Se connecter
Se connecter

ou
Créer un compte

ou

Tessiture

  • 189 réponses
  • 20 participants
  • 16 478 vues
  • 21 followers
Sujet de la discussion Tessiture
J'arrive pas à trouver sur Internet le registre dans lequel je suis.

Je vais de F1 à G#4 ( les dernieres notes en voix de fausset)

Quelqu'un peut m'aider ?

Merci
Bouzouki irlandais, Mandole, Cistre, Mandoline => http://cbom.free.fr
Afficher le sujet de la discussion
11
On en revient à cette notion subjective qu'est le beau!

Mais effectivement, pour ma part, je pratique le mélange des genres.

Lorsque je fais travailler mes élèves sur leurs voix:
lorsque je la solidfie, que je la développe et que je cherche à "dévérouiller" les blocages et les mauvaises habitudes, je leur propose un travail technique qui s'apparente au travail que font les chanteurs lyriques.
Avec les mêmes armes et les mêmes contraintes: vocalisation, placement des voyelles, mécanismes articulatoires syllabiques.

Epaissir un Timbre, régulariser une respiration, conforter une fluidité, celà ne peut se faire qu'avec un travail rigoureux sur des registres spécifiques, ou ton attention est occupée par l'analyse du son, et des mécanismes corporels!

Mais, avant tout, ils chantent ce qu'ils aiment chanter, dans les style qui les inspire: ça c'est essentiel!

Dès qu'on retrouve des blocages inhérents à une pratique du chant en situation de jeu( interprétation du répertoire), mon travail est plus de "retrouver" des automatismes appliqués en vocalises et en technique, afin de ne pas casser le port de voix, et ce malgré des mouvements mélodiques, des motifs rythmiques, spécifiques à ce qu'ils bossent.

sachant que la voix dans ce contexte adopte d'autres sonorités et d'autres modes de fonctionnement (va scatter avec une voix d'opéra- on se foutra de ta gueule, et tu ne feras pas grand chose....), les blocages inhérents à cet autre placement méritent d'être surmontés en douceur.
Du coup, on parle beaucoup d'anticipation du mouvement.

L'autre travail est ensuite qu'ils soient capables de lire leur fonction instrumentale, et de décrypter comment les autres musiciens articulent leur jeu autour de la voix.

Quant à la Ferrari, je ne connaissais pas cette Diva :langue:


La Logan, je crois qu'elle est roumaine non?
12

Citation : On en revient à cette notion subjective qu'est le beau!


Ah oui, le beau. Quand j’ai écrit le post, j’avais une impression de déjà vécu. Va falloir que je m’en détache du beau. Sinon, on ne va pas arrêter de tourner en rond.
Je ne suis pas un fou du scat. Ca va 5 minutes, pour un effet ponctuel, mais après, je me lasse. Le comble, ce serait de faire du rap avec une voix d’opéra.

En tout cas, j’aime bien ton approche du chant. Si j’ai bien compris, en cours, tu remets la technique à plat sur une base du lyrique tout en laissant faire l’élève ce qu’il veut. C’est pas mal, parce que des fois, pour imiter un chanteur, on imite ses tics, qui sont aussi ses défauts. Ajouté à cela nos propres défauts, après, c’est une catastrophe.

Mais si, je suis sur que tu connais cette diva Ferrari : Lolo pour les intimes ! Elle avait 2 énormes poumons. C’est important les poumons pour le chant. :ange:
Cordialement
13
Pas que pour le chant... :ange:

Pour le plongée sous Marine aussi....

:bravo:

MMMmmmmm!!!!
14
Merci pour ces infos. :bise:

Je passe en voix de tête à partir de G3. Donc voix normale F1 à F3

Je n'ai jamais pris de cours de chant. J'aimerai prendre car je manque de technique.( meme si je chante regulierement en public, et le plus souvent en acoustique dans des pubs bondés)

Est ce que les cours peuvent encore developper ma tessiture ou à 26 ans elle est déjà faite ?
Bouzouki irlandais, Mandole, Cistre, Mandoline => http://cbom.free.fr
15
Mandolman,

Nous avons le même âge. :boire:

À 26 ans, notre tessiture est faite, mais notre ambitus peut se développer grâce aux cours de chant, dans le grave comme dans l'aigu, et heureusement.

