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MOTU MachFive 2
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Test MOTU MachFive 2

Sampler et lecteur d'échantillons virtuel de la marque MOTU appartenant à la série MachFive

test
A la vitesse du son

Longuement attendu par des utilisateurs déjà accros à la première version, MachFive arrive avec une interface rafraîchie, des nouvelles fonctionnalités et une multitude de sons de qualités. Ce nouveau MachFive va-t-il bouleverser les places établies dans le milieu très concurrentiel des sampleurs logiciel ?

Longue­ment attendu par des utili­sa­teurs déjà accros à la première version, Mach­Five arrive avec une inter­face rafraî­chie, des nouvelles fonc­tion­na­li­tés et une multi­tude de sons de quali­tés. Ce nouveau Mach­Five va-t-il boule­ver­ser les places établies dans le milieu très concur­ren­tiel des sampleurs logi­ciel ?

Boite

Arrivé près d’un an et demi après l’an­nonce de sa créa­tion, Mach­Five V2 était attendu au tour­nant. La première version fut critiquée par certains pour le manque de fonc­tion­na­li­tés d’édi­tion, la non-gestion des boucles ryth­miques, et d’une manière géné­rale un sous-équi­pe­ment fonc­tion­nel impor­tant. Il n’en reste pas moins qu’elle a su trou­ver son public en impo­sant une inter­face claire et débar­ras­sée du super­flu. La deuxième version testée ici est censée remettre les pendules à l’heure en mettant l’ac­cent sur les prin­ci­paux outils que l’on attend d’un sampleur moderne.

Le débal­lage

Mach­Five est livré dans un coffret cartonné de toute beauté. Le contenu de la boîte est toute­fois assez stan­dard (pas de drogue ni de bonbon dans la boîte), composé du CD d’ins­tal­la­tion, de 4 DVD de banques de sons, d’un manuel (version française à venir) et d’une clé USB de protec­tion. La clé, d’un format assez impo­sant, est longue et large, ce qui ne faci­lite pas le bran­che­ment. À noter le packa­ging autour du bloc de DVD, au format coffret, très agréable à la vue et au toucher, offrant égale­ment une bonne protec­tion des disques. On sent qu’un effort tout parti­cu­lier a été apporté à la présen­ta­tion du logi­ciel. C’est agréable, et valo­ri­sant pour le produit.

Instal­la­tion et compa­ti­bi­lité

32 Gigots : une vraie bouche­rie !

Quatre DVD de sons sont four­nis avec Mach­Five, pour un total de 32 gigas de sons de qualité profes­sion­nelle, dont une version light de la célèbre VSL . On ne peut s’em­pê­cher de faire un rappro­che­ment avec Kontakt 3, qui est égale­ment fourni avec… 33 Go de banques de sons !

Voici le détail des DVD :

DVD 1 : Univer­sal Loops and instru­ments qui intègre 8 gigas de sons d’ins­tru­ments variés (batte­rie, piano, orgue, guitare, cordes, instru­ments à vent, instru­ments ethniques, etc.), ainsi que des presets pour les synthé­ti­seurs de Mach­Five.
DVD 2 : Concert Grand (Piano acous­tique stéréo), enre­gis­tré spécia­le­ment pour Mach­Five avec Digi­tal Perfor­mer en 24 bits 192 kHz puis converti en 96 kHz. Chaque note a été enre­gis­trée avec 10 niveaux de vélo­cité diffé­rents (5 sans la pédale de sustain et 5 avec).
DVD 3 : 192 K and Surround instru­ment, qui contient des sons de batte­rie et de percus­sions enre­gis­trés en 192 kHz en surround.
DVD 4 : VSL Orches­tra Mach­Five Edition (dont des orgues d’église et des voix humaines)
Peut-être le meilleur : la collec­tion VSL four­nie ici intègre des banques de superbe quali­té… Ces quatre DVD sont plus qu’un moyen de prendre en main le soft, ce sont de véri­tables grosses banques de sons exploi­tables. Le DVD ‘Con­cert Grand’ notam­ment offre de superbes sons de piano (pas moins de 9 varia­tions de super qualité).

