Devenir membre
Devenir Membre

ou
Connexion
Se connecter

ou
Agrandir
Ajouter ce produit à
  • Mon ancien matos
  • Mon matos actuel
  • Mon futur matos
Physis Piano H1
Photos
1/42

Test Physis Piano H1

Piano numérique de la marque Physis Piano

Prix public : 4 490 € TTC
Acheter
Modèles en dur

Du côté des pianos, et face à l’échantillonnage quasi omniprésent, la modélisation s’immisce pourtant ça et là, et plutôt du côté des instruments logiciels sous forme de plug-ins que sous forme embarquée dans du clavier hardware. Après le V-Piano de Roland, sorte de précurseur en la matière, voici le Physis, signé du facteur d’orgues Viscount.

Qu’il est loin le temps du premier piano « virtuel » impres­sion­nant, celui du Kurz­weil 250 (et ses 12 notes de poly­pho­nie…). Dans la conti­nuité de cet instru­ment nova­teur, et ce depuis 1984 (date de présen­ta­tion du Kurz­weil), les diffé­rents pianos embarqués dans des instru­ments hard­ware (c’est-à-dire regrou­pant le système de produc­tion sonore et un clavier plus ou moins lesté dans un ensemble auto­nome) se sont sans cesse amélio­rés et quasi tous les fabri­cants ont présenté leurs modèles voire des gammes entières de pianos dits numé­riques, censés être des pianos d’ap­par­te­ment ou de scène, voire les deux. Yamaha, Roland, Studio­lo­gic, Kawai, Tech­nics, Korg, Kurz­weil, Casio, Gem, Clavia (liste non exhaus­tive), avec des réus­sites et une régu­la­rité diffé­rentes, ont tous mis en vente des pianos pour tous les goûts et toutes les bourses, avec des écarts en qualité sonore et d’ordre finan­cier très impor­tants. Il y a en effet un monde entre les instru­ments de base à la ROM minus­cule dotés de deux haut-parleurs d’en­trée de gamme et les modèles inté­grés dans un meuble façon crapaud ou quart de queue, équi­pés d’un système de diffu­sion à multiples haut-parleurs.

Du côté de l’in­for­ma­tique, les éditeurs ne sont pas en reste, débar­ras­sés d’une des grosses problé­ma­tiques, le clavier, et ont utilisé au maxi­mum les nouvelles capa­ci­tés à la fois en terme de puis­sance CPU, de stockage rapide (Sata, SSD) et copieux et de RAM : on dispose main­te­nant de biblio­thèques de piano frôlant les 100 Go par instru­ment, voire plus… Nombre d’entre ces produits ont été passés au crible par les testeurs d’Au­dio­fan­zine, on les trou­vera sur les pages idoines. 

Quelques éditeurs se sont frot­tés à la modé­li­sa­tion, notam­ment Modartt avec Piano­teq, qui a aussi été testé sur AF, et qui semble le plus réussi des pianos virtuels virtuels (c’est-à-dire unique­ment sous forme logi­cielle). Car il y a main­te­nant les pianos virtuels non virtuels, si je puis me permettre (mais faites donc… Merci). Le premier déjà mentionné est le V-Piano de Roland (non testé). Pour être tout à fait juste, il faudrait rappe­ler les instru­ments Gem du début des années 2000, utili­sant la tech­nique Drake (Promega entre autres), un mélange de modé­li­sa­tion et d’échan­tillon.

Celui qui arrive dans le studio est le dernier arrivé dans le domaine de la modé­li­sa­tion, il est signé Viscount (avec l’aide de quelques inter­ve­nants dont nous repar­le­rons plus tard) et se nomme Physis H1. Dans cette nouvelle gamme nommée Physis Piano on trouve un très haut de gamme embarqué dans une ébénis­te­rie, le VP100 ainsi que deux petits frères respec­ti­ve­ment nommés H2 (88 notes toucher lesté) et H3 (73 notes toucher lesté). Éton­nant, non ?

Intro­du­cing Viscount Physis H1

Le carton, massif, contient une belle triple pédale dotée d’une prise 13 broches, le câble d’ali­men­ta­tion, un manuel papier trilingue (une rareté de nos jours, et l’on peut aussi le télé­char­ger à l’adresse suivante et bien évidem­ment le piano lui-même, belle bête de 88 notes et affi­chant un joli 27 kg sur la balance. La pédale et le piano permettent donc le travail quasi complet de cet outil complexe à maîtri­ser, avec la tonale (suste­nuto), l’una corda et la forte, ainsi que la pratique de la demi-pédale.

