Le Pub de l'Amérique Latine
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Anonyme
6427

11 Avril 2014 à 09:29Le Pub de l'Amérique Latine
#1
Salut.
Si comme moi vous adorez ce continent, êtes fascinés par ses cultures, sa géographie. Son football, sa musique, sa littérature, sa politique actuelle ou passée. Que vous la connaissiez ou non, que vous l'aimiez ou la détestiez.
N'hésitez pas à poster, même si c'est pour en dire pis que pendre...
Venez nous faire partager vos expériences de voyage, du Rio Grande au Cap Horn, en passant par le Sertao brésilien ou les cordillères.
Des sierras mexicaines au canal de Panama. Le sujet est aussi vaste que ce continent, et peut être aussi passionnant.
Si ça vous chante d'y aller, il se trouvera bien un Afien pour vous filer quelques tuyaux...
Bienvenue.
Si comme moi vous adorez ce continent, êtes fascinés par ses cultures, sa géographie. Son football, sa musique, sa littérature, sa politique actuelle ou passée. Que vous la connaissiez ou non, que vous l'aimiez ou la détestiez.
N'hésitez pas à poster, même si c'est pour en dire pis que pendre...
Venez nous faire partager vos expériences de voyage, du Rio Grande au Cap Horn, en passant par le Sertao brésilien ou les cordillères.
Des sierras mexicaines au canal de Panama. Le sujet est aussi vaste que ce continent, et peut être aussi passionnant.
Si ça vous chante d'y aller, il se trouvera bien un Afien pour vous filer quelques tuyaux...
Bienvenue.
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AmerSoviet
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Posteur·euse AFfolé·e
Membre depuis 5 ans
17 Aout 2026 à 12:03
#1176
Allez, je reprends.
Nous voilà en Mars 1999.
Après 3 voyages en Amérique Centrale dont 1 de 3 mois; du Mexique au Costa Rica en passant par le Guatemala, le Honduras et surtout le Nicaragua; j'ai décidé de passer à la vitesse supérieure. L'Amérique du Sud, ce vieux rêve, les 40èmes et 50èmes rugissants et hurlants, la Pampa, la Patagonie, la Cordillère, l'Altiplano, le désert d'Atacama, le Titikaka, les Incas et j'en passe. Toujours plus au sud, toujours plus à l'ouest.
Je profite que Pinochet est coincé à Londres, inculpé pour ses crimes par des juges espagnol et chilien.
J'ai mon billet en poche, Paris-New York puis Santiago et retour depuis Lima et New York.
3 mois pour aller de Santiago à Lima sans trop savoir par où passer. J'ai bien quelques idées et envies.
Me voilà un matin à Santiago. Un coup de bus puis métro et j'arrive dans ce qui sera mon hôtel à chaque fois que je serai à Santiago. Hotel Londres.
Santiago ? Imaginez une ville de 4 ou 5 millions d'habitants au pied de la Cordillère, que l'on voit tant bien que mal à travers un nuage de pollution aux reflets cuivrés du plus bel effet. La ville est coupée en 2 par une artère géante, Avenida Libertador Bernardo O'Higgins ou l'Alameda. 2 fois 4 voies. Des bus à foison qui balancent du mazout brut, pas raffiné, qui font la course, des taxis pourris... Un vacarme terrible. Le long de l'avenue, autour de mon Barrio Londres, des grands magasins, des tours, des magasins pour chiliens fauchés, des banques, des restos populaires immenses. Depuis l'avenue, en enquillant des rues rectilignes, plan espagnol, le coin des ministères. C'est populeux, affairé. Plaza de Armas, le coeur historique de la ville. Le Rio Mapocho coupe aussi la ville en 2. C'était il y a longtemps un fleuve impétueux qui descendait des Andes pour se jeter dans le Pacifique. C'est aujourd'hui un ruisseau, entre l'égout et la décharge.
Les photos qui suivent sont pas d'un intérêt artistique évident, pas eu le temps de les retoucher, faites avec...
Santiago depuis le Cerro San Cristobal. La bande de végétation au milieu, le Mapocho. Au fond, on voit pas la Cordillère.Pollution. L'avantage quand on est sur le Cerro est qu'on respire mieux, qu'on a une vue sur la ville... et rarement sur les Andes. On y monte par un funiculaire dont l'une des cabines a été empruntée par JIPI 2... C'est le must pour les locaux de monter dedans. En haut y'a aussi une statue géante de la vierge. Ici le catholicisme fait des ravages.