 

 

Mach­Five fonc­tionne sous Windows et Mac et quelle que soit votre plate­forme, l’ins­tal­la­tion se fait faci­le­ment, via le cd-rom prévu à cet effet. Prévoyez tout de même une connexion inter­net pour mettre à jour la clé de protec­tion, et pour instal­ler la mise à jour 2.01 présente sur le site de MOTU. Il est d’ailleurs regret­table que le logi­ciel ne véri­fie pas auto­ma­tique­ment la présence de mises à jour, ou, à défaut, qu’au moins il intègre dans un de ses menus une fonc­tion ‘cher­cher une upda­te’. Tout le monde ne pense pas à aller véri­fier les mises à jour et c’est pour­tant telle­ment impor­tant !

Mach­Five est un programme à part entière, fonc­tion­nant en stand-alone, mais pouvant égale­ment fonc­tion­ner via une appli­ca­tion hôte sur PC (Sonar, Cubase, etc.) ou Mac (Logic, Digi­tal Perfor­mer, etc.). De plus, ses nombreux formats plug-ins lui ouvrent presque toutes les portes (Audio unit, DXi, MAS, RTAS, SA, VST), nous avons donc affaire ici à une appli­ca­tion ultra inté­grable à toutes les confi­gu­ra­tions de home studio exis­tantes. Ceci est d’au­tant plus inté­res­sant que vous pour­rez de fait utili­ser ce soft en colla­bo­ra­tion avec d’autres musi­ciens, même s’ils ne possèdent pas le même séquen­ceur (ou le même type d’or­di­na­teur – Mac / PC ) que vous.

Formats accep­tés

A l'ouverture

 

Ce que l’on demande avant tout à un sampleur, c’est d’ac­cep­ter le plus de formats de banques de sons possible. Sur ce point précis, Mach­Five est vrai­ment poly­va­lent ! Il permet notam­ment de lire des formats Akai, Kurz­weil, Roland Emu, Giga, Sample­Cell, Kontakt, EXS24, Wav, Acid, AIFF, SDII, Rex, Apple loops. Si on ajoute à tout cela la possi­bi­lité d’im­por­ter et de jouer des banques de samples multi­ca­naux en surround, et ce, jusqu’à une fréquence maxi­male de 192 kHz en 24 bits, on peut fran­che­ment donner à ce produit le titre de sampleur univer­sel !

Plus design tu meurs !

Dès la première ouver­ture, l’in­ter­face graphique de Mach­Five saute aux yeux : c’est beau ! L’in­ter­face est une belle réus­site, les diffé­rentes parties du logi­ciel sont bien défi­nies, on sait tout de suite où l’on est. C’est rassu­rant, surtout vu le nombre impor­tant de fonc­tion­na­li­tés présentes dans la bête. Le logi­ciel a été conçu pour faci­li­ter l’ac­cès aux diffé­rentes fonc­tions, et l’on peut (presque) tout régler à partir de la fenêtre prin­ci­pale sans avoir à se noyer dans des menus et sous-menus. Ici, pas de systèmes de scrol­ling qui n’en finissent plus… Les graphistes ont vrai­ment fait du beau travail : les boutons, ainsi que les poten­tio­mètres et autres contrôles sont bien repré­sen­tés et le tout est esthé­tique­ment magni­fique. Un autre bon point !

Tour d’ho­ri­zon

Mach­Five étant un logi­ciel dispo­sant d’une inter­face graphique complète et opti­mi­sée, un tour d’ho­ri­zon nous permet­tra de voir plus en détail les ‘blocs’ en place. Le menu supé­rieur de Mach­Five est réduit à son strict mini­mum : un menu préfé­rence pour gérer vos péri­phé­riques d’en­trée/sortie et votre routing, et un menu pour gérer votre confi­gu­ra­tion audio, allant de stéréo jusqu’à 7.1 en passant par ‘Quad’ et 5.1. Tout le reste devra se régler sur la fenêtre prin­ci­pale.

