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Sound Radix SurferEQ
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Test du SoundRadix Surfer EQ

Egaliseur paramétrique logiciel de la marque Sound Radix

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Test écrit
28 réactions
L'EQ qui farte

Un EQ logiciel qui arrive à proposer quelque chose de véritablement nouveau, c'est assez rare. Alors quand SoundRadix a annoncé la sortie d'un égaliseur "surfant sur les ondes sonores", cela a forcément titillé notre attention... Explication.

L’éga­li­seur est sûre­ment, avec le compres­seur, le trai­te­ment le plus utilisé lors d’un mixage. Si le home studiste devra travailler dur et pratiquer quelque temps afin de maîtri­ser l’art de l’éga­li­sa­tion, le fonc­tion­ne­ment d’un EQ reste assez simple : il permet de modi­fier la réponse en fréquence d’un signal à l’aide de diffé­rents filtres. Ou pourra ainsi rehaus­ser ou atté­nuer certaines fréquences afin de mode­ler le son à sa conve­nance. Le choix de ces fréquences est le coeur du problème et l’in­gé­nieur du son / home studiste devra utili­ser ses oreilles pour détec­ter les modi­fi­ca­tions à faire. Dans la pratique, il boos­tera une fréquence prise plus ou moins au hasard, et balayera le spectre afin de repé­rer celle qu’il devra atté­nuer ou boos­ter.

Là où Surfer EQ change un peu la donne, c’est juste­ment dans le choix des fréquences. Pour une bande donnée, on ne choi­sit plus une fréquence (en Hz), mais une harmo­nique (rang 1, 2, etc.). Évidem­ment, la fréquence de cette harmo­nique dépend de la note jouée. Ainsi, Surfer EQ intègre un moteur de détec­tion de note : si l’ins­tru­ment joue un « La », et que la bande est réglée sur l’har­mo­nique de rang 1, elle se mettra auto­ma­tique­ment et en temps réel sur la fréquence de 440 Hz (pour un La3). Si une autre bande est réglée sur l’har­mo­nique de rang 2, l’EQ modi­fiera la fréquence 880 Hz. Si l’ins­tru­ment change de note (ça arrive !), le plug-in suivra et adap­tera les fréquences des harmo­niques en fonc­tion.

Surfer EQ propose donc une nouvelle façon de travailler, chose plutôt sympa­thique pour ceux qui aiment expé­ri­men­ter et sortir des sentiers battus.

Penchons-nous sur l’in­ter­face du logi­ciel.

Surfin’ VST

SoundRadix Surfer EQ

À première vue, le logi­ciel ressemble à un banal égali­seur logi­ciel : on aperçoit la courbe et les groupes de potards divi­sés par bande. Pour chacune d’entre elles, nous avons les clas­siques para­mètres de Q (largeur de bande, seule­ment 4 valeurs ici), de gain et de fréquence. Seul le bouton « surf » bous­cule nos habi­tudes : lorsqu’il est sur off, Surfer EQ se comporte comme un égali­seur clas­sique (on choi­sira direc­te­ment la fréquence), et lorsqu’il est enclen­ché, cela active la recon­nais­sance de note et l’on pourra entrer le para­mètre « harm » permet­tant d’as­si­gner la bande à une harmo­nique parti­cu­lière.

Surfer EQ propose 7 bandes : deux coupe-haut/coupe-bas, 3 filtres de type « bell » et 2 de type « bell » ou « shelve » au choix. Il est possible d’ac­ti­ver/désac­ti­ver chaque bande et l’on retrouve un gain géné­ral. Rien de bien origi­nal, à part le mode « harmo­nic filter » dispo­nible sur la bande centrale, qui propose d’ac­ti­ver un filtre dessi­nant de petites vague­lettes (c’est joli !) et permet­tant de filtrer toutes les harmo­niques à partir d’un rang donné. 

Un affi­chage situé en haut de l’in­ter­face donne le nom de la note jouée et deux banques permettent de faire un A/B rapide, pratique. 

D’autres para­mètres sont dispo­nibles, mais en passant unique­ment par les auto­ma­tions. Si jamais la détec­tion est capri­cieuse, on pourra donner le pitch de chaque note via une petite auto­ma­tion. De plus, on pourra aussi régler le seuil de bruit : la détec­tion de note ne pren­dra en compte que celles situées au-dessus d’un certain niveau sonore, pratique quand il y a de la repisse ! Enfin, il sera aussi possible de régler la sensi­bi­lité du détec­teur de note : un mode relax max assez lent ou un mode sous cocaïne très rapide et réagis­sant au moindre petit chan­ge­ment.

C’est très bien tout ça, mais dans la pratique ?

