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Théorie musicale

aide demandée Analyses harmoniques de grilles

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Analyses harmoniques de grilles
Salut

Je vous propose des analyses harmoniques de grilles. J'en ai besoin. Je vous dis ce que je vois.




Ca c'est en si bémol majeur. Ok. On voit bien au début I ii iii ii entrecoupé de cet accord 7#5#9 (a quoi faut il faire attention quand on improvise sur ces accords ? les considerer comme des accords de dominante ? )

Apres y a des dominantes neuvieme qui sont des substitutions tritoniques je crois.
Ensuite une sorte de turnover au parfum d'anatole. Avec que des accords de dominante. Et on repart.

Sinon j'ai celle-ci

Manifestement en si bemol majeur aussi.


Et celle là
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je l'ai deja expliqué, mais apparemment ça n'est pas si clair que ça.

approche modale = analyse modale = theorie des chordscales

(en cherchant des infos pour étayer mes propos, je viens de decouvrir que W Montgomery etait un adepte des chordscales)

le but de l'analyse d'un morceau est principalement de trouver les gammes à jouer (ou modes) sur chaque accord. (je pense que tu pourras difficilement me contredire sur ce point car dans tes analyses, la conclusion d'une phase d'analyse se termine par la deduction d'un mode)

l'analyse tonale qui travaille globalement sur des groupes d'accords est souvent delicate car il faut detecter des modulations ou autres substitutions pas toujours evidente.

l'approche modale, (ou analyse chordscale) travaille accord par accord, en prenant chaque note de l'accord et en rajoutant les notes manquantes, affectées éventuellement d'une altération possible)

on determine ainsi les modes voulus, soit en essayant de les confondres ou au contraire de les différencier suivant l'effet recherché.

appliqué à un morceau tonal, on va clairement retrouver les resultats de l'analyse tonale.

j'espere que ça devient plus clair. (mais on peut trouver des explications plus developpées sur le net)
L'analyse tonale et la technique des chordscales sont complémentaires et tout à fait compatibles.
C'est en effet souvent la fonction des accords et la tonalité en cours qui vont déterminer le mode idoine pour chaque accord.

Personnellement, je préfère réserver le terme d'approche modale justement au jazz modal. C'est-à-dire le type de jazz qui privilégie de longues plages avec un seul accord et une insistance sur les note et couleur caractéristiques de chacun des modes. A ce moment là, on n'est plus dans le système tonal comprenant des cadences avec tension/détente. Cela étant dit pour éviter une éventuelle confusion.
Citation :
C'est-à-dire le type de jazz qui privilégie de longues plages avec un seul accord

cette vision du jazz modal est un peu dépassée.
les musiciens "modaux" d'aujourd'hui (Ben Monder, Kurt Rosenwinkel, etc...) au contraire privilegient des themes avec des suites d'accords ressérés qui sortent completement du contexte tonal et qui permettent des enchainement de phrases multimodales.
As-tu des exemples ?
ben par exemple cherche ben monder et kurt rosen...
Des morceaux précis veux-je dire ?
Mouais.
Pas grand chose de nouveau par rapport à ce que certains ont déjà fait dans les 70's et 80's.
c'est sur. ce sont les heritiers des pionniers comme chick corea, jan hammer , gerry goodman , maclaughlin etc...
pionniers du jazz modal.
Citation :
le but de l'analyse d'un morceau est principalement de trouver les gammes à jouer (ou modes) sur chaque accord. (je pense que tu pourras difficilement me contredire sur ce point car dans tes analyses, la conclusion d'une phase d'analyse se termine par la deduction d'un mode)
Pas seulement, il s'agit aussi de comprendre les enchaînements d'accords, la structure générale, dans le but de reproduire, copier; imiter, et composer en dépassant tout cela.

Citation :
l'analyse tonale qui travaille globalement sur des groupes d'accords est souvent delicate car il faut detecter des modulations ou autres substitutions pas toujours evidente.
Pas forcément.
Suffit d'avoir un vocabulaire harmonique et analytique consistant et adapté.

 

Em      
Em   Bm  
C   B7  
Em   Bm  
C B7 Em  
G   D7  
Em   B7  
C   Bm  
Am7 B7 Em

Dans le port d'amsterdam, y a des des Bm qui n'ont rien à foutre là, non ?

salut.

c'est pourtant si beau, mi mineur naturel...
Brel adorait les enchaînements modaux pour commencer, et puis la tonalité s'affirme plus loin avec une sensible qui apparaît.

Abm -- Gb / Abmm-- Gb/ .....


C / E/B / C / E/B....
même la hauteur des notes n'est pas absolue

Ah ouais, je suis un gros blaireau, je comprenais pas pourquoi ce V était mineur. Bah oui : mineur naturel.

 

Belle grille pour improviser !

J'adore le mode naturel aussi, j'en fous partout au désarois de ma prof d'harmonie qui croit que j'oublie d'élever la sensible :-D

Pourquoi "enlever la sensible" ?

La mineur naturel : le V = E mineur 7.
La mineur Harmonique : On majorise de le E mineur 7 qui devient E7 (Donc G devient G#)

J'ai raté un truc encore. (?)

 

J'ai dit "élever la sensible"(qui veut rien dire, à moins de vouloir une tierce augmentée trololol), j'aurai mieux fait de dire "élever la tierce"
Pour mettre tout le monde d'accord, on élève le VIIème degré pour en faire une sensible.
On majorise le V, ou on le tonicise, c'est à dire qu'on lui donne une couleur tonale.
Donc on élève la 3ce du V, bref, et caetera et caetera.

Bb's
même la hauteur des notes n'est pas absolue
Non, en élevant le VIIième degré, on "dominantise" le V, et on tonicise le I qui lui succède.
Le I est déjà la tonique, mais ce qu'on veut c'est justement renforcer encore sa fonction tonique.

Le terme tonicisation est surtout employé pour le cas des accords que l'on fait précéder d'un dominant secondaire.
Le fait de faire précéder un accord d'une structure similaire à un vrai dominant, imite une cadence parfaite, et créé l'illusion que l'accord devient tonique.

"Donner une couleur tonale" ça veut rien dire.
salut.

j'adore, quand les posts commencent par "non"...
Mais tu as raison, c'est une coquille...
On ne tonicise pas le V, bien évidemment, mais l'accord qui lui succède, qui ici est le I, il est donc étrange de parler de tonicisation dans ce cas présent...
On sensibilise la tierce de V, et par la même, on lui donne la fonction tonale (puisque couleur ne te plaît pas) qu'il n'avait pas avant, puisque nous étions encore dans des couleurs modales (et là, couleur, ça te plaît?).

désolé d'avoir coquillé si vite...
Bb's
même la hauteur des notes n'est pas absolue
Dominant ça veut rien dire.

Mieux vaut ici employer le féminin.

C'est la règle en tout cas.
Salut.
Dominante, c'est un gérondif qui désigne le degré dominant, qui ici est un adjectif qualificatif, qui peut qualifier un degré, un accord, une fonction... (cf dictionnaire de musique de J.J Rousseau, 1768).
Comme quoi les règles...
Bb's
même la hauteur des notes n'est pas absolue
Pas compris.

C'est quoi un gérondif ?

Et un adjectif qualificatif ?
Citation :
Oublie, c'est trop compliqué pour toi.


Genre de remarque gratuite qui permet de se dispenser d'une réponse précise et argumentée.