Focusrite Scarlett Solo
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Focusrite Scarlett Solo

Scarlett Solo, Interface audionumérique USB de la marque Focusrite appartenant à la série Scarlett.

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Test de la Focusrite Scarlett Solo

Test Bébé Scarlett
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Nous avions testé et apprécié l’an dernier le vaisseau amiral de la série Scarlett, la 18i20, proposant pas moins de 8 préamplis, le tout pour 500 € environ. L’heure est venue d’essayer le petit poucet de la gamme : la Scarlett Solo.

La première chose à signaler à propos de cette Scarlett, c’est son prix habilement placé sous la barre des 100 €. Elle fait donc partie de ces interfaces d’entrée de gamme, prêtes à satisfaire les home-studistes débutant et/ou nomades.

Reste que la Scarlett Solo ne nous donne pas l’impression d’être une interface d’entrée de gamme au déballage. Elle est jolie, avec sa robe rouge en aluminium, et les potards de gains sont entourés d’une LED permettant d’avoir un petit aperçu du niveau d’entrée.

L’interface est petite et légère (150 mm x 45 mm x 100 mm pour 500 grammes), ce qui permettra de la glisser facilement dans un sac à dos, à côté de votre ordinateur et de votre micro. Mais on aurait quand même préféré un format desktop, qui nous semble plus pratique : on accède plus naturellement aux différents boutons, sans pour autant prendre plus de place sur le bureau.

Voyons maintenant ce qu’offre cette petite Scarlett…

Connectique

La Scarlett Solo se veut simple, et c’est plutôt réussi. Devant, on a l’entrée micro au format XLR, avec son gain et son alimentation fantôme associés, et l’entrée instrument au format Jack 6,35 mm TRS accompagnée de son gain, pouvant aussi accueillir des niveaux ligne via un petit switch.

Focusrite Scarlett Solo

Le gros potard de volume s’occupera des niveaux de sortie des enceintes et du casque. On utilisera donc, soit l’un, soit l’autre, mais pas les deux en même temps. De toute façon l’interface s’appelle Solo, ce n’est pas pour rien. Un petit switch permettra d’activer le retour direct des entrées, sans latence aucune. Parfait pour l’enregistrement. Autre bon point, la sortie casque est devant.

Derrière, difficile de faire plus simple : des sorties enceintes en RCA (on aurait préféré du Jack, mais à ce prix-là…) et la prise USB. C’est tout.

Côté logiciel, on accède à deux paramètres afin de régler la latence : le « USB Performance Mode » allant de Recording (latence la plus faible) à Mixing (la plus élevée) en passant par Balanced (un truc entre les deux !), et la taille du tampon.

À l’utilisation

Focusrite Scarlett Solo

Vous l’aurez compris, la Scarlett Solo est plutôt simple à utiliser, et se destine principalement aux musiciens solitaires. En effet, les enceintes et le casque se partagent le même potard de volume et le même mix, pas très pratique lorsque l’on est deux.

Le switch qui active le monitoring direct est simple, mais peut-être un peu trop. On aurait aimé avoir un potard permettant de doser les niveaux entre le retour logiciel du séquenceur et ce qui rentre dans l’interface. Ce n’est pas bloquant, mais pas toujours pratique.

Pour le reste, c’est du tout bon (comme Jacques). L'interface est en plus livrée avec la version Lite d'Ableton Live 9, 1 Go d'échantillons Loopmasters, l'instrument virtuel Novation Bass Station et la suite de plug-ins Scarlett. C'est toujours ça de pris !

Benchmarks

Après avoir réglé la latence au minimum (mode Recording et 32 samples pour le buffer), nous avons obtenu 5,03 ms en entrée et 5,03 ms en sortie, ce qui ne gênera a priori pas un chanteur, mais pourra perturber un musicien un peu sensible. Ce résultat n’est cependant pas si surprenant sur une interface d’entrée de gamme.

Pour tester la petite Solo, nous avons sorti notre Precision Audio APx515, et voici les résultats que nous comparons aux interfaces précédemment passées par notre laboratoire.

