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TC-Helicon VoiceLive Touch
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Test TC-Helicon VoiceLive Touch

Processeur vocal de la marque TC-Helicon appartenant à la série VoiceLive

Prix public : 470 € HT
La Touch de TC
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Les effets sur la voix sont de plus en plus présents dans les musiques actuelles, mais quand on veut des effets spéciaux, il est difficile d'en confier le lancement à l'ingé son. Les loopers sont aussi à la mode, notamment pour les gens qui font des spectacles seuls en scène. Alors lorsqu'un constructeur aussi sérieux que TC-Helicon propose dans un même boîtier un processeur vocal, un harmoniseur et un looper, le tout utilisable pour voix seule, voix + guitare ou voix + clavier, on se dit que ça vaut le coup de regarder de près. Let's go !

Qui t’es TC ?

TC-Heli­con est une firme cana­dienne appar­te­nant à TC-Group, une holding compor­tant plusieurs compa­gnies pres­ti­gieuses dans le monde de l’au­dio, une des plus connues étant sans doute TC- Elec­tro­nic, mais aussi les ampli Lab.grup­pen, ou les enceintes Tannoy… TC Group a fusionné avec Gibson en 2008. TC-Heli­con s’est spécia­li­sée dans les équi­pe­ments pour la voix, des proces­seurs aux micros. Avec géné­ra­le­ment de produits de bonne qualité, soli­de­ment bâtis et produi­sant un excellent son.

 

Le Voice Live Touch est une décli­nai­son du Voice Live 2, lequel se présente sous forme de péda­lier, dispose de plus de possi­bi­li­tés (dans une certaine mesure)… et est 60% plus cher avec un « prix public » de 800 € contre 500 pour le Voice Live Touch. Ajou­tons que, contrai­re­ment au Voice­Live 2, le Voice­Live Touch comporte un looper. Et pas des moindres.

 

Mais le Voice­Live touch n’est pas juste une version allé­gée de son prédé­ces­seur. En effet, ses concep­teurs ont eu l’idée d’en faire un produit muni d’une inter­face complè­te­ment diffé­rente puisqu’elle est inté­gra­le­ment tactile. C’est à la mode, mais est-ce une bonne chose ? Nous en discu­te­rons plus loin. Commençons par décou­vrir la bête !

 

Du costaud ma bonne dame !

 

TC Helicon VoiceLive Touch

L’im­pres­sion que donne le Voice­Live Touch à la prise en mains, c’est que c’est du costaud. Le poids de l’en­gin malgré son format compact contri­bue à cette impres­sion, de même que le maté­riau qui le consti­tue. À l’ex­cep­tion de la « façade » où figure l’in­ter­face tactile, la carcasse est consti­tuée d’une sorte de plas­tique caou­tchou­teux (mais ferme) de bon aloi. Pourquoi un tel maté­riau ? Parce que le Voice­Live Touch a une forme parti­cu­lière qui lui permet soit d’être utilisé posé à plat, soit d’être accro­ché à un pied de micro, ce qui est pratique pour l’avoir sous la main. Le système d’ac­cro­chage est bien fichu, comme vous pouvez le voir sur les photos. Par contre, si l’es­pèce de retour dans lequel le pied s’in­sère cache bien les nombreuses prises des yeux du public, il ne rend pas le bran­che­ment des câbles très facile. On ne peut pas tout avoir. Les prises jack un peu longues pour­ront poser problème.

 

Si la forme globale du Voice­Live Touch est sympa et origi­nale, l’es­thé­tique de la façade tactile est plutôt laide, donnant l’im­pres­sion d’avoir été conçue dans les années 80. Dans certaines (rares) circons­tances, on pourra aussi être ébloui par des reflets. L’ali­men­ta­tion est, hélas, un bloc transfo-prise digne d’un appa­reil à usage domes­tique. Vrai­ment pas très cohé­rent pour un appa­reil de scène, surtout de ce prix. Un bloc transfo bran­ché dans une rallonge ou une multi­prise n’est pas le truc le plus élégant au milieu d’une scène. Heureu­se­ment, sa longueur devrait suffire à le planquer derrière un retour. Tout ceci n’est pas bien grave, mais un tel produit méri­tait mieux, car il y a du lourd côté fonc­tions.

 

Machine à tout faire ?

