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L’année dernière, Arturia créait l’évènement en sortant le BeatStep, synthèse quasi parfaite entre un séquenceur hardware et un contrôleur MIDI... et CV ! Le tout vendu pour moins de 100 €, avec 16 pads sensibles à la vélocité et l’aftertouch, et 16 boutons rotatifs crantés librement affectables (en mode control, tout du moins).

Toute­fois, dans notre test, nous avions relevé certains manques, comme l’im­pos­si­bi­lité de chan­ger d’oc­tave sans passer par le logi­ciel de confi­gu­ra­tion, l’im­pos­si­bi­lité d’ac­cé­der à des valeurs tempo­relles ternaires pour les pas de séquences, ou encore le manque de préci­sion du réglage de pitch des pas de séquence via les enco­deurs.

Aujour­d’hui, Artu­ria fait donc évoluer son appa­reil vers la version « Pro » en ajou­tant un nombre certain de nouvelles fonc­tion­na­li­tés. Le tarif, quant à lui, augmente de 150 % pour tour­ner aux alen­tours des 250 € en moyenne en maga­sin. Alors, cette nouvelle mouture justi­fie-t-elle cette hausse de tarif ? Les petites erreurs du premier exem­plaire ont-elles été corri­gées ? Le BeatS­tep Pro est-il en passe de deve­nir l’ou­til de produc­tion ultime des beat­ma­kers et program­meurs de séquences en tous genres ? C’est ce que nous allons voir tout de suite, mes chers petits amis !

Visite exté­rieure

La boîte contient, outre l’ap­pa­reil lui-même, deux petits guides de démar­rage rapide, un cordon USB, deux adap­ta­teurs mini-jack/MIDI DIN, un adap­ta­teur mini-jack/DIN non-MIDI (nous en repar­le­rons) et un « anti-ground loop adap­ter », c’est-à-dire un suppres­seur de boucle de masse. Excel­lente idée d’ailleurs, que la présence de cet acces­soire. Mais à quoi cela sert-il exac­te­ment ? Peut-être avez-vous déjà expé­ri­menté la retrans­mis­sion dans votre circuit audio d’un souffle souvent accom­pa­gné de tous les bruits internes de l’or­di­na­teur (acti­vité du disque dur, de la souris, etc.), retrans­mis­sion qui s’in­ter­rompt en géné­ral dès qu’on fait bascu­ler l’or­di­na­teur en mode batte­rie (pour les portables évidem­ment) ou bien qu’on éteint les instru­ments hard­ware bran­chés au secteur (avec prise de terre) et connec­tés en audio à l’or­di­na­teur ? Eh bien, ce petit cordon permet tout simple­ment d’abo­lir ce phéno­mène.

Arturia BeatStep Pro

Enfin, nous trou­vons égale­ment dans la boîte une petite carte plas­ti­fiée, format carte de crédit, sur laquelle sont rappe­lés le numéro de série et le « unlock code » permet­tant d’en­re­gis­trer l’ap­pa­reil et de télé­char­ger le bund­le… Ah non, pas de bundle logi­ciel, à part bien sûr le soft de confi­gu­ra­tion, le Midi Control Center, dont nous repar­le­rons un peu plus bas. L’ab­sence de softs de tierce partie surprend quand même un peu. Cela suppose en tous cas que l’ache­teur dispose déjà d’une STAN ou d’un module sonore hard­ware pour faire fonc­tion­ner sa nouvelle acqui­si­tion. Dont acte.

En ce qui concerne la machine elle-même, on remarque bien évidem­ment tout de suite la diffé­rence de dimen­sions d’avec son prédé­ces­seur. Le BeatS­tep Pro mesure 415 mm de largeur (90 de plus que le BeatS­tep), 163 mm de profon­deur (35 de plus que le BeatS­tep) et 36 mm de hauteur, boutons inclus (mesure iden­tique avec le BeatS­tep). Cette augmen­ta­tion de format va bien sûr de pair avec l’aug­men­ta­tion du nombre de contrôles et de l’offre de connec­tiques de l’ap­pa­reil, cette dernière s’avé­rant parti­cu­liè­re­ment géné­reuse. En effet, sur la tranche arrière, nous décou­vrons pas moins de 19 (oui, 19 !) points de connexions !

