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Solutions de diffusion

Faire ses premiers concerts : la sono (III)

Après avoir étudié les bases de la sono, nous allons voir comment préparer un concert. Une bonne préparation technique aide à aborder le concert avec plus de sérénité. Quel matériel faut-il ? Faut-il acheter ou louer ? Comment bien préparer ses instruments et son matériel personnel ? Commençons pas les solutions de diffusion…

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DiscomobileLa disco-mobile de Chris­tian Frances

Avec ou sans sono­ri­sa­teur ?

Beau­coup d’élé­ments déter­minent la ques­tion : la taille du lieu (et plus encore, la foule à « couvrir »), le budget du concert, etc. Soyons assez clairs : ou vous faites un « petit concert » (bar, coin de rue) et vous devez assu­rer votre sono­ri­sa­tion vous même, ou il s’agit d’un concert plus consé­quent et il doit y avoir un sono­ri­sa­teur. Si le budget ne le permet pas, c’est que le contrat n’est pas bon. Lais­sez tomber. Il peut arri­ver que tout le budget qu’on vous propose pour un concert passe dans la sono­ri­sa­tion. Puisque vous débu­tez, c’est tout de même une belle oppor­tu­nité de jouer bien sono­risé. Atten­tion au choix du sono­ri­sa­teur. Quitte à payer quelqu’un, prenez-en un compé­tent. Ce n’est pas parce qu’un pres­ta­taire est de longue date sur le marché qu’il est bon. Certains « sono­ri­sa­teurs » font surtout de la disco-mobile et du karaoké. Sono­ri­ser un groupe, ce n’est pas du tout du même tonneau !

 

Sono­ri­sa­tion par l’or­ga­ni­sa­teur

Cette situa­tion devrait être la règle, mais ce n’est pratique­ment jamais le cas pour les petits concerts. Si vous êtes dans le cas d’un concert où la sono et le sono­ri­sa­teur sont prévus par l’or­ga­ni­sa­teur, vous pouvez vous dire que tout va bien. Pas forcé­ment ! Véri­fiez préci­sé­ment de quoi il en retourne. Si vous avez affaire à une salle de spec­tacle ou un festi­val un peu installé, pas de soucis à priori. Mais essayez tout de même d’avoir les coor­don­nées du sono­ri­sa­teur et contac­tez-le. D’ailleurs, si on ne vous demande pas de fiche tech­nique (chose que nous abor­de­rons dans un prochain dossier), méfiance. Un sono­ri­sa­teur digne de ce nom en demande toujours une. Ou au grand mini­mum une liste des sources à sono­ri­ser.

Concert

Mon propos peut vous éton­ner, mais j’ai vu des cas complè­te­ment hallu­ci­nants ! Comme ce concert dans une énorme fête campa­gnarde où le « sono­ri­sa­teur » prévu par l’or­ga­ni­sa­teur était le disc-jockey qui animait la fin de soirée. Évidem­ment, il n’avait ni les compé­tences pour sono­ri­ser un groupe, ni le maté­riel néces­saire, à commen­cer par la console et les micros, sans parler du reste ! Heureu­se­ment que nous avions comme d’ha­bi­tude notre propre maté­riel dans le camion !

Autre cas inverse sur un trem­plin où je sono­ri­sais un groupe de potes : « Avez-vous votre sono et votre sono­ri­sa­teur », avait demandé l’or­ga­ni­sa­teur. Oui ? Alors, amenez-les « par sécu­rité ». Sécu­rité, mon œil. Rien n’était prévu ! Mais le pire, c’est qu’on s’est vite rendu compte que l’or­ga­ni­sa­tion avait annoncé à tous les groupes passant sur cette scène qu’il y avait une sono et un sono­ri­sa­teur. Moi, en fait. Sans avoir rien demandé, ils devaient trou­ver natu­rel que je reste sono­ri­ser gratui­te­ment une quin­zaine de groupes puisque j’étais là pour un ! Je n’ai jamais su exac­te­ment s’il s’agis­sait d’une arnaque (bien que plein d’autres choses dans ce fameux « trem­plin » le lais­saient penser) ou du total amateu­risme.

