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A kind of Magix

Test de Magix Music Studio Deluxe 2005

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Magix Music Studio 2005 Deluxe
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Magix Music Studio 2005 Deluxe

Séquenceur généraliste de la marque Magix appartenant à la série Music Studio.

Une suite logicielle complète pour Home Studiste à moins de 50 € : l'affaire semble trop belle pour être vraie... Pourtant, avec Music Studio Deluxe 2005, Magix semble bien décidé à battre tous les records de rapport fonctionnalité/prix, quitte à en remontrer aux références du marché.

Une suite logi­cielle complète pour Home Studiste à moins de 50 € : l’af­faire semble trop belle pour être vraie… Pour­tant, avec Music Studio Deluxe 2005, Magix semble bien décidé à battre tous les records de rapport fonc­tion­na­lité/prix, quitte à en remon­trer aux réfé­rences du marché.


Quand on débute en MAO, beau­coup de ques­tions se posent quant à l’équi­pe­ment. Choi­sir maté­riels et logi­ciels n’est pas une mince affaire, en fonc­tion de son budget et de ses objec­tifs. Nombre de débu­tants se posent la ques­tion, qu’ils estiment cruciale, du choix de leur séquen­ceur. Cette dernière est certes impor­tante, mais beau­coup moins pour finir que bien d’autres éléments du home-studio. En défi­ni­tive, sur le résul­tat d’un morceau, le choix du séquen­ceur aura proba­ble­ment moins d’im­pact que la qualité du maté­riel utilisé, et infi­ni­ment moins que le talent du ou des musi­ciens, de la prise de son, du mixage, etc.

Ques­tion choix, il faudra le plus souvent opter pour Cubase ou Sonar sur PC, Logic ou Digi­tal Perfor­mer sur Mac, ou bien s’en remettre à l’offre free­ware (logi­ciels gratuits) en la matière.. C’est oublier qu’il existe entre ces deux solu­tions, l’une coûteuse et l’autre gratuite, de « petits » logi­ciels peu chers tel Cubase LE, Cake­walk Home-studio, etc. Versions déri­vées et simpli­fiées de leurs grand frères, ces logi­ciels peuvent s’avé­rer des choix tout à fait adéquats, appor­tant plus de possi­bi­lité que bien des free­wares (dont beau­coup sont excel­lents) sans avoir la lour­deur ou le coût des ténors du marché. Or, c’est l’un d’entre eux que nous allons tester aujour­d’hui : Magix Music Studio Deluxe 2005.

De la suite dans les idées

Music Studio Deluxe 2005 est en fait une suite logi­cielle compor­tant une partie MIDI et une partie audio, plus quelques utili­taires. Magix, son éditeur, n’est pas – loin s’en faut – le premier venu sur le marché des logi­ciels audio­nu­mé­riques puisqu’il édite égale­ment Sampli­tude, reconnu comme un excellent logi­ciel Direct-to-Disk à usage profes­sion­nel.

Magix Music Studio Deluxe est sensé offrir tous les outils de base pour être le cœur d’un home-studio : Séquen­ceur audio et MIDI, édition audio, gravure de CD… Nous allons voir ce qu’il en est.


Il y a un début à tout

Tout d’abord le manuel. C’est souvent un point où le bât blesse dans les logi­ciels « pas chers » (voire parfois dans les coûteux !). Ici, on dispose d’un petit manuel papier (une centaine de page) et d’une grosse version PDF de 708 pages ! Je vous avoue ne pas avoir lu l’in­té­gra­lité du PDF. Par contre, un excellent point est à signa­ler pour la version papier comme le PDF : non seule­ment ils sont plutôt bien faits, mais de plus ils sont rédi­gés dans un français clair et correct. Bref, on est loin ici de traduc­tions auto­ma­tiques ou réali­sées par des traduc­teurs n’ayant jamais vu un logi­ciel audio de leur vie (n’avez-vous jamais lu « prendre le poignée à droite du vague et tirer pour la onde allon­ger »).

Pas de ça ici : on ne décèle que quelques signes de traduc­tion, mais rien qui rende les manuels incom­pré­hen­sibles ou puisse susci­ter un doute quant au sens. De plus, le manuel comporte une excel­lente intro­duc­tion sur les bases de l’au­dio­nu­mé­rique, une quin­zaine de pages parfai­te­ment claires et détaillées permet­tant au plus « numé­rique­ment vierge » des utili­sa­teurs de comprendre les prin­cipes de la chose. Excellent !

Par contre, ces expli­ca­tions se retrouvent très (trop) large­ment dans les expli­ca­tions d’ins­tal­la­tion et de para­mé­trage, faisant ainsi un peu doublon. Qui a dit que l’art de l’en­sei­gne­ment était celui de la répé­ti­tion ? On déplo­rera aussi quelques points du manuel où les opéra­tions décrites ne corres­pondent pas tout à fait aux déno­mi­na­tions dans le logi­ciel. Rien de catas­tro­phique, mais on loupe la perfec­tion. De même par un certain manque d’images. Les déno­mi­na­tions parfois pas suffi­sam­ment précises pour le débu­tant se seraient volon­tiers accom­mo­dées de plus de photos d’écrans.