Faisons le tour des diffé­rents blocs présents sur la fenêtre prin­ci­pale :

Fenêtre des paramètres

Tout d’abord, le bloc ‘file mana­ger’ présent en haut à gauche de l’in­ter­face vous affiche des infor­ma­tions géné­riques (perfor­mances) sur les banques char­gées mais aussi des infor­ma­tions spéci­fiques (preset/Sample/FX) à la ‘part’ sélec­tion­née en contre­bas.

Le bloc plus bas indique les diffé­rentes ‘parts’ présentes dans la perfor­mance. Ce nombre est méca­nique­ment illi­mité, bien évidem­ment la limite dépend de la puis­sance de votre machine et des capa­ci­tés de vos disques durs. Ces ’parts’ peuvent char­ger aussi bien des banques de sons (ex. : un piano) qu’un sample ‘loop’, et c’est là une des nouveau­tés de Mach­Five. À noter, un mode expert présent sur l’in­ter­face permet d’as­si­gner des tranches de notes MIDI par part. À partir de ce menu, on peut même défi­nir le déclen­che­ment par tranche de vélo­cité (0–127) !

Au centre de l’in­ter­face, l’écran de contrôle dispose d’une multi­tude d’af­fi­chages possible : Editeur de sample, de mapping, de list, mais aussi analy­seur de spectre, accor­deur, loop lab… À noter égale­ment que sa taille est ajus­table via un bouton présent sur son côté gauche : il peut faire les 2/3 de l’in­ter­face voire s’af­fi­cher en mode plein écran. Pratique.

La fenêtre située en dessous de l’écran de contrôle sert à confi­gu­rer les para­mètres des groupes de notes actives (sélec­tion­nées à partir de l’écran). À partir de ce panneau vous pour­rez appliquer des filtres, des enve­loppes (multi­points), des LFO, modu­la­tions et des para­mètres de synthèse. Chaque groupe de note dispose ainsi de son propre panneau de réglage indé­pen­dant.

Sur la partie supé­rieure droite, la section ‘mas­ter’ offre des réglages globaux pour Mach­Five, tels les para­mètres de part (slide time, mono, etc.), mais aussi les layers (couches), les groupes de notes, le loop lab et les effets. Ces réglages sont indi­vi­duels pour chaque part sélec­tion­née.

Et pour finir, sur la partir infé­rieure droite, la section effets. Vous pour­rez mettre 4 effets par rack (blocs A, B, C et D), et par ‘part’ ! Ce qui veut dire que chaque ligne ‘part’ peut accueillir son propre rack d’ef­fets. Étant donné que le nombre de parts est illi­mité, ça ouvre grand le champ des possi­bi­li­tés…

Du point de vue de l’or­ga­ni­sa­tion des fenêtres l’in­ter­face est très bien pensée et faci­lite un travail rapide.

Le moteur audio

Loop Lab

Béné­fi­ciant de la tech­no­lo­gie UVI Engine, Mach­Five traite le signal en 32 bits flot­tants, et fonc­tionne en 24 bits/ 192 kHz. Il accepte jusqu’à 200 sorties audio (!), 256 canaux MIDI, un nombre illi­mité de parts, de groupe de notes (keygroups), de couches (layers), possède une poly­pho­nie illi­mi­tée elle aussi, et le tout est archi program­mable. Les undo/redo sont eux aussi illi­mi­tés. La gestion du surround est une des nouveau­tés égale­ment inté­grée à Mach­Five, avec notam­ment la prise en charge des formats 5.1 et du 7.1 ! Lorsqu’on le fait tour­ner à plein régime, ce moteur fait la diffé­rence, et ce, aussi bien en stand alone qu’en plug-in. À noter que Logic l’in­tègre parfai­te­ment, et que la consom­ma­tion est véri­ta­ble­ment raison­nable, une grande évolu­tion par rapport à la première version !

