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VSL (Vienna Symphonic Library) Vienna Instruments Pro
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Test du VSL Instruments Pro

Orchestre virtuel de la marque VSL (Vienna Symphonic Library)

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test
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La VSL des grands jours

La Vienna Symphonic Library a récemment présenté son Vienna Instruments Pro. Que recèle la nouvelle mouture de l’instrument logiciel, une simple mise à jour cosmétique ou de véritables évolutions ?

Machine de test


MacPro Xeon 3,2 GHz

OS 10.6.4 puis 10.6.5

Logic 9.1.3

Vienna Instru­ments Pro 1.0.7043, stan­da­lone et AudioU­nit

Gigan­tesque. Gargan­tuesque. Hima­layesque. Plein de mots en “esque” pour décrire ce qui est certai­ne­ment la plus grande biblio­thèque sonore dédiée à l’or­chestre. Quand le projet a vu le jour aux confins des années 2000, nombreux parmi les compo­si­teurs n’ont voulu croire en la péren­nité (voire simple­ment en l’uti­lité) de ce qui était plani­fié dès sa concep­tion pour être un orchestre virtuel toujours en évolu­tion. Une autre propor­tion de compo­si­teurs a tout de suite adhéré à l’idée et s’est ruée sur la première version, VSL First Edition pour Giga puis exs24m­kII en 2003 (plus de 90 Go), et à peine six mois après sur la version VSL Pro (Giga, exs et plus tard Kontakt, plus de 250 Go). Puis vint l’heure du logi­ciel maison, avec le Vienna Instru­ments première version présenté en 2005 (et bien après MIR, la réverbe dédiée et Vienna Ensemble, un hôte), et la route vers le Sympho­nic Cube et ses 550 Go d’échan­tillons 24 bits…

 

VSL Instruments Pro

Le premier instru­ment a été une petite révo­lu­tion, d’abord parce que plus aucune des versions précé­dentes de la biblio­thèque n’était compa­tible (pas vrai­ment un cadeau, pour le coup) mais surtout parce qu’il a résolu de nombreux problèmes auxquels étaient confron­tés le compo­si­teur et le musi­cien. À l’époque des premières versions, il fallait ouvrir quasi­ment autant d’ins­tru­ments virtuels que d’ar­ti­cu­la­tions dési­rées : par exemple pour un phrasé de violons commençant en sustain, conti­nuant avec des passages porta­mento et legato, puis retour au sustain suivi de runs chro­ma­tiques avant de passer par des pizz pour finir sur un accord en trémolo, eh bien il fallait pas moins de six EXS24 diffé­rents, avec ce que cela impliquait en termes de ressources, et surtout l’im­pos­si­bi­lité pour le musi­cien de jouer une phrase dans sa conti­nuité à moins de l’in­ter­pré­ter avec une seule arti­cu­la­tion (avec ce que cela comporte en termes de ressenti et d’in­ter­pré­ta­tion), puis tout copier/coller vers les diffé­rentes pistes héber­geant les échan­tillon­neurs char­gés avec les arti­cu­la­tions idoines. Pas vrai­ment du plus pratique, même si le son était là… Bien sûr, de nombreux utili­sa­teurs se sont atte­lés à la créa­tion de presets maison, en regrou­pant les diverses arti­cu­la­tions, pour les déclen­cher par KS, MM et autres faders dispo­nibles sur les claviers de contrôle ou péri­phé­riques Midi, voire ont trans­posé des programmes EXS en Kontakt. D’une part, ça prenait beau­coup de temps, d’autre part la gestion des programmes utili­sant les outils logi­ciels (le Perfor­mance Tool pour EXS ou les scripts pour Kontakt) n’était pas du plus simple. Sans comp­ter que doré­na­vant, les utili­sa­teurs de l’échan­tillon­neur inté­gré à Logic voulant passer en 64 bits, ne pour­ront plus utili­ser les programmes néces­si­tant le Perfor­mance Tool, ce dernier n’étant plus supporté et donc incom­pa­tible avec l’OS X actuel et ses futures versions (en 64 bits…).

