­de­ment réglé avec la nouvelle version 8.2 des driver Hoon­tech. Chapeau bas à l’équipe d’Able­ton, qui a réussi à sophis­tiquer son logi­ciel sans pour autant enta­mer sa fiabi­lité.

La confi­gu­ra­tion effec­tuée, vous voilà prêt à prendre en main le logi­ciel, non sans avoir préa­la­ble­ment fait un petit tour du côté du manuel pour impri­mer les raccour­cis (La version testée ayant été télé­char­gée depuis le site d’Able­ton)…

L’oc­ca­sion de remarquer que ce dernier, du haut de ses 310 pages, a triplé de volume par rapport à la version précé­dente.

Notons que tout raccour­cis manquant (comme par exemple le TAP TEMPO) pourra être assi­gné aux touches du clavier ou à un contrô­leur midi : nous y revien­drons. Place pour l’heure à la pratique avec, pour commen­cer, un petit descrip­tif de l’in­ter­face.

Inter­face

Grand point fort du soft depuis sa première version, l’in­ter­face de Live n’a rien perdu de son ergo­no­mie avec cette quatrième mouture. Via une pres­sion sur la touche F11, on accède à un splen­dide mode plein écran où toutes les fenêtres et les icônes trouvent parfai­te­ment leur place.

Ableton Live 4

Rappe­lons à l’usage des débu­tants que l’es­pace de travail de Live se divise en 5 parties :

1. Partie de contrôle (lecture, tempo, enre­gis­tre­ment, auto­ma­tion).

2. Fenêtre de Session swit­chant avec la fenêtre Arran­ge­ment par une simple pres­sion de la touche TAB.

3. Explo­ra­teur et outils (plug-ins et péri­phé­rique).

4. Fenêtre de piste affi­chant les clips midi ou audio et leurs réglages (groove, launch, sample, enve­loppe) swit­chant via l’on­glet infé­rieur avec l’édi­tion des plug-in.

5. Aide en ligne, s’ajou­tant aux 310 pages du manuel et aux tuto­riaux rela­ti­ve­ment effi­caces.

Cette dispo­si­tion est d’au­tant plus agréable qu’en sauve­gar­dant un « modèle » person­na­lisé avec des touches d’au­to­ma­tion program­mées et des couleurs défi­nies, on se retrouve avec un outil sur mesure pour ses projets.

Autre preuve de la qualité de l’er­go­no­mie : on ne se sert de la barre d’ou­tils que très rare­ment. Voilà qui change agréa­ble­ment des inter­faces plus tradi­tion­nelles (type Logic/Cubase) où l’on passe la moitié de son temps dans les menus et l’autre moitié à réci­ter sa table de raccour­cis.

Petit détail qui risque de chan­ger les habi­tudes de plus d’un utili­sa­teur PC : le clic droit n’est toujours pas opéra­tion­nel. Surpre­nante au début, la chose n’a cepen­dant rien de gênant à l’usage, comme nous allons le voir.

Audio & Routing

Pour ceux qui ne connaî­traient pas l’as­pect Session/Arran­ge­ment unique qu’offre le logi­ciel, un bref rappel s’im­pose.

Quelques Artistes utili­sant Live :

Akufen et ses « blips » hypo­ni­tiques, Billy Bush de Garbage, Darren Price le DJ d’Un­der­world, Dirty Vegas, l’an­glais «  Ibizesque  » Sasha ainsi que Steve Stoll. Côté Français, Le jeune artiste «  Offset  » de l’écu­rie Missive ainsi que par le duo Marseillais Elec­tro­nic Data Proces­sing qui effec­tue ses pres­ta­tions live et ses produc­tions depuis la toute première version du soft (voir inter­view en fin d’ar­ti­cle…)

En mode session, vous déclen­chez, modi­fiez et éditez vos samples comme bon vous semble. Toutes ces opéra­tions de déclen­che­ment s’en­re­gistrent ou se cumulent dans le mode Arran­ge­ment pour ensuite être éditées de manière linéaire, comme dans un séquen­ceur tradi­tion­nel.

Pour en savoir plus sur ce concept extrê­me­ment effi­cace, je vous renvoie au test de la version 3 précé­dem­ment paru sur Audio­Fan­zine. Passons main­te­nant au détail de cette version, en commençant par la choses qui fâche : le manque d’ou­ver­ture.