Une fois posé sur le porte-clavier en lieu et place du véné­rable K2500X, le Physis montre une esthé­tique parti­cu­liè­re­ment recher­chée et frappe par ses dimen­sions très réduites (en largeur et hauteur évidem­ment, puisqu’en longueur, il faut quand même caser les 88 notes quelque part…). La méca­nique en bois, toucher lourd Graded Hammer avec revê­te­ment « sensa­tion ivoire » (assez convain­cant, en tout cas plus agréable que les touches plas­tique commu­né­ment utili­sées) est signée Fatar, et semble, d’après les infor­ma­tions dispo­nibles, être une créa­tion exclu­sive à partir du clavier du TP/40WOOD de la marque, dispo­sant de trois capteurs au lieu de deux. 

L’in­for­ma­tique embarquée repose sur six proces­seurs moto­ri­sés par un système conçu à partir de Linux. Ces proces­seurs auraient pu être des Sharc, Viscount les utili­sant déjà pour ses orgues utili­sant eux aussi la modé­li­sa­tion, mais un des consul­tants ayant travaillé sur le piano a cité Texas Instru­ments (plus préci­sé­ment des DSP OMAP), et (le grand) John Bowen en personne a confirmé l’in­for­ma­tion. Notons que ledit consul­tant, Gary Girouard, travaille norma­le­ment chez Kurz­weil… Amusant, surtout au moment où ce dernier fabri­cant sort une nouvelle gamme de claviers (Artis, testé en ce moment même).

Du clavier aux modèles 

  

Para­mètres

Le fabri­cant, plutôt que de propo­ser une édition en profon­deur, via une myriade de réglages, a choisi de réduire leur nombre appa­rent et de regrou­per sous une forme concen­trée plusieurs éléments inter­ve­nant sur un même réglage. Par exemple, par la dureté d’un marteau, un curseur commun affec­tera à la fois Hard­ness, Mass, Knock et Hit Point. On pourra pour­tant modi­fier indé­pen­dam­ment ceux-ci, mais l’ef­fet « Master » du curseur sera perdu.

Voici quelques exemples de para­mètres acces­sibles, variant suivant le type d’ins­tru­ment : taille, accord, réso­nance, marteau, type de corde, point de frappe, étouf­foir, taille de la barre tonale, taille de la reed, bruit de relâ­che­ment, posi­tion des micros, maté­riau, vitesse de rotor, etc.

Si l’édi­tion n’est pas aussi poin­tue et profonde que celle de Piano­teq (pas de réglages par note), l’ac­cès aux prin­ci­paux para­mètres permet cepen­dant de sculp­ter diffé­rents instru­ments à partir d’une base commune au type de piano.

Mais on peut regret­ter ce côté simpli­fié, car la puis­sance de la modé­li­sa­tion réside aussi dans ce para­mé­trage fin et puis­sant, offrant un véri­table cise­lage du son.

En sus du connec­teur pour la triple pédale, le fabri­cant ne s’est pas montré avare en connec­tique, du trio Midi à la prise USB, de la prise casque aux jacks asymé­triques doublés par des XLR (on trou­vera tout le détail de ces prises, entrées et sorties dans le manuel mis en lien plus haut). On appré­cie l’USB et le casque en face avant, petit détail souvent négligé par la concur­rence. On regrette en revanche le manque de rappel des prises situées à l’ar­rière via une séri­gra­phie sur le dessus visible lorsque l’on joue ou quand on doit bran­cher quelque chose alors que le clavier est inté­gré dans un set-up. On dispose aussi d’une sortie S/P-Dif, permet­tant de se connec­ter direc­te­ment à une inter­face audio dispo­sant de ce type de connec­tique.

Disons-le tout de suite : le clavier, même si la méca­nique est sans échap­pe­ment, est l’un des plus agréables rencon­trés jusqu’ici. La sensa­tion au toucher, le rebond, le retour, l’en­fon­ce­ment, tout cela même ressenti et pratiqué piano éteint est très plai­sant. Dès que l’on allume l’ins­tru­ment, les premières impres­sions sont confir­mées. 