Concert

J’ai vécu d’autres anec­dotes simi­laires et vous en trou­ve­rez plein dans le sujet « les conne­ries on stage ». On apprend avec le temps à blin­der ses contrats pour éviter ce genre de gags, mais on ne peut pas toujours grand chose contre des béné­voles de bonne volonté, mais incom­pé­tents. Donc, ne vous conten­tez pas de belles paroles rassu­rantes et rensei­gnez-vous.

Si on vous demande pour un concert un peu consé­quent de vous occu­per de votre sono­ri­sa­tion, accep­tez sans problème si le budget permet de payer un sono­ri­sa­teur compé­tent (et son maté­riel).  Rensei­gnez-vous sur le coût et la dispo­ni­bi­lité d’un sono­ri­sa­teur avant d’ac­cep­ter. Si le budget est insuf­fi­sant, réflé­chis­sez-y à deux fois. Il peut être tentant de faire ce « gros concert » à l’ar­rache, mais c’est vous (et pas l’or­ga­ni­sa­teur) qui allez être en première ligne, face au public. Et un concert raté, ça fait mal au moral. Sans comp­ter que ce n’est pas fameux pour votre image, d’au­tant que vous aurez évidem­ment encou­ragé tous vos amis, frères, cousins, parents, mamie (et la petite blonde sur laquelle vous fantas­mez depuis le début de l’an­née) à venir vous applau­dir ! Atten­dez d’avoir acquis un peu d’ex­pé­rience pour tenter des opéra­tions casse-gueu­le…

Atten­tion : je ne veux pas dire qu’il faille ne penser qu’en termes hyper verrouillés. On vit parfois des moments magiques dans des circons­tances à priori foireuses. Mais trop de rock’n’­roll tue le rock’n’­roll ! Si le sono­ri­sa­teur est fourni par l’or­ga­ni­sa­tion, sérieux et correc­te­ment équipé (ce qui sera tout de même le cas la plupart du temps), vous n’avez plus qu’à penser à répé­ter encore et encore en atten­dant de vous réga­ler. Mais dans la plupart des situa­tions, vous pour­rez et même devrez vous sono­ri­ser vous-même. Dans pratique­ment tous les petits lieux, c’est l’usage.

Le copain de bonne volonté

Boitier de scène

Il n’est pas rare d’avoir un copain ou quelqu’un de l’en­tou­rage qui est prêt à se mettre derrière la console. Prudence ! Essayez de savoir s’il a un mini­mum de compé­tences et d’ex­pé­rience. Sinon, ça risque de ne pas bien se passer. On l’a dit : la sono­ri­sa­tion ne s’im­pro­vise pas. Mais il y a de fortes chances pour que, vous qui connais­sez vos instru­ments et le son de votre groupe, vous arri­viez vous-même à un meilleur résul­tat qu’un sono­ri­sa­teur incom­pé­tent, à plus forte raison un total débu­tant.

Cepen­dant, il faut bien permettre aux débu­tants de… débu­ter. Et de se faire la main. Ainsi, si vous avez quelqu’un de sérieux qui veut s’y mettre, il sera sans doute une excel­lente idée de l’in­té­grer au travail du groupe. Faites-le venir pour sono­ri­ser les répé­ti­tions et s’im­pré­gner du son du groupe. Ne le lais­sez pas travailler dans son coin : n’hé­si­tez pas à lui dire ce qui va et ne va pas, quitte à cher­cher avec lui un meilleur son. Vous allez inves­tir du temps, mais vous aurez l’avan­tage d’avoir à terme votre sono­ri­sa­teur. Un bel atout et un confort certain. Pensez tout de même qu’un sono­ri­sa­teur complique souvent les choses par rapport au fait de faire soi-même le son sur scène. Pour une raison toute bête : comme il faut qu’il soit en face de la scène et un peu reculé, vos câbles habi­tuels ne suffi­ront pas à atteindre la console. Il faudra proba­ble­ment prévoir une stage-box. Sans comp­ter que votre sono­ri­sa­teur va prendre de la place. Au moins une table, ce qui n’en­thou­siasme pas les patrons de bars.