 

Arturia BeatStep Pro

Nous avons tout d’abord trois sorties CV pour le séquen­ceur 1 et trois autres sorties CV pour le séquen­ceur 2. Eh oui, contrai­re­ment au premier BeatS­tep, la version Pro dispose de deux séquen­ceurs à voca­tion géné­ra­liste et d’un troi­sième plutôt destiné à pilo­ter une drum machine. Les sorties CV en ques­tion pilotent respec­ti­ve­ment les para­mètres de hauteur (« pitch »), de vélo­cité (« velo », on l’au­rait deviné) et de déclen­che­ment de note (« gate »). Les huit sorties CV suivantes concernent le séquen­ceur « drum », et sont prévues pour déclen­cher les sons d’une drum machine (ou de ce que vous voulez, en fait, simple­ment qu’étant dénuées de sorties « pitch » ou « vélo » les accom­pa­gnant, leur utili­sa­tion est a priori plus perti­nente avec une drum machine qu’avec un synthé mélo­dique). Rappe­lons-nous qu’en compa­rai­son, le BeatS­tep d’ori­gine n’of­frait qu’une seule sortie CV, et dédiée qui plus est au déclen­che­ment de notes (gate).

Le couple de connec­tiques suivant, appelé « clock in » et « clock out », permet de synchro­ni­ser le BeatS­tep Pro (via le petit adap­ta­teur jack (noir)-DIN non-MIDI) avec des anciens types d’ap­pa­reils. La synchro­ni­sa­tion par prise DIN 5 broches date d’avant l’ap­pa­ri­tion du MIDI, et les connec­tiques des deux stan­dards, bien qu’ex­té­rieu­re­ment iden­tiques, ne sont pas compa­tibles. De nombreux appa­reils, bien que compa­tibles MIDI pour certains, en ont été équi­pés tout au long des années 80. On y retrouve notam­ment les célèbres TR, TB et Jupi­ter-8 de Roland.

Pour termi­ner cette revue des possi­bi­li­tés de connexions du Beats­tep Pro, nous trou­vons les tradi­tion­nelles MIDI IN/OUT, mais au format mini-jack, d’où l’uti­lité des adap­ta­teurs four­nis avec. En ce qui concerne une STAN et/ou des instru­ments virtuels, la commu­ni­ca­tion MIDI peut se faire égale­ment via la prise USB, qui sert égale­ment de source d’ali­men­ta­tion à l’ap­pa­reil. À noter que la connexion à un ordi­na­teur n’est pas néces­saire, et qu’un char­geur type « smart­phone » peut tout aussi bien faire l’af­faire pour alimen­ter le BeatS­tep Pro… à condi­tion que le câble dudit char­geur soit au format USB micro-B (voir photo) ! Les posses­seurs de char­geurs Apple devront inves­tir dans un adap­ta­teur, et ceux qui n’ont pas du tout de tablette ou de smart­phone, dans un bloc d’ali­men­ta­tion. Youpi… Et puisque nous parlons de tablette : impos­sible d’ali­men­ter le BeatS­tep Pro via l’une d’entre elles, il est trop gour­mand pour cela, et ne dispose pas d’un mode « écono­mie d’éner­gie », contrai­re­ment à certains de ses collègues. Mais reve­nons à la descrip­tion exté­rieure de l’ap­pa­reil.

Accom­pa­gnant la débauche de connec­tiques sus-citées, nous trou­vons, ô miracle, un bouton de marche/arrêt ! Comme je l’ai souli­gné dans le récent test concer­nant le Launch­pad Pro de Nova­tion, cela fait plai­sir de voir réap­pa­raître cet item sur nos chers péri­phé­riques. Alors bien évidem­ment, la présence de ce type de bouton sur un appa­reil destiné à n’être pas exclu­si­ve­ment utilisé avec un ordi­na­teur peut sembler évidente. Mais cela n’em­pêche pas de souli­gner le côté agréable de la chose. Enfin, tout au bout de la tranche arrière de l’ap­pa­reil, nous trou­vons la main­te­nant tradi­tion­nelle fente prévue pour une sécu­rité Kensing­ton.