 

Bref, reve­nons-en à l’ins­tru­ment, et donc à sa deuxième décli­nai­son qui par la force des choses et si l’on veut suivre l’évo­lu­tion logique des compa­ti­bi­li­tés sera peut-être (bien­tôt ?) le seul et unique moyen d’uti­li­ser les nombreuses biblio­thèques signées VSL.

 

Intro­du­cing Vienna Instru­ments Pro

 

Comment ça marche ?


Eh bien, c’est très simple…

On dispose de quatre compo­santes : les Patches, les Cells, les Matrix et les Presets.

L’unité de base est le Patch, qui consiste géné­ra­le­ment en une arti­cu­la­tion, parfois deux (versions cres­cendo et dimi­nuendo, par exemple), y compris les programmes legato et répé­ti­tion.

Avec Matrix, on peut regrou­per plusieurs Patches au sein de Cells, elles-mêmes répar­ties dans une matrice que l’on peut confi­gu­rer libre­ment (jusqu’à 12 × 12 Cells) qui permet de passer d’un Patch à l’autre via KS ou contrô­leurs Midi.

La dernière compo­sante, Preset permet de regrou­per et de sauver de façon plus complète des confi­gu­ra­tions de Matrix (jusqu’à 127 !) que l’on peut sélec­tion­ner par KS, PC ou CC, au sein d’un seul ensemble.

Bien sûr, le VIP offre de nombreuses nouvelles fonc­tions pour simpli­fier encore l’usage de ces compo­santes.

Pas de raison de faire diffé­rent, le VIP (pour faire court) ne déroge pas au prin­cipe mis en place par son prédé­ces­seur : on ne peut l’uti­li­ser qu’avec les collec­tions Vienna Instru­ments. Le logi­ciel est dispo­nible via télé­char­ge­ment sur le site de l’édi­teur pour la somme de 125 €. Aucun son, instru­ment ou biblio­thèque ne sont four­nis d’ori­gine, il faudra donc penser à en ache­ter (l’ins­tru­ment a cepen­dant été proposé pendant une courte période avec le Flugel­horn, il n’est pas impos­sible que VSL repro­duise l’opé­ra­tion)…

 

Le système d’ins­tal­la­tion et d’au­to­ri­sa­tion de l’ins­tru­ment et des banques fait appel au eLicen­ser (ex-Syncro­soft). Outre le VIP sous forme de plug-in et une version stan­da­lone instal­lés dans les dossiers idoines (le tout en 32 et 64 bits, s’il vous plaît), on dispose de plusieurs appli­ca­tions : un dé-instal­leur, un réglage de lumi­no­sité de l’in­ter­face (pourquoi n’est-il pas inté­gré ?), un Direc­tory Mana­ger, fonda­men­tal pour gérer l’em­pla­ce­ment des biblio­thèques (qui peuvent ainsi être placées sur plusieurs disques durs) ainsi que les dossiers néces­saires au stockage de modi­fi­ca­tions (voir plus bas), le Vienna Down­load Mana­ger, outil sans lequel aucun télé­char­ge­ment d’ins­tru­ments ou biblio­thèques ache­tés n’est possible et le Vienna Instru­ments Library Instal­ler, pour instal­ler les biblio­thèques. Que de monde…

 

 