Les formats suppor­tés ne sont en effet qu’au nombre de trois : WAV, AIFF et SDII. Voilà qui est bien dommage à une époque où les fichiers compres­sés sont si courants. Du coup, les utili­sa­tions détour­nées de Live (lancer des jingles en concert (ou radio­show) à la façon « Ardis­son ») devront être minu­tieu­se­ment prépa­rés : pas ques­tion de mixer à la volée un sample ou un morceau prove­nant d’un bala­deur MP3… De l’im­pro­vi­sa­tion donc, mais formaté !

Ableton Live 4

Sinon, l’in­ser­tion de l’au­dio se fait toujours par simple «  Drag & Drop  » sur la piste dési­rée. Mieux, lâcher l’échan­tillon dans un espace vide intègre auto­ma­tique­ment une nouvelle piste (Ctrl + T). L’échan­tillon, appelé « Clip », prend auto­ma­tique­ment le tempo défini et est modi­fiable via la Fenêtre de Piste. Cette édition s’ef­fec­tue en 4 points (Clip, Launch : modes de lance­ment, Sample, Enve­loppe) iden­tiques à la version précé­dente.

Deux nouveau­tés font toute­fois leur appa­ri­tion: La fonc­tion «  Reverse  », qui inverse la lecture de la boucle audio et la fonc­tion «  Groove  », qui promet des appli­ca­tions parti­cu­liè­re­ment inté­res­santes impres­sion­nantes.

En effet, cette dernière qui n’est pas sans évoquer la fonc­tion Groove Quan­tize qu’on trouve dans la plupart des séquen­ceurs MIDI, ouvre de nouveaux hori­zons en terme de créa­tion : En impo­sant au clip un swing de croche, double ou triple croche et en réglant un facteur de Groove global, on parvient à faire swin­ger jusqu’au clau­dique­ment les boucles les plus « carrées » ! Très convainquantes sur les loops ryth­miques, la chose démontre que le moteur audio d’Able­ton est toujours à la page.

Live en Vidéo

Pour vous aider à prendre en main son séquen­ceur pas tout à fait comme les autres, Able­ton four­nit quelques didac­ti­ciels vidéo. Un complé­ment idéal à ce test que vous pour­rez vision­ner avec un lecteur compa­tible Real Video

'Making Music With Live’


'MIDI Instru­ments and Effects’


'Crea­ting Patterns’

'Mix and Remix’

'Using Your Guitar With Live’

N’ou­blions pas d’ailleurs que la lecture Audio dans Live s’ap­puie sur le concept Elas­tic Audio. Grâce à ce dernier, il est possible de défi­nir des marqueurs nommés « Warp » qui indiquent la vitesse de lecture des diffé­rentes phases d’un clip.

En les déplaçant, il est ainsi possible de contraindre la lecture à ralen­tir ou accé­lé­rer entre 2 pics ou évène­ments du clip audio. Les remixeurs adore­ront cette fonc­tion sur les vocaux et autre a cape­la…

On appré­ciera aussi la fonc­tion­na­lité Cross­fa­der qui permet de faire des fondus entre des pistes défi­nies (les unes A et les autres B) fonc­tion­na­lité pratiques pour des tran­si­tions de morceaux « nappées  » en live act.

Mais c’est sans doute le routing qui a le plus evolué dans cette version et, au premier coup d’œil, dans le bon sens. Lors de la prise en main, on est toute­fois un peu désta­bi­lisé par les chan­ge­ments de termi­no­lo­gie employée par rapport à la version 3.

Ainsi, le routage interne du Master s’ap­pelle désor­mais « Resam­pling » (ancien­ne­ment Master Out) et les entrées de la carte son qui s’ap­pe­laient « Live In » portent désor­mais le dimi­nu­tif « Exter­nal In ». Une fois ses repères pris, on entre­voit cepen­dant tous les efforts consen­tis par l’édi­teur sur le sujet.

Dans cette 4ème version, chaque piste audio dispose de sa sortie. Il est possible de créer des sous-groupes, de gérer les sorties d’un synthé muti-canal, d’en­voyer des pistes Midi vers un synthé iden­tique (Rewire ou pas). Bref, de faire du vrai routing, ce qui manquait cruel­le­ment aux précé­dentes version du logi­ciel…

MIDI & auto­ma­tion

Nous l’avons dit : le Midi est la grande nouveauté de cette version et, du même coup, le vrai chal­lenge d’Able­ton pour Live 4.