Parlons de l’al­lu­mage : Viscount a retenu le prin­cipe d’une surface tactile multi­point, sans aucun bouton autre que l’in­ter­rup­teur d’ali­men­ta­tion situé, lui, à l’ar­rière. L’ef­fet est très agréable, très lisible (contraste bleu azur/bleu roi sur fond noir, par défaut, on peut person­na­li­ser certaines couleurs), et l’écran central offre une surface suffi­sam­ment large, et en couleurs, pour permettre une lecture confor­table des nombreuses indi­ca­tions four­nies. Cet écran est bordé de quatre touches de fonc­tions, qui permet­tront de sélec­tion­ner tous les para­mètres, l’in/décré­men­ta­tion, les réglages et les diverses procé­dures s’ef­fec­tuant grâce aux flèches de navi­ga­tions (quatre direc­tions), le curseur ± et les touches Enter et Exit. À l’usage, le choix semble être perti­nent, même si l’on peut préfé­rer un rota­tif pour navi­guer rapi­de­ment dans les présets, ou agir préci­sé­ment sur un para­mètre.

Le fabri­cant a regroupé les diffé­rents sons dispo­nibles (192 d’usine, autant pour l’uti­li­sa­teur) en six familles, Acous­tic Piano, Elec­tric Piano, Mallet, Keyboard, Ensemble, Bass/Guitar. Les trois premières utilisent un moteur à modé­li­sa­tion (au nombre de cinq, Acous­tic Piano Model, Elec­tric Piano Model, Wurly Piano Model, Clavi Piano Model, Acous­tic Mallet Model, poly­pho­nie illi­mi­tée !) et les trois suivantes un High Defi­ni­tion Sound Engine à base d’échan­tillons, doté d’une biblio­thèque d’un Go (poly­pho­nie maxi­mum, 128 voix…). Les banques et sons faisant appel à la modé­li­sa­tion sont affu­blés d’un signe repré­sen­tant la lettre Phi grecque (qui est aussi le symbole du Nombre d’Or, tant qu’à faire dans la simpli­ci­té…).

On dispose donc d’un éven­tail très large de sons, incluant toute une armada de sons de synthés, de guitares, de cordes, d’or­chestre. On se concen­trera pour ce test sur les sons pianos, en préci­sant cepen­dant que les sons non modé­li­sés sont dans la bonne moyenne de ceux rencon­trés dans ce type d’ins­tru­ments, avec quelques réus­sites plus évidentes (les sons DX, les chœurs, les orgues, la basse acous­tique, etc.) et de beaux ratés (certaines cordes, les guitares, sons d’or­ches­tre…). À noter que certains sons d’or­chestre plutôt médiocres seuls fonc­tionnent très bien en layers. Car c’est un des avan­tages du Physis H1 que de pouvoir travailler selon trois modes : Single, Layer ou Split. Bravo, il me semble que c’est une première dans le domaine de la modé­li­sa­tion ! Seul dommage, on ne peut pas utili­ser deux sons d’une même famille en Layer ou Split… 

Premier avan­tage de la modé­li­sa­tion, il n’y a pas d’ef­fet de palier sur toute l’éten­due de la dyna­mique. Le son ne révèle pas ce qui est souvent une des faiblesses des instru­ments à base d’échan­tillons (certains l’évi­tent…), le passage audible d’une couche d’échan­tillons à une autre en fonc­tion de la vélo­cité appliquée.

 

00:0000:00

 

La plage dyna­mique est très éten­due, permet­tant la tota­lité des accen­tua­tions et mouve­ments de dyna­mique. En voici un simple exemple.

 

00:0000:00

 

Passons ensuite à un autre phéno­mène attendu, celui de la réso­nance sympa­thique, et l’un des moyens rete­nus dans les diffé­rents tests effec­tués sur les précé­dentes biblio­thèques de piano : on plaque un accord (mi, la, ré) sans le faire sonner (touches enfon­cées très douce­ment, les “marteaux” ne rentrent pas en action, mais les étouf­foirs sont levés, tous les pianos virtuels n’en sont pas capables, Physis si), puis on monte quelques notes chro­ma­tique­ment et stac­cato, ce qui fera entendre les réso­nances, en consta­tant que les harmo­niques ne sont pas unique­ment déclen­chées par les notes de l’ac­cord à l’oc­tave.