Arturia BeatStep Pro

Mais inté­res­sons-nous main­te­nant au panneau fron­tal du Beats­tep Pro. Un simple coup d’œil suffit pour voir qu’il a bien évolué depuis le modèle de l’an dernier, même si l’on y retrouve plus qu’un indé­niable air de famille. Nous retrou­vons bien entendu les 16 pads sensibles à la vélo­cité et l’af­ter­touch, toujours aussi agréables à mani­pu­ler, ainsi que les 16 boutons rota­tifs cran­tés. Mais, première nouveauté, ceux-ci sont main­te­nant sensibles au toucher, et la valeur du para­mètre qui leur est affecté appa­raît main­te­nant sur un petit écran, situé en haut à gauche de l’ap­pa­reil. Seconde nouveauté, nous décou­vrons entre ces deux groupes de contrô­leurs une rangée de 16 pous­soirs qui permettent d’ac­ti­ver ou désac­ti­ver les pas de séquences. Cette fonc­tion n’est donc plus dévo­lue aux pads précé­dem­ment cités, libé­rant ceux-ci pour le jeu exclu­si­ve­ment. Mais c’est surtout la partie gauche du BeatS­tep Pro qui a beau­coup évolué par rapport à son prédé­ces­seur.

En effet, le gros bouton permet­tant d’agir sur le pitch géné­ral, le tempo ou le volume d’une séquence a disparu, et les boutons de trans­ports se sont vu adjoindre un bouton d’en­re­gis­tre­ment, inexis­tant sur la version précé­dente de l’ap­pa­reil. Le tempo peut être main­te­nant géré de multiples manières : soit en acti­vant le bouton rota­tif « rate/fine », soit via le pad de « tap tempo », lui aussi une nouveauté de la version Pro. À noter que celui-ci peut égale­ment servir à acti­ver ou désac­ti­ver le métro­nome, qui utili­sera le son de l’ins­tru­ment réel ou virtuel connecté au canal MIDI 10 du BeatS­tep Pro. Ceci peut s’avé­rer gênant lors de la program­ma­tion de la ligne de séquence dudit instru­ment.

Arturia BeatStep Pro

En dessous, nous décou­vrons trois autres nouveaux boutons rota­tifs : « Swing », « Random­ness » et « Proba­bi­lity », ainsi que des boutons « current track » qui, une fois acti­vés, permettent de n’af­fec­ter qu’à une ligne de séquence donnée les para­mètres défi­nis. Concer­nant ces para­mètres, si « Swing » est évident, « Random­ness » et « Proba­bi­lity » seront trai­tés de manière plus appro­fon­die dans le para­graphe « Le mode séquen­ceur » de ce test. En dessous, nous trou­vons un ruban tactile, dont nous détaille­rons égale­ment l’uti­li­sa­tion dans les para­graphes « Le mode “control” » et « Le mode “sequen­cer” ». Enfin, la dernière section permet de défi­nir la longueur de chaque séquence, de choi­sir le canal MIDI pour chaque ligne de séquence indé­pen­dam­ment, et de défi­nir si les trans­po­si­tions de hauteur de note ainsi que les chan­ge­ments de présets (voir plus bas) n’af­fectent qu’une seule séquence ou bien l’en­semble d’entre elles.

Pour termi­ner, penchons-nous sur la section de commandes située entre la partie « tradi­tion­nelle » du BeatS­tep – compo­sée des enco­deurs rota­tifs et des pads – et celle que nous venons d’évoquer. Cette nouvelle section centrale est compo­sée de quatre parties distinctes, chacune étant défi­nie par une couleur parti­cu­lière et concer­nant l’un des modes du BeatS­tep Pro, à savoir le « control  mode », les deux séquen­ceurs « géné­ra­listes » et le « drum sequen­cer ». Nous explo­re­rons ces modes plus en détail un peu plus loin dans ce test.

Le prin­cipe

Le BeatS­tep Pro fonc­tionne, comme son prédé­ces­seur, selon deux modes prin­ci­paux : le mode « control », pour l’uti­li­ser comme un contrô­leur MIDI tradi­tion­nel, et le mode « sequen­ceur », pour s’en servir comme d’un… séquen­ceur, afin de program­mer des séquences. Sauf que là où, avec le BeatS­tep premier du nom, on ne béné­fi­ciait que d’une seule et unique ligne de séquence, le BeatS­tep Pro, lui, en propose carré­ment trois diffé­rentes. Compre­nez que vous pour­rez super­po­ser jusqu’à trois lignes simul­ta­nées, chacune pouvant être exécu­tée par un instru­ment réel ou virtuel diffé­rent, qu’il soit relié en MIDI tradi­tion­nel ou via USB, ou encore via CV. En ce qui concerne le MIDI tradi­tion­nel, le MIDI OUT ne se fait que via une seule sortie physique. Mais pour peu que vos appa­reils gèrent le MIDI Through, vous pour­rez les chaî­ner et leur attri­buer un canal MIDI diffé­rent, afin que chacune des lignes de séquence de votre BeatS­tep Pro pilote un autre appa­reil. Sinon, vous avez égale­ment la possi­bi­lité de bran­cher un routeur, ou encore de passer, via la prise USB, par une STAN qui redis­tri­buera les messages MIDI aux appa­reils via une inter­face MIDI à plusieurs sorties. Pour le pilo­tage en mode CV, pas de souci, chaque ligne de séquence possède ses sorties physiques dédiées, comme nous l’avons vu dans le para­graphe précé­dent.