Ableton Live 4

Comment s’y sont pris les déve­lop­peurs pour l’in­té­grer ? De la façon la plus simple qui soit : en repre­nant l’er­go­no­mie de la partie Audio et en intro­dui­sant la notion de 'Clip MIDI’. La prise en main est donc aisée dans la mesure où l’on est en terrain connu : les fonc­tion­na­li­tés des Clip Midi se substi­tuent à celles de l’Au­dio et, mis à part la section « Sample » qui devient « Notes » dans la fenêtre de piste, la seul diffé­rence notable se réduit presque à l’af­fi­chage : les carrés pour le MIDI et les courbes pour l’Au­dio. Les novices adore­ront et les anciens utili­sa­teurs de Live ne mette­ront pas long­temps à prendre leurs repè­res…

L’édi­teur de note est simple d’uti­li­sa­tion et très perfor­mant grâce aux fonc­tions de zoom et de quan­ti­fi­ca­tion précises. Notons que nous retrou­vons ici, comme pour les Clip Audio, la fonc­tion « Groove » citée plus haut ainsi que des boutons « TempoX2 » ou « Tempo/2 » permet­tant de jouer votre Clip Midi deux fois plus rapi­de­ment ou plus lente­ment d’un seul coup de mulot.

Rappe­lons aussi que Live peut se synchro­ni­ser sur une source MIDI Clock ou MIDI Time­Code. Cela signi­fie qu’il est possible de suivre les varia­tions de tempo d’une source et de jouer les fichiers audio plus lente­ment ou plus rapi­de­ment en fonc­tion des varia­tions sans pour autant chan­ger la tona­lité ni le groove.

Ableton Live 4

Sujet plusieurs fois abordé dans cette article, la prise en main de ce système d’au­to­ma­tion en fait une réfé­rence en terme de simpli­cité et d’ef­fi­ca­cité. Deux boutons et c’est fini. L’un pour le midi (couleur bleu) et l’autre pour le clavier (couleur «  Twingo modèle 92  » ou jaune pour les motards et autres piétons). On choi­sit son mode midi ou clavier, on clique sur le para­mètre à contrô­ler, on caresse le contrô­leur et c’est tout. Notons que de légers craque­ment on été audibles sur des contrôles « éner­vés » lors de la lecture. Comme toute erreur effec­tuée est modi­fiable en mode Arran­ge­ment via l’ou­til Crayon, il n’y a pas de quoi s’alar­mer de toutes façons.

Quelques point à amélio­rer tout de même : le nombre de contrô­leur utili­sable en plus du clavier. En effet, Live se limite à la gestion d’un seul contrô­leur : si ce dernier est votre clavier MIDI, prenez donc garde à ne pas affec­ter des fonc­tions aux touches sans quoi les données Instru­ments des pistes MIDI ne seront plus envoyées à l’ins­tar des données de contrôle.

Effets et instru­ments virtuels

Autre grande nouveauté de cette version : le support des instru­ments virtuels. Pour marquer le coup, Able­ton s’est d’ailleurs fendu de deux plug-ins livrés gratui­te­ment avec cette version 4 : Simpler et Impulse.

Le premier est un sampler virtuel dont la valeur ajou­tée est assez limi­tée aux vues des perfor­mances des Clip Audio et du moteur Elas­tic. Il demeure toute­fois pratique pour défi­nir le départ de lecture d’un échan­tillon très préci­sé­ment via l’édi­teur de note.


De plus, les filtres qu’il intègre sont de bonne qualité et comme le « Drag&Drop » est là encore, le char­ge­ment d’un échan­tillon s’avère simplis­sime. Avis aux amateurs…

Nette­ment plus inté­res­sant, Impulse est quant à lui une petite boite à rythme à la façon des TR Roland. Les éléments audio sont dépo­sés dans 8 cases propo­sant chacune des para­mètres person­na­li­sables (Tune, Stretch, Drive, Pan, Volume, Decay, Fréquence et Réso­nance). On défi­nit ensuite leur lecture par l’in­ter­mé­diaire de l’édi­teur de note.


Bien conçu, Impulse propose quelques usages inté­res­sants. Ainsi, en jouant sur la lecture de la piste MIDI affec­tée au plug-in, on parvient quasi­ment à scrat­cher la première note de l’ins­tru­ment virtuel. De quoi créer des breaks de batte­rie qui feront sûre­ment monter l’am­biance lors de vos live : Ici l’ori­gi­nal…et là, la version « Breaké » via contrô­leur

Bref, il y a déjà de quoi faire avec ces deux petits plug-ins. Reste qu’en se rendant compa­tible avec les formats VSTi & AU, Live attend surtout que vous l’as­so­ciez à ce qui se fait de mieux en matière d’ins­tru­ments virtuels, sans comp­ter que le programme est compa­tible avec la tech­no­lo­gie ReWire.