Enfin, c’est parfois à se deman­der si le début du manuel n’a pas été écrit au siècle dernier : il évoque des cartes son 8 bits et la ques­tion du full duplex, ques­tion qui ne se pose plus depuis bien long­temps.
Concer­nant l’ins­tal­la­tion, par contre, il n’y a aucun descrip­tif précis d’ins­tal­la­tion Windows. Ce n’est pas gênant pour qui a déjà pratiqué l’exer­cice, mais les vrais débu­tants en infor­ma­tique auront inté­rêt à avoir lu « Windows pour les nuls » avant. Ceci dit, l’ins­tal­la­tion auto­ma­tique fonc­tionne bien et la plupart des gens ne connaî­trons pas de soucis à cette étape. Mais quitte à avoir fait la démarche d’ex­pliquer (fort bien) quelques notions de base aux débu­tants, c’est dommage d’avoir manqué ça.

Passé l’ins­tal­la­tion, l’en­re­gis­tre­ment en ligne se fait sans problème même s’il surprend : on ne demande pas de numéro de série. Juste l’e-mail, les noms, adres­se… et une foule de ques­tion dont on se demande quel rapport elles peuvent avoir avec la chou­croute ! (Possè­dez vous un DVD ? Etc.). Le marke­ting Inter­net est vrai­ment en route. Heureu­se­ment, nulle obli­ga­tion de répondre à ces dernières ques­tions.

Un petit tour dans la zone de support / télé­char­ge­ment pour les dernières mises à jour… Effec­ti­ve­ment, il y a un patch de 10 Mo à télé­char­ger, lequel corrige un certain nombre de bugs et apporte quelques fonc­tion­na­li­tés supplé­men­taires. Rien d’anor­mal pour un logi­ciel fraî­che­ment sorti, mais on se demande comment font ceux qui n’ont pas Inter­net ! Quoi qu’il en soit, l’ins­tal­la­tion du patch est très rapide et extrê­me­ment simple.

Sur ce chapitre (manuel, instal­la­tion, enre­gis­tre­ment), la note est donc très bonne. Surtout compte tenu du prix du produit.

 

Magix Music Studio, pour qui ?

La ques­tion sous-jacente à ce genre de test est quand même de savoir si ce qui semble s’an­non­cer comme une petite merveille à bas prix peut concur­ren­cer ou non les gros logi­ciels du marché.

La réponse saute vite aux yeux : sur plein d’as­pects que nous évoque­rons au fur et à mesure, ce logi­ciel reste clai­re­ment en dessous des ténors du marché et s’adresse clai­re­ment au débu­tant en MAO, au musi­cien amateur ou au musi­cien profes­sion­nel qui souhaite s’en tenir au mini­mum au niveau home-studio pour se consa­crer de préfé­rence à la pratique instru­men­tale (si si, ça existe !).

Nous verrons cepen­dant que les choses ne sont pas forcé­ment aussi tran­chées que cela. Ce point étant réglé, voyons un peu ce que ce logi­ciel est capable de faire pour son « cœur de cible ».

Drivers et configs

Magix Music Studio 2005

Détail crucial dans un logi­ciel audio­nu­mé­rique : les drivers. D’eux dépendent en effet la possi­bi­lité d’ex­ploi­ter telle ou telle carte son, mais c’est aussi la qualité de ces derniers qui déter­mi­nera l’ef­fi­ca­cité de votre confi­gu­ra­tion. Ici, on a une curio­sité et un premier point très posi­tif. Les logi­ciels savent fonc­tion­ner sur drivers ASIO. Ce qui les rend compa­tibles avec la quasi tota­lité des cartes audio du marché dédiées au home-studio ou à l’usage profes­sion­nel. On ne parle pas ici des cartes « haut de gamme » grand public qui ne fonc­tionnent pas forcé­ment en ASIO.

Mais qu’en est-il pour les cartes son « grand public », juste­ment ? Eh bien, ça fonc­tionne aussi (ouf), mais moins bien. En fait, les logi­ciels fonc­tionnent selon des drivers spéci­fiques EMAGIC qui sont ensuite adap­tés (« wrap­pés ») pour être compa­tibles avec le stan­dard MME de Windows, par exemple
.
Un 'wrap­per’ est pour résu­mer un logi­ciel qui agit comme un traduc­teur entre deux logi­ciels pour leur permettre de causer entre eux. Forcé­ment, c’est moins bien qu’une gestion directe des drivers : ça fait de la consom­ma­tion de ressources inutile et un point de passage supplé­men­taire pour les données infor­ma­tiques. Il est vrai­ment dommage qu’un produit ciblant a priori une clien­tèle d’ama­teurs n’in­tégre pas une gestion directe de drivers compa­tibles avec les cartes audio grand public. Ce qui ne veut abso­lu­ment pas dire qu’il faille une carte ASIO pour s’en servir, loin s’en faut.

Pour effec­tuer ce test, je me suis dit que le mieux était de me mettre dans la situa­tion d’une grande partie des ache­teurs poten­tiels d’un tel produit. Je l’ai donc installé en premier lieu, non pas sur mon PC de studio, mais sur mon PC de bureau que je réserve à un usage géné­ra­liste : bureau­tique, inter­net, un peu de graphis­me… Ensuite seule­ment, je suis passé sur mon ordi­na­teur de studio.