En effet, le Voice­Live Touch vous en donne pour votre argent côté possi­bi­li­tés. Jugez plutôt :

  • proces­seur d’ef­fets vocaux
  • correc­teur d’in­to­na­tion (il vous aide à chan­ter juste)
  • harmo­ni­seur (ajout de choeurs à votre voix)
  • effet guitare simple
  • looper
  • sampleur de phrases

 

 

Ouf ! Rien que ça !

 

 

TC Helicon VoiceLive Touch

Passons vite sur le correc­teur d’in­to­na­tion : on dispose d’un simple réglage de « dureté » (en pour­cen­tage), à mettre à 0 si vous êtes diva et à 100 si vous êtes casse­role. Comme toujours avec ce genre d’ou­tils, on perd des nuances d’in­ter­pré­ta­tion en pous­sant le réglage et on peut même avoir des trucs bizarres (le fameux effet « Cher »). Mais sa présence est pratique : il est diffi­cile de chan­ter juste avec des choeurs et des effets pous­sés ajou­tés à sa propre voix. Le correc­teur permet de contre­ba­lan­cer ceci. Comme il est global, on préfé­rera sans doute utili­ser celui qui figure dans un des effets pour les presets qui le néces­sitent. Notez que les exemples audio ont été enre­gis­trés avec la correc­tion désac­ti­vée (NDLR : et ça s’en­tend !).

 

Le proces­seur comporte 6 caté­go­ries d’ef­fets : l’har­mo­ni­seur, la modu­la­tion (chorus, flan­gers…), un delay, une réverbe, un « double » et un FX qui comporte lui-même diffé­rents effets (un seul utili­sable à la fois). L’en­semble fonc­tionne comme des sections indé­pen­dantes qu’on peut enclen­cher indi­vi­duel­le­ment (comme des pédales sépa­rées). Chaque section dispose d’un certain nombre de para­mé­trages, plutôt simpli­fiés. Voyons l’exemple des délais : on peut choi­sir entre 18 types de délais, régler la quan­tité d’ef­fet envoyée dans le mix, régler la largeur stéréo et le tempo. C’est tout. Pas de réglage direct du feed­back, encore moins du damp ou d’une éven­tuelle réinjec­tion : c’est le choix du numéro de type de délai qui donne accès à une palette de rendus diffé­rents. Les 18 solu­tions repré­sentent un choix assez vaste, mais ce n’est pas dans le travail de préci­sion que permettent les réglages clas­siques. On verra que ce n’est de toute façon pas le propos du Voice­Live Touch.

 

TC Helicon VoiceLive Touch

À ces para­mètres s’ajoute un « lead level » que l’on retrouve dans chaque section d’ef­fet. Il permet de réduire le volume de la voix de l’uti­li­sa­teur lorsque l’ef­fet est enclen­ché seul. Il équi­vaut à un clas­sique réglage dry/wet, mais le fait qu’il ne s’ac­tive que lorsqu’un effet est utilisé seul permet des effets spéciaux (très) inté­res­sants.

 

Certaines sections disposent de plus de réglages, d’autres sont très sommaires. La réverbe n’offre, en plus du « lead level », que le niveau d’en­voi dans le mix et le choix entre 30 « types » diffé­rents, ce qui laisse tout de même de quoi voir venir, ces varia­tions jouant aussi bien sur la couleur que sur la durée. Si cette approche a le mérite d’être simple (tout le monde ne sait pas à quoi corres­pondent les diffé­rents para­mètres d’un délai ou d’une réverbe), ils sont parfois frus­trants pour qui est habi­tué à régler un effet. D’au­tant que les types sélec­tion­nables ne sont iden­ti­fiés que par des numé­ros et pas des noms, ce qui rend leur iden­ti­fi­ca­tion diffi­cile et deman­dera souvent de tous les essayer.

 

Le Voice­Live Touch récla­mera donc un certain temps de prépa­ra­tion de ses presets avant d’al­ler sur scène. Si les sons d’usine sont souvent très bons, ils pour­ront exiger au moins d’ajus­ter les niveaux.

Choeurs qui carburent

 

TC Helicon VoiceLive Touch

La grosse part du gâteau est tout de même l’har­mo­ni­seur. D’ailleurs, 8 touches lui sont inté­gra­le­ment dédiées dans l’in­ter­face. Il permet d’ajou­ter d’autres voix à votre chant (par exemple à la tierce, à l’oc­tave) pour faire comme si que vous aviez embau­ché toute une chorale. Ou au moins un groupe vocal. Là, les réglages sont plutôt évolués : on dispose de 15 « styles » diffé­rents, on peut acti­ver et désac­ti­ver à volonté chaque voix et chacune dispose de son réglage de volume, de pano­ra­mique et de « genre » (en fait, le formant).