Ableton Live 4

A noter que seules deux icônes supplé­men­taires se présentent à nous lors de l’in­té­gra­tion d’un intru­ment. L’une pour l’af­fi­chage du plug-in et l’autre pour l’édi­tion et l’au­to­ma­tion de ses para­mètres : encore une fois, c’est enfan­tin…

La version 4 de Live offre un panel d’ef­fets forts inté­res­sants. De fait, on dénombre pas moins de 17 effets audio pour 5 effets MIDI, sachant qu’il est possible d’uti­li­ser les effets audio sur la piste MIDI d’un instru­ment Virtuel.

Filtre, compres­seur, delay, gate, EQ, réverb… Le pack four­nit d’ori­gine est des plus sédui­sant. Lors du test, deux plugs ont toute­fois retenu notre atten­tion pour leur qualité : « Erosion » et « Ping Pong Delay » ; les amateurs d’élec­tro 8 bits appré­cie­ront. Bien sur les para­mètres de ces derniers sont auto­ma­ti­sables avec une grande simpli­cité. Comme toujours avec Live…

 

Conclu­sion

Loin de céder à la faci­lité, Able­ton perfec­tionne encore avec Live 4 son concept Session/Arran­ge­ment et cultive plus que jamais la diffé­rence. Rien d’éton­nant à ce que le logi­ciel rejoigne le club très fermé des Séquen­ceur Audio/MIDI de réfé­rence. Simpli­cité, péda­go­gie, ergo­no­mie, perfor­mance sont autant de quali­fi­ca­tifs qui conviennent à cette version. Seuls deux points viennent noir­cir le tableau : les formats d’im­port et d’ex­port réduits, et le nombre de contrô­leurs MIDI limité.

Reste qu’au tarif public de 538 € (119€ l’up­date online), soit 150 € de plus que la version 3 (justi­fié par les ajouts notables du Midi et les évolu­tions du Routing), Live est un soft extrê­me­ment bien posi­tionné sur le marché. A n’en pas douter, il y aura donc sans doute beau­coup de petites boîtes vertes dans la hotte de l’homme en rouge cette année…

 

Inter­view d’Elec­tro­nic Data Proces­sing

Electronic Data Processing, utilisateurs de Live depuis la première heure...

Le duo français « Elec­tro­nic Data Proces­sing », composé de Sébas­tien BROM­BER­GER & Laurent CRIS­TO­FOL, effec­tue ses pres­ta­tions et ses produc­tions avec « LIVE » et ceci depuis la toute première version du soft. Une utili­sa­tion à quatre mains qui leur à permis, via leur 17 sorties de Maxi (dont 8 sur leur label MODE­LISME) et 4 licences, de remixer Jack de Marseille, ou de signer sur des labels hors Hexa­gone tels que Mozaic (UK), Neuton et Tritone (Ger).

Seb, Laurent, une ques­tion pour vous chauf­fer : comment avez-vous inté­grer la « Bestiole Germano » dans votre studio et comment fonc­tion­nez-vous avec?

Live corres­pond exac­te­ment à ce que nous atten­dions d’un logi­ciel en termes d’ar­chi­tec­ture et de fonc­tion­na­li­tés.
Nous utili­sons très souvent les auto­ma­tions qui sont instan­ta­né­ment acces­sibles et assi­gnables a une télé­com­mande dans Live, ce qui n’était pas le cas avec d’autres logi­ciels. Live est donc rapi­de­ment devenu un outil essen­tiel pour nous en studio tant au niveau de l’uti­li­sa­tion de boucles que pour l’éla­bo­ra­tion d’ar­ran­ge­ments.
Nous avons égale­ment été séduits par la très bonne qualité du son et des effets inclus dans le softs.


Pour avoir connu les versions précé­dentes, que pensez-vous de cette dernière version?

Étant donné que nous utili­sons des synthés analo­giques que nous contrô­lons en Midi et des instru­ments virtuels pour les éléments de ryth­mique, la seule chose qui manquait aux versions précé­dentes était la possi­bi­lité d’écrire direc­te­ment des séquences MIDI dans Live. C’est vrai­ment un plus qui permet de rester dans l’en­vi­ron­ne­ment et la logique du soft si propices à l’in­tui­tion et à la mise en place d’idées musi­cales.