Pis y'a un oratoire ou un machin dans le genre, on envoie les gosses y brûler des cierges, demander amour gloire et beauté ou labour gloire et béton, chacun fait selon ses goûts.

Je la trouve très belle cette jeune fille.

Qui vous savez...

Nous voilà en Mars 1999.
Après 3 voyages en Amérique Centrale dont 1 de 3 mois; du Mexique au Costa Rica en passant par le Guatemala, le Honduras et surtout le Nicaragua; j'ai décidé de passer à la vitesse supérieure. L'Amérique du Sud, ce vieux rêve, les 40èmes et 50èmes rugissants et hurlants, la Pampa, la Patagonie, la Cordillère, l'Altiplano, le désert d'Atacama, le Titikaka, les Incas et j'en passe. Toujours plus au sud, toujours plus à l'ouest.
Je profite que Pinochet est coincé à Londres, inculpé pour ses crimes par des juges espagnol et chilien.
J'ai mon billet en poche, Paris-New York puis Santiago et retour depuis Lima et New York.
3 mois pour aller de Santiago à Lima sans trop savoir par où passer. J'ai bien quelques idées et envies.
Me voilà un matin à Santiago. Un coup de bus puis métro et j'arrive dans ce qui sera mon hôtel à chaque fois que je serai à Santiago. Hotel Londres.
Santiago ? Imaginez une ville de 4 ou 5 millions d'habitants au pied de la Cordillère, que l'on voit tant bien que mal à travers un nuage de pollution aux reflets cuivrés du plus bel effet. La ville est coupée en 2 par une artère géante, Avenida Libertador Bernardo O'Higgins ou l'Alameda. 2 fois 4 voies. Des bus à foison qui balancent du mazout brut, pas raffiné, qui font la course, des taxis pourris... Un vacarme terrible. Le long de l'avenue, autour de mon Barrio Londres, des grands magasins, des tours, des magasins pour chiliens fauchés, des banques, des restos populaires immenses. Depuis l'avenue, en enquillant des rues rectilignes, plan espagnol, le coin des ministères. C'est populeux, affairé. Plaza de Armas, le coeur historique de la ville. Le Rio Mapocho coupe aussi la ville en 2. C'était il y a longtemps un fleuve impétueux qui descendait des Andes pour se jeter dans le Pacifique. C'est aujourd'hui un ruisseau, entre l'égout et la décharge.
Les photos qui suivent sont pas d'un intérêt artistique évident, pas eu le temps de les retoucher, faites avec...
Santiago depuis le Cerro San Cristobal. La bande de végétation au milieu, le Mapocho. Au fond, on voit pas la Cordillère.Pollution. L'avantage quand on est sur le Cerro est qu'on respire mieux, qu'on a une vue sur la ville... et rarement sur les Andes. On y monte par un funiculaire dont l'une des cabines a été empruntée par JIPI 2... C'est le must pour les locaux de monter dedans. En haut y'a aussi une statue géante de la vierge. Ici le catholicisme fait des ravages.

Pis y'a un oratoire ou un machin dans le genre, on envoie les gosses y brûler des cierges, demander amour gloire et beauté ou labour gloire et béton, chacun fait selon ses goûts.

Je la trouve très belle cette jeune fille.

Qui vous savez...

