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Gérer le retour casque

Le grand guide de l’enregistrement - 11e partie

Comme nous l’avons vu lors d’un précédent article, le confort du musicien est un facteur clé pour obtenir une bonne performance, et donc une condition préalable essentielle à tout bon enregistrement. Or, ce confort dépend grandement du sujet que nous allons aborder aujourd’hui : le retour casque.

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J’at­ten­drai, le jour et la nuit…

Afin de pouvoir four­nir à l’in­ter­prète un retour au casque idéal selon ses propres critères de confort tout en gardant la main sur ce que vous, le tech­ni­cien son, avez besoin d’en­tendre au cours de l’en­re­gis­tre­ment, je vous propose une méthode rela­ti­ve­ment simple à mettre en œuvre qui offrira toute la souplesse néces­saire.

Tout d’abord, commen­cez par régler le tempo de la session de votre STAN en fonc­tion du morceau à enre­gis­trer, même si certains musi­ciens n’aiment pas jouer au clic, ce sera toujours utile pour plus tard (édition, mix, etc.). Ensuite, impor­tez la musique qui servira de réfé­rence. Si vous avez suivi les recom­man­da­tions de l’épi­sode consa­cré à la pré-produc­tion, vous devriez pouvoir impor­ter les diffé­rents « stems » sur des pistes diffé­rentes et bien entendu nommées en regard de leur contenu. Regrou­pez alors ces pistes au sein d’une piste de type « dossier » afin de pouvoir les affi­cher/masquer à l’envi au cours de la séance, car après tout, ce n’est pas fonciè­re­ment utile de les avoir sous les yeux en plein enre­gis­tre­ment.

Main­te­nant, créez un bus auxi­liaire pour chaque musi­cien à enre­gis­trer simul­ta­né­ment et envoyez l’en­semble des pistes « stems » vers chacun des bus. Atten­tion ! Prenez garde à bien confi­gu­rer ces envois en mode « pré-fader » de façon à ce que la mani­pu­la­tion des faders de piste de chaque stem n’in­flue pas sur le signal reçu par ces bus. Pour plus de clarté dans votre STAN, je vous invite au passage à renom­mer chacun de ces bus auxi­liaires du nom du musi­cien auquel il servira de retour.

Headphone mix

Passons à présent au routage vers le monde exté­rieur. Les bus de retour que vous venez de créer ont pour voca­tion d’être unique­ment enten­dus par le musi­cien qu’il concerne. Par consé­quent, confi­gu­rez chacun d’eux de façon à ce que le signal audio ne nour­risse que les sorties adéquates de votre carte audio. Notez que cela implique donc d’en­le­ver ces retours du bus master puisque c’est celui-ci que vous utili­se­rez pour votre propre écoute. Si vous avez la chance d’avoir une carte son équi­pée de plusieurs sorties casque indé­pen­dantes, c’est bien entendu ces dernières qu’il faut utili­ser. En revanche, si tel n’est pas le cas, il vous faudra utili­ser des sorties « ligne » autres que la paire prin­ci­pale, ce qui néces­site de fait l’uti­li­sa­tion d’un préam­pli casque en sus pour rendre le signal audible via une paire d’écou­teurs. Petite astuce pour les moins fortu­nés, si vous possé­dez de petites enceintes multi­mé­dias munies d’une sortie casque, cela peut faire la blague même si c’est loin d’être idéal.

Dernière étape, et pas des moindres, pensez à envoyer direc­te­ment le signal du musi­cien vers la sortie physique assi­gnée à son retour pour qu’il puisse s’en­tendre jouer conve­na­ble­ment. La majo­rité des cartes d’ac­qui­si­tion audio permettent cela via un logi­ciel de gestion maison, par exemple le fabu­leux Total Mix de RME. À défaut, votre STAN propose certai­ne­ment ce genre d’op­tion qu’il suffit d’ac­ti­ver sur la piste qui servira à enre­gis­trer le musi­cien. Prenez cepen­dant garde à travailler alors avec une taille de buffer faible pour mini­mi­ser le déca­lage sonore induit par la latence de votre inter­face.

Tout ce beau monde étant ainsi confi­guré, vous pouvez alors réali­ser un mix en fonc­tion des desi­de­rata de chacun des musi­ciens via les réglages d’en­voi des pistes stems tout conser­vant la main sur ce que vous souhai­tez person­nel­le­ment entendre dans votre casque lors de l’en­re­gis­tre­ment grâce aux faders, « solos » et « mutes » de chaque piste.

Dernier conseil avant de passer à la suite, la mise en œuvre de cette méthode peut être plus ou moins longue et fasti­dieuse suivant le séquen­ceur utilisé. Du coup, je vous conseille d’uti­li­ser les fonc­tions de modèle/gaba­rit/template de votre STAN en amont afin de faci­li­ter la manœuvre lors de chaque nouvelle séance d’en­re­gis­tre­ment.

Talk­back

11 Retour

Pour conclure cet article, un mot sur le talk­back. Si vous avez la chance de dispo­ser de deux pièces distinctes chez vous pour vos enre­gis­tre­ments, l’une pour votre station de travail en guise de « control room », et l’autre pour la capta­tion à propre­ment parler, il est alors fort inté­res­sant d’uti­li­ser une solu­tion de talk­back. Mais de quoi s’agit-il ? Tout simple­ment d’un micro captant les sons de la control room pour les envoyer vers le casque des musi­ciens, permet­tant ainsi une commu­ni­ca­tion plus aisée entre vous lors des séances. Certains appa­reils (inter­face audio, ampli casque, etc.) intègrent direc­te­ment un micro avec un bouton pour acti­ver/désac­ti­ver le talk­back. Mais si ce n’est pas votre cas, il suffit de placer un micro quel­conque à proxi­mité de vous dans la control room, de le raccor­der à l’un des préam­plis de votre carte son et de router son signal de façon à ce qu’il ne soit audible que dans le réseau casque et surtout pas sur les sorties prin­ci­pales sous peine d’ob­te­nir d’odieux larsens. Pour gérer l’ac­ti­va­tion de ce talk­back, utili­sez le mute du logi­ciel de gestion de votre inter­face, ou, à défaut, celui d’une tranche dédiée dans votre séquen­ceur. Enfin, sachez qu’un plug-in gratuit signé Sound Radix permet d’au­to­ma­ti­ser cette acti­va­tion en fonc­tion de l’état du trans­port de votre STAN : il ouvrira ainsi le micro lorsque le STAN arrête d’en­re­gis­trer et le mutera lorsque le séquen­ceur est en mode de lecture ou d’en­re­gis­tre­ment. Pratique, non ?

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