Une sono est-elle néces­saire ?

Rappe­lons le prin­cipe d’une sono : on capte les sources qu’on envoie à la console de mixage, laquelle permet de les mélan­ger pour les envoyer à la diffu­sion (façade et retours).

Est-ce toujours néces­saire de procé­der ainsi ? Non. Et il y a même de nombreux cas où c’est nuisible. En effet, bien instal­ler, bran­cher et surtout régler une sono, même modeste, demande un mini­mum de connais­sances et d’ex­pé­rience. Il faut souvent mieux se souve­nir de l’adage comme quoi le mieux est l’en­nemi du bien et en rester à une diffu­sion mini­ma­liste, mais maîtri­sée.

Il y a plein de cas où on pourra se passer d’une sono clas­sique. Le lieu déter­mine beau­coup de choses. Le groupe aussi. Il est plus facile de sono­ri­ser correc­te­ment un ou deux musi­ciens sur une grosse sono qu’un groupe compor­tant quatre ou cinq membres sur une petite.

Le format du groupe déter­mine donc les compé­tences néces­saires à le sono­ri­ser. Son format, mais aussi ses compo­sants. Toutes les sources élec­triques et élec­tro­niques sont rela­ti­ve­ment faciles à mixer. Dès qu’on a une capta­tion du son dans l’air par micros (voix, instru­ments acous­tiques, amplis), les choses se compliquent drôle­ment. Ne serait-ce qu’à cause des risques de larsen.

Le lieu va égale­ment déter­mi­ner, en fonc­tion de la puis­sance néces­saire, quelle formule est la meilleure. Dans la mesure du possible, évitez la sono et utili­sez des amplis.

Les amplis « acous­tiques » : la pana­cée ou presque

Marshall Soloist

Ces amplis sont des combos : tout est inté­gré dans une unique boîte : préam­pli­fi­ca­tion, ampli et haut(s)-parleur(s). Un des énormes avan­tages est la porta­bi­lité. Ils sont en géné­ral excel­lents pour diffu­ser tous les instru­ments acous­tiques et élec­tro-acous­tiques et donnent des résul­tats très satis­fai­sants sur les voix. Géné­ra­le­ment munis de deux entrées au moins dont une entrée micro, ils permettent de diffu­ser à la fois son instru­ment et sa voix. Guita­riste-chan­teur ? Vous pouvez assu­rer des concerts dans bien des lieux grâce à ces amplis. Dans des situa­tions acous­tiques et pour jouer dans les bars ou la rue, un modèle de 50 Watts (tran­sis­tors) est géné­ra­le­ment suffi­sant.

J’ai long­temps tourné en duo avec une version légère deux guitares + deux voix. Nous avions chacun un ampli de ce type : un Marshall Soloist et un Sher­wood Junior (meilleur) une guitare, un micro avec son pied, un stand en X (de clavier) pour poser l’am­pli et quelques câbles (dont rallonges et multi­prises). Avec ce simple maté­riel, nous pouvions jouer n’im­porte où et nous instal­ler en ¼ d’heure, le plus long étant souvent de trou­ver une prise de courant ! Ces amplis pour­ront aussi servir pour le chan­teur d’un combo rock, à condi­tion de dispo­ser d’une puis­sance suffi­sante pour couvrir la batte­rie et les instru­ments élec­triques.  Prévoyez 100 watts pour un modèle à tran­sis­tors.