Confi­gu­ra­tions utili­sées pour le test :

Ordi­na­teur de bureau
Athlon 1300 XP
Mémoire vive 512 Ko
Disque dur 40 Go
Carte son : vieille Sound­Blas­ter PCI
OS : Windows98SE

Pas du tout opti­misé pour l’au­dio, je l’uti­lise cepen­dant parfois pour ça. Cette machine fonc­tionne pas mal du tout au niveau perfor­mances, mais n’est pas un modèle de stabi­lité compte tenu de la multi­tude de logi­ciels variés qu’elle comporte, du fait qu’elle serve à tester moult free­wares (dont la désins­tal­la­tion n’est pas toujours forcé­ment propre) et qu’elle ait besoin d’une bonne remise à neuf du système. Bref, la confi­gu­ra­tion type qu’on trou­vera chez beau­coup d’uti­li­sa­teurs lambda pas trop calés en infor­ma­tique.

Ordi­na­teur de studio
Portable P4 2.66 GHz
mémoire vive 1 Go
Disque dur 120 Go 7400 Tr/min + un disque externe (USB / fire­wire) 160 Go
Carte son RME Multi­face
OS : Windows XP Pro opti­misé pour l’au­dio. Il ne fait que ça et, hors des logi­ciels audio, il ne comporte que quelques utili­taires qui fonc­tionnent sur des exécu­tables auto­nomes, sans DLL ou inscrip­tions dans la base de registres. Bref, un ordi­na­teur de studio, quoi.

 

La suite de Monsieur est avan­cée

Comme nous l’avons dit, le « logi­ciel » Magix Audio Studio Deluxe est en fait une suite logi­cielle. C’est à dire un ensemble de softs couvrant tout un domaine d’ac­ti­vité.

Cette suite se compose de :

  • Magix MIDI Studio, un séquen­ceur MIDI
  • Magix Audio Studio, un séquen­ceur audio (ou encore direct-to-disk)
  • Magix Print Studio, un petit logi­ciel pour réali­ser jaquettes et étiquettes de CD, DVD, K7 VHS
  • Magix Media Mana­ger, un logi­ciel multi­fonc­tion faisant à la fois office de lecteur audio et vidéo, mais égale­ment de logi­ciel de gravure.

Bref, de quoi assu­rer la produc­tion complète d’un album ! Et tout ça pour 50 euros !

Magix MIDI Studio

Le test à propre­ment parler commence donc par le MIDI Studio, lequel est dérivé d’une vieille version de Logic, datant l’époque où Apple n’avait pas encore racheté Emagic. Le logi­ciel propose une inter­face clas­sique, mais au look très obso­lète. Bref, c’est moche, même si certains snobs pour­ront évoquer le charme « vintage » qui s’en dégage.

Magix MIDI Studio

MIDI Studio est passa­ble­ment promet­teur : séquen­ceur MIDI très complet, il permet en outre d’uti­li­ser des instru­ments VST. Un certain nombre sont d’ailleurs livrés avec. Passé la laideur de l’in­ter­face, on entre dans l’ou­til de travail. Rien que du très clas­sique. Des pistes sur lesquelles on arrange ses séquences, une console pour le mixa­ge…

Ce logi­ciel laisse une curieuse impres­sion : il est à la fois plein d’ex­cel­lentes idées, dispose de fonc­tions puis­santes, mais donne en même temps une impres­sion de «  pas fini  », de fouillis, avec une multi­tude de petits détails prodi­gieu­se­ment agaçants quand on pratique des logi­ciels plus pro.

Faisons donc un petit tour du meilleur et du pire.


Viva VST !

Le premier aspect inté­res­sant dans MIDI Studio, c’est la possi­bi­lité d’uti­li­ser des instru­ments virtuels VSTi mais aussi des effets DX et VST (un certain nombre sont livrés, du très médiocre au pas mal du tout). Cette ouver­ture à la tech­no­lo­gie VST ne manque pas d’in­té­rêt : elle permet à l’uti­li­sa­teur d’ex­ploi­ter la masse énorme d’ins­tru­ments et d’ef­fets free­ware dispo­nibles sur le Net. Et dans le lot, il y en a d’ex­cel­lents.

Concer­nant ceux livrés d’ori­gine, quelques uns retiennent l’at­ten­tion :

Magix FM1x

Côté instru­ments, on évoquera d’abord FM1x, un « synthé­ti­seur FM » (la fameuse synthèse du légen­daire DX7) qui sonne pas mal du tout. Ses para­mètres restent simples et on obtient vite des résul­tats inté­res­sants.

Atten­tion : pas ques­tion ici de jouer sur les algo­rithmes comme dans un DX ou une de ses émula­tions. Par contre, on obtient rapi­de­ment des sons FM (notam­ment percus­sifs) très bons sans devoir deve­nir une bête en program­ma­tion. Un très bon produit.

Magix VAX9

Repre­nant l’in­ter­face et les fonc­tion­na­li­tés de l’ES-1 d’Ema­gic, VAX9 est pour sa part un synthé­ti­seur à modé­li­sa­tion analo­gique au look pour le moins moderne : il génère surtout des pads qui tiennent vrai­ment la route.