Petit aparté, puisque nous parlons de la commu­ni­ca­tion de l’ap­pa­reil avec le monde exté­rieur. Comme son prédé­ces­seur, et comme nous le verrons plus loin, le BeatS­tep Pro peut être para­mé­tré via le logi­ciel Midi Control Center (MCC). Toute­fois, ce dernier ne recon­naît pas la présence du BeatS­tep Pro si une STAN tourne en même temps, et ce même si l’on désac­tive les ports MIDI virtuels du BeatS­tep Pro et qu’on branche celui-ci en MIDI tradi­tion­nel à la STAN (tout en restant bran­ché en USB pour le MCC). La seule solu­tion étant donc d’uti­li­ser le MCC en-dehors de toute connexion avec une STAN. En revanche, le para­mé­trage du BeatS­tep Pro via le MCC fonc­tionne parfai­te­ment avec le MCC bran­ché à un module sonore hard­ware.

Contrai­re­ment à son prédé­ces­seur – le BeatS­tep « pas Pro », qui ne possé­dait pas d’en­trée MIDI – le BeatS­tep Pro peut servir de conver­tis­seur MIDI – CV. C’est notam­ment pratique lorsque l’on souhaite utili­ser un synthé ancien dans un réseau MIDI, piloté soit par un clavier maître ou encore une STAN. Il y a toute­fois certaines restric­tions : si une séquence est en cours d’en­re­gis­tre­ment, les infor­ma­tions de pitch bend ne sont plus trans­mises entre l’en­trée MIDI et la sortie CV (mais les hauteurs de note, si). Bien entendu, la « traduc­tion » vers le CV se fait tout aussi bien à partir de la connexion USB. À noter que le BeatS­tep Pro est capable de trans­mettre via le control voltage des messages de gate, de vélo­cité et de hauteur de notes, et ce indi­vi­duel­le­ment pour chacun des deux séquen­ceurs mélo­diques. Fin de l’aparté.

Chaque ligne de séquence peut accueillir 16 patterns indi­vi­duels, ce qui nous fait un total de 3×16=48 patterns indi­vi­duels, eux-mêmes sauve­gar­dables au sein de 16 « projects » diffé­rents. On arrive donc à un total de 48×16=768 patterns. Ceux-ci peuvent être conser­vés dans le BeatS­tep Pro même après son extinc­tion, ou bien être trans­fé­rés sur un ordi­na­teur via le MCC, qui vous permet­tra de sauve­gar­der autant de confi­gu­ra­tions complètes du contrô­leur que vous le souhai­tez. Comme vous le voyez, à ce niveau-là, les possi­bi­li­tés sont extrê­me­ment éten­dues.

Le Control Mode

Ce mode ne se diffé­ren­cie pas beau­coup de celui présent sur le BeatS­tep d’ori­gine. On a la possi­bi­lité d’uti­li­ser les pads et les enco­deurs pour envoyer des messages MIDI, de type « note on » / « note off » par défaut (des choix supplé­men­taires existent en passant par le MMC) pour les pads, et de type « control change » ou « MCU/HUI » pour les enco­deurs. Le choix entre les types de messages pour les enco­deurs peut se faire direc­te­ment à partir du panneau fron­tal et ne néces­site plus un passage par le MCC, ce qui est une nouveauté de la version Pro. À noter que dans ce mode, les boutons de pas de séquence sont désac­ti­vés.

J’ai rencon­tré en ce qui me concerne un bug étrange. En effet, sur la dernière MAJ du firm­ware 1.2.0.6., les commandes du « control mode » trans­mettent du MIDI via la prise MIDI OUT, mais pas via l’USB ! À part cela, si l’on ne tient pas compte de ce bug, tout fonc­tionne bien. Les enco­deurs répondent bien, un tour complet s’ef­fec­tue par une rota­tion rapide, alors qu’une rota­tion lente permet une édition fine des para­mètres, encore faci­li­tée par le cran­tage des enco­deurs.