 

L’har­mo­ni­seur peut fonc­tion­ner de façon « libre », suivre une gamme et une tona­lité (soit globale, soit diffé­rente par preset) ou être contrôlé par une source exté­rieure (un mix complet, une guitare ou un clavier MIDI) pour que les voix d’har­mo­nies soient justes avec le morceau joué (par exemple, choix entre la tierce majeure ou mineure). Notez qu’à l’op­posé de son « grand frère » le Voice­Live 2, le Voice­Li­ve­Touch ne permet pas de rentrer une gamme person­na­li­sée, mais ça devrait rare­ment poser de problème (peut-être aux jazz­men).

 

TC Helicon VoiceLive Touch

Cet harmo­ni­seur est redou­table. Il permet d’ob­te­nir soit des choeurs légers aptes à simple­ment épais­sir une partie de chant, soit de réali­ser des effets trans­for­mant tota­le­ment votre voix. Il est notam­ment possible de l’uti­li­ser comme octa­veur, en haut comme en bas qui permet­tra à un homme de chan­ter comme une diva d’opéra ou comme un méchant de film de SF. Bien sûr, la voix est ainsi déna­tu­rée. L’op­tion « diva » ne vous permet­tra pas de faire croire que Natha­lie Dessay est venue en guest, mais l’ef­fet est tout à fait utili­sable en un clin d’oeil.

 

Bon, et la guitare dans tout ça ? Elle peut être utili­sée de deux façons et le simple bran­che­ment d’un jack change la donne. Très malin ! On dispose pour la guitare d’une sortie (thru). Si on y branche un jack, ce qui est joué à la guitare contrôle les harmo­nies, mais la guitare n’est pas audible sur la sortie prin­ci­pale (celle du chant) : elle ressort inchan­gée et peut être envoyée vers des pédales d’ef­fet ou un ampli. Si l’on ne branche rien dans cette prise, la guitare passe par des effets et est mixée avec le chant sur la sortie prin­ci­pale. Elle peut aussi être utili­sée dans le looper que nous verrons plus loin. Ce système permet diffé­rentes confi­gu­ra­tions. La seconde solu­tion est par exemple excel­lente pour un chan­teur-guita­riste acous­tique qui fait un spec­tacle solo tandis que la première sera la préfé­rée des fondus de pedal-boards char­gés.

 

Mais il est temps de nous inté­res­ser au looper

Looper pas loupé

Avec l’har­mo­ni­seur, le looper est le second gros morceau du gâteau. La preuve est que pratique­ment la moitié de la docu­men­ta­tion lui est consa­crée, y compris une demi-douzaine de pages de conseils (très bien vus) sur le looping vocal. Serait-ce l’atout prin­ci­pal du produit ? Rappe­lons rapi­de­ment ce qu’est un looper : c’est un système d’en­re­gis­tre­ment qui permet d’em­pi­ler des boucles. Si vous êtes doué avec votre voix, vous pouvez ainsi réali­ser en live une instru­men­ta­tion complète. Le mieux est de regar­der par exemple ce qu’en fait Didier Lock­wood dans cette vidéo :

 

 

Ou encore ce qu’en fait ce démons­tra­teur (doué) :

 

 

Non seule­ment le looper du Voice­Live Touch est bien fichu, mais ses possi­bi­li­tés sont assez vastes et inté­res­santes. L’uti­li­sa­tion la plus simple consiste à utili­ser les deux boutons qui lui sont dédiés : un pour enre­gis­trer, l’autre pour arrê­ter ou (re)lancer la lecture. À ceci s’ajoute un « undo » qui permet d’ef­fa­cer la dernière boucle ajou­tée. Clas­sique et effi­cace.