 

Les autres instru­ments sont plus anec­do­tiques. Certains sont médiocres, mais l’im­pres­sion géné­rale est miti­gée. Ce n’est pas mauvais, mais on trouve aussi bien meilleur. En revanche, tous ont l’im­mense avan­tage d’être extrê­me­ment faciles à abor­der. De quoi permettre au débu­tant de se lancer très vite et de dispo­ser quasi immé­dia­te­ment d’une large palette de sons corrects pour travailler. Ce dernier pourra ensuite peau­fi­ner la chose et créer ses propres sons, décou­vrir des bases de synthèse dans des envi­ron­ne­ments simples (aucun n’a énor­mé­ment de réglages). De quoi se faire plai­sir et créer rapi­de­ment ses propres sons avant d’al­ler plus loin. Et rappe­lons que ceux qui ne satis­font pas de ces instru­ments four­nis pour­ront en trou­ver d’ex­cel­lents gratuits ou peu chers sur le net.

Côté effets, en revanche, on ne peut pas dire que ce soit la fête ! On dispose certes de tous les effets de base (reverb, delay, chorus, flan­ge…) et de quelques effets « spéciaux », mais rien n’est vrai­ment trans­cen­dant et les inter­faces sont vrai­ment basiques. S’il y large­ment de quoi démar­rer, on aura donc tout inté­rêt à complé­ter son set de plug-ins par d’autres effets plus convi­viaux et plus inté­res­sants.

Au final, que ce soit au sujet des effets ou des instru­ments virtuels, Magix s’est appliqué à four­nir un bon kit de départ, mais si l’édi­teur alle­mand semble avoir privi­lé­gié la quan­tité à la qualité. Il faudra donc large­ment le complé­ter, ce qui recon­nais­sons-le, est toujours le cas quand on achète un séquen­ceur. A noter enfin que les instru­ments sont dans un format proprié­taire : vous ne pour­rez donc pas, a priori, les utili­ser avec une autre appli­ca­tion.

 

Wave player

Magix MIDI Studio

Non, il ne s’agit pas de jouer au surfeur ! En fait, il s’agit d’un sampleur de phrases inté­gré direc­te­ment au logi­ciel (ce n’est pas un plug-in) et très simple d’uti­li­sa­tion.

On affecte un fichier audio à une note d’un clavier virtuel (contrô­lable par un clavier MIDI externe ou par une piste spéciale) et ce fichier sera joué à chaque déclen­che­ment de la note. Son volume, mais égale­ment un certain nombre de para­mètres sont sensibles à la vélo­cité. On dispose ainsi pour chaque note (donc fichier) d’un filtre réson­nant, d’une enve­loppe Attack Decay avec réglage de sensi­bi­lité à la vélo­cité et d’un VCA, égale­ment sensible à la vélo­cité. Un outil génial et créa­tif : que du bonheur !

Un regret toute­fois : seuls les fichiers .wav sont accep­tés dans le Wave Player, ce qui le ferme a priori aux innom­brables boucles que l’on trouve sur Inter­net en télé­char­ge­ment libre et qui sont dans la plupart des cas en mp3. Il faudra donc les conver­tir en wav pour les utili­ser. Dommage. N’em­pêche que ce sampleur est une petite merveille.

 

Et le reste ?

Magix MIDI Studio

Le reste n’a rien d’anec­do­tique, telles les possi­bi­li­tés de synchro­ni­sa­tion (SMPTE, MMC…) qui permettent de synchro­ni­ser le logi­ciel avec des machines audio ou vidéo, et de travailler du son pour l’image, grâce notam­ment à un lecteur vidéo synchro­nisé capable de lire les fichier mov, avi et mpg !

De même, on dispose de mémo­ri­sa­tions d’af­fi­chages. C’est à dire que vous pouvez rappe­ler en un clic une dispo­si­tion complète de fenêtres. Le soft four­mille de telles fonc­tions qu’on trouve plus géné­ra­le­ment sur des « gros » logi­ciels et dont on ne s’at­ten­drait vrai­ment pas à dispo­ser dans un logi­ciel à 50 euros ! Alors, parfait ? Pas tout à fait.

MIDI Studio : les points noirs

Ne rêvons pas en effet. Le logi­ciel a beau être rempli de fonc­tions formi­dables et éton­nantes, il accu­mule aussi une foule de petits points noirs qui sont souvent agaçants. Il est par exemple très facile de placer un marqueur, beau­coup moins de l’ef­fa­cer. La touche Echap ouvre la boîte à outil à la posi­tion du curseur de la souris : excel­lente idée. Mais comment fait-on pour la fonc­tion normale dévo­lue à la touche Echap, si l’on est entré dans une zone de texte et que l’on veut en sortir sans modi­fi­ca­tion ? Mystère !

Mais le pire tient dans la latence géné­rée par le logi­ciel. Magix annonce 200 ms dans la docu­men­ta­tion ! Et ça, c’est une catas­trophe. Ça signi­fie qu’entre l’ap­pui sur une touche du clavier et le début du son de la note jouée, il s’écoule 1/5e de seconde. Comment jouer d’un instru­ment au clavier dans de telles condi­tions ? Impos­sible ! Cela peut aussi beau­coup compliquer les enre­gis­tre­ments et c’est assu­ré­ment le gros gros point noir du logi­ciel.