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- Ouatisit
AmerSoviet
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Posteur·euse AFfolé·e
Membre depuis 5 ans
17 Aout 2026 à 12:33
#1177
Je me promène dans Santiago, à pied, au pif, sans guide ni plan. Je n'ai jamais su m'orienter dans cette ville. Quand j'y arrive je suis paumé. Le soleil qui passe au nord on a pas l'habitude. C'est perturbant. Heureusement la Cordillère est à l'est. Dommage qu'on la voie rarement...
L'Alameda.

On y trouve d'immenses restos façon cafétéria. Des fauteuils et banquettes en skai rouge, des dizaines, des tablées pour familles nombreuses, solitaires. Sièges défraîchis, rapiécés. Un comptoir de 10 mètres de long, derrière des photos de tout ce qu'on peut bouffer et boire, avec les prix. Y'en a de ras du sol au plafond. Tous les plats popus, burgers, empanadas, steak-frites, coca, café.
Et le Lomo a lo pobre... De la barbaque, des frites avec des oeufs au plat sur le dessus. Généreusement servi... 11750 calories.
Seul le Juke Box n'a pas l'air sorti des années 70. Lui c'est le dernier cri, tout au CD. Alors les jeunes vont foutre des pièces, faire jouer leur tube préféré. Y'a Alfonso qui fait jouer du Enrique Iglesias, que Contaminacion ou Carmen, la petite minette invitée elle raffole de ce morceau et qu'il espère bien se l'emballer avant ce soir... C'est une chanson qu'elle raconte une histoire d'amour terrible mais qui finira bien.
Y'a aussi des familles populaires, elles viennent avec les mômes, on se goinfre de burgers, de coca. C'est pas cher. Y'a aussi des employés de bureau, en solo ou en groupe, les nanas sont en tailleur, les mecs en costard, mais c'est pas du Chanel ou du Cerruti. Y'a des mecs en solo, dépressifs.
A côté du Juke Box, vers la sortie, y'a une grosse taulière d'une bonne cinquantaine d'années derrière sa caisse entièrement vitrée.
J'ai adoré ces restos. On en trouve plein le long d'Alameda. J'y ai emmené la Moujikette en 2019, elle a trouvé ça un peu glauque...
J'avais écrit un long texte sur ces endroits, en direct live, mais je ne sais pas ce qu'il est devenu. Je n'y ai pas fait de photos.
L'Alameda.

On y trouve d'immenses restos façon cafétéria. Des fauteuils et banquettes en skai rouge, des dizaines, des tablées pour familles nombreuses, solitaires. Sièges défraîchis, rapiécés. Un comptoir de 10 mètres de long, derrière des photos de tout ce qu'on peut bouffer et boire, avec les prix. Y'en a de ras du sol au plafond. Tous les plats popus, burgers, empanadas, steak-frites, coca, café.
Et le Lomo a lo pobre... De la barbaque, des frites avec des oeufs au plat sur le dessus. Généreusement servi... 11750 calories.
Seul le Juke Box n'a pas l'air sorti des années 70. Lui c'est le dernier cri, tout au CD. Alors les jeunes vont foutre des pièces, faire jouer leur tube préféré. Y'a Alfonso qui fait jouer du Enrique Iglesias, que Contaminacion ou Carmen, la petite minette invitée elle raffole de ce morceau et qu'il espère bien se l'emballer avant ce soir... C'est une chanson qu'elle raconte une histoire d'amour terrible mais qui finira bien.
Y'a aussi des familles populaires, elles viennent avec les mômes, on se goinfre de burgers, de coca. C'est pas cher. Y'a aussi des employés de bureau, en solo ou en groupe, les nanas sont en tailleur, les mecs en costard, mais c'est pas du Chanel ou du Cerruti. Y'a des mecs en solo, dépressifs.
A côté du Juke Box, vers la sortie, y'a une grosse taulière d'une bonne cinquantaine d'années derrière sa caisse entièrement vitrée.
J'ai adoré ces restos. On en trouve plein le long d'Alameda. J'y ai emmené la Moujikette en 2019, elle a trouvé ça un peu glauque...
J'avais écrit un long texte sur ces endroits, en direct live, mais je ne sais pas ce qu'il est devenu. Je n'y ai pas fait de photos.
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- Ouatisit
- sonicsnap
AmerSoviet
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Posteur·euse AFfolé·e
Membre depuis 5 ans
17 Aout 2026 à 12:39 (modifié le 17 Aout 2026 à 12:39)
#1178
En descendant Alameda vers le sud, ça devient plus populaire, dans les rues adjacentes, tout pour la bagnole. Chez Marcelo, le roi du carburateur, Alfonso, l'empereur du pneu, Hernando, la plus belle collection de clés à molette du monde... Les bus font toujours la course, larguant leurs nuages de mazout.
Une ancienne gare dans le style français 19ème siècle. Quasiment plus de trains. Des locos à vapeur pour le souvenir...