Les loops à la carte

La prin­ci­pale nouveauté de Mach­Five 2 est de permettre un usage non seule­ment des banques de sons ‘tra­di­tion­nel­les’ mais égale­ment des ‘loops’, et ce dans de nombreux formats (Rex, Apple loop, wav…). Le tout peut être utilisé en simul­ta­née, ce qui est vrai­ment sympa­thique. L’im­port des loops est, de plus, faci­lité par la possi­bi­lité de faire des ‘glis­ser-dépo­ser’ directs, sans avoir à passer par une fenêtre d’im­por­ta­tion, afin de gagner du temps. Le moteur de loops, nommé ‘Loo­pLab’ permet un travail vrai­ment complet sur les échan­tillons : vous pouvez modi­fier le tempo et jouer les samples en complète poly­pho­nie sur un clavier maître. Le gestion­naire de slice, très impor­tant, est très simple d’uti­li­sa­tion, il vous permet­tra d’iso­ler des phrases d’un sample, et de les mapper sur un clavier pour les jouer sépa­ré­ment. On peut égale­ment assi­gner le point de départ et d’ar­rêt d’un sample. Le moteur de time stret­ching et de pitch shif­ting a lui aussi été revu, et donne entière satis­fac­tion : le trai­te­ment audio est à la hauteur de ce que l’on attend d’un logi­ciel moderne. Chaque slice peut égale­ment être exporté en fichier MIDI indé­pen­dant, via la commande ‘MIDI drag’. Idem pour les fichiers audio, qui peuvent être trans­por­tés de Mach­Five vers votre bureau via un simple glis­ser-dépo­ser. C’est très facile à utili­ser et super intui­tif. On se prend même à construire, boucle après boucles des morceaux en empi­lant des samples… Dommage que Mach­Five n’in­tègre pas un enre­gis­treur direct-to-disk. Cela ferait gagner du temps, d’au­tant plus que c’est quand même fasti­dieux d’avoir à enre­gis­trer un riff de guitare dans le séquen­ceur, de le travailler, de l’ex­por­ter en wav, puis de le réim­por­ter dans le sampleur, lui-même plug-in dans le séquen­ceur…

Autres nouveau­tés

Cette nouvelle version de Mach­Five offre pas moins de 47 effets, avec plus de 100 presets, direc­te­ment dédiés à des caté­go­ries d’ins­tru­ments (batte­rie, basse, guitare, etc.). Dans l’en­semble, ces effets sont de très bonne qualité. Les modu­la­tions (flan­ger, chorus, phaser) sont très exploi­tables, ainsi que la réverbe à convo­lu­tion. Autre point posi­tif : vous pouvez faci­le­ment sauve­gar­der vos réglages d’ef­fets et les rappe­ler en deux clics. La caté­go­rie ‘mul­tiFX’ est égale­ment très inté­res­sante, car elle vous donne des combi­nai­sons d’ef­fets direc­te­ment appli­cables aux loops. Les plus exigeants en matière d’ef­fets pour­ront ainsi se bâtir des presets par effets et par bloc d’ef­fets, sans limites de quan­tité ! Autre préci­sion impor­tante : les effets peuvent être utili­sés en temps réel, et ce, sur chaque part.

Multi FX

En plus de vous permettre d’in­té­grer des banques de sons et des samples loop, Mach­Five vous offre un synthé­ti­seur, fonc­tion­nant sur deux moteurs, le premier sous forme d’os­cil­la­teur et le second sur un émula­teur d’orgues. Le premier DVD de sons four­nit égale­ment des presets pour utili­ser cet outil, qui s’adresse avant tout aux bidouilleurs. Ces presets, assez nombreux donnent un très bon aperçu des capa­ci­tés de Mach­Five dans ce domaine. Origi­nal !