Sur le spot

Le futur acqué­reur devra savoir une chose très impor­tante avant de passer à la caisse : le détec­teur de note de Surfer EQ ne fonc­tionne qu’avec les sources mono­pho­niques. En clair, ça fonc­tionne bien avec une basse, une voix ou une percus­sion seule, mais avec une guitare qui joue des accords ou un piano, le détec­teur est dans les choux. N’est pas Melo­dyne DNA qui veut ! Dans la pratique, cela réduit pas mal l’uti­li­sa­tion, c’est le prin­ci­pal défaut du logi­ciel.

Avec des sources mono­pho­niques, le logi­ciel se défend très bien. La détec­tion de note est très rapide et précise et on n’en­tend pas les filtres bouger. Le son est plutôt bon, mais on aurait aimé avoir plus que 4 valeurs de Q, car on reste dans des valeurs assez larges. C’est sans doute aussi pour cette raison que l’on n’en­tend pas trop les filtres bouger. On utili­sera donc cet EQ pour faire des trai­te­ments « doux », mais pas chirur­gi­caux.

Voici quelques exemples en vidéo, afin de voir Surfer EQ en action, sur une piste de basse et une voix. Cela marche plutôt bien, sauf sur la basse slap­pée où le plug-in décroche à un moment. 

Conclu­sion

Surfer EQ offre un nouveau concept et une nouvelle manière d’abor­der l’éga­li­sa­tion. On ne parle plus ici de fréquences, mais de rangs harmo­niques, et le logi­ciel gère tout seul la détec­tion de note. Le plug est assez effi­cace tant que l’on reste sur des sources mono­pho­niques, mais dès qu’il y aura plusieurs notes simul­ta­né­ment, il faudra passer par l’au­to­ma­tion, ce qui peut se révé­ler rapi­de­ment fasti­dieux. Le prix de 179$ est un poil élevé, mais comme il n’y a pas vrai­ment de concur­rence dans le domai­ne… Le concept reste tout à fait inté­res­sant et utili­sable dans la pratique. Surfer EQ n’est pas un gadget et nous tenons donc à saluer Soun­dRa­dix qui montre que de petits éditeurs indé­pen­dants arrivent encore à propo­ser des choses utiles et origi­nales.

Points forts
  • Concept original et intéressant
  • En pratique, vraiment utilisable
  • Simple d'utilisation
  • Détecteur de notes précis et rapide...
Points faibles
  • ...mais qui ne fonctionne qu'avec les sources monophoniques
Auteur·rice de l’article Rédacteur en chef

J'ai commencé à pratiquer la musique avec des cours de piano et de violoncelle à 6 ans, mais la passion n'a vraiment débuté qu'à l'âge de 12 ans, lorsque j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la guitare, afin de former mes premiers groupes, écrire mes premières compositions, jouer mes premiers concerts et enregistrer mes premières maquettes. Après des études scientifiques, j'ai intégré l’ISTS, une filière de l’ESRA, puis j’ai enrichi mon expérience en travaillant en studio dans les secteurs de la musique et du son à l’image, ainsi que dans le domaine du spectacle, notamment le théâtre. Ces expériences variées m’ont permis de développer une compréhension approfondie des différents aspects de la production sonore, ce qui m'a préparé idéalement pour assumer d'abord le rôle de rédacteur, puis celui de rédacteur en chef chez Audiofanzine. Je mets à profit ces compétences pour offrir un contenu écrit et vidéo précis et engageant, tout en veillant à ce que nos publications répondent aux attentes de nos lecteurs et spectateurs. Mon rôle implique également de maintenir des relations solides avec les professionnels de la musique et du son, assurant ainsi une communication fluide et efficace.


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Auteur·rice de l’article Rédacteur en chef

J'ai commencé à pratiquer la musique avec des cours de piano et de violoncelle à 6 ans, mais la passion n'a vraiment débuté qu'à l'âge de 12 ans, lorsque j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la guitare, afin de former mes premiers groupes, écrire mes premières compositions, jouer mes premiers concerts et enregistrer mes premières maquettes. Après des études scientifiques, j'ai intégré l’ISTS, une filière de l’ESRA, puis j’ai enrichi mon expérience en travaillant en studio dans les secteurs de la musique et du son à l’image, ainsi que dans le domaine du spectacle, notamment le théâtre. Ces expériences variées m’ont permis de développer une compréhension approfondie des différents aspects de la production sonore, ce qui m'a préparé idéalement pour assumer d'abord le rôle de rédacteur, puis celui de rédacteur en chef chez Audiofanzine. Je mets à profit ces compétences pour offrir un contenu écrit et vidéo précis et engageant, tout en veillant à ce que nos publications répondent aux attentes de nos lecteurs et spectateurs. Mon rôle implique également de maintenir des relations solides avec les professionnels de la musique et du son, assurant ainsi une communication fluide et efficace.