Console de Magix MIDI Studio

Autre regret : pratique­ment rien n’est réglable dans la fenêtre d’ar­ran­ge­ment. Toutes les opéra­tions de mixage, d’af­fec­tion d’ef­fets etc. doivent donc se faire sur la console. Agaçante, la chose n’au­rait rien de rédhi­bi­toire si la console n’était pas aussi limi­tée sur certains aspects.

Il n’y a par exemple pas d’in­sert d’ef­fet sur les pistes d’ins­tru­ments virtuels, juste 4 auxi­liaires qui peuvent chacun rece­voir 3 effets : on se retrouve vite limité. De même, pas de bus (ou sous-groupe) séparé à part les auxi­liaires. Chaque piste ne peut donc être routée que vers la sortie prin­ci­pale et il est impos­sible d’en faire passer certaines vers un rack d’ef­fets et de sortir celui-ci vers la sortie prin­ci­pale.

On dispose de pistes audio, mais pas de possi­bi­lité enre­gis­trer direc­te­ment de l’au­dio dans le logi­ciel. Grrr ! Enfin, la console se comporte bizar­re­ment.

Pour preuve, l’en­clen­che­ment du bouton « solo » sur une piste d’ins­tru­ment virtuel ne fait pas taire les pistes MIDI. Pour entendre votre instru­ment virtuel seul, il faudra muter à la main toutes les pistes MIDI. De même, pas moyen d’écou­ter en solo un des bus d’ef­fets.

 

Conclu­sion pour MIDI Studio

Edition matricielle sous Magix MIDI Studio

Epous­tou­flant pour les possi­bi­li­tés qu’il offre, ce logi­ciel agace aussi par ses quelques graves défauts. On en vient à se deman­der si l’édi­teur n’a pas volon­tai­re­ment bridé certaines fonc­tion­na­li­tés (comme la latence) pour éviter la concur­rence avec ses gros logi­ciels plus chers. Et c’est vrai­ment dommage : on dispose d’énor­mé­ment de fonc­tions, mais utili­sables de façon rela­ti­ve­ment bancales. Vaut-il alors ses 50 euros ? Il n’y aurait que MIDI Studio, on pour­rait se poser la ques­tion. Or, ce dernier n’est pas le seul du pack Magix Music Studio. Il y entre autres …

Magix Audio Studio

Atten­tion, mesdames zééé messieurs ! Tada­dam ! Chan­ge­ment de décor. Au lance­ment, on en vien­drait à douter que ce logi­ciel vienne du même éditeur que MIDI Studio.
Magix Audio Studio

Rien qu’au niveau du design de l’in­ter­face, on entre dans un tout autre monde : sans être un premier prix de beauté, on sent qu’avec Audio Studio, on est déjà dans le plus sérieux. Le look est rela­ti­ve­ment contem­po­rain et quoi qu’as­sez simple, très agréable à l’usage. Les couleurs évitent le criard, les images sont précises, les infor­ma­tion clai­res… Bref, c’est un vrai plai­sir de travailler dessus pendant des heures.

Au niveau du contenu, on a du mal à y croire en regard du prix ! Tout en restant simple d’uti­li­sa­tion, le produit s’avère très complet. Les concepts sont clairs, les fonc­tions tombent sous la main… et sous la souris, car on a enfin des menus contex­tuels avec le clic droit dans lesquels on trouve les fonc­tions et réglages rela­tifs à l’en­droit où l’on se trouve.

Quand aux fonc­tions, il y a large­ment de quoi réali­ser de belles maquettes, de belles démos, voire peut-être un album pro. Eh oui ! La bête possède en effet l’es­sen­tiel des fonc­tions de base qu’on est en droit d’at­tendre de tout séquen­ceur audio aujour­d’hui. C’est à dire bien plus de possi­bi­li­tés que n’en avaient les studios pros il n’y a même pas 20 ans, ce qui est somme toute assez logique puisque Magix Audio Studio est en fait un Sampli­tude Light.

Magix Audio Studio

La présen­ta­tion et le concept sont clas­siques. On travaille en gros dans trois espaces.

  • La fenêtre d’ar­ran­ge­ment dans laquelle on crée et gère les pistes audio et leur contenu, on édite les prises
  • l’édi­teur d’objet qu’on verra tout à l’heure
  • la console avec laquelle on mixe

Comme il ne s’agit pas ici de faire un cours sur l’uti­li­sa­tion du logi­ciel, mais d’en montrer les scories et les perles, je n’en­tre­rai pas dans le détail du mode de travail. Mais il y a quelques points qui méritent qu’on s’y arrête.

Résu­mons d’abord à l’adresse de ceux qui n’ont jamais travaillé avec un logi­ciel de séquen­ceur audio la façon dont ça se passe. Pour enre­gis­trer, vous créez une piste (vous pouvez théo­rique­ment en avoir jusqu’à 64.. si votre ordi­na­teur suit). Après avoir préparé cette piste pour l’en­re­gis­tre­ment (quelques éven­tuels réglages) vous enre­gis­trez votre source audio dessus (micro, instru­ment, source logi­ciel­le…) et vous obte­nez ensuite sur la piste un « clip » audio corres­pon­dant à votre enre­gis­tre­ment. Un clip étant un rectangle, d’une longueur corres­pon­dant à l’en­re­gis­tre­ment, que vous allez ensuite pour­voir (si néces­saire) copier, coller, dépla­cer sur d’autres pistes et d’avant en arrière dans le morceau, que vous allez pouvoir décou­per, modi­fier, agglo­mé­rer avec d’autres clips (par exemple d’autres prises) pour créer de nouveaux clips.