En plus des effets divers et variés présents sur Mach­Five, vous pour­rez appliquer des trai­te­ments audio via les commandes présentes sur la partie centrale de Mach­Five. La commande filter/DSP offre deux filtres permet­tant moult tritu­rages sonores allant du filtre passe-bas à la réso­nance, en passant par du drive, des modu­la­tions de fréquence, bref, tout ce qu’il faut pour trans­for­mer vos sons. À ces filtres vient s’ajou­ter un moteur de LFO, un modu­la­teur de pitch, de pano­ra­mique et d’en­ve­loppe. Le tout est très abor­dable tech­nique­ment, et là encore on évite la sensa­tion ‘usine à gaz’.

Mach­Five dispose d’une console de mixage, qui vous permet­tra de gérer pour chaque part les volumes, pano­ra­miques (les parts sont stéréo), les effets (avec assi­gna­tion indi­vi­duelle pour chacun des 4 slots d’ef­fets), les sorties audio… Vrai­ment très pratique ! En voyant cette console, on a le senti­ment d’être dans un véri­table séquen­ceur. De plus, cet outil est entiè­re­ment contrô­lable en midi. D’un simple clic droit sur un élément, vous accé­dez à l’in­ter­face MIDI, super simple à program­mer.

En fonc­tion­na­lité addi­tion­nelle, le soft propose un accor­deur et un analy­seur de spectre. C’est très pratique. L’ac­cor­deur permet notam­ment de connaître la hauteur des samples, ce qui fait ensuite gagner du temps à la trans­po­si­tion.

Comme tout bon sampleur, Mach­Five permet de créer des groupes de notes nommée keygroup. Mais le logi­ciel vous permet égale­ment de créer des layers, ou couches, que vous pouvez empi­ler via des ‘rules’ (règles). Vous pouvez ainsi créer une arbo­res­cence de couches, et défi­nir pour chacun d’entre eux les trai­te­ments et règles de déclen­che­ment et d’ar­rêt.

Mach­Five propose, outre la stéréo, trois modes surround dont Quad (4 sorties), 5.1 et 7.1. Ayant été (lors de la sortie de sa première version) le premier sampleur à inté­grer le 5.1, il n’est pas éton­nant que MOTU réci­dive en implé­men­tant le 7.1 !

À l’usa­ge…

Editeur synthétiseur

Possé­dant pas mal de banques au format Akai, Kontakt, Giga et EXS, j’ai fait le test d’im­por­ta­tion pour chacun. Le résul­tat s’est avéré très posi­tif pour tous les formats cités ci-dessus. Un des détails les plus agréables se situe au niveau du temps de télé­char­ge­ment : comme Mach­Five n’ef­fec­tue pas de conver­sion (il lit en natif les diffé­rents formats) l’im­port des banques est complè­te­ment fluide et natu­rel. Un (très) gros point posi­tif.

Le système part/layer est très simple à mani­pu­ler, et ultra ergo­no­mique. De plus, le glis­ser-dépo­ser offre un véri­table gain de temps.

Au niveau de l’er­go­no­mie encore, la possi­bi­lité de custo­mi­ser ses loops avec le looplab sur un mode plein écran est une merveille ! On voit enfin ce que l’on fait, et l’on peut être ultra­pré­cis dans ses découpes.

Les fonc­tion­na­li­tés trans­ver­sales tels les filtres, les effets et les auto­ma­tions sont effi­caces, même si elles s’adressent à un public déjà averti. Dans les faits, le wave editor et le looplab sont certai­ne­ment les fonc­tions auxquelles on fera le plus appel (les filtres sont à réser­ver aux sound desi­gners).