 

00:0000:00

 

Curieu­se­ment, les réglages par défaut ne font pas entendre une grande réso­nance (moins que Ivory II, Piano­teq ou True Keys), et il faudra rentrer dans l’édi­tion pour accen­tuer le phéno­mène, même si le prin­cipe retenu pour Physis pour ladite édition ne permet pas autant de souplesse que chez quelques-uns de ses concur­rents (voir enca­dré). 

Ques­tion de son 

Passons donc au son, main­te­nant, en commençant par le piano acous­tique. Si aucun nom de grands facteurs n’est mentionné, la nomen­cla­ture rete­nue par l’édi­teur est quand même assez parlante : d’après les suffixes ITA, German, US, J6, PL, EU, etc., on recon­naî­tra faci­le­ment les Fazioli, Bösen­dor­fer, Stein­way, Yamaha, Kawai et autres instru­ments réels.

Un petit mot sur l’or­ga­ni­sa­tion des sons selon Viscount : le fabri­cant propose à la fois des présets d’ins­tru­ment (Sound, regrou­pant instru­ment et effets) et des présets plus complexes, acces­sibles via la touche Memory, regrou­pant des confi­gu­ra­tions exploi­tant les possi­bi­li­tés offertes par les modes Dual et Split. Un reproche tout de suite : il y a un temps d’ac­cès entre présets beau­coup trop long pour une utili­sa­tion immé­diate (chan­ge­ment de préset commandé par une séquence via Midi, pour passer d’un acous­tique à un élec­trique par exemple), ce qui péna­lise l’ins­tru­ment. Quand on conti­nue à jouer en chan­geant de préset (Sound ou Memory), le piano fait entendre une sorte d’ar­pège avant de répondre conve­na­ble­ment, quand ce n’est pas un bruit plus désa­gréable. Même chose quand on édite le son tout en jouant. Un véri­table moins, pour le coup, par rapport à la concur­rence : les modi­fi­ca­tions sur un Pïano­teq, par exemple, sont instan­ta­nées.

Préci­sion, l’avis sur les sons sera donné tout à la fin plutôt qu’après chaque exemple, afin de vous lais­ser vous faire votre propre opinion. On commence par Romance (autant que possible, les exemples audio font appel aux mêmes exemples que ceux des tests de pianos précé­dents, afin de permettre la compa­rai­son), d’abord avec le (Memory) Physis Grand, puis avec le (Sound) Roman­tic Grand.

 

00:0000:00

 

On entend clai­re­ment les diffé­rences de timbre, de réso­nance (la plupart du temps, les effets et la réverbe ont été coupés, sauf quand ils sont indis­so­ciables du sound design de l’ins­tru­ment), d’ac­tion de la pédale, etc.

On conti­nue avec Triplets, d’abord avec le J6 Modern Grand suivi du US Jazz Grand, tout deux prove­nant des Sounds. 

 

00:0000:00

 

Ensuite une émula­tion de piano bastringue, avec le Saloon Upright.

 

00:0000:00

 

Ensuite le morceau Emotio­nal, faisant appel à des basses très appuyées en contraste avec le côté médium du reste, d’abord par le Physis Grand et l’Upright Piano (tous deux prove­nant de Memory).

 

00:0000:00

 

Pour en finir avec les acous­tiques, voici d’abord l’US Stage Grand.

 

00:0000:00

 

Puis un des mythiques pianos élec­tro-acous­tiques, le CP-80.

 

00:0000:00

 

On notera les harmo­niques tour­nant sur la tenue de l’ac­cord final (et non dues à l’ef­fet chorus).

Elec­tro c’est trop

Passons main­te­nant aux diffé­rents pianos élec­tro­mé­ca­niques. D’abord avec le EP Early Case, censé­ment un Rhodes Suit­case, sans les effets.

 

00:0000:00

 

Ensuite une version d’un Suit­case avec les effets cette fois-ci.

 

00:0000:00

 

Pour avoir la chance de jouer régu­liè­re­ment d’un Rhodes de 79–80 neuf (oui, il n’avait jamais été joué, laissé à l’aban­don dans une cave), sans parler pour le moment du son, je ne peux m’em­pê­cher d’en­core une fois poin­ter ce qui pêchera toujours dans l’imi­ta­tion des claviers élec­tro­mé­ca­niques : le clavier. Sur le Physis, il est parfait pour les acous­tiques, mais trop loin de celui des Rhodes, Wurlit­zer et compa­gnie, même si l’on peut « pilo­ter » les sons correc­te­ment, mais il faut alors penser « toucher piano » et « résul­tat Rhodes », ce qui fait très mal à la tête. Mais après tout, tous les joueurs de synthé subissent cette dualité entre le geste et le résul­tat sono­re…

Ne parlons pas des Clavi­net, mais là, leur clavier est telle­ment unique, qu’à moins de fabriquer un clavier maître unique­ment dédié à l’ins­tru­ment, on ne retrou­vera jamais cette incroyable sensa­tion. Puisqu’on parle du loup, voici un exemple avec d’abord la version Physis du E7, puis du D6.