Les clips sur ces pistes peuvent aussi conte­nir des boucles prove­nant des 5 synthés du logi­ciel. Lesquel sont :

  • Beat­Box : une boite à rythme compor­tant des kits et des pattern. On peut évidem­ment program­mer ses propres patterns et impor­ter des sound­fonts pour les kits.
  • Copper, un step séquen­ceur acide avec auto­ma­tion
  • Drum’n bass qui, comme sont nom l’in­dique, produit des séquences de batte­rie et basse dans le style D&B
  • LiVid, une boîte à rythme qui propose des rythmes prépro­gram­més dans diffé­rents styles (pop, rock, funk et latin) multi­plié par 4 types avec 5 varia­tions (intro, verse, bridge, chorus, outro, fill in) et des réglages (shuffle, huma­nize, style de char­ley, de ride et de caisse claire (stick, side, rim shot))
  • Robota, une sympa­thique boite à rythme « vintage » compre­nant un step séquen­ceur et des géné­ra­teurs de son.
Magix Audio Studio Magix Audio Studio Magix Audio Studio
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Aucun des ces cinq synthé­ti­seur n’est «  boule­ver­si­fiant  » mais aucun n’est mauvais non plus. Pour les situer, on trouve aussi bien, voire parfois meilleur dans l’offre free­ware et parfois pire dans les instru­ments virtuels payants ! Ça reste de bons produits qui offrent en plus l’avan­tage de permettre de réali­ser de belles choses rapi­de­ment et simple­ment : un point qui est loin d’être négli­geable pour un débu­tant en MAO, qui a déjà l’in­for­ma­tique musi­cale à ingur­gi­ter, plus le séquen­ceur à apprendre et maîtri­ser. N’ou­blions pas que des synthé­ti­seurs logi­ciels peuvent exiger le même appren­tis­sage que des machines hard­ware.

On béné­fi­cie donc ici de cinq instru­ment virtuels hyper rapides à mettre en œuvre et qui sonnent. C’est déjà beau­coup. Le petit bémol étant qu’ils sont tous plutôt dédiés aux musiques élec­tro­niques à l’ex­cep­tion de LiViD.

Et ce n’est pas tout ! Dans les très bonnes choses issue de ce logi­ciel, notons dans l’ap­proche de travail une démarche tout à fait inté­res­sante et qui fait le bonheur des utili­sa­teurs de Sampli­tude depuis des lustres : la gestion des clips en tant qu’objet audio, lesquels peuvent rece­voir un certain nombre de trai­te­ments avant mixage.

Séquen­ceur Orienté Objet

En effet, en double cliquant sur un clip audio, on ouvre une fenêtre « Editeur objet ». Et là, on commence à se pincer pour se deman­der si on rêve ! On peut régler le volume et le pano­ra­mique du clip, ce qui peut souvent être plus pratique que de le faire dans la console, notam­ment si on a des clips très diffé­rents sur une même piste.
Magix Audio Studio

D’autres mani­pu­la­tions de base sont possibles : on peut aussi inver­ser les canaux gauche et droit d’un clip stéréo ou réduire au silence l’un, l’autre ou les deux.

On dispose égale­ment d’in­for­ma­tions précises sur la posi­tion du clip, son début, sa fin, sa durée, le moment de départ de l’onde sonore si celle-ci ne commence pas au début du clip.

Or tout est modi­fiable, de sorte qu’on peur posi­tion­ner parfai­te­ment ses clips audio. Une fonc­tion­na­lité vrai­ment pratique donc, mais qui touche vrai­ment au génie dans le mesure où cet éditeur propose une grande variété de trai­te­ments plus évolués.

Magix Audio Studio

Pour commen­cer, on dispo­ser d’un nettoyeur de son qui permet de suppri­mer un bruit para­site dans le signal audio. Pour peu que vous ayez un bout du bruit seul pour lui permettre de le recon­naître, ce nettoyeur fait extrê­me­ment bien son travail.

Je l’ai notam­ment testé sur une mauvaise prise de guitare où figu­raient une harmo­nique diffi­cile à chas­ser à l’équa­li­seur et un bruit de fond lié au maté­riel médiocre utilisé lors de l’en­re­gis­tre­ment. Il a fait merveille.

Bien sûr, une réso­nance harmo­nique de guitare ne se supprime pas comme ça et le spectre en pâtit quelque peu, mais en jouant sur les réglages, on peut obte­nir un moyen terme tout à fait satis­fai­sant à partir d’une prise vrai­ment médiocre. Cet outil peut aussi être utilisé dans une approche d’ef­fet : faites lui « reni­fler » un bout de son, puis utili­sez le nettoyeur pour le sous­traire à un autre son. On peu obte­nir des résul­tats tout à fait inté­res­sants.

Si j’en reviens à l’exemple de ma prise guitare, le micro utilisé rendait le son assez criard. En prenant une queue de sustain de note aiguë et en sous­trayant partiel­le­ment ce son à la prise, j’ai réussi à obte­nir un son beau­coup plus doux, perdant certes du réalisme, mais tout à fait inté­grable dans un mix. Une merveille.