 

Mais le Voice­Live Touch propose deux modes très inté­res­sants qui le rapprochent d’un sampleur de phrase : le mode « loops » et le mode « shots ». Dans le premier, on affecte des boucles à des empla­ce­ments mémoire et on peut ensuite les enchaî­ner de façon synchro­ni­sée, en passant libre­ment de l’un à l’autre façon groo­ve­box. Ce mode est vrai­ment bien fichu et effi­cace en live : si vous passez à un empla­ce­ment vide, la boucle précé­dente y est copiée (ce qui évite un blanc), mais vous pouvez aussi vider un empla­ce­ment pendant que vous enre­gis­trez sur ce même empla­ce­ment, ce qui permet par exemple d’en­re­gis­trer un solo sur un accom­pa­gne­ment, puis de ne jouer que le solo seul pour faire un break.

 

Le mode shots est un peu diffé­rent. Là, on affecte les boucles aux boutons norma­le­ment dévo­lus aux presets favo­ris et les boutons deviennent alors comme des pads de sampleur en mode trig­ger : un appui déclenche la lecture du début de la boucle, qui s’ar­rête si on relâche ou en déclenche une autre. De quoi jouer de véri­tables patterns ryth­miques ou remixer vos propres boucles. Notez que le Voice­Live ne dispose pas de mémoire perma­nente : tout est à faire en live.

 

En tous cas, ce looper est vrai­ment bien fichu. Et plutôt facile à utili­ser, ce qui n’est pas forcé­ment le cas du Voice­Live en géné­ral…

Tactique du tout tactile : talent, mais talon d’Achille

L’in­ter­face du Voice­Live Touch est « tout tactile ». Très à la mode ! En regar­dant l’ap­pa­reil, on se dit que c’est une bonne idée pour un truc destiné à la scène : pas un entou­rage de boutons pour ramas­ser de la pous­sière et l’hu­mi­dité, pas un potard dont le cabo­chon risque­rait de sauter sur un choc… Bref, rien de méca­nique. Sauf que je suis réservé sur le choix du tout tactile pour la scène.

 

 

TC Helicon VoiceLive Touch

Le gros inté­rêt du tactile est d’in­ter­agir avec des inter­faces chan­geantes. Si celle du Voice­Live avait été un écran tactile, chan­geant d’af­fi­chage en fonc­tion des fonc­tions utili­sées, j’au­rais sans doute crié au génie. Mais l’in­ter­face du Voice­Live Touch n’est pas un écran. C’est une simple surface lisse où les « boutons » sont séri­gra­phiés. Et là, on ne voit plus trop l’in­té­rêt par rapport à des boutons clas­siques qui permettent de mani­pu­ler un appa­reil fami­lier pratique­ment sans le regar­der. Un bouton clas­sique permet d’y garder le doigt posé tout en regar­dant le public et de donner la pres­sion néces­saire juste au moment de déclen­cher, votre doigt vous renvoyant alors la sensa­tion que vous avez bien appuyé. Avec l’in­ter­face tactile, c’est impos­sible. Non seule­ment le déclen­che­ment se fait dès le contact, mais il est néces­saire de regar­der pour appuyer au bon endroit, sur le bon bouton (et pas entre-deux ou sur deux à la fois) et seule une infor­ma­tion visuelle (l’al­lu­mage d’une led sur le Voice­Live) vous indique que vous avez bien « appuyé ». De plus, sur le Voice­Live, quelques potards pour pouvoir régler des effets en un tour­ne­main auraient été bien­ve­nus.

 

Au lieu de ça, tous les réglages se font avec un slider hori­zon­tal. Celui-ci est très bien fichu : c’est la seule partie de l’in­ter­face où le tactile est un réel plus, irrem­plaçable par un bouton clas­sique. En glis­sant lente­ment le doigt dessus, on fait défi­ler des para­mètres. Mais si on le fait glis­ser vive­ment, les chiffres défilent rapi­de­ment, puis ralen­tissent, comme si on avait lancé une roue. Un simple tap arrête le défi­le­ment. Ce slider est entouré de deux flèches, lesquelles offrent diffé­rentes fonc­tions.

 

TC Helicon VoiceLive Touch

Mais le problème du Voice­Live est aussi dans l’abus qui est fait de ce slider. Il sert à toutes les sauces et beau­coup de fonc­tions s’ob­tiennent par une « combi­nai­son » de touches avec le slider plus un autre « bouton ». Cette approche où il fait en quelque sorte office de touche shift ou contrôle ne serait pas forcé­ment idiote si des séri­gra­phies rappe­laient les combi­nai­sons, ce qui n’est pas le cas. Mora­lité, pendant les premières heures d’uti­li­sa­tion, il faut sans arrêt rouvrir la doc pour se rappe­ler des commandes basiques ! Agaçant.