Une ancienne gare dans le style français 19ème siècle. Quasiment plus de trains. Des locos à vapeur pour le souvenir...

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- Ouatisit
- sonicsnap
AmerSoviet
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Posteur·euse AFfolé·e
Membre depuis 5 ans
17 Aout 2026 à 12:52
#1179
Je vais aller en pèlerinage. Plaza et Palacio de la Moneda, siège de la présidence de la République. C'est là que Monsieur Salvador Allende a été renversé et s'est suicidé le 11 Septembre 1973. Renversé par l'immonde Perrochet. Perrochet est un jeu de mots entre Perro, chien en français, et Pinochet. Entendu là bas. J'ai retenu.
Devant la Moneda, une statue de Allende. Une pensée émue pour Allende et toutes les victimes de la dictature. Quel bonheur d'être ici pendant que Perrochet est dans sa clinique à Londres, empêché de rentrer pour ses crimes...

Ça parle que de ça dans la presse l'Augusto à Londres. Ça fait de la peine au Mercurio, le Figaro local, plus gros tirage chilien aux mains depuis toujours de l'oligarchie. Surnommé, avec raison, par ses détracteurs El Merculo.

Devant la Moneda, une statue de Allende. Une pensée émue pour Allende et toutes les victimes de la dictature. Quel bonheur d'être ici pendant que Perrochet est dans sa clinique à Londres, empêché de rentrer pour ses crimes...

Ça parle que de ça dans la presse l'Augusto à Londres. Ça fait de la peine au Mercurio, le Figaro local, plus gros tirage chilien aux mains depuis toujours de l'oligarchie. Surnommé, avec raison, par ses détracteurs El Merculo.

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- Ekladam
- Ouatisit
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AmerSoviet
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Posteur·euse AFfolé·e
Membre depuis 5 ans
17 Aout 2026 à 14:23
#1180
Je reste quelques jours à Santiago, toujours en promenade sans but...

Je vais au bistro. La serveuse est jolie. Plaza de Armas.

Toujours Plaza de Armas, sous des arcades, j'ai trouvé d'autres restos. Populaires, décor années 50, assez petits, le midi on y sert un menu bon marché pour les employés du coin. Je glande quoi...
C'est décidé, je passe en Argentine. 3 ou 4 jours, aller et retour. Je vais à Mendoza de l'autre coté de la Cordillère. Le seul but de cette promenade est que la route passe au pied de l'Aconcagua, plus haut sommet des Amériques, pas loin de 7000 mètres. Je prends juste un petit sac, laisse le sac à dos à l'hôtel Londres.
La gare routière. Internationale donc moins crade qu'une pure locale en version guatémaltèque. Des cafés, des boutiques, des comptoirs pour chaque compagnie de bus. En attendant le départ du bus je vais boire un café au Café con Piernas. C'est un café où le café est plutôt bon mais surtout les serveuses ont des jupes tellement courtes qu'elles leur arrivent au nombril... j'exagère à peine. Elles sont recrutées au physique, bien sûr. Hein, Metoo ? On est au Chili en 1999... J'ai aucun souvenir des serveuses mais à force de boire des cafés expressos costauds j'ai le palpitant qui fait la cavalcade.

Combien durera le trajet ? J'en sais rien, m'en fous, j'ai 3 mois devant moi, je suis pas pressé... je me promène quoi...

Je vais au bistro. La serveuse est jolie. Plaza de Armas.

Toujours Plaza de Armas, sous des arcades, j'ai trouvé d'autres restos. Populaires, décor années 50, assez petits, le midi on y sert un menu bon marché pour les employés du coin. Je glande quoi...
C'est décidé, je passe en Argentine. 3 ou 4 jours, aller et retour. Je vais à Mendoza de l'autre coté de la Cordillère. Le seul but de cette promenade est que la route passe au pied de l'Aconcagua, plus haut sommet des Amériques, pas loin de 7000 mètres. Je prends juste un petit sac, laisse le sac à dos à l'hôtel Londres.
La gare routière. Internationale donc moins crade qu'une pure locale en version guatémaltèque. Des cafés, des boutiques, des comptoirs pour chaque compagnie de bus. En attendant le départ du bus je vais boire un café au Café con Piernas. C'est un café où le café est plutôt bon mais surtout les serveuses ont des jupes tellement courtes qu'elles leur arrivent au nombril... j'exagère à peine. Elles sont recrutées au physique, bien sûr. Hein, Metoo ? On est au Chili en 1999... J'ai aucun souvenir des serveuses mais à force de boire des cafés expressos costauds j'ai le palpitant qui fait la cavalcade.

Combien durera le trajet ? J'en sais rien, m'en fous, j'ai 3 mois devant moi, je suis pas pressé... je me promène quoi...
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- Ouatisit
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AmerSoviet
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Posteur·euse AFfolé·e
Membre depuis 5 ans
17 Aout 2026 à 15:03
#1181
Le trajet passe par le paso Libertadores, la frontière, 3000 mètres d'altitude. C'est sympa. Ça grimpe...

En descendant sur Mendoza, des rails, une gare abandonnée... voilà, je sais où je vais passer la journée de demain.
Mendoza. Peut être la 3ème ville argentine. Moderne, européenne, un peu hispano-coloniale, au pied de la Cordillère. Auberge de jeunesse, pas chère. Je vais en vadrouille en ville. Me plante sur la Plaza de Armas. Plutôt que de faire des photos je tente de dessiner. Catastrophe. Je mate la vie locale assis sur un banc. Je suis tout de suite choqué par les Argentines. Beaucoup sont d'une beauté renversante. Le mélange Quechua, Mapuche, Guarani, Aymara, Espagnol, Européen, ça a été une réussite. Je vais au bistrot. Excellente chose, avec le café on a droit à un verre d'eau pétillant bien frais. Bon point.
Le soir je dine dans un boui-boui à côté de l'auberge. Y'a un match de foot à la tévé. Le matin au réveil j'entends Rock Collection de Laurent Voulzy à la radio.
Ouais, le morceau a fait un tube ici...
Allez, la gare routière, direction El Puente Del Inca repéré hier. Quelques heures de route. Des rails, une gare abandonnée, ça va me plaire. L'ancienne ligne ferroviaire Santiago-Mendoza. C'est aussi une station de ski, on y trouve un cimetière des Andinistes. Les morts de l'ascension de l'Aconcagua et autres sommets locaux. Il y avait aussi une station thermale. Voilà le décor...


Je me promène là dedans. Toute la journée.


Retour sur Mendoza.

Demain, départ pour Santiago, j'ai repéré d'où on pouvait voir l'Aconcagua sur le trajet... Le voilà.