VSL Instruments Pro

Le VIP est plus impo­sant que le VI, mais son nouveau look à base de couleurs estom­pées le rend plus discret. Les diffé­rences ne se résument pas à ça, fort heureu­se­ment. Là où le VI était basé sur une orga­ni­sa­tion mono-fenêtre, dans laquelle on faisait appa­raître les réglages pour l’as­si­gna­tion des Matrix, Patch, les contrôles d’édi­tion, de perfor­mance et de mapping des contrô­leurs, VIP repose lui sur deux vues, une Basic et une Advan­ced, acces­sible par deux boutons en haut à gauche. Une nette amélio­ra­tion par rapport à VI est l’af­fi­chage quasi complet des fonc­tions que l’on trou­vait dans ce dernier dans la fenêtre Basic. Très appré­ciable en parti­cu­lier, la possi­bi­lité d’as­si­gner direc­te­ment huit contrô­leurs Midi à autant de fonc­tions du logi­ciel, dans la Real­time Control­ler Area. Autre atout, l’adop­tion de codes couleur au niveau du clavier, afin d’iden­ti­fier immé­dia­te­ment qui fait quoi : les touches non utili­sées sont grisées, la tessi­ture d’un instru­ment est repré­sen­tée via les touches appa­rais­sant de façon normale, les KS A/B sont rouge (qui permettent de passer dans un Patch double d’une arti­cu­la­tion à une autre, exemple coup d’ar­chet vers le haut/vers le bas), ceux des axes d’une matrice sont bleu (axe hori­zon­tal) et vert (axe verti­cal), et ceux permet­tant de passer d’une Matrix à l’autre, violet.

 

Mais toutes les réelles nouveau­tés se cachent sous la vue Advan­ced que nous allons étudier de ce pas (après vous avoir inci­tés à lire l’en­ca­dré “Comment ça marche ?”).

 

Advan­ced, on avance, c’est une évidence

 

VSL Instruments Pro

En bascu­lant en mode Advan­ced, de nouvelles sections appa­raissent. Matrix List et Matrix View sont toujours au même endroit, et les barres de contrôle (sélec­tion des Cells via KS, CC) passent sous l’af­fi­chage des Cells. On repère tout de suite trois nouvelles sections : en bas à gauche, une série d’on­glets, Perform, Ctrl Map, Reverb, Options et Matrix. À sa droite, une section Huma­nize, surmon­tée d’une ligne Repe­ti­tions. Au-dessus, un ensemble de huit Slots (1a à 4a et 1b à 4b), complété par une série d’on­glets : Mixer, Voice, Edit et Advan­ced.

 

Tout petit lexique


Afin de gagner un peu de place, et simpli­fier la lecture sans toute­fois perdre de clarté, j’ai utilisé plusieurs abré­via­tions dans le test.

VI : Vienna Instru­ments

VIP : Vienna Instru­ments Pro

KS : keys­witch(es)

PG : Program Change(s)

CC : Contrô­leur(s) Continu(s) Midi

PW : Pitch Wheel

MM : molette de modu­la­tion

A/R : attack/release

Ces huit Slots sont très impor­tants, puisqu’ils vont permettre de cumu­ler dans une seule Cell, jusqu’à huit arti­cu­la­tions diffé­rentes, qu’elles soient d’un même instru­ment ou de plusieurs. Il faut savoir que ces slots fonc­tionnent plutôt en deux groupes de quatre qu’en huit Slots indi­vi­duels, même si chacun béné­fi­cie de ses réglages. Car en char­geant par exemple un pizz en 1a et un pizz col legno en 1b, on pourra passer de l’un à l’autre via le slider SlotXf (que l’on trouve dans l’on­glet Perform), soit en cross­fade soit en augmen­tant le volume du 1b qui s’ad­di­tionne à celui du 1a…

 

Voici par exemple des violon­celles, dans le premier Slot en sustain, dans le second en trémolo. Le premier passage se fait en mode cross­fade, le second en mode addi­tion­nel (le volume de 1b est remonté). Bien entendu, le slider SlotXf peut être commandé par n’im­porte quel CC (un clic droit, le réglage clignote, on bouge le CC, c’est bon)… Le fait d’ad­di­tion­ner les sons plutôt que de passer en cross­fade permet de produire, dans le cas, par exemple, des trémolo, un effet plus flou, en jouant conjoin­te­ment sur le volume du sustain. Atten­tion à la phase cepen­dant.

 

 

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Riot in Cell

 

VSL Instruments Pro

Dans l’on­glet Mixer, on trou­vera un Pan ainsi qu’un volume par Slot. L’on­glet suivant, Voice, est certai­ne­ment le plus inté­res­sant. Une fois la fonc­tion acti­vée, on peut grâce à une matrice (déci­dé­ment) spéci­fier la répar­ti­tion des notes d’un accord (jusqu’à huit notes) sur l’un des quatre slots (“a” ou “b”) ! Des divisi en temps réel, à partir d’ac­cords plaqués, quoi…

 

On peut ainsi, en prenant quatre sections de violons diffé­rentes, simu­ler le jeu à deux voix des premiers et deuxièmes violons (atten­tion à ne pas prendre des sections trop riches sous peine de se retrou­ver avec plus de 40 violons…). Ça fonc­tionne aussi très bien avec les vents, avec les instru­ments solo. C’est d’au­tant plus effi­cace que la répar­ti­tion ne se fait pas seule­ment quand on joue en accord, mais aussi note par note : la première joue le Slot choisi en 1, la deuxième le Slot choisi en 2, etc., ou tout autre combi­nai­son, car le choix d’un Slot n’est pas exclu­sif. Une très bonne idée.

 

L’exemple suivant fait d’abord entendre les quatre cordes solo, de 1a à 4a, du violon à la contre­basse, jouées en accords, puis en mélo­die, une première fois avec Voice désac­tivé, la seconde avec Voice activé. La première note déclenche le Slot 1, la deuxième le Slot 2, etc. La première partie donne l’im­pres­sion d’une section un peu bâtarde dans sa consti­tu­tion, alors que dans la seconde on retrouve les quatre voix sépa­rées…

 

 

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VSL Instruments Pro

Et l’exemple proposé n’est qu’un exemple simple, j’au­rais très bien pu assi­gner aux Slots “b” des trémolo ou autre Patches dyna­miques pour faire vivre les notes tenues et jouer sur le contrôle d’ex­pres­sion.

 

On conti­nue avec l’on­glet Edit, qui permet de régler, par Slot, donc par arti­cu­la­tion, l’ac­cord par octave et demi-ton, l’ac­ti­va­tion ou non de la vélo­cité sur les cross­fades, le réglage graphique (à la souris) de la courbe de vélo­cité et une enve­loppe A/R, plus déca­lage de l’at­taque et du release et pour finir un réglage de durée de super­po­si­tion des notes pour les programmes legato.

 

L’on­glet Advan­ced affiche les infor­ma­tions complètes sur le Patch, ainsi qu’un ensemble de réglages permet­tant de peau­fi­ner les réglages d’usine, comme les points de départ de la lecture des samples, l’ac­ti­va­tion du mode A/B, le seuil avant répé­ti­tion, la gestion des inter­valles pour les programmes legato, la gestion des échan­tillons de relâ­che­ment et le seuil de recon­nais­sance du jeu en accord pour les legato et porta­mento poly­pho­niques. Oui, vous avez bien lu, l’ins­tru­ment permet de jouer en accord des Patches legato direc­te­ment.

 

Aupa­ra­vant pour avoir l’ef­fet de l’exemple qui suit (qui utilise la réverbe inté­grée), il fallait ouvrir cinq EXS…

 

 

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Encore une fois, toutes ces fonc­tions sont à l’échelle de la Cell, c’est-à-dire la plus petite compo­sante de l’ins­tru­ment. La puis­sance est déjà là, on imagine faci­le­ment ce que ça peut donner en passant en mode Matrix, en rappe­lant que l’on peut utili­ser jusqu’à 144 Cells…

On conti­nue avec une autre fonc­tion assez éton­nante, la section Huma­nize.

 

Rehu­ma­nize your­self

 

VSL Instruments Pro

VSL a déjà eu à cœur d’évi­ter autant que possible le côté méca­nique, répé­ti­tif qui est quasi intrin­sèque aux biblio­thèques à base d’échan­tillons. Notam­ment grâce aux programmes “répé­ti­tions”, qui permettent de sélec­tion­ner l’une ou l’autre des notes au sein d’un seul fichier composé de notes répé­tées réel­le­ment jouées par un instru­men­tiste. Fichiers que l’on retrouve dans le VIP, avec un système de sélec­tion très simple, via boutons de couleur.

 

Mais là, l’édi­teur fait fort, en propo­sant avec Huma­nize, une fonc­tion qui, si elle n’est pas inédite, est ici assez éton­nante (n’ou­blions pas que nous sommes toujours au niveau des Cells…). Il s’agit de modi­fier la hauteur de l’at­taque d’un son (voire plus, puisqu’on peut agir jusqu’à quatre secondes dans l’évo­lu­tion du son). Pour cela, on peut program­mer 12 varia­tions (ou utili­ser celles d’usine), en dessi­nant une courbe forçant l’ins­tru­ment sur plus ou moins 100 centièmes. Le nombre de points de la courbe est quasi illi­mité, ce qui fait que l’on peut aller d’un simple effet de recherche de justesse à un quasi-vibrato.

 

VSL Instruments Pro

L’édi­teur a fourni un très grand nombre de presets, qui sont modi­fiables à loisir. À cet effet, outre le dessin à la souris de la courbe dans l’écran dédié, on dispose d’un retard de notes, d’un seuil avant le retour à la première varia­tion, d’ou­tils d’in­ver­sion, reverse, copy, paste et remise à zéro de la courbe, de zooms hori­zon­taux et verti­caux, d’une fonc­tion Link qui force la courbe sur la sélec­tion en cours et du réglage du nombre de varia­tions.

 

Le moins que l’on puisse dire est que l’ef­fet est assez fabu­leux, car lors de simples répé­ti­tions de notes stac­cato par exemple, elles prennent une ampleur et une richesse qu’elles ne pouvaient atteindre aupa­ra­vant. C’est encore plus riche de possi­bi­li­tés quand on utilise le mode Voice, puisque chaque slot béné­fi­cie de son propre réglage. Bien sûr, il y a la limite des 12 varia­tions. Mais rappor­tées à ce que proposent géné­ra­le­ment les échan­tillon­neurs, avec des prin­cipes de round robin, 12 varia­tions sont loin de paraître insuf­fi­santes, d’au­tant qu’il sera plus diffi­cile d’en­tendre le “cercle”, la boucle avec le retour sur la première varia­tion… Seul regret : pas de On/Off sur la section, ce qui permet­trait de compa­rer rapi­de­ment l’ef­fet apporté.

 

Voici quelques exemples de cette “huma­ni­za­tion”, avant et après. J’ai choisi volon­tai­re­ment des réglages un peu plus forcés que néces­saire, pour la démons­tra­tion. L’in­té­rêt de cette fonc­tion étant de permettre un travail subtil.

 

 

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VSL Instruments Pro

Autre fonc­tion fort bien­ve­nue, l’in­té­gra­tion d’un Stretch direc­te­ment acces­sible depuis l’in­ter­face. Est-ce que cela va enfin rempla­cer les nombreux exports pour Melo­dyne ou autres outils de time-stretch que de nombreux utili­sa­teurs ont été amenés à effec­tuer, afin d’adap­ter runs, trilles ou trémolo au tempo de la compo­si­tion en cours, voire rallon­ger les samples dyna­miques (pfp et compa­gnie) ? Un petit coup d’œil sur la fenêtre nous montrant des crédits faits au Dirac et à Stephan Bern­see, créa­teur entre autres de la Time Factory pour Proso­niq et des Dirac, MPEX, etc. utili­sés par de nombreux éditeurs de logi­ciels, on commence à avoir une petite idée de la réponse (pour plus d’in­fos, voir aussi le dossier sur le time-stretch/pitch-shift que vous trou­ve­rez ICI).