Par contre, dans ce mode (et exclu­si­ve­ment dans celui-ci), on ne peut, inex­pli­ca­ble­ment, toujours pas chan­ger d’oc­tave ou trans­po­ser la hauteur des notes que l’on joue à partir du panneau fron­tal, eh non ! Cette absur­dité avait déjà été souli­gnée dans le précé­dent test. L’ab­sence de cette fonc­tion dans le mode « control » est d’au­tant plus étrange qu’elle est présente dans le mode séquen­ceur, du moins pour deux des lignes de séquences sur trois (pareil : son absence de la ligne de séquence « drum » est tout aussi inex­pli­cable. Bref…).

Le ruban tactile fonc­tionne diffé­rem­ment selon le mode « control » et le mode « sequen­cer ». Mais dans tous les cas, il s’avère extrê­me­ment agréable à utili­ser. En mode « control », il fonc­tionne comme un « roller ». Dans ce cas de figure, le ruban permet de répé­ter la note que l’on est en train de jouer, selon les divi­sions tempo­relles prédé­fi­nies, à la manière de roule­ments de tambour (d’où le nom…). Deux choses impor­tantes sont à souli­gner. Tout d’abord, bien que les divi­sions aillent de la noire à la triple croche, on a la possi­bi­lité de les jouer en trio­let (oui, le BeatS­tep Pro permet l’uti­li­sa­tion de divi­sions tempo­relles ternaires, comme nous le verrons égale­ment plus bas concer­nant le mode « sequen­cer »). Ensuite, pendant le roule­ment, on peut faire varier le volume en modu­lant la pres­sion exer­cée sur le pad. Ce qui donne lieu à de très inté­res­santes varia­tions de jeu. Enfin, il est à noter qu’un instru­ment externe peut servir pour pilo­ter la trans­po­si­tion de hauteur des lignes de séquences du BeatS­tep Pro.

Le mode séquen­ceur

Le mode séquen­ceur reprend lui aussi globa­le­ment les fonc­tion­na­li­tés du BeatS­tep d’ori­gi­ne… sauf que nous avons, comme précisé plus haut, accès non plus à une seule ligne de séquence unique­ment, mais trois : « sequen­cer 1 », « sequen­cer 2 », prévues pour program­mer des lignes mélo­diques et/ou de basses, et « drum », prévue pour – je vous le donne en mille – les parties ryth­miques.

Arturia BeatStep Pro

Concer­nant les séquen­ceurs 1 et 2, le rétro-éclai­rage des pads adopte un modèle rappe­lant les touches d’un piano sur une octave. Les 8 pads de la rangée infé­rieure repré­sentent les touches blanches, et 5 pads parmi ceux de la rangée supé­rieure, les notes noires. Les deux pads à l’ex­tré­mité droite de la rangée supé­rieure permettent la trans­po­si­tion par octave.

Le système de repé­rage des trans­po­si­tions d’oc­taves, sans être révo­lu­tion­naire, est tout de même plutôt astu­cieux : si les deux boutons de trans­po­si­tion sont éteints, la tessi­ture de la matrice de pads se situe au réglage par défaut, c’est-à-dire entre C3 et C4. Dès que l’un des boutons de trans­po­si­tion d’oc­tave est activé, celui-ci clignote de plus en plus vite en fonc­tion de l’im­por­tance de la trans­po­si­tion. En gros, plus on est éloi­gné, dans un sens comme dans l’autre, de l’oc­tave de réfé­rence, et plus le bouton concerné clignote rapi­de­ment. La concur­rence utilise parfois des modi­fi­ca­tions d’in­ten­sité d’éclai­rage des équi­va­lents desdits boutons pour signi­fier l’im­por­tance de la trans­po­si­tion. Person­nel­le­ment, je trouve le système employé par Artu­ria plus effi­cace, notam­ment en condi­tions de forte lumi­no­sité externe, lorsque les diffé­rences d’in­ten­si­tés d’éclai­rage sont moins faci­le­ment repé­rables.

La trans­po­si­tion par demi-tons se fait via les boutons rota­tifs. Toute­fois, atten­tion ! La trans­po­si­tion par demi-ton ne peut se faire que pour les pas de séquence. Les pads conti­nue­ront toujours d’en­voyer les mêmes messages de notes corres­pon­dant à la gamme chro­ma­tique de Do à Do (et à l’oc­tave choi­sie). Comme sur le BeatS­tep d’ori­gine, on peut défi­nir huit modes selon lesquels la trans­po­si­tion aura lieu : chro­ma­tique, majeur, mineur natu­rel ou mineur harmo­nique, dorien, myxo­ly­dien, blues (penta­to­nique mineure) et « user » qui permet d’uti­li­ser une gamme préa­la­ble­ment défi­nie dans le MCC. À propos du MCC, il est égale­ment possible de défi­nir un accor­dage par défaut pour chaque pattern de chaque ligne de séquence. Pour en reve­nir aux enco­deurs rota­tifs, ils permettent égale­ment, toujours pour chaque pas de chaque pattern de chaque ligne de séquence indi­vi­duel­le­ment, de régler la vélo­cité ou bien encore la durée de note (fonc­tion « gate »). Ces trois para­mètres – pitch, vélo­cité et durée de note – peuvent égale­ment être modi­fiés en main­te­nant un pas de séquence enfoncé tout en appuyant sur un pad précis avec la vélo­cité et la durée souhai­tée. Enfin, ces para­mètres sont auto­ma­tique­ment captés dès que vous enre­gis­trez une séquence en jouant « live ».

Sur l’ap­pa­reil, on peut sauve­gar­der, comme nous l’avons vu dans le para­graphe « Le Prin­cipe », 16 patterns pour chacune des lignes. On peut rappe­ler ces patterns indi­vi­duel­le­ment soit via la combi­nai­son de touches de sélec­tion de ligne de séquence et le bouton de pas de séquence qui corres­pond au numéro de pattern souhaité, soit via les petites flèches direc­tion­nelles présentes pour chaque ligne. Cette dernière méthode est parti­cu­liè­re­ment pratique pour chan­ger rapi­de­ment le pattern d’une ligne pendant que l’on en programme une autre ou bien que l’on pilote l’ins­tru­ment connecté à cette autre ligne. À propos de jeu, il est impor­tant de noter la chose suivante. Bien que les pads, dans les trois modes de séquen­ceurs, fonc­tionnent de manière poly­pho­nique, les lignes de séquences pour les séquen­ceurs 1 et 2 seront mono­diques. Seule la ligne corres­pon­dant au séquen­ceur « drum » permet­tra de super­po­ser plusieurs sons sur un même pas de séquence, en fonc­tion évidem­ment des capa­ci­tés poly­pho­niques du module réel ou virtuel de desti­na­tion. Toute­fois, concer­nant les séquen­ceurs 1 et 2, et là aussi en fonc­tion des capa­ci­tés poly­pho­niques du module de desti­na­tion, vous pour­rez tout à fait plaquer des accords manuel­le­ment pendant que le séquen­ceur lit une séquence mono­dique préa­la­ble­ment program­mée ou enre­gis­trée.

Arturia BeatStep Pro

Puisqu’on en parle, l’en­re­gis­tre­ment d’une séquence peut se faire en jouant ladite séquence sur les pads (ou sur un contrô­leur-maître externe connecté au BeatS­tep Pro !) pendant le défi­le­ment des pas de séquence sur les boutons dédiés. Une note longue sera traduite par l’al­lu­mage de plusieurs pas de séquence consé­cu­tifs. À la relec­ture de la séquence, cette suite de pas de séquence sera bien lue comme une seule note longue. Toute­fois, on peut « inter­rompre » cette note longue par l’ex­tinc­tion d’un ou plusieurs pas de séquences inter­mé­diaires. Le prochain pas allumé relan­cera la note. Si on rallume tous les pas, la note longue sera lue avec sa durée d’ori­gine. Par exemple, admet­tons qu’on enre­gistre une note qui dure l’en­semble d’une séquence de 16 pas. À la lecture, on désac­tive les pas 7 et 8, la note est donc inter­rom­pue sur ces deux pas, mais relan­cée au pas 9. Si l’on réac­tive les pas 7 et 8, la note est à nouveau main­te­nue sur toute la durée de la séquence comme à l’ori­gine. Très très bon point !

Et cela va même au-delà. On peut en effet créer des notes longues sans avoir à les jouer ou bien on peut lier des pas de séquence entre eux. Il suffit pour cela de main­te­nir enfon­cés simul­ta­né­ment les pas situés aux deux extré­mi­tés tempo­relles de la note longue que l’on souhaite créer. Cela ne fonc­tionne évidem­ment que dans la limite d’un groupe de 16 pas, on ne peut pas défi­nir de pas final en dehors du groupe du pas de début de la note, ce qui est somme toute assez logique, et suffi­sant dans bien des cas.

Enfin, signa­lons une nouveauté de taille par rapport à l’an­cienne version du BeatS­tep, déjà évoquée plus haut dans ce test : on peut main­te­nant accé­der à des valeurs ternaires pour défi­nir les pas de séquence, ce qui est une grande avan­cée. Là aussi, chaque pattern de chaque ligne de séquence pourra béné­fi­cier de son propre réglage (binaire ou ternaire), tout comme pour le sens de lecture qui pourra être à l’en­droit, à l’en­vers, ou bien encore faire des allers-retours.

En plus des para­mètres sus-cités, chacune des lignes de séquence peut béné­fi­cier, comme je l’ai déjà annoncé plus haut, d’un réglage indi­vi­duel (mais valable ici pour l’en­semble de ses patterns) de swing, de « random­ness » et de « proba­bi­lity ». Les deux derniers para­mètres défi­nissent la part de hasard à intro­duire dans les séquences. « Random­ness » va déter­mi­ner quel sera le niveau de hasard intro­duit, et « proba­bi­lity » le nombre de fois où ce hasard inter­vien­dra dans la lecture de la séquence concer­née. Il est à noter que la progres­sion de la valeur de ces para­mètres entraî­nera peu à peu la modi­fi­ca­tion de l’ordre de lecture des pas, puis du schéma ryth­mique, puis de la vélo­cité de chaque pas et enfin de leur durée.

Si chacune des lignes de séquen­ceur est indé­pen­dante des autres, on pourra toute­fois défi­nir que les trans­po­si­tions d’oc­tave et les chan­ge­ments de patterns soient communs… ou non. On pourra égale­ment défi­nir un canal MIDI spéci­fique pour chacune d’entre elles. Le ruban tactile, qui servait dans le mode « control » à défi­nir la vitesse de répé­ti­tion d’une note jouée, servira ici à répé­ter, au choix, le dernier temps, demi-temps, quart ou huitième de temps de l’en­semble des trois séquences simul­ta­né­ment. Il est à noter que son utili­sa­tion ne perturbe pas la struc­ture ryth­mique de la séquence. Je m’ex­plique. Si vous action­nez le ruban dans le but d’ob­te­nir par exemple un effet de répé­ti­tion sur le premier temps de votre séquence, et que vous relâ­chez ledit ruban au bout de deux temps, votre séquence va bien conti­nuer sur le quatrième temps de votre séquence. La struc­ture ryth­mique de votre morceau n’en sera alors pas modi­fiée. Pour finir, on peut dire que l’in­dé­pen­dance de chaque pattern de chaque ligne de séquence par rapport aux autres auto­rise un très grand nombre de combi­nai­sons ryth­miques et mélo­diques.

Le MIDI Control Center

Pour ceux qui l’ignorent, le MCC est un logi­ciel qui réunit au sein d’une seule et même inter­face les pages de para­mé­trage de tous les produits hard­ware d’Ar­tu­ria. Vous trou­ve­rez la descrip­tion des prin­ci­pales fonc­tions de ce logi­ciel dans le test concer­nant le BeatS­tep.

Arturia BeatStep Pro

Toute­fois, de nombreuses nouveau­tés font, ici aussi, leur appa­ri­tion. La plus impor­tante concerne l’édi­teur de séquences dans le MCC qui a forte­ment évolué par rapport à celui du BeatS­tep d’ori­gine. En effet, à la place de l’af­fi­chage façon parti­tion, nous avons main­te­nant accès à un piano roll pour fabriquer nos patterns à la souris, ou simple­ment déjà repré­sen­ter celles créées sur le BeatS­tep Pro et trans­fé­rées sur l’or­di­na­teur. Ce piano roll nous fait regret­ter qu’on ne puisse pas expor­ter lesdites séquences au format MIDI vers une STAN, ou à l’in­verse en impor­ter.

Cela dit, il suffit pour cela de connec­ter le BeatS­tep Pro à une STAN et de faire jouer une séquence pour que celle-ci soit enre­gis­trée sur une piste MIDI. À l’in­verse, une piste MIDI peut être envoyée vers le BeatS­tep Pro pour que celui-ci l’en­re­gistre comme une séquence. Donc, ce n’est pas un bien grand défaut du MCC que celui-ci ne permette pas la conver­sion des séquences en pistes MIDI et vice-versa. Mais bon, on devient exigeant avec le temps !

Le fait que le BeatS­tep Pro soit en mesure non seule­ment d’émettre, mais égale­ment de rece­voir des données MIDI a affecté égale­ment les fonc­tion­na­li­tés du MCC. On peut par exemple affec­ter doré­na­vant, pour chacune des lignes de séquences, un canal de récep­tion MIDI distinct (ou non) du canal d’émis­sion.
Pareil pour le canal de trans­po­si­tion. D’ailleurs, puisque l’on parle de trans­po­si­tion, celle-ci peut-être de type momen­tané ou bien défi­ni­tif. On peut égale­ment régler de manière beau­coup plus fine qu’avec le BeatS­tep le compor­te­ment des sorties CV et gate.

Arturia BeatStep Pro

La synchro­ni­sa­tion d’hor­loge est elle aussi para­mé­trable de manière plus pous­sée, avec notam­ment la possi­bi­lité de défi­nir le type de messages utili­sés (« 1 step », « 24 ppq » ou « 48 ppq »), mais égale­ment une option d’« auto­sync » auto­ri­sant le BeatS­tep Pro à bascu­ler auto­ma­tique­ment de son horloge interne à une horloge externe à récep­tion de messages exté­rieurs, et retour. On peut aussi choi­sir un tempo géné­ral qui pren­dra le pas sur le tempo indi­vi­duel de chaque projet. On peut aussi défi­nir si le char­ge­ment d’un nouveau projet inter­rompt immé­dia­te­ment le projet en cours de lecture sur le BeatS­tep Pro, ou bien si le nouveau projet doit attendre la fin de l’exé­cu­tion du précé­dent. Les touches de trans­port peuvent émettre sur des canaux MIDI diffé­rents si besoin est.

Les notes envoyées par les pads du séquen­ceur drum peuvent être redé­fi­nies, ainsi que, comme précisé plus haut et comme pour le BeatS­tep d’ori­gine, la gamme « user ». On perd malheu­reu­se­ment l’af­fi­chage façon « portée musi­cale » de ce même para­mé­trage dans l’écran du MCC concer­nant le BeatS­tep d’ori­gine.

Conclu­sion

Bon, on ne va pas y aller par quatre chemins. On avait déjà beau­coup appré­cié le BeatS­tep premier du nom, et là, Artu­ria nous gâte avec cette mouture plus évoluée, qui voit notam­ment les lignes de séquence se multi­plier, ainsi que les possi­bi­li­tés de connexions physiques atteindre le plétho­rique. Le fait que l’on ait égale­ment gagné une entrée MIDI rend l’ap­pa­reil en plus synchro­ni­sable à une source externe, ou bien encore utili­sable en tant que conver­tis­seur MIDI-CV, par exemple. On appré­ciera égale­ment le fait que les boutons rota­tifs ne soient plus l’unique moyen de modi­fier le pitch de chaque pad (c’était un peu une plaie, tout de même) et d’avoir accès à de véri­tables possi­bi­li­tés de jeu. Mais c’est juste­ment là que l’on regrette l’ab­sence tota­le­ment incom­pré­hen­sible de boutons de trans­po­si­tion d’oc­tave pour le mode « control » et le séquen­ceur « drum ». Qu’a-t-il pris aux déve­lop­peurs ? Peut-être peut-on espé­rer qu’une future mise à jour du firm­ware vienne amélio­rer cela. Sans comp­ter que ledit mode « control » ne se trouve pas encore tota­le­ment dépourvu de bugs. Mais ces petits soucis ne ternissent que peu l’ex­cel­lente impres­sion que nous procure cet appa­reil, qui dépasse encore en poly­va­lence le BeatS­tep premier du nom, pour­tant déjà une réfé­rence dans le domaine.

Tarif géné­ra­le­ment constaté : 249 €

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8/10
Points forts
  • La qualité de fabrication
  • La qualité et la réactivité des pads
  • Les encodeurs rotatifs sensibles au toucher
  • Le nombre hallucinant de connectiques…
  • … et le nombre de possibilités ainsi offertes
  • L’indépendance des trois lignes de séquences entre elles…
  • … et leur simplicité de programmation et d’utilisation
  • Enfin des valeurs temporelles ternaires  !
  • Les possibilités de paramétrages via le MCC
Points faibles
  • Toujours pas de bouton de transposition d’octave en mode « control » ni pour le séquenceur « drum » (alors qu’ils sont présents pour les autres séquenceurs)
  • Alimentation via port micro-USB, obligation pour beaucoup de se procurer un adaptateur, voire un bloc d’alimentation compatible pour une utilisation hors ordi.
  • Alimentation via tablette impossible
  • un bug encore présent dans le mode « control » à la version 1.2.0.6 du firmware

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