Allez-vous faire évoluer vos lives avec ces nouvelles possi­bi­li­tés du soft? Quelle(s) seront vos orien­ta­tion(s) ?

Main­te­nant que Live permet de déclen­cher des clips MIDI, nous allons mettre en place un set pour notre Live Act.
Nous utili­se­rons Live pour séquen­cer à la fois un sampler virtuel et un synthé tout ceci avec une inter­face multi-sorties pour pouvoir jouer en temps réel sur une console de mixage. Une télé­com­mande MIDI nous permet­tra de travailler en temps réel sur le soft pour les modu­la­tions.

En savoir plus sur ce duo Germano-franco-Marseillais sur le site de leur label MODE­LISME (www.mode­lisme-records.fr.st).

Points forts
  • Concept Session/Arrangement.
  • Ergonomie globale.
  • Intégration quasi-native du Midi.
  • Routing.
  • L'automation intégrale.
  • L'intrument virtuel Impulse.
  • Aide, tutoriel et manuel détaillés.
  • Prix.
Points faibles
  • Formats import/export limités.
  • Nombre de contrôleur MIDI réduits.
Soyez le premier à réagir à cet article

    Vous souhaitez réagir à cet article ?

    Se connecter
    Devenir membre
    cookies
    Nous utilisons les cookies !

    Oui, Audiofanzine utilise des cookies. Et comme la dernière chose que nous voudrions serait de perturber votre alimentation avec des choses trop grasses ou trop sucrées, sachez que ces derniers sont fait maison avec des produits frais, bio, équitables et dans des justes proportions nutritives.
    Ce que cela veut dire, c’est que les infos que nous y stockons ne visent qu’à simplifier votre usage du site comme à améliorer votre expérience sur nos pages et vous afficher des publicités personnalisées (en savoir plus).

    Nous tenons à préciser qu’Audiofanzine n’a pas attendu qu’une loi nous y oblige pour respecter la vie privée de nos membres et visiteurs. Les cookies que nous utilisons ont en commun leur unique objectif qui est d’améliorer votre expérience utilisateur.

    Tous nos cookies
    Cookies non soumis à consentement
    Il s'agit de cookies qui garantissent le bon fonctionnement du site Audiofanzine. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies. Exemples : cookies vous permettant de rester connecté de page en page ou de personnaliser votre utilisation du site (mode sombre ou filtres).
    Google Analytics
    Nous utilisons Google Analytics afin de mieux comprendre l’utilisation que nos visiteurs font de notre site pour tenter de l’améliorer.
    Publicités
    Ces informations nous permettent de vous afficher des publicités qui vous concernent grâce auxquelles Audiofanzine est financé. En décochant cette case vous aurez toujours des publicités mais elles risquent d’être moins intéressantes :) Nous utilisons Google Ad Manager pour diffuser une partie des publicités, des mécanismes intégrés à notre CMS pour le reste. Nous sommes susceptibles d’afficher des publicités provenant de notre propre plateforme, de Google Advertising Products ou encore de la régie Adform.

    Nous tenons à préciser qu’Audiofanzine n’a pas attendu qu’une loi nous y oblige pour respecter la vie privée de nos membres et visiteurs. Les cookies que nous utilisons ont en commun leur unique objectif qui est d’améliorer votre expérience utilisateur.

    Tous nos cookies
    Cookies non soumis à consentement

    Il s’agit de cookies qui garantissent le bon fonctionnement du site Audiofanzine. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies. Exemples : cookies vous permettant de rester connecté de page en page ou de personnaliser votre utilisation du site (mode sombre ou filtres).

    Google Analytics

    Nous utilisons Google Analytics afin de mieux comprendre l’utilisation que nos visiteurs font de notre site pour tenter de l’améliorer. Lorsque ce paramètre est activé, aucune information personnelle n’est envoyé à Google et les adresses IP sont anonymisées.

    Publicités

    Ces informations nous permettent de vous afficher des publicités qui vous concernent grâce auxquelles Audiofanzine est financé. En décochant cette case vous aurez toujours des publicités mais elles risquent d’être moins intéressantes :) Nous utilisons Google Ad Manager pour diffuser une partie des publicités, des mécanismes intégrés à notre CMS pour le reste. Nous sommes susceptibles d’afficher des publicités provenant de notre propre plateforme, de Google Advertising Products ou encore de la régie Adform.


    Vous pouvez trouver plus de détails sur la proctection des données dans la politique de confidentialité.
    Vous trouverez également des informations sur la manière dont Google utilise les données à caractère personnel en suivant ce lien.