C'est vraiment du glandage... Passionant, hein ?
J'ai le temps de bouquiner, le soir, je suis en train de lire Ulysse de James Joyce. Putain le pavé ardu. Certains l'ont lu ici ? Leur avis ? Ses 1000 pages m'ont fait 1 mois de voyage. Dans un sens c'est bien, je pensais que chaque pavé de 1OOO pages me ferait 15 jours, j'ai donc pas à craindre une rupture de littérature. Par contre ça veut dire que mon sac à dos ne s'allègera aussi tôt que je le pensais...

En descendant sur Mendoza, des rails, une gare abandonnée... voilà, je sais où je vais passer la journée de demain.
Mendoza. Peut être la 3ème ville argentine. Moderne, européenne, un peu hispano-coloniale, au pied de la Cordillère. Auberge de jeunesse, pas chère. Je vais en vadrouille en ville. Me plante sur la Plaza de Armas. Plutôt que de faire des photos je tente de dessiner. Catastrophe. Je mate la vie locale assis sur un banc. Je suis tout de suite choqué par les Argentines. Beaucoup sont d'une beauté renversante. Le mélange Quechua, Mapuche, Guarani, Aymara, Espagnol, Européen, ça a été une réussite. Je vais au bistrot. Excellente chose, avec le café on a droit à un verre d'eau pétillant bien frais. Bon point.
Le soir je dine dans un boui-boui à côté de l'auberge. Y'a un match de foot à la tévé. Le matin au réveil j'entends Rock Collection de Laurent Voulzy à la radio.
Ouais, le morceau a fait un tube ici...
Allez, la gare routière, direction El Puente Del Inca repéré hier. Quelques heures de route. Des rails, une gare abandonnée, ça va me plaire. L'ancienne ligne ferroviaire Santiago-Mendoza. C'est aussi une station de ski, on y trouve un cimetière des Andinistes. Les morts de l'ascension de l'Aconcagua et autres sommets locaux. Il y avait aussi une station thermale. Voilà le décor...


Je me promène là dedans. Toute la journée.


Retour sur Mendoza.

Demain, départ pour Santiago, j'ai repéré d'où on pouvait voir l'Aconcagua sur le trajet... Le voilà.

C'est vraiment du glandage... Passionant, hein ?
J'ai le temps de bouquiner, le soir, je suis en train de lire Ulysse de James Joyce. Putain le pavé ardu. Certains l'ont lu ici ? Leur avis ? Ses 1000 pages m'ont fait 1 mois de voyage. Dans un sens c'est bien, je pensais que chaque pavé de 1OOO pages me ferait 15 jours, j'ai donc pas à craindre une rupture de littérature. Par contre ça veut dire que mon sac à dos ne s'allègera aussi tôt que je le pensais...
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- Ouatisit
- sonicsnap
AmerSoviet
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Posteur·euse AFfolé·e
Membre depuis 5 ans
17 Aout 2026 à 15:13 (modifié le 17 Aout 2026 à 15:14)
#1182
Je suis de retour à Santiago... Bon alors, je vais aller où maintenant ? Tiens, le sud Chilien ? Pourquoi pas, il parait que l'ile de Chiloe est sympa. On y accède en bateau facilement depuis Puerto Montt, porte d'entrée de la Patagonie Chilienne. C'est dans les 40èmes parallèles sud. Voilà, je vais aller naviguer dans les 40èmes, rugissants parait-il. Je vais y aller en passant par Temuco et Villarica. Le lac et le volcan Villarica se laissent bien voir.
La suite au prochain épisode.
La suite au prochain épisode.
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- Ouatisit
AmerSoviet
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Posteur·euse AFfolé·e
Membre depuis 5 ans
17 Aout 2026 à 15:38
#1183
Petite promenade nocturne dans Santiago, entre Alameda et la Plaza de Armas.




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