Carlsbro Sherwood Junior

 

Avec ce genre de solu­tion, pas besoin de sono. Le son natu­rel de la batte­rie suffit dans bien des cas. Chaque instru­ment élec­trique à son ampli et la voix passe par un de ces amplis acous­tiques, ce qui permet aussi de bran­cher une guitare folk si vous en avez une.

Atten­tion à ne pas confondre avec ces amplis avec ceux pour guitares élec­triques. Ces derniers sont conçus pour sonner de façon parti­cu­lière et sont exécrables pour diffu­ser de la voix. À moins que vous ne recher­chiez vrai­ment cette couleur sonore parti­cu­lière, n’uti­li­sez pas d’am­pli guitare élec­trique pour la voix.

Les amplis claviers

Peavey KB100

C’est une situa­tion simi­laire. Ces amplis offrent une large réponse en fréquences qui leur permet de rempla­cer des enceintes ampli­fiées, par rapport auxquelles ils comportent en outre quelques avan­tages : plusieurs entrées, réverbe inté­grée. Mais ils ont un défaut : il sont souvent lourds et encom­brants. Notez aussi qu’ils ne disposent pas forcé­ment d’en­trée micro. Il faudra donc prévoir un petit pré-ampli.

Un exemple est la série KB de Peavey. Munis d’un grand boomer et d’un twee­ter, ces amplis sont capables de belles perfor­mances dans les basses tout en offrant des aigus satis­fai­sants. Ils disposent de 3 entrées (dont une micro sur certains modèles comme le KB300), d’une égali­sa­tion assez complète et d’une réverbe. Surtout, ils coûtent peu cher en occa­sion (ils ne sont plus fabriqués). On trouve des KB100 autour de 150 € et des KB300 dans les 200–250 € (enfin, quand on en trouve). Ces amplis sont incre­vables et peuvent diffu­ser à peu près n’im­porte quoi. Leur son n’est pas extra­or­di­naire, mais large­ment satis­fai­sant pour une petite pres­ta­tion. Encore plus si vous leur adjoi­gnez un égali­seur graphique pour peau­fi­ner notam­ment le médium. Leur gros défaut est qu’ils sont très encom­brants et très lourds, mais restent un bon plan pour une sono à pas cher !

L’in­con­vé­nient des combos, c’est qu’ils ne sont pas prévus pour être placés sur pieds. Prévoyez de quoi les rehaus­ser (stand de clavier ou une simple table que vous pour­rez deman­der à l’or­ga­ni­sa­teur).

Les enceintes ampli­fiées

Pratiques, géné­ra­le­ment pas trop lourdes, faciles à louer et de nombreux modèles à tous les prix dispo­nibles sur le marché… Voilà qui serait idéal si elles étaient munies d’une section préam­pli­fi­ca­tion (néces­saire pour le micro) et d’ef­fets. C’est le cas pour certaines qui sont géné­ra­le­ment quali­fiées de « sono portable ». Si ce n’est pas le cas, il faudra prévoir soit une petite console, soit un préam­pli ou mieux encore, une tranche de console à bran­cher entre le micro et l’en­ceinte. Rappe­lons qu’une tranche de console est un module (géné­ra­le­ment en rack 19 pouces) compor­tant préam­pli­fi­ca­tion, égali­sa­tion, souvent compres­sion et parfois un enhan­cer (une sorte d’em­bel­lis­seur sonore). Et il manque encore la réverbe.

Avan­tages

  • Inves­tis­se­ment minime
  • Encom­bre­ment réduit
  • Sono­ri­sa­tion simpli­fiée

Incon­vé­nients

  • Pas de retour de la voix pour les autres musi­ciens
  • Pas ou peu de retour guitare
  • Largeur de l’angle de diffu­sion réduit

Compte tenu de ces consi­dé­ra­tions, on pourra préfé­rer s’équi­per d’une console de mixage et d’une diffu­sion, qu’elle soit consti­tuée d’en­ceintes ampli­fiées ou d’en­ceintes passives + ampli­fi­ca­teurs. Nous étudie­rons cette ques­tion au prochain épisode.

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