Commençons par le niveau ligne :

Focusrite Scarlett Solo
Réponse en fréquence ligne

Avec une déviation de ±0,095 dB, la Scarlett s’en sort plutôt bien, un résultat qui, évidemment, n’est pas au niveau des ténors du genre (plutôt aux alentours de ±0,03/0,05 dB), mais largement au-dessus de ce qu’on a pu essayer jusqu’à présent dans l’entrée de gamme (plutôt aux alentours de ±0,5 dB). Ça commence donc très bien !

Focusrite Scarlett Solo
THD Ratio Ligne

La distorsion est plus présente dans le bas du spectre, oscillant entre 0,02 et 0,05 %. Dommage, car au-dessus de 1 kHz c’est plutôt bon. Dans l’ensemble rien d’extraordinaire pour une interface d’entrée de gamme.

Passons maintenant au préampli.

Ce dernier offre une réserve de gain de 47 dB, ce qui nous semble assez faible. On aurait aimé avoir au moins 55 voire 60 dB pour être plus confortable. Attention si vous enregistrez des sources un peu faiblardes ou si vous utilisez des micros ayant un faible niveau de sortie. Avec le gain réglé à 34 dB, on obtient un rapport signal/bruit de 87 dB, un résultat un peu décevant qui nous rappelle le prix de l’interface. Il n’y aura pas de miracle de ce côté-là !

Focusrite Scarlett Solo
Réponse en fréquence Mic

La déviation avec le préampli est plutôt bonne, ±0,129 dB, la courbe présente juste une petite atténuation dans le bas du spectre. Un résultat donc assez satisfaisant pour une interface de ce prix !

Focusrite Scarlett Solo
THD Ratio Mic

Quelle différence avec la iTrack Solo ?

Dans le catalogue de Focusrite, il existe une interface ressemblant énormément à la Scarlett Solo : la iTrack Solo. Coûtant 20 € de plus, cette dernière offre une compatibilité iOS, mais sucre l’entrée ligne. Si vous possédez un iPhone ou un iPad, les 20 € supplémentaires peuvent valoir le coup d’être dépensés. Sachez tout de même que la iTrack Solo devra être branchée sur le secteur si vous l’utilisez avec un iBidule.

Contrairement à l’entrée ligne, l’entrée Micro présente une distorsion assez faible, oscillant entre 0,002 et 0,005 %, un résultat très honorable, surtout pour une interface à 100 €.

Pour résumer ces chiffres, nous avons apprécié la transparence de l’interface, que ce soit avec l’entrée micro ou ligne, la déviation étant faible (et la distorsion aussi sur l’entrée micro) pour une interface de ce prix. Le préampli nous rappelle un peu plus que nous avons affaire à une interface d’entrée de gamme, avec une réserve de gain trop faible et un bruit de fond relativement présent.

Conclusion

Pour 99 €, Focusrite nous livre une interface simple au look sympa et compact comme il faut. Nous avons été agréablement surpris par sa transparence sonore, même si le préampli intégré reste un peu faiblard. La latence minimum reste élevée si vous êtes un musicien exigeant qui utilise des instruments virtuels, et on aurait aimé avoir un potard à la place d’un switch pour doser le mix entre le retour direct et le retour de la STAN. Mais on ne peut pas demander à une interface audio à 99 € d’être parfaite, alors si ces détails ne vous rebutent pas, vous pouvez tranquillement acheter cette Scarlett, vous en aurez pour votre argent.

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Notre avis :
Points forts Points faibles
  • Prix
  • Look
  • Qualité de fabrication
  • Compacité
  • Ultra simple à utiliser
  • Assez transparente pour le prix
  • Préampli avec peu de gain et un peu bruyant
  • Un switch au lieu d’un potard pour le monitoring direct
  • La latence minimum relativement élevée
  • Du RCA pour les enceintes
  • Casque et enceintes se partagent le même potard
À propos de nos tests
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