 

Dernier point : l’af­fi­chage se fait par une fenêtre de leds trop petite pour affi­cher les noms complets de presets ou de para­mètres, lesquels doivent donc défi­ler. Cet affi­chage n’est pas un modèle de lisi­bi­lité. Mais pourquoi donc ne pas avoir mis un simple écran LCD de quelques lignes ?

 

L’in­ter­face n’est donc vrai­ment pas la plus grande réus­site du Voice­Live Touch. Enten­dons-nous bien : il ne pose aucun problème pour l’uti­li­sa­tion sur scène. Mais pour le para­mé­trage et les fonc­tions plus complexes ou celles que vous n’uti­li­sez pas souvent, il faudra garder la doc à portée de mains. Les deux d’ailleurs, car la Française et l’An­glaise (toutes deux à télé­char­ger) se complètent et quelques infor­ma­tions présentent dans l’An­glaise m’ont semblé manquer dans la française. Au final, le Voice­Live Touch est un para­doxe : très simple et acces­sible sur certains points, il devient complexe pour les fonc­tions évoluées.

 

Ajou­tons, concer­nant l’in­ter­face, qu’il existe un péda­lier en option avec 3 switchs qu’on peut affec­ter à son goût (parti­cu­liè­re­ment recom­mandé pour le looper). Celui-ci affiche un prix public de 50 €.

Et ça sonne ?

Oui, clai­re­ment. Ça sonne même très bien. La partie effet guitare est parti­cu­liè­re­ment bien adap­tée pour une guitare acous­tique. Quant à tous les effets dont on dispose pour la voix, il n’y a rien à redire : c’est propre, effi­ca­ce… Bref, comme toujours chez TC-Heli­con (enfin, ceux de leurs produits qui sont passés entre mes mains), le son est impec­cable.

 

Trop ? Ques­tion de goût, mais au mien, oui, un peu trop. Le Voice­Live Touch offre un son très propre et très produit, orienté grosse prod nord-améri­caine. Ce qui est une véri­table plus pour beau­coup de musi­ciens, mais pourra ne pas être au goût de tous. Ques­tion de style. Notez cepen­dant que si vous faites des petites scènes avec des sono­ri­sa­tions médiocres (et souvent pas de sono­ri­sa­teur), cette qualité sonore facile à diffu­ser est une véri­table aubaine et son côté très produit donnera un indé­niable vernis pro à votre pres­ta­tion.

 

Voici les quelques exemples audio réali­sés modes­te­ment par votre servi­teur. Des vidéos de démons­tra­tion sont dispo­nibles sur le site de TC Heli­con et leurs démons­tra­teurs sont autre­ment plus talen­tueux !

 

l’homme presse
00:0000:35
  • l’homme presse00:35
  • Emme­nez-moi00:35
  • 5e element00:04
  • clan­des­tino00:22
  • petit navire00:20

 

Conclu­sion

Enthou­siasmé au départ par le concept, je suis au final un peu mitigé sur le Voice­Live Touch qui mélange des aspects vrai­ment excel­lents et des scories agaçantes. De ce côté, je ne suis pas fran­che­ment convaincu par l’in­ter­face tactile et je suis passa­ble­ment surpris de certaines lacunes d’er­go­no­mie (à côté de belles trou­vailles) et par certaines complexi­tés. Mais le Voice­Live Touch est aussi bourré de quali­tés : en plus de sa qualité sonore irré­pro­chable, de l’in­tel­li­gence de certaines fonc­tions et de l’éten­due de ses possi­bi­li­tés (dont beau­coup n’ont pu être évoquées ici faute de place), il offre surtout un harmo­ni­seur perfor­mant et un excellent looper. Ce sont surtout eux qui justi­fient l’achat. À l’époque où je me produi­sais au chant + guitare, seul ou en duo, j’au­rais été vrai­ment ravi de dispo­ser d’un tel produit.

 

Points forts
  • concept original
  • de bonnes trouvailles
  • qualité de fabrication irréprochable
  • son très pro
  • harmoniseur et effets excellents
  • looper génial
  • pédalier optionnel peu coûteux
Points faibles
  • interface "tout tactile" discutable
  • impossibilité de triturer les effets en live
  • ergonomie perfectible
  • affichage médiocre
  • paramétrage parfois complexe

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