 

L’uti­li­sa­tion est simple : il suffit de sélec­tion­ner un Patch, de régler le pour­cen­tage de compres­sion/expan­sion, de cliquer sur le bouton Stretch, et le fichier nouvel­le­ment créé ira se ranger dans le dossier spéci­fié dans le Direc­tory Mana­ger en appa­rais­sant immé­dia­te­ment dans le navi­ga­teur de fichiers. Seul regret, le réglage se fait en pour­cen­tage (de 50 % à 150 %), et non pas en valeur de tempo. Une petite table de conver­sion maison, une appli­ca­tion, une calcu­lette ou un widget seront donc indis­pen­sables, même s’il faudra parfois tâton­ner.

 

Voici quelques exemples de ce Stretch, avant et après. Le nombre de répé­ti­tions enten­dues peut parfois varier, il ne faut pas oublier que c’est du Midi qui commande de l’au­dio “stret­ché”.

 

 

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Dernières sections, les onglets, que l’on n’évoquera pas en détail ici. Juste dire que Perform regroupe un ensemble de sliders tous assi­gnables à un contrô­leur, qui auront une action globale sur le logi­ciel. On notera cepen­dant les trois sliders Dly, Tun et Hmz qui aide­ront encore à “l’hu­ma­ni­sa­tion” des sons, en jouant sur la hauteur et le retard.

 

VSL Instruments Pro

L’on­glet Control­ler renseigne sur toutes les fonc­tions contrô­lables via Midi ainsi que leur assi­gna­tion en cours. Cerise sur le gâteau, on peut dessi­ner la courbe d’in­ter­ven­tion du contrô­leur Midi, et l’in­ver­ser. Reverb abrite une réverbe algo­rith­mique simple mais effi­cace (même si l’on préfé­rera utili­ser des convo­lu­tions tierce partie sur les sorties sépa­rées, quatre paires en tout). Options permet de régler des para­mètres communs à toutes les sections de l’ins­tru­ment, dont un impor­tant, le nombre de voix (chaque voix demande 192 Ko de Ram, à chacun de faire en fonc­tion de sa béca­ne…). On trouve aussi dans cet onglet un filtre, dont certains programmes d’usine font usage pour renfor­cer l’étouf­fe­ment, la brillance moindre des sons piano.

 

VSL Instruments Pro

Dans Matrix on dispose enfin du micro-tuning, avec au choix import de fichiers Scala ou program­ma­tion de ses propres tempé­ra­ments. Le tout est complété par un EQ trois bandes. Le meilleur est que cette section est indé­pen­dante par Matrix, donc chacune d’entre elles peut béné­fi­cier de son propre tempé­ra­ment, de sa propre EQ, bravo !

 

Pour termi­ner, notons la possi­bi­lité de program­mer direc­te­ment sur le clavier de l’in­ter­face ses propres courbes de volume et déli­mi­ta­tions de la tessi­ture d’un instru­ment (réduc­tion seule­ment).

 

Bilan

 