 

00:0000:00

 

Aux ancêtres main­te­nant, avec d’abord un Harp­si­chord suivi d’un Spinet.

 

00:0000:00

 

Un tour du côté des Mallet avec un vibra­phone.

 

00:0000:00

 

Viscount étant quand même dans la place depuis plusieurs décen­nies, on finit avec un extrait utili­sant deux orgues, enre­gis­trés en deux temps (puisqu’on ne peut utili­ser simul­ta­né­ment deux sons de la même famille). Là, aussi, le clavier n’est pas conçu pour…

 

00:0000:00

Bilan

Machines de test

Viscount Physis H1, firm­ware v.1.3.1

MacPro Xeon 3,2 GHz

OS 10.8.5

Logic Pro 10.0.5

TC Studio­kon­nekt 48, v.3.0.1

Indé­nia­ble­ment, le Physis H1 est d’abord une très belle réus­site esthé­tique, ergo­no­mique (bon, un petit potard par ci, par là, ça n’au­rait pas été de refus…) et il est doté d’un clavier quasi­ment idéal. Les sensa­tions de jeu sont presque inéga­lées dans le rapport inten­sité-volonté-inter­pré­ta­tion et résul­tat, notam­ment dans les masses sonores en jouant de piano à mezzo­forte. La diver­sité des modèles, les réglages (même si simpli­fiés), la bonne qualité des effets, les nombreux présets, la connec­tique plus que complète, la triple pédale, les possi­bi­li­tés de laye­ring et split sont indé­nia­ble­ment des atouts supplé­men­taires. Les pianos élec­triques, Rhodes, Wurlit­zer et CP sont très réus­sis, offrant une réelle alter­na­tive aux versions via échan­tillons, d’au­tant que là, la réponse dyna­mique est conti­nue et très réus­sie.

Pour­tant, malgré toutes ces quali­tés, il reste bien des imper­fec­tions, notam­ment en regard du prix final (plus de 4490€ TTC prix cata­logue). Dès que l’on dépasse une certaine force d’at­taque (par ailleurs assez semblables malgré les modi­fi­ca­tions, comme prove­nant d’un seul modèle), les pianos acous­tiques deviennent métal­liques, agres­sifs, notam­ment les pianos « de concert » (et parti­cu­liè­re­ment les J6). Et il y a toujours un « je ne sais quoi » dans les mediums qui se rappelle à l’au­di­teur, « dénonçant » la tech­nique employée.

Les Mallet métal sont en retrait, alors que les bois (marimba, xylo) sont plutôt agréables. Impos­sible d’ob­te­nir un beau vibra­phone, rond, plein et répon­dant aux attaques de façon satis­fai­sante. On peut aussi regret­ter sur un clavier de ce prix, en 2014, de ne pas dispo­ser d’af­ter­touch (même si le but premier du clavier ne le néces­site pas forcé­ment), ni de molettes de modu­la­tion et de pitch bend. Et le délai entre sélec­tion/passage d’un préset à l’autre le coupe d’une utili­sa­tion perti­nente sur scène (à moins d’un avoir deux…).

Pour conclure, le Physis montre une inté­gra­tion idéale d’une tech­nique encore en déve­lop­pe­ment. Son prix le place hors de portée de nombreux musi­ciens, s’adres­sant ainsi aux profes­sion­nels avant tout. Ceux-ci seront en droit d’at­tendre, prin­ci­pa­le­ment sur les pianos acous­tiques, une qualité sonore meilleure que celle dispo­nible actuel­le­ment et l’amé­lio­ra­tion de quelques détails ergo­no­miques rédhi­bi­toires. L’ins­tru­ment a déjà subi plusieurs updates, il n’est pas inter­dit de penser que la qualité des modèles et des présets se verra amélio­rée au fur et à mesure des mises à jour. Après tout, il y a un monde entre le Piano­teq première version et la dernière mise à jour (version 4.5.4). On peut être en droit d’at­tendre la même évolu­tion du Physis, qui n’en est après tout qu’à sa version 1.3.1.

 

Points forts
  • Concept
  • Esthétique
  • Ergonomie globale
  • Interface tactile multipoint
  • Clavier, quasi parfait
  • Six moteurs audio
  • Nombre et qualité des présets
  • Pianos électromécaniques
  • Le son acoustique, jusqu’à une certaine mesure
  • Modes Single, Dual et Split
  • Nombre des E/S
  • Mises à jour simples et régulières
  • Qualité des effets
  • La triple pédale, fournie
  • Certains sons échantillonnés
Points faibles
  • Prix
  • Dureté et son métallique des pianos acoustiques au-dessus du mezzoforte
  • Médiums sonnant parfois de façon factice
  • Pas d’aftertouch
  • Pas de molettes
  • Aucun rappel sérigraphié des E/S sur la face supérieure
  • Manque peut-être un ou deux potards
  • Plusieurs sons échantillonnés très en dessous

Vous souhaitez réagir à cet article ?

Se connecter
Devenir membre
cookies
Nous utilisons les cookies !

Oui, Audiofanzine utilise des cookies. Et comme la dernière chose que nous voudrions serait de perturber votre alimentation avec des choses trop grasses ou trop sucrées, sachez que ces derniers sont fait maison avec des produits frais, bio, équitables et dans des justes proportions nutritives.
Ce que cela veut dire, c’est que les infos que nous y stockons ne visent qu’à simplifier votre usage du site comme à améliorer votre expérience sur nos pages et vous afficher des publicités personnalisées (en savoir plus).

Nous tenons à préciser qu’Audiofanzine n’a pas attendu qu’une loi nous y oblige pour respecter la vie privée de nos membres et visiteurs. Les cookies que nous utilisons ont en commun leur unique objectif qui est d’améliorer votre expérience utilisateur.

Tous nos cookies
Cookies non soumis à consentement
Il s'agit de cookies qui garantissent le bon fonctionnement du site Audiofanzine. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies. Exemples : cookies vous permettant de rester connecté de page en page ou de personnaliser votre utilisation du site (mode sombre ou filtres).
Google Analytics
Nous utilisons Google Analytics afin de mieux comprendre l’utilisation que nos visiteurs font de notre site pour tenter de l’améliorer.
Publicités
Ces informations nous permettent de vous afficher des publicités qui vous concernent grâce auxquelles Audiofanzine est financé. En décochant cette case vous aurez toujours des publicités mais elles risquent d’être moins intéressantes :) Nous utilisons Google Ad Manager pour diffuser une partie des publicités, des mécanismes intégrés à notre CMS pour le reste. Nous sommes susceptibles d’afficher des publicités provenant de notre propre plateforme, de Google Advertising Products ou encore de la régie Adform.

Nous tenons à préciser qu’Audiofanzine n’a pas attendu qu’une loi nous y oblige pour respecter la vie privée de nos membres et visiteurs. Les cookies que nous utilisons ont en commun leur unique objectif qui est d’améliorer votre expérience utilisateur.

Tous nos cookies
Cookies non soumis à consentement

Il s’agit de cookies qui garantissent le bon fonctionnement du site Audiofanzine. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies. Exemples : cookies vous permettant de rester connecté de page en page ou de personnaliser votre utilisation du site (mode sombre ou filtres).

Google Analytics

Nous utilisons Google Analytics afin de mieux comprendre l’utilisation que nos visiteurs font de notre site pour tenter de l’améliorer. Lorsque ce paramètre est activé, aucune information personnelle n’est envoyé à Google et les adresses IP sont anonymisées.

Publicités

Ces informations nous permettent de vous afficher des publicités qui vous concernent grâce auxquelles Audiofanzine est financé. En décochant cette case vous aurez toujours des publicités mais elles risquent d’être moins intéressantes :) Nous utilisons Google Ad Manager pour diffuser une partie des publicités, des mécanismes intégrés à notre CMS pour le reste. Nous sommes susceptibles d’afficher des publicités provenant de notre propre plateforme, de Google Advertising Products ou encore de la régie Adform.


Vous pouvez trouver plus de détails sur la proctection des données dans la politique de confidentialité.
Vous trouverez également des informations sur la manière dont Google utilise les données à caractère personnel en suivant ce lien.