Cependant, quelquefois, je dis bien quelquefois, on peut être amené à changer de tessiture, mais si la voix s'y prête, et si on le veut:
ex: un baryton avec de grandes capacités à gagner des aiguës, pourra être amené à choisir à travailler, soit en tant que baryton, soit en tant que ténor, mais là, c'est la tessiture qu'il préfère qui devra guider son choix. Mais ça reste exceptionnel.

Sans musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)

Matos à vendre

16
En musique classique, bien entendu!
:clin:
17
Certes, mais ce doit être possible pour les autres formes de chant. Quoi qu'il en soit, l'ambitus s'étend, même pour le chant "rock", je connais un chanteur comme ça. Comme quoi, on n'est pas obligé de parler classique, ni lyrique, ni contre-ténor :lol: :clin: .

Sans musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)

Matos à vendre

18
Oui, je parlais de l'ambitus!

Quant au répertoire rock, on pense à la transposition, pour adapter le morceau, sans penser à un répertoire spécifique à chaque type de voix.

Puisque le lien entre le chanteur et l'oeuvre qu'il interprête n'est pas aussi "figé" qu'en classique.
19
D'accord. Cependant, il n'est pas négligeable d'augmenter son ambitus. Tu chanteras plus facilement ce que tu veux si tu arrives à 2 octaves ½, voire 3, que si tu arrives tout peine à plus d'1. Si tu n'en as que 2, tu auras du mal à chanter du Johnny, et là, il s'agit bien de rock (je sens que certains vont faire une alerte citation mais bon, tant pis [Bontempi]), je laisse ma phrase.

Sans musique, la vie serait une erreur. (F. Nietzsche)

Matos à vendre

20
Il n'ya aucune raison, quelque soit le répertoire, de négliger l'ambitus.

La technique vocale reste équivalente pour quiconque se souçie d'augmenter son timbre et ses capacités.

il n'ya que le contexte d'utilisation qui varie:
en musique dite "lyrique", le répertoire des oeuvres a été rédigé spécialement pour tel ou tel type de voix, afin que celles çi s'inscrivent dans un contexte instrumental précis.
Dans ce contexte, il devient difficile d'exiger de chaque instrumentiste, qu'il effectue une transposition pour s'adapter à la voix du chanteur.

Sachant la complexité des oeuvres et les compétences extrèmes des compositeurs-
ils élaborent celles çi afin que chacun des "musicants" puissent avoir un jeu cohérent

la notion de cohérence a évolué en fonction des compétences techniques des instrumentistes ainsi qu' avec la complexité du discours rythmique, harmonique et mélodique.

Si l'on se rapporte à des contextes instrumentaux plus libres, ou les enjeux d'écriture sont différents, on se retrouve avec une fonction instrumentale du chanteur différente.

cette variable induit des paramêtres aussi divers que le rythme, le timbre, la mélodie et l'harmonie.

Que se passe t'il dès lors, lorsqu'on parle de tessiture?
:?!:

rien mis à part que le jeu des instrumentistes change et acquiert une dimension différente, avec des exigeances différentes.
Je ne vais pas chanter avec une technique très classique sur du Messhugah, ce sera drôle, mais hors propos ( ou alors, c'est la marque d'un style, mais que fait-on alors de l'histoire de la musique ou on appose sa voix?)

De même qu'entendre pagny reprendre des airs d'opéra, ça me fout les boules, je me marre quand j'entends des chanteurs lyriques scatter sur des grilles de bop.

L'ambitus et le timbre, c'est une chose à travailler, mais l'utilisation de la voix dans un contexte stylistique donné, c'en est une autre

:clin: