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E-MU Emulator X3
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Test de Emulator X3 d'E-MU

Sampler et lecteur d'échantillons virtuel de la marque E-MU

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test
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Le sampling XXXL

Troisième déclinaison de l’échantillonneur logiciel de la célèbre société californienne, l’EX3 s’émancipe définitivement de toute contrainte matérielle. Doté d’une section synthèse exceptionnelle et d’une librairie sonore qui ne cesse de s’agrandir, voici un sérieux concurrent à tout ce qui sample ou synthétise dans le monde PC.

 

 

Emulator X3 virage stra­té­gique vers le logi­ciel commence en 2003 pour E-mu, après plusieurs décades au service de la synthèse et en parti­cu­lier de l’échan­tillon­nage. Les chaînes de produc­tion d’Emu­la­tor et de Proteus s’ar­rêtent pour lais­ser la place aux cartes son, claviers de commande, surfaces de contrôle et logi­ciels. Dès 2004, l’Emu­la­tor X entame sa carrière, repre­nant plus de 20 ans d’ex­pé­rience au service du sampling. Il devient rapi­de­ment la plus puis­sante solu­tion maté­riel / logi­ciel / synthèse / échan­tillon­nage combi­née du marché. Il hérite rapi­de­ment de la banque sonore déve­lop­pée pour les gros samplers E-mu, de quoi bien démar­rer dans la vie. D’au­tant que cette banque s’en­ri­chit de nouveaux CD samplés sans compro­mis, béné­fi­ciant du strea­ming audio, donc d’une taille mémoire théo­rique illi­mi­tée : c’est l’ap­pa­ri­tion des samples longs, larges et multi­couches qui faisaient un peu défaut dans les banques précé­dentes limi­tées au mieux à 128 Mo (pour les E4), voire 8 Mo (pour les EIII).

 

Une version Proteus X est alors déve­lop­pée (un Emula­tor X sans échan­tillon­nage), avec conser­va­tion de l’ac­cès à la partie synthèse. C’est cette synthèse qui fait la toute-puis­sance de la machine et qui la place bien au-dessus de la concur­rence, avec ses filtres Z-Plane uniques et ses possi­bi­li­tés de modu­la­tion matri­cielle. Mais pour utili­ser un EX, il faut une carte E-mu munie de l’E-DSP, qui prend en charge les effets et une partie du calcul. En 2006, l’Emu­la­tor X2 vient libé­rer l’uti­li­sa­teur de cette contrainte, mais il faut toute­fois un dongle E-mu pour faire tour­ner le soft (soit la carte précé­dente, soit une inter­face USB – Midi maison). Mais c’est avec l’EX3 que la libé­ra­tion devient totale, la seule contrainte étant d’avoir un PC, ce qui est somme toute assez surmon­ta­ble…

 

Instal­la­tion

L’ins­tal­la­tion de l’X3 est on ne peut plus simple. Nous avons fait tour­ner l’EX3 sous XP avec un proces­seur Athlon 64 5200+X2 dual-core, 2 Go de Ram, un disque système IDE 350 Go et un disque données SATA2 500 Go. À la fin du proces­sus d’ins­tal­la­tion très rapide, l’au­to­ri­sa­tion finale se fait par enre­gis­tre­ment en ligne du numéro de série. Fini le recours systé­ma­tique à la clé de protec­tion via le CD-Rom, on est enfin tranquille pour de nombreuses sessions. L’EX3 est capable de tour­ner en stand alone ou en VSTi (nous avons utilisé Cubase SX2). Dans le premier cas, il est multi­tim­bral 64 canaux alors que dans le second, il gère 16 canaux Midi par occur­rence. De quoi voir venir…

L’EX3 est équipé d’un nouveau moteur Xstream 24 bits / 192 kHz compa­tible avec les appli­ca­tions natives 32 et 64 bits (XP / Vista), opti­misé pour fonc­tion­ner avec les proces­seurs multi­thread et multi­cœurs. Les meilleurs résul­tats sont obte­nus avec ces derniers (2 ou 4 cœurs). Nous avons tourné en multi­pistes avec 4 ms de latence sans aucun problème. L’er­go­no­mie est assez peu diffé­rente des précé­dentes moutures et on est toujours dans cette ambiance acier et bleu assez froide. Heureu­se­ment, le son ne l’est pas, ce qui est l’es­sen­tiel.

 

Biblio­thèque four­nie

Multi page
Avant de sampler quoi que ce soit, jetons une oreille à la biblio­thèque four­nie avec l’EX3, bapti­sée X2 Produc­tion Set, iden­tique à la précé­dente mouture (EX2), mais élar­gie par rapport à celle de l’Emu­la­tor X origi­nel. Elle contient plus de 3 Go de sons variés et de bonne facture, permet­tant de ne pas partir de rien. Parmi ceux-ci, le dossier X Produ­cer comprend la banque 32 Mo repre­nant les samples et programmes du module Proteus 2000, un piano acous­tique de 1,5 Go, un ensemble de cordes stéréo, une banque hip-hop et une banque pour la compa­ti­bi­lité GM. On note aussi un dossier X-perience réservé aux riffs et boucles en tout genre. Il contient notam­ment une banque appe­lée Twista Mania qui permet d’ap­pré­cier les possi­bi­li­tés de travail sur les beats de l’EX3, permet­tant entre autres le contrôle du tempo en temps réel, le pitching des boucles indé­pen­dam­ment de la vitesse (au Pitch­bend par exemple et en temps réel), le travail sur les points multiples de bouclage au sein d’un même sample. Voici un exemple de reca­lage de tempo.

 

 

Prise en main

 

Page des presets
Dans l’EX3, une banque est un ensemble de Presets (programmes simples), Samples et Multi­se­tups (programmes multi­tim­braux). Un navi­ga­teur à arbo­res­cence situé à gauche de la fenêtre permet de visua­li­ser et sélec­tion­ner rapi­de­ment l’élé­ment souhaité. D’une manière clas­sique, un Preset est un regrou­pe­ment de diffé­rentes zones de voix compre­nant les samples. En ouvrant un Preset, on accède aux voix, à leur arran­ge­ment et à leur réglage détaillé. L’édi­tion est orga­ni­sée sous forme de tableau à onglets, permettent d’ar­ran­ger rapi­de­ment les voix / samples compo­sant le Preset : volume, pano­ra­mique, accor­dage, tessi­ture, sens de lecture, région de lecture (voir le chapitre sur les nouveau­tés EX3), contrô­leurs temps réel… pratique. En double-cliquant sur le sample consti­tuant une voix, on appelle instan­ta­né­ment l’édi­teur de samples. Les visuels sont clairs et précis, faisant la part belle aux graphiques, aux marqueurs, aux sché­mas. Mais il est vrai que la profon­deur et le nombre de para­mètres dispo­nibles pourra impres­sion­ner les débu­tants, même si l’er­go­no­mie est exem­plaire. Diffi­cile après cela de reve­nir sur un sampler hard­ware.

 

Bien évidem­ment, l’EX3 permet tout ce qu’un sampler logi­ciel dernier cri permet, voire mieux : strea­ming des samples, préchar­ge­ment des attaques para­mé­trables pour une meilleure effi­ca­cité de lecture, time stretch et pitch shift en temps réel… le côté moins sympa­thique de la chose, c’est que l’ap­pli­ca­tion est assez gour­mande en ressources. Le CPU et le disque dur sont solli­ci­tés et l’uti­li­sa­tion de filtres complexes consomme la poly­pho­nie. Il est donc indis­pen­sable de bien opti­mi­ser son PC : Ram consé­quente, disque dur SATA séparé du disque système, oreille atten­tive sur la laten­ce… afin d’évi­ter le vol de voix ou d’im­mondes craque­ments. Sur notre config moyenne gamme, pas de problème.

 

Sampling et import

 

Sample pageL’EX3 peut échan­tillon­ner en 16 ou 24 bits à des fréquences de 44, 48, 96 kHz et 192 kHz. Le trai­te­ment interne s’opère sur 32 bits ou 64 bits suivant l’ap­pli­ca­tion instal­lée (XP, x64, Vista, Vista x64). L’im­port est possible en formats Wave, Aiff, Rex2 ou mp3. La capture des échan­tillons se fait via la carte son (analo­gique ou numé­rique) ou en virtuel. En numé­rique, la fréquence est calée auto­ma­tique­ment sur l’hor­loge source. Une fenêtre permet le moni­to­ring du signal avec contrôle d’écrê­tage. Si un échan­tillon comporte des périodes de son et de silence, l’EX3 peut le tronçon­ner auto­ma­tique­ment en plusieurs samples. Il peut aussi analy­ser les fréquences fonda­men­tales, placer sur le clavier et nommer n’im­porte quel sample avec un suffixe compor­tant ladite fréquence. Sympa !

 

Mieux, la fonc­tion SynthS­wipe, préa­la­ble­ment mise au point sur l’EX2, permet de captu­rer auto­ma­tique­ment diffé­rentes notes et vélo­ci­tés d’un appa­reil Midi externe ou interne. Les samples peuvent ensuite être ajou­tés à la banque en cours ou sauve­gar­dés au format Wave ou Aiff. Côté son, on ne peut évidem­ment pas parler de grain typique des samplers hard­ware E-mu, tout dépend de la carte audio utili­sée. Plus tard, on verra que les effets internes permettent de modé­li­ser en partie ce grain. Avec notre carte E-mu, on est sur quelque chose de très clean et très trans­pa­rent, rien à dire de plus. On appré­cie notam­ment de retrou­ver l’une des grandes quali­tés déve­lop­pées par les samplers 16 bits E-mu depuis 20 ans (Emax II), capables de trans­po­ser un échan­tillon sur plusieurs octaves sans arte­fact numé­rique. Mais cette faculté se paie en ressources CPU, E-mu a donc judi­cieu­se­ment prévu un para­mètre d’ac­ti­va­tion, si l’on projette d’éti­rer des samples trans­po­sés sur tout le clavier plutôt que d’uti­li­ser des multié­chan­tillons géné­reux.

 

Trai­te­ments de faveur

 

Sample beat page
C’est une fois le sample capturé que l’E-mu donne toute sa puis­sance. Et là, on sent l’ex­pé­rience, au plan des outils dispo­nibles et de leur effi­ca­cité. L’édi­tion est évidem­ment graphique avec des marqueurs de diffé­rentes couleurs pour les points de lecture ou les points de bouclage multiples qui peuvent être tota­le­ment décor­ré­lés, si on le souhaite. Un double click sur un sample lance l’édi­teur spéci­fique, qui comporte les formes d’ondes (mono ou stéréo) et l’en­semble des outils dispo­nibles (zoom, bouclage, trai­te­ment, trans­port, marqueurs…). L’af­fi­chage hori­zon­tal (tempo­rel) se fait en secondes ou en échan­tillons, alors que l’af­fi­chage verti­cal (niveau) peut se faire en dB, % ou déci­mal. Des raccour­cis clavier permettent de lancer rapi­de­ment des fonc­tions ou trai­te­ments. À tout instant, on peut impor­ter ou expor­ter un sample (exports en Wave ou  Aiff). La norma­li­sa­tion et la tron­ca­ture ayant été faites auto­ma­tique­ment si on le souhaite, on peut tenter un bouclage (linéaire ou en égale puis­sance), là encore de façon auto­ma­tique ou manuelle. La modi­fi­ca­tion des points de lecture ou de bouclage se fait en temps réel, sans qu’il ne soit besoin de redé­clen­cher le sample, merci ! L’EX3 permet de cross­fa­der les samples au point de bouclage pour élimi­ner les clicks récal­ci­trants. Si cela ne suffit pas, un algo­rithme de  compres­sion vient lisser l’am­pli­tude du signal au point de bouclage. Quelques fonc­tions d’as­sis­tance à la recherche du meilleur point sont présentes, telles que l’auto corré­la­tion et la recherche des points zéro.

 

On passe ensuite aux trai­te­ments « destruc­tifs » (qui fort heureu­se­ment disposent de la fonc­tion Undo avec de nombreux niveaux d’an­nu­la­tion) : copiage / coupage / collage / rempla­ce­ment, avec ou sans cross­fade. Toute portion d’échan­tillon peut être, entre 2 points à défi­nir, tronquée, norma­li­sée, fadée, recen­trée, échan­gée (canaux gauche / droit), retour­née, réduite en réso­lu­tion (nombre de bits), compres­sée dans le temps (pour­cen­tage ou tempo), pitchée, conver­tie en mono / stéréo et rééchan­tillon­née à une autre fréquence. Appa­rue sur l’EX2, Trans­form Multi­ply permet de renfor­cer les fréquences présentes dans 2 samples tout en atté­nuant les autres. Il s’agit bien là d’une convo­lu­tion (voir chapitre sur les nouveau­tés EX2). Véri­table nouveauté cette fois, Xtrac­tor permet d’ex­traire certaines fréquences audio d’un signal stéréo pour les retrai­ter (voir chapitre sur les nouveau­tés EX3). Et si tout cela ne suffit pas, l’EX3 permet de faire un aller-retour avec un éditeur externe dédié installé au préa­lable. Absent de marque depuis qu’E-mu ne fait plus de samplers hard­ware, l’Au­ral Exci­ter de chez Aphex, célèbre effet psycho acous­tique né il y a plus de 30 ans. Une fois les samples satis­fai­sants, il ne reste plus qu’à les regrou­per en multi­samples, ce que l’EX3 permet de faire très rapi­de­ment, avec assis­tance graphique et fonc­tions « intel­li­gentes » telles que détec­tion fréquence auto­ma­tique, recherche d’une chaîne de carac­tère expri­mant la note racine, le tout avec place­ment auto­ma­tique… de quoi faire gagner un temps précieux.

 

Outils de synthèse

 

Voice zone page

L’EX3 n’est pas qu’un sampler, mais un véri­table synthé d’une puis­sance très supé­rieure à ses concur­rents, large­ment inspiré de ses aînés hard­ware. Une voix est un échan­tillon étiré sur une ou plusieurs notes, ou un multié­chan­tillon complet. Tous les trai­te­ments que nous allons voir peuvent s’ap­pliquer à n’im­porte quelle voix, donc courage ! Une voix se comporte comme un oscil­la­teur sur un synthé clas­sique. Sa hauteur peut être trans­po­sée, accor­dée ou figée. On trouve un chorus stéréo, avec para­mètres de désac­cord, largeur stéréo et déca­lage des canaux gauche / droit. Il permet d’épais­sir la voix, mais divise la poly­pho­nie par 2. Un glide permet d’ajou­ter quelques fiori­tures lors de l’at­taque de notes. Tradi­tion E-mu, la fameuse section de filtres est bien là et encore amélio­rée, avec pas moins de 55 algo­rithmes de filtres Z-Plane de 2 à 12 pôles : passe-haut, passe-bas, passe-bande, réjec­tion, formants, réso­nances extrêmes, wah-wah, phaser, flan­ger et EQ.

 

Mieux, on trouve désor­mais 5 filtres à morphing program­mables : double EQ, double EQ + passe-bas, double EQ + passe-bas contrôlé, peak / shelf et Morph Desi­gner. Dans les 4 premiers cas, on programme 3 para­mètres pour le profil d’en­trée et 3 pour le profil de sortie (fréquences et gains). Dans le 5e cas (Morph Desi­gner), on dispose de 6 sections (bandes) offrant chacune et en toute indé­pen­dance les modes passe-bas, passe-haut ou EQ. Pour chaque section, on règle les 2 fréquences de coupure et les 2 Q/gains extrêmes pour les profils d’en­trée et de sortie. On choi­sit alors une source de modu­la­tion permet­tant de passer entre les 2 profils en temps réel. Heureu­se­ment que l’édi­teur permet un contrôle visuel précis des profils et de leur évolu­tion dans le temps ! Reste alors au signal à passer par la section d’am­pli­fi­ca­tion, qui permet entre autres de régler le volume, le pano­ra­mique, les envois vers les 2 effets Presets et les 3 bus d’ef­fets Multi­se­tups (nous y revien­drons).

 

Modu­la­tions maison

 

Voice page

Là encore, nous sommes dans la plus pure tradi­tion E-mu. Le bal s’ouvre avec 3 enve­loppes à 6 segments (6 temps et 6 niveaux), dont les temps peuvent être basés sur le tempo et synchro­ni­sés à l’hor­loge globale de l’ins­tru­ment ou de l’ap­pli­ca­tion hôte. L’édi­tion se fait au « potard » (à la souris), de manière graphique (avec poignées de tirage sur les segments) ou par entrée directe des valeurs numé­riques. Certains segments peuvent être bouclés. On trouve ensuite 2 LFO là aussi synchro­ni­sables au tempo, dotés de 17 formes d’ondes (dont une onde aléa­toire) et 2 proces­seurs de Lag (fonc­tion mathé­ma­tique d’in­té­gra­tion, permet­tant de lisser certaines modu­la­tions binaires ou discrètes). Puis viennent 3 géné­ra­teurs de fonc­tions, sortes d’ar­pé­gia­teurs / séquen­ceurs 64 pas capables d’en­voyer des modu­la­tions (pas à pas ou conti­nues) ou de déclen­cher d’autres modules (voir chapitre sur les nouveau­tés EX2).

 

Enfin, une matrice de modu­la­tions à 36 cordons permet de raccor­der plus de 60 sources à plus de 60 desti­na­tions. Parmi les sources, on trouve les enve­loppes, les LFO, le numéro de note, la vélo­cité, la pres­sion, les contrô­leurs physiques tradi­tion­nels, des géné­ra­teurs de bruit, les géné­ra­teurs de Lag, les géné­ra­teurs de rampe et des fonc­tions booléennes. Parmi les desti­na­tions, citons la sélec­tion de la boucle de l’échan­tillon, la hauteur, le volume, le pano­ra­mique, la coupure du filtre, la réso­nance, les segments des enve­loppes, les LFO, les cross­fades et les envois vers les bus de sorties. C’est sûr que comparé à la concur­rence, ça fait très mal !

 

Multi­se­tups

Un Presets (programme) peut conte­nir 128 voix ainsi formées, avec 128 zones clavier et 128 zones de vélo­cité. Chaque zone possède ses propres fenêtres de tessi­ture et de vélo­cité, ainsi que des cross­fades modu­lables en temps réel par un contrô­leur physique ou Midi. Au niveau Preset, on peut mémo­ri­ser le tempo global, l’en­clen­che­ment de l’ef­fet Twis­ta­Loop, la table d’in­to­na­tion, la valeur de départ des 16 CC Midi assi­gnables, 2 géné­ra­teurs de Lag, un géné­ra­teur de rampe, un comp­teur de poly­pho­nie et une matrice globale de modu­la­tion à 16 cordons.

Pour passer au multi­tim­bral multi­ca­nal, le mode Multi­se­tup permet de jouer plusieurs canaux de Presets, suivant que l’on est en mode VSTi (16 canaux par occur­rence) ou stand alone (64 canaux au global). Pour chaque canal, on choisi le canal Midi, le volume, le pano­ra­mique, la sortie (physique ou ASIO), 16 entrées de modu­la­tions assi­gnables à des CC Midi et un over­ride de filtre. Sur le plan global, on trouve égale­ment un réglage de tempo, l’as­si­gna­tion des 3 bus d’ef­fets paral­lèles et un limi­teur fort utile lorsqu’on commence à empi­ler beau­coup de Presets.

 

Effets internes

Depuis l’EX2, les effets sont gérés direc­te­ment par le logi­ciel. Chaque Preset dispose de 2 multief­fets en série, avec 23 algo­rithmes variés et plus de 100 programmes d’usine. On trouve des réverbes, chorus / flan­ger / phaser, EQ, ring mod, growl, compres­seur, limi­teur, tube (simple et twin), SP12-ulator (réduc­teur de bit simu­lant le son de la boîte à samples vintage SP12), Tremu­la­tor BPM et flan­ger BPM. Certains para­mètres sont modu­lables en temps réel (jusqu’à 4 par effet suivant l’al­go­rithme). La qualité est au rendez-vous, les réverbes sont très clean, pas du tout métal­liques et ne souffrent d’au­cun effet de bouclage comme c’est souvent le cas sur les effets inté­grés aux softs. D’ailleurs, tous les exemples audio de ce test sont faits unique­ment avec les effets internes. L’ordre des 2 proces­seurs est inver­sable, mais il est impos­sible de les placer en paral­lèle, dommage.

Au niveau global, on trouve 3 multief­fets auxi­liaires placés en paral­lèle. Dans un Multi­se­tup, ces effets sont parta­gés avec tous les Presets, chacun ayant des départs sépa­rés vers les 3 bus. Ils utilisent les mêmes algo­rithmes que les effets Preset. Les utili­sa­teurs d’an­ciennes cartes E-mu peuvent conti­nuer à utili­ser l’E-DSP. Le hard­ware prend alors la main sur les 3 effets auxi­liaires de l’EX3, ce qui permet de soula­ger le proces­seur et de travailler sans aucune latence. Pour info, l’E-DSP est une puce décli­née du RFX32 de la série E4 Ultra qui travaille en 32 bits. Elle offre des algo­rithmes plus variés que l’EX3, tels que Leslie, simu­la­teur d’am­pli, géné­ra­teur de phonèmes, wah-wah… On ne peut pas tout avoir, mais on peut s’at­tendre à ce qu’E-mu déve­loppe la section effets, pure­ment logi­cielle, de l’EX3.

 

Toujours au top

Au final, l’EX3 est au top des samplers virtuels du moment. Stable, intui­tif, bien conçu, il porte la tech­no­lo­gie E-mu au plus haut. Les fonc­tion­na­li­tés appor­tées sur l’EX2 ont encore été enri­chies. Le sampler est aussi à l’aise pour les sessions intui­tives de multi­sam­pling que pour le trai­te­ment sans ména­ge­ment des boucles, pour la capture auto­ma­ti­sée de machines Midi que pour l’ex­trac­tion de pistes audio. On peut lui repro­cher une certaine gour­man­dise en ressources, mais ce sont surtout les aficio­na­dos du Mac qui peuvent se mordre le bouton de la souris… Pour tous les autres, musi­ciens, desi­gners, ingés son, fondus de sampling, de synthèse ou consom­ma­teurs invé­té­rés de banques sons, ça va être diffi­cile de ne pas mettre un EX3 en haut de sa liste.

 

Nouveau­tés EX3

Outre son nouveau moteur audio et son indé­pen­dance maté­rielle, l’EX3 apporte un certain nombre de nouveau­tés par rapport à l’EX2, certaines vitales. En voici une descrip­tion rapide :

 

Region Xplode

Cette fonc­tion permet de trans­for­mer les boucles audio type patterns ryth­miques en séquence d’évé­ne­ments. Une boucle audio est ainsi décou­pée en tranches (régions), les samples qui en sont issus sont assi­gnés à diffé­rentes notes Midi et une séquence est alors créée, rejouant ces samples à l’iden­tique de la boucle d’ori­gine. Si cette boucle contient elle-même diffé­rentes boucles internes, celles-ci sont conser­vées tant qu’on n’édite pas les régions. Ce genre de trai­te­ment non destruc­tif creuse l’écart avec les samplers hard­ware et pas mal de concur­rents soft­ware qui se contentent souvent de trans­for­mer une boucle prin­ci­pale en samples one shot asso­ciés à un pattern Midi.

Tempo Map Export

L’ou­til Twis­ta­Loop déve­loppé sur l’EX2 offre désor­mais la possi­bi­lité d’ana­ly­ser un morceau de musique (en audio) et d’en recons­ti­tuer la carte de tempo (en Midi). Ceci permet de le synchro­ni­ser par la suite à une séquence Midi quel que soit le tempo auquel il a été joué au départ. Parti­cu­liè­re­ment utile sur les morceaux qui n’ont pas été inter­pré­tés avec une rigueur stricte dans le rythme, ou qui présentent des accé­lé­ra­tions / ralen­tis complexes.

Xtrac­tor

L’Xtrac­tor est une fonc­tion qui analyse la posi­tion stéréo et la fréquence des éléments consti­tu­tifs d’un passage audio. Il permet ensuite d’am­pli­fier, atté­nuer ou réac­cor­der des instru­ments spéci­fiques. Idéal pour isoler ou suppri­mer des voix ou d’autres instru­ments, puis les trai­ter avant de les réinjec­ter dans le mix. La posi­tion stéréo de chaque instru­ment est affi­chée par l’EX3, ce qui rend le résul­tat encore plus bluf­fant. La fonc­tion offre un paquet de para­mètres dans lesquels nous ne rentre­rons pas ici, pas toujours faciles à comprendre et à para­mé­trer. L’ex­pé­ri­men­ta­tion est le meilleur remède, d’au­tant que la traduc­tion en français du mode d’em­ploi sur ce chapitre et à mourir de rire…

Trans­la­tor Conver­ter

Livré avec l’EX3, Trans­la­tor Conver­ter est un logi­ciel déve­loppé par Chicken Systems que les utili­sa­teurs de vieux samplers maté­riels vont adorer. Il permet en effet lire des CD-Rom aux formats natifs de ces machines et de les conver­tir dans le format banque de l’EX (exb). Voici la liste des fichiers compa­tibles : Akai S-1000/3000, Akai MPC, Emu EIII/ESi/Emax, Tascam GigaS­tu­dio 1 et 2, Sound­Font, Native Instru­ments Kontakt 1 et 2, Stein­berg HALion 1 et 2. Les vieux comme moi appré­cient déjà !

 

Nouveau­tés EX2

L’EX2 repré­sen­tait déjà un gros progrès par rapport à l’EX. Il permet­tait déjà le passage à 64 canaux Midi en stand alone et 16 canaux Midi par instance VSTi. Il travaillait déjà avec un moteur audio 24 bits/ 192 kHz excep­tion­nel. Il appor­tait égale­ment un certain nombre de nouvelles fonc­tions pour amélio­rer l’er­go­no­mie ou les trai­te­ments :

SynthS­wipe

SynthS­wipe est un outil qui permet de créer auto­ma­tique­ment des multi­samples de tout instru­ment Midi, maté­riel ou logi­ciel. On commence par défi­nir quelques para­mètres pour l’échan­tillon­nage : tessi­ture à captu­rer, nombre de notes, nombre de couches de vélo­cité par note, éten­due de la vélo­cité, durée, tracking sur la durée. Le logi­ciel s’oc­cupe alors de faire le reste, c’est-à-dire de déclen­cher le synthé via Midi, de captu­rer les samples, de les monter en multi­samples et de créer le programme corres­pon­dant, pendant que l’heu­reux proprié­taire va prendre une bière… enfin, juste le temps de sampler un programme. À quand le SynthS­wipe de tout le synthé avec chan­ge­ment de programme auto­ma­tique, lais­sant au proprié­taire encore lucide d’al­ler se vider un fût de bière complet ? De même, l’ana­lyse des niveaux audio et la compen­sa­tion auto­ma­tique de niveau seraient les bien­ve­nus…

Twis­ta­Loop

Voici un outil dédié à ceux qui mani­pulent les boucles dans tous les sens. Cette fonc­tion analyse les éléments ryth­miques remarquables qui consti­tuent le signal audio, puis le découpe en plusieurs régions et points de bouclage. Il est alors possible de compres­ser ou étendre tempo­rel­le­ment le signal en temps réel, avec une qualité audio top niveau. Les boucles peuvent être appe­lées comme autant de samples indé­pen­dants via un contrô­leur Midi, jouées au tempo global de l’ap­pli­ca­tion ou de l’hôte en temps réel, c’est très souple.

Morph Filter Desi­gner

L’EX2 permet l’édi­tion détaillée des filtres à morphing pour créer ses propres profils Z-Plane à partir de 6 blocs de filtres (passe-haut, passe-bas ou EQ), chaque bloc ayant 2 fréquences de coupure et 2 Q (ou gains) indé­pen­dants. A nous les passages entre 2 profils de filtrage en temps réel, concoc­tés avec amour et préci­sion.

Multi-Func­tion Gene­ra­tor

L’EX2 dispose de 3 géné­ra­teurs Multi-Func­tion combi­nant LFO / enve­loppes / arpé­gia­teurs, pour créer 64 pas de modu­la­tions (discrètes ou conti­nues), à la lumière d’un séquen­ceur à pas, pour comman­der la plupart des para­mètres de synthèse de la machine. Il existe plusieurs modes de synchro et de direc­tion permet­tant des modu­la­tions dans tous les sens.

Trans­form Multi­ply

Initia­le­ment déve­loppé sur l’Emax de 1986, cet outil fonc­tionne sur le prin­cipe de la convo­lu­tion, en combi­nant les éléments de timbre et de temps de 2 signaux audio, afin de renfor­cer les fréquences communes et atté­nuer les autres fréquences. Ceci s’ap­plique aussi bien aux effets tels que les réver­bé­ra­tions (ajout d’im­pul­sion de réver­bé­ra­tion à un son, prin­cipe même de la convo­lu­tion) ou aux modu­la­tions audio (par exemple, faire parler un instru­ment de musique).

 

Collec­tion sonore, partie 1

La banque son dédiée à l’EX (compa­tible avec tous les EX) est impres­sion­nante, puis qu’elle compte envi­ron 20 volumes pour un total de près de 30 Go. On y retrouve tous les modules E-mu (des premiers Proteus aux dernières stations de commande), mais aussi des banques plus géné­reuses spécia­le­ment déve­lop­pées pour l’EX. Nous les avons toutes testées, depuis 2004. En voici un résumé, des plus récentes aux plus anciennes.

 

Old World Instru­ments

La banque Planet Earth (voir ci-après Planet Earth X) brille par sa musi­ca­lité, son exotisme, mais égale­ment par le manque d’ar­ti­cu­la­tions d’ins­tru­ments, limite mémoire oblige. Dernière banque sortie des studios d’Emu Sound Central et déve­lop­pée pour tirer parti du strea­ming audio de l’Emu­la­tor X, Old World Instru­ments est une collec­tion d’ins­tru­ments du monde échan­tillon­nés sans compro­mis, repré­sen­tant 1,6 Go de samples et 768 programmes. On y trouve une quan­tité impres­sion­nante d’ins­tru­ments à cordes et à vent, ainsi que des percus­sions : harpe celtique, bala­laïka, bala­fon, bouzouki, djembé, guim­barde, kalimba, mando­line, gongs, oud, steel­drum, banjo, flutes Venu… Les programmes sont décli­nés avec ou sans effets. Cerise sur le gâteau, la banque de reprend une compi­la­tion des sons du Proteus 3, pour les nostal­giques. C’était quand même pas mal…

 

Modern Sympho­nic Orches­tra

Modern Sympho­nic Orches­tra repré­sente le morceau de bravoure de cette collec­tion. C’est une évolu­tion bien plus marquée que ne l’était déjà le module Virtuoso 2000 (voir para­graphe Virtuoso X ci-après) par rapport au Proteus 2 de 1990. En 10 ans, on était passé de 8 Mo à 64 Mo. À peine 10 ans plus tard, on passe de 64 Mo à plus de 10 Go ! Les 5 DVD renferment pas moins de 2300 programmes des cordes, cuivres, vents et percus­sions captu­rées en stéréo. L’or­chestre a été enre­gis­tré suivant la dispo­si­tion d’une forma­tion live, époque baroque. La banque met à profit la tech­no­lo­gie Flex, permet­tant d’amé­lio­rer l’ex­pres­si­vité des sons (coups d’ar­chets, attaques d’an­che…). L’uti­li­sa­tion combi­née de touches du clavier permet d’al­ter­ner entre les versions tenues et stac­cato des sons. On dispose aussi de modu­la­tions en temps réel (bend up, down, répé­ti­tions, contrôle des couches) pour amélio­rer l’ex­pres­si­vité du jeu. Certains Multi­se­tups utilisent pas moins de 32 canaux Midi, impres­sion­nant. Il faut un certain temps pour apprendre à utili­ser au mieux cette banque, pour tirer la quin­tes­sence de ses possi­bi­li­tés d’ex­pres­sion. Voici un ensemble de cordes, d’autres cordes, des bois et des cuivres. Enfin, signa­lons que cette collec­tion est livrée avec Over­ture 4 SE, version allé­gée du célèbre logi­ciel de nota­tion.

Plati­num 88 Grand Piano

La banque Plati­num 88 est dédiée à un piano acous­tique de concert Stein­way L. Trois versions sont dispo­nibles, utili­sant plus ou moins de mémoire, donc de ressources proces­seur. Le grosse version tota­lise 7 Go de sons captu­rés en 24 bits/ 48 kHz. Elle est consti­tuée de 12 couches stéréo de 88 échan­tillons : 5 couches avec la pédale de main­tien levée, 6 avec la pédale enga­gée et 1 dédiée aux relâ­che­ments. Strea­ming oblige, les notes sont captu­rées inté­gra­le­ment jusqu’à l’ex­tinc­tion, il n’y a donc aucune boucle. D’autres tailles sont égale­ment four­nies : 1 Go (2 × 3 couches stéréo bouclées en 16 bits/ 44 kHz) et 200 Mo (2 couches stéréo bouclées en 16 bits/ 44 kHz). Un para­mètre Spread permet d’ajus­ter la profon­deur de l’image stéréo. Les contrô­leurs Midi sont para­mé­trés comme les 3 pédales d’un piano de concert (main­tien, soste­nuto, soft). La soixan­taine de programmes offre diffé­rentes versions du piano. Il s’agit surtout de diffé­rentes ambiances simu­lées par la section effets et quelques versions synthé­ti­sées, par exemple des pianos bastringue. Voici le Stein­way L concert et une décli­nai­son Jazz.

 

Collec­tion sonore, partie 2

Vintage X Pro 1

Les 3 collec­tions Vintage X Pro repré­sentent le gros morceau des banques Emula­tor X / Proteus X. Rien à voir avec la Rom 32 Mo Vintage Pro, puisque chacune offre plusieurs Go de sons issus de machines mythiques, captu­rés en 16 et 24 bits. Les multié­chan­tillons sont géné­reux, chaque note ayant été samplée indi­vi­duel­le­ment. Il faut beau­coup de Ram et un disque dur puis­sant sous peine de clics et autres buzz désa­gréables.

Le premier opus s’at­tache à 10 instru­ments : Arp (2600 & Axxe), Roland (JD-800, Jupi­ter-8 & JX8-P), Moog (Memo­ry­moog, Mini­moog & Taurus), Sequen­tial (Prophet 10 & Prophet 600). Que du beau monde… qui repré­sente tout de même 2,8 Go et 3800 échan­tillons. La banque Arp 2600 contient essen­tiel­le­ment des réglages bruts des formes d’ondes origi­nelles. Quelques balayages de filtre sont présents, mais sans plus. On aurait aimé une program­ma­tion plus appro­fon­die, compte tenu des possi­bi­li­tés de synthèse du logi­ciel. La banque Axxe n’est pas beau­coup plus pous­sée : après quelques programmes évoca­teurs, on tombe dans les samples de formes d’ondes élémen­taires. Là encore, il faudra jouer des potards pour créer ses propres sons, ce qui n’est pas pareil qu’un filtrage, une PWM ou des enve­loppes analo­giques. Pour le JD-800, la program­ma­tion est plus élabo­rée : on a affaire à 14 sons origi­naux variés (basses, pads, chœurs), mais pas un de plus. Le Jupi­ter-8 est excellent, tant dans la program­ma­tion initiale que dans la capture : le premier son est un empi­lage mons­trueux d’os­cil­la­teurs. Vient ensuite un ensemble de cuivres gras et épais, tout à fait carac­té­ris­tiques du Roland. On appré­cie égale­ment les rugueux PWM avec ou sans balayage de filtre, les nappes douces et les mons­trueuses synchro­ni­sa­tions. Du très beau travail ! La banque JX8-P ne nous a pas embal­lés : on part d’une texture aérienne que l’on filtre çà et là ou que l’on passe dans un LFO, sans plus… Le Memo­ry­moog est assez insi­pide : quelques synchros, nappes et balayages, mais rien de suffi­sam­ment typé, tirant partie des 3 VCO, des filtres discrets ou des possi­bi­li­tés de modu­la­tion de l’ori­gi­nal. Le Mini­moog est assez inégal : d’énormes leads à 3 VCO, quelques basses inté­res­santes, des formes d’onde, mais pas de balayage de filtre et un manque de punch. La basse Taurus est bien plus soignée. On retrouve les clas­siques du genre : sons gras avec filtre ouvert, basses à ouver­ture de filtre plus ou moins progres­sive. Le Prophet-10 n’est pas trop mal, avec quelques programmes bien typés en fin de banque, parmi les ondes simples samplées sans program­ma­tion addi­tion­nelle. La banque consa­crée au Prophet-600 est en revanche très bonne, dans la lignée du Jupi­ter-8 : on trouve des cuivres épais, des nappes filtrées, des balayages de spectre, des PWM, des synchro… bref, de la program­ma­tion bien réali­sée et un échan­tillon­nage très propre.

Vintage X Pro 2

Avec 2,5 Go et plus de 2000 échan­tillons, le deuxième volume est consa­cré à d’autres claviers vintages : Elka Rhap­so­die, E-mu modu­laire, Roland Juno-60 & TB-303, Mello­tron, Korg MS20, Solina String et Oberheim OB-Xa. Le Rhap­so­die est un clavier capable de géné­rer des strings et des cellos synthé­tiques, grâce à des oscil­la­teurs couplés à un chorus pour épais­sir le son. Sur l’ori­gi­nal, 2 poten­tio­mètres et 2 boutons permettent de mélan­ger les 2 sons. La banque E-mu reprend le même prin­cipe grâce aux contrô­leurs temps réel, en ajou­tant des sons filtrés ou phasés. Le rendu est conforme à l’ori­gi­nal, avec autant de douceur et de subtiles vibra­tions, bien qu’un peu plus froid à l’écoute. Les programmes de la banque du modu­laire E-mu sont peu nombreux mais d’ex­cel­lente facture : empi­lages puis­sants de VCO, désac­cor­dages, longs balayages de filtre, filtres multiples, formants de voix, synchro­ni­sa­tion : l’es­prit est bien là et le timbre très inté­res­sant. Mais on aurait aimé en avoir plus ! Le gros morceau de cet opus est sans conteste la banque de Juno-60, avec 1,5 Go et 700 échan­tillons. Inutile de dire qu’avec peu de Ram et un disque dur peu véloce, point de salut, car il faut alors réduire le pré-roll du strea­ming, ce qui a pour effet de surchar­ger le disque ! Les 60 programmes livrés sont assez clas­siques, dans le plus pur style du Juno : nappes, cuivres, chœurs synthé­tiques (très biens), basses et effets de filtrage. Du travail propre, mais très gour­mand en mémoire ! Mais notre banque préfé­rée est celle du Mello­tron, une très belle recréa­tion : incon­tes­ta­ble­ment, la machine utili­sée (un Mark II à 2 claviers de 35 notes) et ses bandes étaient en parfait état. Chaque note a été captu­rée sur toute sa longueur, ce qui évite le rendu désas­treux des samples bouclés de Mello­tron. Le Mark II dispo­sait de 6 ensembles sonores de 3 pistes par note, soit 1260 échan­tillons analo­giques. Ici, on retrouve avec bonheur les flûtes, les cuivres, les strings, les chœurs mascu­lins (fabu­leux !), les chœurs fémi­nins et les chœurs d’en­fants. Les programmes offrent les versions origi­nales ainsi que diffé­rents mélanges avec ou sans réponse dyna­mique. Une autre banque très réus­sie est celle du MS-20, dédiée aux effets spéciaux et percus­sions analo­giques. Le desi­gner sonore s’en est donné à cœur joie avec ses cordons de patches pour recréer des kits élec­tro­niques, mais aussi klaxons, clapo­tis, coui­ne­ments, cris et autres râles lugubres. La banque OB-Xa comporte les grands clas­siques de la maison Oberheim : dents-de-scie puis­santes, impul­sions riches pour d’épaisses nappes. La couleur est là, mais le manque de punch évident vient ternir le tableau et on ne peut rien y faire. La banque Solina Strings reprend tout l’es­prit de l’ori­gi­nal, avec des cordes chaudes et douces. Quelques balayages de filtre donnent des effets agréables (le phaser notam­ment) ; du bon poten­tiel pour aller plus loin… La plus petite banque est dédiée à la TB-303. L’es­prit est bien là, avec ce fameux filtre 3 pôles. Toutes les confi­gu­ra­tions de formes d’ondes sont décli­nées, avec ou sans filtrage d’ori­gine. Les filtres de l’E-mu permettent de travailler le son pour le salir ou l’aci­di­fier. Des sons très musi­caux et immé­dia­te­ment utili­sables. Enfin, une ultime banque Mille­nium offre une bonne centaine de programmes très travaillés : basses, nappes, sons de cloche, textures hybrides, effets spéciaux… beau­coup de talent dans le design sonore, ce qu’ap­pré­cie­ront les amateurs de brui­tage et de son à l’image.

Vintage X Pro 3

Dernière mouture de la collec­tion Vintage X Pro, le troi­sième volume est dédié aux 5 monstres sacrés parmi les claviers élec­triques : Hammond B3, Hohner Clavi­net, Yamaha CP-70, piano Rhodes et piano Wurlit­zer. Tout ce beau monde entre dans 2,9 Go, soit 2200 samples. A tout seigneur tout honneur, commençons par le B3 : pour un meilleur rendu, il a été samplé avec 2 cabines Leslie simul­ta­nées (une à tran­sis­tors et une à lampes) et 6 micro­phones, le tout étant ensuite réduit en stéréo. La repro­duc­tion est très fidèle. Les programmes utilisent la molette de modu­la­tion et un switch Midi pour alter­ner entre Leslie lent et rapide. Avec des proces­seurs de Lag et de rampe mis au point sur le module B3 de la géné­ra­tion Proteus 2000, les tran­si­tions sont assez réalistes. Les programmes reprennent diffé­rentes confi­gu­ra­tions de tirettes harmo­niques, de percus­sions (trig­ger mono comme sur le vrai) et de vibrato. Mieux, les programmes « Full Draw­bar » permettent un contrôle indi­vi­duel sur chaque élément sonore (tirettes, vibra­to…) grâce aux contrô­leurs Midi pré affec­tés. Il n’y a plus qu’à pous­ser le potard de disto pour se prendre pour Emer­son et déchi­rer la scène. Passons au Clavi­net, guttu­ral à souhait. Les desi­gners n’ont oublié ni le rappel de corde, ni la vélo­cité sur le volume et le vibrato. Il manque à notre sens une couche de vélo­cité fff, avec le son inci­sif carac­té­ris­tique qui en découle. Le CP70 est une réus­site. Le son est plein, chaleu­reux et détaillé de l’at­taque à l’ex­tinc­tion, avec une belle réso­nance de corde et une certaine largeur stéréo. On sent que la capture a été parti­cu­liè­re­ment soignée. La banque n’offre certes que 3 couches de dyna­mique, mais les tran­si­tions sont très douces. Cela donne envie de jouer. Le piano Rhodes a été échan­tillonné en 24 bits sur 3 niveaux de dyna­mique. L’ins­tru­ment utilisé dispo­sait de la modi­fi­ca­tion Dyno permet­tant un son plus claquant et plus dyna­mique. La défi­ni­tion du son est impres­sion­nante, avec un tine omni­pré­sent dans les vélo­ci­tés faibles, s’étei­gnant ensuite dans les médiums pour réson­ner de plus belle dans les fortes. Là en revanche, on manque de couches de dyna­mique, tant le Rhodes est expres­sif. Enfin, le Wurlit­zer vient clore cette magni­fique collec­tion. Là encore, le son est somp­tueux et réaliste. Mais là aussi, on manque de couches pour les mêmes raisons d’ex­pres­si­vité de la machine. C’est toute­fois un peu moins ennuyeux que précé­dem­ment, car les timbres sont assez proches entre les diffé­rents styles de frappe. Au global, une magni­fique collec­tion tota­li­sant 8 Go de machines vintage, indis­pen­sable.

 

Collec­tion sonore, partie 3

Techno Synth Construc­tion Yard X & Beat Garden X

Le module Orbit-3 dispo­sait de 2 Roms de 32 Mo. Ces 2 banques en reprennent l’in­té­gra­lité, à savoir les multié­chan­tillons et le millier de programmes déve­lop­pés par le desi­gner hollan­dais Rob Papen. La première comprend des échan­tillons orien­tés techno / dance, prin­ci­pa­le­ment tirés de synthés et BAR vintage, retra­vaillés ensuite avec les fonc­tions de synthèse internes. Plus orien­tée élec­tro / dance (pour les puristes), la seconde banque fait la part belle aux basses, aux synthés et aux percus­sions acous­tiques / élec­tro­niques.

Protean Drum X

Banque tirée de la Rom 32 Mo du module PX-7, repre­nant l’in­té­gra­lité des multié­chan­tillons et des 513 programmes. Cette collec­tion est dédiée aux kits de batte­rie : acous­tiques (rock, jazz, pop), élec­tro­niques, percus­sions… même si les modules origi­naux ne travaillaient qu’en 16 bits / 44 kHz, les samples avaient été captu­rés en 24 bits/ 48 kHz. L’ac­cent a incon­tes­ta­ble­ment été mis sur l’ex­pres­si­vité, certains instru­ments de percus­sion tota­li­sant 8 couches empi­lées. Ceci peut paraître commun de nos jours, mais le résul­tat est là.

Xtreme Lead X

Banque tirée de la Rom 32 Mo du module XL-1, repre­nant l’in­té­gra­lité des 1400 échan­tillons / multié­chan­tillons et des 512 programmes. Desti­née à la musique Dance, cette collec­tion comporte une foul­ti­tude de Pads, de bruits extrêmes, de kits de batte­rie et de percus­sions. 12 des 16 contrô­leurs Midi sont assi­gnés aux para­mètres de synthèse vitaux : FC, Q, chorus, enve­loppes, LFO, réverbe et délai.

Street Kits

Ces 2 CD, tout à fait complé­men­taires (l’un élec­tro­nique déjanté, l’autre acous­tique pur), nous trans­portent dans le monde de la dance et du hip-hop, puis du jazz et du funk. Cette fois, nous sommes en présence de grosses banques de son, déve­lop­pées pour tirer plei­ne­ment partie de la plate­forme Emula­tor X / Proteus X. Street Kits contient pas moins de 5600 échan­tillons répar­tis en 200 kits prêts à l’em­ploi, dans les styles Urban Dance et hip-hop. Les kits sont samplés sur plusieurs couches, pour une expres­si­vité plus grande. Les banques sont scin­dées en programmes de 2 et 5 kits, permet­tant rapi­de­ment de trou­ver son bonheur et de faire diffé­rents tests sonores par simple trans­po­si­tion d’oc­tave. Globa­le­ment, on trouve des sons très punchy, haute­ment compres­sés, certains salis, avec une produc­tion intel­li­gente qui privi­lé­gie la musi­ca­lité à la démons­tra­tion. Un usage judi­cieux est fait des possi­bi­li­tés de filtrage, de modu­la­tion et d’ef­fets en temps réel.

Beat Shop Two

Beat Shop Two contient 9 banques acous­tiques dans les styles jazz et funk. On commence par 3 kits acous­tiques stéréo Pearl somp­tueu­se­ment samplés en 24 bits, compre­nant en moyenne 250 échan­tillons repré­sen­tant 240 à 350 Mo (strea­ming indis­pen­sable). Pratique­ment tous les instru­ments sont captu­rés sur plusieurs niveaux de vélo­cité (jusqu’à 5), y compris les cymbales. Ces dernières sont extrê­me­ment longues. On appré­cie l’uni­for­mité et la cohé­rence des kits, la musi­ca­lité et la qualité sonore. Celle-ci est assu­rée par une prise de son irré­pro­chable et du maté­riel de qualité. Chaque échan­tillon a été capturé avec 8 micros et un mixage méti­cu­leux a été effec­tué entre les prises à proxi­mité et les prises d’am­biance. On obtient ainsi des kits purs sans trai­te­ment, utili­sant la réver­bé­ra­tion natu­relle du studio. Les 6 autres banques contiennent des grooves plutôt lents, entre 75 et 125 bpm. Outre leur qualité sonore, leur origi­na­lité tient au fait qu’en plus des motifs complets et des fill, les pistes instru­men­tales indi­vi­duelles sont dispo­nibles, ce qui permet d’as­sem­bler très faci­le­ment de nouveaux motifs, en live ou en enre­gis­tre­ment. De plus, les instru­ments indi­vi­duels sont aussi échan­tillon­nés et orga­ni­sés en kits élémen­taires. Seul reproche, les boucles tournent sur 4 temps, on aurait préféré davan­tage.

 

 

Collec­tion sonore, partie 4

Virtuoso X

Banque tirée de la Rom 2 × 32 Mo du module Virtuoso 2000, repre­nant l’in­té­gra­lité des multié­chan­tillons et des programmes. Les cordes occupent la moitié de la mémoire. Les diffé­rentes tech­niques de jeu ou d’ex­pres­sion sont recréées : legato, marcato, tremolo, spic­cato (coup d’ar­chet unique) ou pizzi­cato. On trouve égale­ment, suivant les registres, diffé­rentes tailles de section, allant de la totale au solo : on peut citer des confi­gu­ra­tions à 5 et 16 violons, 5 et 15 altos, 5 et 10 violon­celles, 3 à 6 contre­bas­ses… Les programmes sont soignés, utili­sant au mieux les possi­bi­li­tés de synthèse du Proteus X. Les grosses sections sont très propres, avec beau­coup de dyna­mique, des points de boucles bien trai­tés et des montages diffi­ciles à prendre en défaut. Grande musi­ca­lité, attaques franches, réponse dyna­mique bien recréée grâce à la matrice de modu­la­tion. Les violons solos sont assez réus­sis, avec une belle attaque d’ar­chet et une tenue musi­cale. Les violon­celles et les contre­basses sont en revanche moins convain­cants. La collec­tion d’ins­tru­ments à vent est four­nie. Les diffé­rents types de flûtes sont bien rendus, mais les flûtes alto et picolo ont trop de souffle dans la portion d’at­taque. Côté cuivres solo, on retrouve les clas­siques du genre, décli­nés en plusieurs arti­cu­la­tions (premier et second pupitre) et dyna­miques (soft, hard). Les programmes « Dyna­mic » permettent une très bonne expres­si­vité compte tenu de la mémoire réduite. On note ainsi des trom­pettes moel­leuses ou péta­ra­dantes, des cors français doux ou cuivrés. Les trom­bones sont un peu plus neutres mais tout à fait jouables. D’une façon géné­rale, les bois solos sont de la même trempe, que ce soient les haut­bois ou les bassons / contre­bas­sons. La clari­nette est musi­cale, mais manque parfois de constance dans les tran­si­tions (volumes, niveau d’at­taque). Elle est large­ment décli­née en diffé­rents timbres. On trouve égale­ment une belle clari­nette basse. Enfin, les percus­sions sont magni­fiques : timbales amples et longues, cymbales claires, gongs impres­sion­nants, grosses caisses qui démé­na­gent… en tout plus de 20 ensembles complets de percus­sions. Il manque à notre sens quelques instru­ments tels que les guitares clas­siques ; les orgues litur­giques sont anec­do­tiques.

Planet Earth X

Banque tirée de la Rom 32 Mo du module Planet Earth, repre­nant l’in­té­gra­lité des multié­chan­tillons et des 512 programmes. Il y a 15 ans, le Proteus 3/World était le premier module dédié aux instru­ments ethniques. Puis E-mu était reparti pour un nouveau tour du monde avec le Carna­val, puis le Planet Earth. Au programme : djembe, gankokwe (ouvert, fermé), shekere, talking drum, bala­fon. Bien évidem­ment, la part belle est faite aux diffé­rentes tech­niques de jeu, reprises dans chaque kit sur plusieurs touches. Les percus­sions brési­liennes n’ont pas été oubliées : surdo (avec vélo­cité), sifflets, agogo, tambou­rin, cuica, pande­ro… tout pour le carna­val. On ne compte pas le nombre de percus­sions indi­vi­duelles ou les kits prêts à jouer, issus des quatre coins de la planète (pour peu qu’elle en ait !). Côté multi­samples, commençons par les quelques instru­ments à cordes exotiques. Le Su Gzheng est un instru­ment d’ex­trême orient à cordes pincées : capture propre, rendu musi­cal, mais tran­si­tions audibles. Idem pour le banjo, le bouzouki, la mando­line. Les instru­ments à vent sont nombreux : shaku­ha­chi, flûte de pan, ocarina, corne­muse ; on trouve aussi des rare­tés : bansuri, mizmar, suona… leur musi­ca­lité est en géné­ral très bonne, dommage encore une fois que le multi­sam­pling soit limité, Rom oblige. D’une manière géné­rale, ce type de remarque s’ap­plique à la plupart des autres multi­samples (steel­drum, accor­déons…), ce qui est normal vu la concep­tion d’ori­gine. Rare excep­tion, la harpe celtique est très soignée, avec suffi­sam­ment d’échan­tillons pour un rendu fluide. Pour termi­ner, signa­lons la présence d’ex­cel­lents programmes de synthèse bâtis à partir des échan­tillons ethniques. Non seule­ment ils démontrent la puis­sance la section synthèse, mais ils sont origi­naux et utili­sables. Coup de chapeau aux textures hybrides et aux nappes planantes, agré­men­tées de subtiles percus­sions ou de doux frémis­se­ments, d’ici et d’ailleurs.

Mo’Phatt X

Banque tirée de la Rom 32 Mo du module Mo’Phatt, repre­nant l’in­té­gra­lité des multié­chan­tillons et des 540 programmes. Il s’agit d’un ensemble de kits, de sons de synthèse et d’ef­fets spéciaux orien­tés hip-hop/ RnB. En tout, on dispose de près de 1600 échan­tillons. À commen­cer par des percus­sions très travaillées, avec une produc­tion effi­cace : kits acous­tiques trai­tés (compres­sion, effets lo-fi, mélanges, édition), kits élec­tro­niques (Linn, TR-909), beat box et ensembles d’ori­gine incon­trô­lée. On pour­suit par diffé­rentes pêches d’or­chestres (tutti, accords) et synthé­tiques (dont de très bonnes surprises). Les guitares existent sous plusieurs formes : multi­sam­plées (nylon, Stra­to­cas­ter) pas trop désa­gréables, en accords et en cocottes (clean, disto, wah-wah, lo-fi). Côté instru­ments multié­chan­tillon­nés, on trouve une belle pano­plie de basses élec­triques (finge­red, slap, fret­less) et synthé­tiques (filtrées, sub). Il y a égale­ment des cordes acous­tiques et synthé­tiques, des formants de voix, des orgues, un Rhodes et un Clavi­net (assez moyens). La banque contient d’ex­cel­lents sons synthé­tiques : des leads très bien program­més (certains avec porta­mento, after­touch sur le filtre et un tas de modu­la­tions), des nappes, des cuivres et des effets spéciaux. Indis­cu­ta­ble­ment, ça sent les grosses bécanes vintage : modu­laires, gros analo­giques, synthés addi­tifs / FM, le Fair­light, les voco­deurs… rien que du beau monde. Enfin, il arrive de tomber sur des boucles impres­sion­nantes, mais pas toujours faciles à réuti­li­ser. Globa­le­ment, il n’y a tout de même pas trop de remplis­sage inutile.

 

Conclu­sion

Au final, l’EX3 est au top des samplers virtuels du moment. Stable, intui­tif, bien conçu, il porte la tech­no­lo­gie E-mu au plus haut. Les fonc­tion­na­li­tés appor­tées sur l’EX2 ont encore été enri­chies. Le sampler est aussi à l’aise pour les sessions intui­tives de multi­sam­pling que pour le trai­te­ment sans ména­ge­ment des boucles, pour la capture auto­ma­ti­sée de machines Midi que pour l’ex­trac­tion de pistes audio. On peut lui repro­cher une certaine gour­man­dise en ressources, mais ce sont surtout les aficio­na­dos du Mac qui peuvent se mordre le bouton de la souris… Pour tous les autres, musi­ciens, desi­gners, ingés son, fondus de sampling, de synthèse ou consom­ma­teurs invé­té­rés de banques sons, ça va être diffi­cile de ne pas mettre un EX3 en haut de sa liste.

 

 

 

 

Points forts
  • Excellent rapport performances / prix
  • Qualité sonore top niveau
  • Rapidité de travail sur les samples
  • Capture et montage automatisés des multisamples
  • Travail en profondeur sur les boucles
  • Puissance de la synthèse E-mu
  • Accès détaillé aux profils de filtrage
  • Automation sur les effets
  • Ouverture et compatibilité étendue
  • Énorme bibliothèque sonore disponible
  • Indépendance totale avec le hardware
Points faibles
  • Assez gourmand en ressources
  • Moins de personnalité que le hardware E-mu
  • Uniquement disponible pour PC
Auteur de l'article synthwalker Passionné de synthés, concepteur produits et rédacteur presse

J'aime tous les synthés, avec une prédilection pour les polyphoniques vintage à mémoires, que j'empile avec délectation depuis quelques dizaines d'années. Vieux gourou chauve mais pas barbu, j'écris depuis un quart de siècle des articles techniques sur les synthés et j'ai contribué au développement de certains d'entre eux. Plusieurs centaines ont été publiés, dont une grande partie sur Audiofanzine. J'ai aussi contribué aux magazines PlayRecord, Musiciens, Recording Musicien, Musicsound et KR.


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