Le but de cet article, vous l’au­rez compris, n’était pas de parler de la collec­tion VSL en termes de sons, d’ins­tru­ments, d’ar­ti­cu­la­tions, de son immen­sité ou de sa qualité compa­rées à celles des concur­rents. Les exemples sonores sont d’ailleurs réali­sés très simple­ment, sans aucune réverbe, EQ ou autre effet, le but étant de montrer des fonc­tions plutôt que des sons. Il est cepen­dant clair qu’avec cette nouvelle version, l’édi­teur fran­chit un cap, innove et passe loin devant les concur­rents échan­tillon­neurs/lecteurs d’échan­tillons, même si VIP n’est pas multi­ca­nal (sa plus grosse lacune, à mon avis), et s’il n’in­tègre pas tous les effets que l’on peut trou­ver main­te­nant dans nombre de samplers virtuels, qu’ils soient géné­ra­listes ou dédiés à l’or­chestre. Mais à vrai dire, peu importe d’avoir des effets inclus, souvent de moins bonne qualité que des plugs sépa­rés, et géné­ra­le­ment aggra­vant l’ad­di­tion en termes de consom­ma­tion CPU. Il vaut mieux un instru­ment parfai­te­ment conçu pour l’uti­li­sa­tion qui doit être la sienne, ce qui est le cas ici. Les progrès entre VI et VIP sont à cet égard plus qu’évi­dents. En revanche le manque de multi­ca­nal oblige à ouvrir autant de VI Pro que d’ins­tru­ments dési­rés, ce qui est malgré tout un net progrès quand il fallait quasi­ment ouvrir aupa­ra­vant un échan­tillon­neur par arti­cu­la­tion… Sans oublier que VSL a créé deux hôtes multi­ca­nal, permet­tant d’hé­ber­ger autant de VIP que désiré, Vienna Ensemble et Vienna Ensemble Pro, sur lesquels il faudra reve­nir.

 

Vienna Instru­ments Pro est un outil incroya­ble­ment puis­sant, qui repousse de nombreuses limites tant pour le musi­cien que pour le compo­si­teur. Il devient extrê­me­ment simple de char­ger un pupitre avec toutes ses arti­cu­la­tions et de passer de l’une à l’autre sans aucun problème, avec une infi­nité de varia­tions qui changent la donne dans l’uti­li­sa­tion des échan­tillons.

 

L’édi­teur a fait très fort, c’est indé­niable. À tel point que si d’aven­ture il rendait son logi­ciel compa­tible avec tous les formats exis­tants, et non pas seule­ment en le gardant pour ses propres biblio­thèques, de nombreux échan­tillon­neurs (et pas des moindres) parti­raient direc­te­ment au rebut. Mais d’après mes infos, ce n’est pas à l’ordre du jour, pas plus que soit offerte la possi­bi­lité d’im­por­ter des échan­tillons (ni le multi­ca­nal…). Le travail avec VIP est telle­ment simple et à la fois telle­ment riche de possi­bi­li­tés, de nuances que c’est la première fois que je sens à ce point les limites et contraintes de l’uti­li­sa­tion de la Pro Edition, pour­tant assez excep­tion­nelle et malgré toutes mes bidouilles sur exs24 et Kontakt…

 

Bref, encore une réus­site, qui pour­rait pous­ser nombre des derniers utili­sa­teurs des premières versions à passer défi­ni­ti­ve­ment dans le monde des Vienna Instru­ments Pro, en gardant à l’es­prit qu’il faudra tout chan­ger (ouch…), ce qui peut cepen­dant se faire petit à petit.

Award Innovation 2010
Points forts
  • Puissance d’édition
  • Ergonomie
  • Contrôle total de l’expressivité, du réalisme
  • Huit Slots avec réglages indépendants par Cell
  • Jusqu’à 144 Cells par Matrix
  • Legato et portamento polyphoniques
  • Fonction Voice
  • Fonction Stretch
  • Section Humanize
  • Sorties séparées
  • Gestion du micro-tuning et des fichiers Scala
  • Micro-tuning par Slot
  • Excellente gestion mémoire et disque
  • Midi Learn
  • Édition des courbes de volume sur le clavier virtuel
  • Version standalone
  • 32 et 64 bits
  • Les nombreuses vidéos d’aide sur le site de VSL
  • Vienna Ensemble gratuit
Points faibles
  • Pas de multicanal Midi
  • Réglages du Stretch en pourcentage
  • Fonctions du logiciel non visibles dans l’automation de Logic
  • Définitivement aucun moyen de réutiliser les anciennes versions de VSL
  • Téléchargement et installation pourraient être simplifiés
  • Pas de On/Off sur la section Humanize

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