Magix Audio Studio

Un rack d’ef­fet 'SoundFX’ est égale­ment de la partie : dispo­nible égale­ment dans la console, il peut être inté­res­sant d’uti­li­ser ce rack au niveau d’un clip, ne serait-ce que si l’on a plusieurs clips diffé­rents d’ins­tru­ments diffé­rents sur une même piste. Ce rack d’ef­fets prédé­fi­nit comprend :

  • un égali­seur graphique 10 bandes
  • un compres­seur
  • un simu­la­teur d’am­pli guitare
  • une reverb + delay

Rien de tout ça ne boxe dans la même caté­go­rie des ténors du marché, mais ça tient nette­ment la route.

Magix Audio Studio

Autre effet présent : un voco­deur, avec une présé­lec­tion de wav pour modu­ler (le « carrier »). On peut évidem­ment choi­sir un extrait sonore person­na­lisé, une piste du projet ou un mélange des deux. Il comporte de nombreux réglages permet­tant vrai­ment des choses inté­res­santes.

On conti­nue la visite avec deux empla­ce­ments pour effets, dans lesquels on peut mettre soit un des effets clas­siques livrés avec Magix Music Studio (Chorus, delay, Flan­ger, Filter) soit un plug-in d’ef­fet externe, au format DX ou VST.

Plus incroyable encore sur un logi­ciel de ce prix, un algo­rithme de time stret­ching / pitch shif­ting est aussi fourni. Et il s’avère d’ex­cel­lente facture au demeu­rant. J’ai par exemple trans­posé une basse de deux octaves vers le haut sans entendre d’ar­te­facts !

Avec l’éga­li­seur FFT, j’ai gardé le meilleur pour la fin. Je ne vais pas expliquer ici qu’est, dans le détail, un EQ FFT. Pour résu­mer, cachez simple­ment que ça offre des possi­bi­lité d’éga­li­sa­tion très impor­tantes en limi­tant les défor­ma­tions de timbres propre aux égali­seurs « clas­siques », qu’il soit numé­rique ou analo­gique.

Magix Audio Studio

Ici, l’éga­li­seur affiche la courbe de fréquence du clip (oui oui, comme un analy­seur de spectre). On peut ensuite tracer direc­te­ment à la souris sa propre courbe d’éga­li­sa­tion et l’éga­li­seur nous affiche le résul­tat spec­tral. On a donc trois courbes : le spectre d’ori­gine (bleu) la courbe de l’uti­li­sa­teur (rouge) et la résul­tante (jaune).

L’ou­til permet de réali­ser des égali­sa­tions très douces et discrètes, mais égale­ment des choses beau­coup plus radi­cales. J’ai par exemple fait le test de réali­ser une égali­sa­tion en peigne sur une prise de guitare folk et j’ai obtenu des sons très très spéciaux. On est carré­ment dans le sound design. Nuit blanches scot­ché à l’écran et aux enceintes en vue !

Et ce n’est pas tout car l’équa­li­seur FFT permet ici d’en­re­gis­trer l’éga­li­sa­tion d’un extrait audio pour la repro­duire sur un autre extrait audio ! Comme on retrouve aussi cet égali­seur au niveau du master de la console, ça permet théo­rique­ment de copier l’éga­li­sa­tion d’un morceau super bien produit pour le coller sur votre mix !

Ne rêvons pas tout de même. Ce n’est pas avec ça que l’on peut faire sonner son mix simple­ment comme la meilleure prod du moment. Trop d’élé­ments entrent en jeu, notam­ment au niveau prise de son et du mixage. Mais ça offre quand même pas mal de choses. Notam­ment au niveau péda­go­gique parce que ça permet géné­ra­le­ment d’en­tendre immé­dia­te­ment ce qui ne va pas dans un mixage. Si par exemple la basse est sous-mixée ou mal équa­li­sée, appliquer au mix géné­ral l’éga­li­sa­tion géné­rale d’un morceau qui a de bonnes basses donnera un résul­tat… pour le moins mauvais : toutes les fréquences basses des autres pistes seront remon­tées, donnant un mix sourd. Par contre, l’ana­lyse du résul­tat va permettre de savoir où il faut revoir sa copie.

Cette copie d’éga­li­sa­tion est enfin un formi­dable outil à effets spéciaux. On peut juste lui repro­cher deux petites choses : de n’avoir aucune échelle (aucune indi­ca­tion des fréquences ou de la dyna­mique) et de ne pas auto­ri­ser le tracé de la courbe autre­ment qu’à main levée, sans niveaux de zoom, sans poignées…

Quand on sait qu’il y a quelques années, Stein­berg avait sorti un plug-in simi­laire vendu dans les 300 euros, il y a de quoi appré­cier une telle fonc­tion, certes un peu moins évoluée, dans un logi­ciel à 50 euros !

Pour en termi­ner avec les détails qui tuent, évoquons à présent la fonc­tion Elas­tic Audio Easy. Vous avez entendu parler d’Au­to­tune ? C’est un plug-in qui permet de réajus­ter des prises fausses. Ca ne ré-accorde certes pas une piste de guitare désac­cor­dée, mais ça permet de corri­ger dans certaines condi­tions une voix mal ajus­tée, par exemple.

Elas­tic Audio Easy est un peu dans le même esprit. Sauf qu’il ne sait pas, lui, travailler auto­ma­tique­ment. Par contre, il sépa­rer les notes d’un enre­gis­tre­ment audio mono et vous permet ensuite de les mani­pu­ler pour en réajus­ter la hauteur, soit par dépla­ce­ment de blocs maté­ria­li­sant les notes, soit par retouche d’une courbe. La mani­pu­la­tion demande un peu de temps mais se révèle effi­cace. Rien ne remplace jamais une bonne prise, bien sûr mais la chose trou­vera indé­nia­ble­ment son utilité. Une prise est excel­lente au niveau expres­sion, musi­ca­lité, swing, comporte parfois UNE fausse note, un pain. Il serait vrai­ment dommage de mettre à la poubelle un beau swing de basse ou un petit solo de gratte rien pour ça. Or, dans ce contexte, Elas­tic Audio Easy peut sauver la mise.

Elle peut aussi permettre de faire un travail de fond sur des boucles issues de biblio­thèques commer­ciales ou récu­pé­rées sur le web. Imagi­nez un beau petit vocal a capella fémi­nin que vous aime­riez tant placer en back vocal dans votre chan­son. Seule­ment, une des notes chan­tée le met hors de la tona­lité de votre morceau. Voilà un moyen de corri­ger la chose et de pouvoir exploi­ter ce sample.

 

Et le reste ?

Magix Audio Studio offre encore de nombreuses possi­bi­li­tés qu’il serait trop long d’ex­plo­rer. Elles sont essen­tiel­le­ment clas­siques, telles qu’on peut les attendre d’un séquen­ceur audio d’aujour­d’hui sans aller jusqu’aux usines à gaz que sont les Cubar et autre Sonic.

Notons qu’on dispose d’au­to­ma­tions, avec courbes éditables à la souris, d’une console bien fichue et effi­cace et de pas mal de fonc­tions qui simpli­fient le travail et offrent de larges ouver­tures à votre créa­ti­vité sans vous noyer dans trop de tech­nique.

Bref, large­ment de quoi enre­gis­trer et produire un morceau complet. Bien sûr il y a des faiblesses. Le posi­tion­ne­ment des objets est parfois peu précis. De même, les boucles des synthés ont tendance à subir léger déca­lage si elles sont trop longues mais la chose peut se corri­ger en mettant de préfé­rence plusieurs boucles courtes iden­tiques à la place d’une longue.

Conclu­sion

A côté de Magix Audio Studio, tout le reste de la suite fait pâle figure, y compris hélas de MIDI studio qui, en défi­ni­tive, est rela­ti­ve­ment déce­vant. Au rang des goodies sympa­thiques, on évoquera la présence d’ou­tils permet­tant de tout faire jusqu’au CD et sa jaquette. Tout ça pour 50 euros !

Or, Magix Audio Studio à lui seul justi­fie large­ment cet inves­tis­se­ment passa­ble­ment modeste en regard des pres­ta­tions propo­sées.

C’est un excellent choix pour le débu­tant en MAO ou le musi­cien qui souhaite dispo­ser d’un bon logi­ciel pour réali­ser des enre­gis­tre­ments maison sans trop se plon­ger dans les arcanes de la MAO. J’irais même jusqu’à dire qu’un « pro » (ou amateur confirmé) qui n’a pas Sampli­tude ou un des ses équi­valent serait bien avisé de dispo­ser de l’Au­dio Studio sur son disque dur pour quelques utili­sa­tions complé­men­taires avec ses « gros » logi­ciels. Preuve d’ailleurs de la qualité du produit : après le test, j’avais pensé donner le logi­ciel à une amie qui souhai­tait faire des musiques pour mettre sur ses vidéo. Et tout compte fait, j’ai changé d’avis : je me le garde !

Les plus, les moins
Les plus
[+] Un super rapport qualité/prix
[+] Audio studio peut permettre un travail pro
[+] Offre logi­cielle complète
[+] Instru­ments virtuels compris dans le lot
[+] Des fonc­tions qu’on atten­drait pas d’un logi­ciel à ce prix
[+] Drivers ASIO
[+] Synchro­ni­sa­tion profes­sion­nelle
[+] Fonc­tion­ne­ment sur ordi­na­teur moyen
[+] Bonne stabi­lité (pas de plan­tages, peu de bugs)

Les moins
[-] Latence énorme
[-] Ergo­no­mie moyenne
[-] Instru­ments virtuels très orien­tés musiques élec­tro­niques
[-] nombre d’ef­fets par piste limité
[-] un regret pour les drivers non ASIO

Points forts
  • Un super rapport qualité/prix
  • Audio studio peut permettre un travail pro
  • Offre logicielle complète
  • Instruments virtuels compris dans le lot
  • Des fonctions qu'on attendrait pas d'un logiciel à ce prix
  • Drivers ASIO
  • Synchronisation professionnelle
  • Fonctionnement sur ordinateur moyen
  • Bonne stabilité (pas de plantages, peu de bugs)
Points faibles
  • Latence énorme
  • Ergonomie moyenne
  • Instruments virtuels très orientés musiques électroniques
  • nombre d'effets par piste limité
  • un regret pour les drivers non ASIO
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