La partie synthé­ti­seur, bien que sympa­thique, n’est pas d’une utilité primor­diale dans un sampleur. D’au­tant plus qu’il existe moult synthé­ti­seurs plus complets sur le marché.

Emulateur d'orgue

Autre chose à signa­ler : Mach­Five a été conçu pour être entiè­re­ment piloté en MIDI et son inter­face intègre à merveille les fenêtres d’as­si­gna­tion MIDI. C’est simple, rapide et intui­tif.

Point aussi très agréable : la consom­ma­tion CPU. Mach­Five est vrai­ment perfor­mant. J’ai fait le test de char­ger plusieurs banques de samples de grosse taille et tout est passé faci­le­ment. Prévoyez tout de même de travailler sur des disques rapides, car les banques balaises réclament un accès disque dyna­mique, sous peine de faire satu­rer votre ordi­na­teur !

À ce titre juste­ment, une fonc­tion­na­lité nommée ‘disk strea­ming’ vous permet de régler la taille des buffers afin de faci­li­ter la lecture de banques de sons épaisses que votre simple mémoire vive ne permet pas de stocker. MOTU conseille tout de même de dispo­ser d’au moins 1 go de RAM, et recom­mande 4 Go pour une utili­sa­tion opti­male. Utili­sant un ordi­na­teur équipé de 3 Go de RAM, je n’ai pas eu de soucis d’im­ports et de ralen­tis­se­ment de l’in­ter­face.

Voici quelques exemples sonores effec­tué avec Mach­Five 2 : Piano Grand, Piano Soft, VSL Quatuor.

Conclu­sion

Table de mixage

Avec Mach­Five 2, MOTU rattrape son retard et hisse son sampleur au niveau des meilleurs produits du genre. Au vu des pres­ta­tions, on peut véri­ta­ble­ment le consi­dé­rer comme un outsi­der de luxe. À signa­ler égale­ment que lors des (nombreux) essais que j’ai faits, je n’ai jamais eu de plan­tage, ni de freeze. Mach­Five à certes mis du temps à sortir, mais MOTU ne prends pas ses clients pour des béta-testeurs, on appré­cie ! Son inter­face, esthé­tique et rapide, est très éloi­gnée de celle de ses concur­rents, dont Kontakt qui affiche ses éléments sur un mode rack. Son inté­gra­tion dans les séquen­ceurs est par ailleurs très bonne (je l’ai testée sur Logic). Sa gestion du surround (en 24 bits / 192 kHz qui plus est !), des calques, des auto­ma­tions, son ergo­no­mie bien pensée (l’édi­tion en plein écran c’est mortel !) en font un sampleur très ‘musi­cien’ là où les concur­rents érigent des usines à gaz dédiées à des pros du brico­lage. Il n’em­pêche que sa gestion simul­ta­née des boucles, des banques de sons et ses capa­ci­tés de synthèse en font un produit complet.

Le seul bémol, son prix, de 449 € est supé­rieur d’en­vi­ron 50 euros aux concur­rents directs. Peut-être aurait-il fallu propo­ser le logi­ciel seul, sans les quatre DVD. C’est dommage de devoir ache­ter des produits asso­ciés, même si les DVD sont de très bonne qualité. En tout cas, Mach­Fi­ve2 est une vraie réus­site, et il est fort à parier qu’il va prendre rapi­de­ment une place plus impor­tante sur le marché, car ses atouts ne sont pas ceux d’un chal­len­ger.

Points forts
  • Ergonomie et flexibilité d’utilisation (gestion des parts notamment)
  • Compatibilité avec les principaux formats du marché
  • Rapidité de l’interface et du moteur audio
  • Edition en mode plein écran
  • Stabilité
Points faibles
  • Clé USB super grosse
  • Gestion des mises à jour mal pensée
  • Prix un peu élevé
  • Pas de version sans les DVD de sons
  • A quand un système DTD à l’intérieur pour que l’on puisse enregistrer nos échantillons ?
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